Il peut sembler incongru de recommander la lecture d’un ouvrage de Abdellatif LAABI durant les vacances d’été!

Pourtant, vous ne serez pas déçus si vous prenez sous votre parasol son roman LE FOND DE LA JARRE, paru chez NRF-GALLIMARD en 2002.

Abdellatif LAABI, tout le monde le connait comme poète, comme militant, comme victime des années de plomb, prisonnier politique inébranlable dans ses convictions.

Ces érits et ses receuills de poèmes sont sérieux, profonds et engagés!

Mais ce roman est spécial : Abdellatif LAABI a dû prendre un plaisir immense à l’écrire, à en rédiger chaque ligne, pour reproduire dans la langue française pure et élaborée, qu’il maitrise pafaitement, des dialogues, des situations, des descriptions qui dans son esprit se construisaient dans un arabe dialectal marocain, savoureux, riche, et parfois d’une truculence délicieuse.

Abellatif LAABI n’a pas écrit écrit ce roman pour ses lecteurs français! Il n’en avait pas besoin!

Il semble avoir rédigé LE FOND DE LA JARRE pour s’amuser et nous amuser, nous autres lecteurs marocains, qui sels pouvons comprendre toutes les subtilités et les finesses de la plupart des pages de ce livre.

Munissez-vous donc de ce roman et laissez-vous aller à un voyage dans un Maroc lointain et pourtant si proche!

Lisez les aventures de Namouss, de sa mère Ghita, féministe avant les féministes, et des cents autres personnages dont nous avons, chacun de notre côté, connu un semblable!

Où est donc passé ce Maroc dont LAABI se souvient avenc une douce nostalgie?

Bonne lecture!

6 Comments on LIRE ABDELLATIF LAABI PENDANT LES VACANCES

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Maroc Blogs. Maroc Blogs said: LIRE ABDELLATIF LAABI PENDANT LES VACANCES: Il peut sembler incongru de recommander la lecture d’un ouvrage de Abd… http://bit.ly/dvK7tm [...]

  2. photoeil says:

    Le fond de la jarre! Je pense que tu connais l’histoire de Joha et qu’au fond de la jarre sous le miel, se trouve la m…
    Bonne fin de soirée!

  3. Amar says:

    Très bonne idée si Hmida. J’ai eu l’heureuse occasion de lire cet ouvrage autobiographique, justement durant l’été dernier. Il m’a donné un réel plaisir et j’ai tellement apprécié ses petites histoires, simples mais familiers, ses personnages authentiquement marocains, typiquement fassis. Au fil des pages, on se sent très proches d’eux à tel point qu’on éprouve le sentiment qu’il s’agit de personnes que nous avions déjà côtoyées par le passé.

    Merci de nous avoir rappelé ce merveilleux roman.

  4. Salvadorali says:

    @ photoeil

    Le Joha que tu évoques n’est qu’une pâle (pour ne pas dire merdique) copie du Jha authentique, qui incarne selon une très ancienne tradition le bon sens populaire et l’humour de tradition soufie. Jha est à ce titre l’équivalent voire l’avatar de Nasreddine Hodja, le super héros rigolo de la mythologie soufie. Or il se trouve également que les Juifs d’Europe centrale revendiquent eux aussi Joha comme archétype de la malice populaire juive plus ou moins “éclairée”… peut-être parce que Joha ou Jha, c’est à l’origine Johann, ou encore Jean, ou encore Iohanna…

    Oui, c’est vrai, nombreux sont les marchands sans foi ni loi qui ne craignent pas de tromper leur clientèle en remplissant le fond des jarres de miel de ce tout ce qu’on pourra imaginer de moindre valeur que le miel. ce qui est déjà en soi une façon de dire m. au client, donc à quoi bon matérialiser davantage l’offense si ce n’est au nom de la scatologie d’un humour de m., lui aussi ?

    Quant à l’allégorie employée par l’auteur pour intituler son roman, pour ma part je préfère y voir une invitation à percevoir la jarre pour ce qu’elle promet de vrai miel, celui de la noblesse et du génie du peuple, les marocains d’en bas comme dirait l’autre… même si la dimension politicienne militante de M. Laabi ne m’a jamais convaincu de son bien fondé. en revanche, sur le plan strictement littéraire, respect. sachant qu’évidemment, il n’aurait jamais pu composer par exemple son chef d’oeuvre qu’est “le chemin des ordalies” s’il n’avait pas été emporté par le vent mauvais de la répression qui soufflait en ce temps-là…
    Sachant que qui “Souffles” le vent déclenche généralement la tempête. Et tant pis pour les intellectuels qui en perdent la tête…

  5. Le Penseur says:

    @Mississippi

    J’ai bien aimé votre poème en quatrains

    Amar
    http http://www.youtube.com watch v=RYFMN4NRexQ
    Salvadorali
    http http://www.youtube.com watch v=eLPqYQfXpc8

    C’est fluide et ca rime bien.

    MISSIsipi beaucoup.