Depuis quelques temps, le vocabulaire français s’est enrichi d’un nouveau mot qui circule dans le microcosme intellectuel et médiatique: MEANSTREAM, littéralement “courant dominant”.
Ce vocable d’origine américaine recouvre dans son acception actuelle un sens plus large : on utilise “culture mainstream” pour parler soit la “culture pour tous” soit de la “culture hégémonique; un” film mainstream” vise un large public ; un “media mainstream” désigne un média de masse ; un “produit mainstream” se vend massivement et si “quelqu’unveut être mainstream” veut en fait plaire à tout le monde.
Partant de ce constat, Frédéric MARTEL, cheurcheur et journaliste, s’est lancé dans une “enquête sur cette culture qui plait à tout le monde”.
Le résultat de cette recherche qui a duré cinq ans, qui a couvert 150 villes trente pays, qui a nécessité des entretiens individuels avec 1.250 personnes est consigné dans son livre “MAINSTREAM” publié chez dans en juillet 2010.
Un pavé de 450 pages, sans compter les sources, les références, les index, la biographie, les données statistiques et les notes qui sont accessibles sur le site de l’auteur www.fredericmartel.com.
Pour se préparer à la lecture de cet ouvrage, il est impératif, pour les non anglophones ou simplement les non initiés, de consulter au préalable le lexique des termes et expressions techniques utilisés par l’auteur.
Une enquête de ce genre et surtout de cette ampleur ne peut intéresser tous les lecteurs lambda.
Je me suis perdu – et j’ai renoncé à suivre – les dédales de “l’entertaitement américain” qui fait l’objet de la première partie : je n’ai vu aucun intérêt dans les développements de Frédéric Martel sur le cinéma américain, ni sur ceux de la musique américaine, sur leurs problèmes de marketing et de distribution à l’intérieur des USA, pas plus que je n’ai été attiré les méthodes de formation dans les spécialités du cinéma. Ce monde m’est complètement étranger et inaccessible.
Par contre, la seconde partie de l’enquête portant sur le “la guerre culturelle mondiale” m’a fortement interpelé.
Frédéric Martel y aborde des problèmes qui me concernent, nous concernent en fait, plus directement.
Il explique comment la Chine fait face à Hollywood, avec la complicité active et quelque peu malheureuse du magnat de la presse Rupert Murdoch.
Le succès extraordinaire des films indiens, depuis des décennies dans notre pays, et la folie populaire provoquée à Marrakech par la présence de l’acteur indien Shah Rush Khan, m’ont invité à lire avec intérêt le chapitre sur “le nouveau Bollywood“.
Les séries, venues soit d’Amérique latine (telenovelas) , soit des pays du Moyen orient (mousalsalat), soit même de Corée (drama), et la place qu’elles prennent dans le paysage télévisuel mondial sont également abordées.
Mais la dernière partie du livre qui m’est apparue la plus attractive, parce qu’elle décortique la phénoménale expansion des chaines satellitaires arabes, comme d’une part AL JAZERA pour l’information et d’autre part ROTANA pour le divertissement (musique, cinéma et télévision).
La conclusion de Frédéric Martel se révèle d’un très grand pessimisme pour l’Europe qui “cumule les problèmes de l’Asie (langue dominante rejetée), de l’Amérique latine (faible culture populaire commune) et des pays arabes (vives tensions sur les valeurs communes)” sans que cela soit “compensé par un dynamisme économique et démographique (Brésil, Asie) et des ressources financières inépuisables (Pays du Golfe)”.
Cet ouvrage n’est pas à lire d’un traite : cela est impossible. Mais il est utile de l’avoir sous la main et de l’ouvrir, selon l’intérêt du moment et les événements touchant le monde de la culture et du divertissement ou plus exactement ce que les américains appellent “entertainement”.


Je pense que le gars était l’invité des l’association Racin à Casabalnca pour une conférence sur son nouveau boukin … Je suis arrivé malheuresement à la fin de son intervention pour assiter uniquement à l’echange avec la salle ….
Dans le debat autour de son dernier boukin, il a été question de protectionnisme culturel et le fait qu’il reste une arme pour promouvoir des produit culturels localement, régionalement et mondialement …
les pays cités comme nouvellement hégémonique ont des plotiques cluturelle assez protectionistes … La france aussi, et son exception cluturelle (en plus de son histoire) a reussi a proteger et developper un minimum sa producition culturelle …
Enfin, l’ecrivain voyait dans l’internet, un nouveau canal alternatif pour la promotion et la diffusion ( et donc la survie et le developpement) des cultures mediatiquement négligée !
@ politiconaute
j’étais dans un café hier qui diffusait de la variété khaliji au moment où j’y ai rejoint des amis. sans entrer dans les détails je n’ai pas tardé à obtenir du gérant qu’il fasse taire les envahisseurs et qu’il nous passe plutot nass et ghiwane, ça tombait bien il en avait un CD. évidemment les amateurs de khaliji ont protesté mais culturellement ils ne faisaient pas le poids donc voila.
Le problème salvadorali c de considérer le khalki ou tout autre culture étrangère comme un envahisseur ….
Qu’aurait tu fait si c t du rap marocain…. Ou alors un de ce nouveaux groupes? La culture maarocaine ne se limite pas aux Ghizlane… Lhamdaouiya ou rouicha LAHLOU irez mou (pour ne parler que de music)… N’en déplaise aux nostalgiques d’un musique, je te l’accorde, sans commune mesure avec les hezkbezzk diffusé sur. Rotana
Les mesure protectionnistes sont plutôt d’ordre légale : oblige r les radios à passer un min de production locale de leur temps d’entaine… Idem pour les Tv….. Les salles de cinéma…..
Après le rôle des pouvoir public c aussi de favoriser l’echange culturel en créant de canaux pour promouvoir d’autre culture : les centres culturels, les expos, les festivals….
@ politiconaute
le rap, quel rap ? la bouillie de violence verbale plus ou moins musicale qui court les baladeurs depuis quelques temps ? tu fais bien de poser la question parce qu’au fond c’est contre la médiocrité qu’il faut se protéger. donc si le café avait diffusé ce corniaud d’el haqed, j’aurais sans doute obtenu la meme chose du gérant, qu’il réserve sa soupe musicale de m. pour ses employés aux heures de fermeture du café.
cela dit j’ai l’impression que tu as tendance à confondre la musique avec les airs du temps… mais je comprends qu’on puisse s’extasier de la musaque de groupes comme celui par exemple qui fait penser à bruce springsteen qui aurait fait une régression adolescente et se serait pris pour houcine slaoui…
mais je constate avec soulagement que ton démocratisme sans concessions te fait au moins admettre le bien fondé d’une politique volontariste des “pouvoirs publics” en matière de protectionnisme notamment culturel… c’est pas en laissant toutes les mains libres aux voraces “pouvoirs privés” qu’on accomplit un projet de civilisation, pas vrai ? sauf qu’”obliger les radios”, fait gaffe goebbels a commencé comme ça
@ Polirticonaute et @ salvadorali
Ironie des anti-spams : je viens de taper CONNECT quand j’allais la nécessité des échanges culturels de tous genres.
A salvaldorali, je rappellerai le postulat suivant: Etre colonisé c’est d’abord être colonisable” et donc n’est envahi que ce qui est envahissable.
Et toute culture est par définition un élément de domination et donc d’envahissement!
Pour revenir à la musique khaliji, elle a envahi l’espace laissé vide par notre propre musique et elle a profité des moyens énormes des financiers khaliji pour assoir sa domination! Un des éléments de la culture “mainstrream”…..
A Polirticonaute, je dirai qu’il certes important que l’état établisse “un minimim national” en matière de musique, de films sur les TV et dans les salles de spectacles (de tous genres d’ailleurs) : mais il est plus VITAL pour les artistes nationaux à ce que leurs droits sur leurs oeuvres soit garantis.
Je ne connais les rôle exacte ni les attributions du Bureau Marocain des Droits d’Auteurs, mais il est certain que le résultat final en la matière est très loin de l’attente des créateurs (formule polie pour parler du foutoir qui y règne). La meilleure preuve est le vide sidéral du site du BMDA
http://www.bmda.org.ma/
comparé à celui de son homologue français la SACEM
http://www.sacem.fr/cms/home?pop=1
@ poligticonaute
Pour étayer ce que je viens de dire dans le commentaire précédent, je te signale cette page qui fait référence à un récent ouvrage sur le sujet :
http://www.cherkaoui.net/blog/?p=115
J’ai du mal à comprendre le titre et les orientations de ce livre.
Par « culture pour tous » dois-je comprendre une culture de masse comme au temps des trente glorieuses ?.
Dois je comprendre une culture passe-partout dont le but est de s’adresser àtout public et qui au passage perd toute son identité ?.
Bien que j’ai lu plusieurs fois ton post je dois avouer que je n’arrive pas à saisir le sens de l’auteur.
@ abdesselam
Il s’agit bien plus de “culture passe-partout” dans le sens commercial et mercantil que de “culture pour tous” dans le sens noble du terme, comme l’entendait par exemple Jean Vilar avec son TNP ou encore la culture selon Malraux.
J’ai évoqué dans mon billet entre autres les télénovelas, les films Bollywood, Rotana et Al Jazera! Du jetable, en somme!
@+ Hmida
De la culture jetable pourquoi pas. Après tout les films de Bud spencer et terence hill, les westerns spaghetti, etc ont eu a leurs époques un vain intérêt. Pourquoi donc tout un livre, toute une enquête dans je ne sais combien de pays pour parler de choses archi connues. Le but des chaines de TV est de faire de l’argent en présentant des programmes futiles. Libres a téléspectateur avertis de changer de chaine et de regarder les chaine plus séreuses (géographie, chaine histoire, discovery chanel etc) ou les chaines nationales moins sujette a ces phénomènes. Ou tout simplement retrouver le plaisir de discuter avec des amis, ou ses enfants sans TV. Pourquoi donc tout un plat ?.
L’auteur semble découvrir le problème de divergence de culturelle des Européens. Boff ! Ce n’est pas nouveau ; tout le monde sait que les Français sont radicalement différents des Allemands qui sont eux même différents radicalement des Portugais. Rien de nouveau.
L’auteur a-t-il analysé les pays scandinaves a t il leur analyser comportement par rapport au meanstream ?. Ces pays sont connus pour leur pragmatisme.
Le problème sérieux est quand la TV, les medias, les livres, etc. perdent leur originalité, leur âmes à force de vouloir plaire a tout le monde. C’est-à-dire ne jamais traiter le fond d’un problème. Ce qui pourrait aboutir à une société sans sens critique.
L’exemple le plus frappant est cette speakerine de Aljazira qui a force de vouloir paraitre neutre, est devenue une sorte d’androïde « photoshopisé » à outrance, asexuée, peinturluré, déshumanisée est qui trouverait plus sa place dans le musée Grévin que dans un programme TV.
Si effectivement la culture est devenue telle que cette dame, et si le plus grand nombre adhère a ce genre de culture et si cela devient l’unique source de culture, alors dans ces conditions ce la pose un grave problème.
Cela signifie la démission des sociétés, la démission des intellectuels, etc., mais est cela la préoccupation de cet auteur ? .
Mais puisque les Américains sont apparemment la cible de beaucoup de personnes, alors profitons por découvrir un immense philosophe américain (cela existe) très peu connu, Thoreau :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau
Et même lire un de ces ouvrages :
http://www.ebooksgratuits.com/.....s_bois.pdf
@ + Hmida
PS : Mes critiques s’adressent évidemment à l’auteur uniquement, que ton billet ma permis de découvrir.
@Abdesselam
J’ai essayé de lire quelques passages sur l’ancêtre des baba cool que tu nous présentes là comme un “immense philosophe”, on veut bien être gentils et ouverts sur les autres cultures, mais il ne faut pas déconner non plus … Maintenant je comprend pourquoi les américains sont systématiquement rejetés dès qu’il s’agit de philosophie.
Quand à la traduction de sont .pdf, le traducteur automatique de Google n’aurait pas mieux fait, je dis ça pour rassurer les quelques éventuels lecteurs, il doit y en avoir parmi les rescapés de l’époque hippie.
@+ le penseur
Je respecte parfaitement ton point de vue. Je présenterais cet immense philosophe dans le cadre de mon blog dans quelques semaines.
@Abdesselam
Merci d’avoir retardé de quelques semaines cette présentation.
@ abdesselam
Frédéric Martel n’a pas, je crois, la prétention de jongler avec les idées : il se contente de nous rapporter dans son livre la somme de renseignements qu’il a pu récolter durant son enquête.
Il ne pose aucune problématique et ne propose aucune solution : il ne faut pas oublier qu’il est surtout journaliste avant d’être chercheur.
Une visite de son site te permettra de bien le situer :
http://www.fredericmartel.com
Makayen la culture la nammi flmaghrib!
Le Nouvel Obs vient d’être censuré a son tour. Tfou 3la cette théocratie de merde!
@ momo
Avec ta manière de t’exprimer, je crois que la culture et l’éducation dans ce pays semble avoir du plomb dans l’aile.
A ce propos, je me demande si tu as jamais ouvert un exemplaire du Nouvel Obs ou de toute autre publication d’ailleurs!
@ hmida
comment expliquer une bonne fois pour toutes à ce moummou que la censure est une fonction vitale et de ce fait respectable de toute communauté humaine régie par un ordre politique, pour ne pas s’en tenir au cadre strict de l’état, la censure étant envisageable également dans le cadre familial, les cyber filtres parentaux par exemple. en précisant qu’à Rome, les Censeurs étaient des fonctionnaires hautement honorés et bien entendu, redoutés.
skifé si l’état marocain estime que tel numéro du nouvel observateur ou de tout autre publication étrangère ou nationale présente un danger de toxicité morale, intellectuelle ou politique pour la population et/ou les fameux intérêts supérieurs de l’état, il devient légitime d’en censurer le contenu, comme on empêcherait quelqu’un, pour son bien, d’absorber un poison.
or le nouvel observateur de monsieur jean daniel symbolise trop parfaitement l’idéal de la gauche judéo-socialiste française, héritière de Blum autant que du jacobinisme plus ou moins maçonnique issu de la révolution (bourgeoise) française, viscéralement hostile à l’idée de royauté et farouchement adepte de laicité. en clair tous ces bobos parisiens qui prétendent incarner, au nom de l’idéal des Lumières, une indéboulonnable aristocratie de l’Esprit (français). et qui n’en finissent pas de digérer la honte indélébile de l’Algérie française, chacun à son titre, du courant enrico macias à la tendance henri alleg en passant bien sur par la sainte chapelle daniel.
quel dommage que pour toutes ces raisons et d’autres tout aussi foireuses sans doute, jean daniel se soit acharné dans l’attitude de défi moral et intellectuel qu’il entretenait avec feu Hassan II, au lieu de s’efforcer de comprendre son système de valeurs, d’en admettre honnêtement le bien fondé et de s’y adapter, dans l’intérêt bien compris de ce Maroc et de ces marocains qu’il prétendait “aider”. quel dommage surtout que sa fille s’obstine à sa suite dans son cyber canard à considérer les divagations télécommandées du rejeton Jamai comme parole d’évangile, si j’ose dire. bref, quelle belle famille d’intellectuels faussaires comme dirait l’autre, salut le Mythe si tu passes par ici
bon, ne laissons pas momo mourir idiot, le Maroc n’est PAS une théocratie, la preuve :
SM le Roi, Amir Al Mouminine, préside une nouvelle causerie religieuse du mois sacréde Ramadan – ©MAP-Tous droits réservés 13/08/2011 20:21.
Casablanca- SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a présidé, samedi au Palais royal de Casablanca, une nouvelle causerie religieuse du mois sacré de Ramadan.
Cette causerie a été animée par le président du conseil local des Ouléma de Beni-Mellal Said Chabar, sur le thème “La religion, l’Etat et la sécurité sociale en Islam”, en partant du verset coranique : “Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah), telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes. Pas de changement à la création d’Allah. Voilà la religion de droiture, mais la plupart des gens ne savent pas”. (Sourate Les Romains).
Le conférencier a d’emblée souligné la corrélation étroite entre temporel et spirituel, entre religion et Etat, dans la conception de la noble religion islamique, précisant à cet égard que la pratique de la religion est inhérente à toute collectivité humaine autant que l’impératif d’organisation sociale et politique.
Dans cette optique, il a insisté sur la nécessité de repenser la relation Etat-Religion en Islam, non pas à partir des expériences historiques des pays européens, marquées par des antagonismes spécifiques à l’époque de la renaissance, lesquels sont annonciateurs de concepts réducteurs du fait religieux, mais sur la base d’un effort de relecture et d’ijtihad qui appréhende de manière lucide le cheminement historique propre aux pays de l’Islam et les préceptes et concepts à tirer de la Charia et du Fikh.
Le conférencier a souligné, en ce sens, la complémentarité dans la conception islamique entre la religion et l’Etat, car si la religion constitue la dimension spirituelle profonde qui lie l’être humain à son Créateur, le besoin d’organisation étatique est tout autant indispensable eu égard à la nécessité de mettre en place un corps social garantissant les conditions d’une vie digne et les sources de subsistance et de viabilité pour toute collectivité.
La question de la dualité Etat-religion dans le contexte islamique doit être soulevée sous l’angle de la complémentarité et non pas sous celui de l’antagonisme, ce qui implique un effort de renouveau conceptuel concernant l’appréhension du fait religieux, de sorte à assimiler les changements et les évolutions et à activer les mécanismes de l’ijtihad, d’une part, et à opérer le dépassement du concept monolithique et stéréotypé de l’Etat.
Dans ce sillage, a expliqué le conférencier, la défense du modèle de l’Etat sans religion dans la pensée moderne fait l’impasse sur l’une des composantes essentielles de la sécurité et de la stabilité sociale et obère l’Etat d’une énergie vitale, adossée à un système de valeurs et une morale inépuisables.
De même, la défense de la thèse d’une religion sans Etat se traduit par l’affaiblissement de cette même religion et par une annihilation de ses préceptes, ses valeurs et de ses principes, que le détenteur de l’autorité est censé justement protéger.
Ce cas de figure comporte en outre le risque d’empêcher tout renouveau, avec tout ce que cela implique comme retard par rapport au mouvement de la civilisation et du progrès. D’où le besoin de bâtir toute une philosophie de la complémentarité entre les deux concepts de manière à rompre avec les velléités de division, de dissension et de rivalité et à favoriser les facteurs d’unité de solidarité, de concorde et de complémentarité, a-t-il soutenu.
L’effort sur cette voie, a dit le conférencier, est d’autant plus aisé que l’Etat en Islam a une dimension foncièrement civile et non pas théocratique, au regard de l’exemple de la communauté de Médine sous la conduite du Prophète Sidna Mohamed, citant, à ce propos, le pacte conclu entre les différentes communautés de la cité pour régir les affaires d’ordre social, économique et éthique.
Au terme de cette causerie, SM le Roi, Amir Al Mouminine a été salué par MM Ahmed Mohamed Hassan Mohamed Al Bouainine, alem de Qatar, Najib Abdelouahed Al-Fili, professeur à la faculté de droit à l’université des Emirats Arabes Unis, Sayf Ben Rached Al-Jabiri, directeur de la recherche (Emirats), Mahmoud Khalaf Jarad Al-Aissaoui, imam de la mosquée “Cheikh Abdelkader Al-Kilani” (Irak), Ahmed Chahlan, professeur de langue et de civilisation hébraïques à la faculté des lettres et des sciences humaines à Rabat, et Cheikh Oussama Sayed Al-Azhari, alem d’Al Azhar Acharif (Egypte).
Par la même occasion, le ministre des Habous et des affaires islamiques a présenté à SM le Roi, Amir Al Mouminine, les nouvelles publications du ministère pour l’année en cours.
Il s’agit des ouvrages : “Fath Al-Anwar Fi Madh Annabi” de Mohamed Ben Al-Arbi Addilai Arribati, annoté par Touhami Al-Harrak, “Raf’ou Anniqab ann Tankih Achihab”, de Chouchaoui, annoté par Moubarak Moutaki et Ahmed Al-Ghaleb, et “Barnamajou Al-Hafid Abi Abdellah Mohamed Ben Abderrahman Attajaybi”, annoté par Al-Hassan Ida-Said.”
PS
tout ce qu’on peut reprocher à la MAP sur cette dépêche, c’est d’avoir négligé de mettre une majuscule à “renaissance” (par.4, l.4) sachant que la Renaissance est ce mouvement socio-culturel et politique impulsé en Italie au XIVe s. qui a notamment cristallisé l’identité (libertaire) européenne et amorcé le cycle de l’expansionnisme impérialiste occidental.
@Salvadorali
Où vois tu ici des dépêches et des paragraphes de la MAP ?
@Hmida
Lorsque Salvadorali a des visions et qu’il les partage, est-ce que c’est du troll ou pas ?
Commentaire supprimé par le propriétaire de ce blog pour hors sujet et pour propos diffamatoires et insultants.
@ Le penseur
Salvadorali donnait suite à son commentaire n° 17 qui était bloqué pour je ne sais quelle raison et que je viens de parvenir à mettre en ligne!
Le troll c’est notre “ami” haymohamadi qui pense que raconter n’importe quoi, diffamer et insulter relève de la liberté d’expression!
Oh pardon !
Les sujets des Alaouis veulent la pleine citoyenneté.
Dehors Mohamed! Tu sortira par la petite porte comme tout les dictateurs.
@ hamza
Ton commentaire ne sera pas supprimé, comme tu l’espérais : je le laisse comme exemple de “militantisme virtuel” qui n’engage en rien ta petite personne!
Mon ami, sur ce billet on discute “culture” et toi tu laisse un prospectus. Tu connais la destination finale des prospectus : la poubelle !
P.S. : le site dont tu te réclames n’est pas aussi accueillant pour les commentaires qui ne vont pas dans le sens de sa propagande ; serait-ce un signe de liberté d’expression?
@ le Penseur
désolé de te priver du plaisir de me débiter d’une hallucination
sérieusement, que t’as inspiré cette dépêche ?
@Salvadorali
Désolé de répondre si tardivement à ce qui aurait pu être une belle hallucination.
J’ai lu cette dépêche, j’en ai sélectionné le paragraphe suivant :
“Dans cette optique, il a insisté sur la nécessité de repenser la relation Etat-Religion en Islam, non pas à partir des expériences historiques des pays européens, marquées par des antagonismes spécifiques à l’époque de la renaissance, lesquels sont annonciateurs de concepts réducteurs du fait religieux, mais sur la base d’un effort de relecture et d’ijtihad qui appréhende de manière lucide le cheminement historique propre aux pays de l’Islam et les préceptes et concepts à tirer de la Charia et du Fikh.”
Et voilà ce que cela m’inspire comme commentaire :
A ma connaissance, ce sont les expériences historiques de ces mêmes pays européens qui ont permis à travers les siècles d’améliorer les conditions de vies des gens simples et modestes, et d’évoluer progressivement vers un idéal où le bien être de l’individu est au centre de tous les débats. Cela ne s’est pas produit sans accidents de l’histoire tels que l’esclavagisme, le totalitarisme, le colonialisme … mais à l’époque où nous vivons, je pense que s’il s’agit de parler de “religions”, ces mêmes “pays européens” évoqués incarnent actuellement le “modèle religieux” à suivre.
PS : Ce qui m’intéresse dans une religion, c’est la morale que celle-ci véhicule et les résultats positifs observables qui en résultent, quant au reste, je le classe dans la catégories des anecdotes.
Sans hypocrisie aucune (je veux dire contrairement à d’autres), voilà ce que m’inspire la dépêche de la MAP.
@ Le Penseur
j’ai relu le paragraphe, j’en ai sélectionné l’idée suivante :
“…antagonismes spécifiques à l’époque de la renaissance, lesquels sont annonciateurs de concepts réducteurs du fait religieux…”
sans vouloir vexer personne et surtout pas ma Chienne qui y a sa page elle aussi, peut-on dire par exemple à cet égard que Facebook est l’un de ces concepts réducteurs du fait religieux ?
le culte de l’individu tout-puissant de personnalité remarquable, de cyber connectivité et d’outils multimédia en veux-tu, en voilà… sans oublier, sur le plan politique, la glorification de l’expression individuelle et le genre de comptabilité électorale qui fait élire un nicolas sarkozy par une moitié des français contre l’autre moitié, puisqu’il ne s’agit que d’additionner des individus, les plus nombreux ayant forcément raison. ah j’allais oublier le culte hédoniste de la consommation, corollaire de la logique d’atomisation mise au service des marchands de babioles…
je prends bonne note que tout ce qui t’intéresse dans une religion, c’est la morale que celle-ci véhicule. nous sommes d’accord là-dessus, sauf que tu négliges le fait que la religion relève foncièrement bien plus de la pratique que du discours
dans cet ordre d’idées et pour reprendre ton critère d’appréciation, doit-on conclure par analogie au vu des résultats positifs observables du culte de l’humanité tout-puissante (génocides humains systématiques depuis 8000 ans que ça dure, extermination d’espèces animales, surpopulation catastrophique, pollution apocalyptique) que tout cela relève de l’anecdote ? e veux dire, que nous ne serions qu’une prolifération biologique anecdotique ? désolé, je préfère encore l’ordre du monde tel que me le propose l’imam de mon quartier. qui lui, aurait plutôt sélectionné de la dépêche en question le paragraphe suivant :
“la défense du modèle de l’Etat sans religion dans la pensée moderne fait l’impasse sur l’une des composantes essentielles de la sécurité et de la stabilité sociale et obère l’Etat d’une énergie vitale, adossée à un système de valeurs et une morale inépuisables.”
cela dit, l’imam de mon quartier n’a pas encore viré écolo mais je ne manque pas d’arguments non plus, Dieu merci