Etant de grands consommateurs de télévision satellitaire, nous avons eu l’occasion ces derniers temps d’observer trois phénomènes politiques majeurs qui ont concerné des pays qui sont proches géographiquement ou culturellement. Premier événement qui n’a pas connu peut-être chez nous l’écho médiatique et surtout populaire qu’il méritait : il y a quelques semaines, la Mauritanie a voté. Le taux de participation aux diverses élections municipales, législatives et présidentielles a été marqué par une très forte mobilisation des électeurs. En effet, la participation a enregistré une moyenne de 70 % sur l’ensemble des trois scrutins. Résultat : ce pays – longtemps soumis à un régime politique totalitaire où le seul mode de transmission du pouvoir était le coup d’état – se retrouve avec des assemblées locales, un parlement et un chef d’état dont personne ne conteste la légitimité. La Mauritanie a changé ! Deuxième événement que les marocains ont suivi avec un engouement certain : la France vient juste de voter. Un scrutin qui a passionné les marocains de tous âges et de toutes conditions. Le taux de participation à l’élection du président français a été de près de 85 %. Ce score n’avait jamais été atteint et il traduit une volonté sans faille de changement. Et résultat : la France est en train de changer, chaque jour ! Que l’on soit d’accord avec Sarkozy ou pas, il faut reconnaître que la France a déjà commencé à changer ! Un président qui fait du jogging ! La première dame de France qui se comporte en Jacqueline Kennedy ! Un gouvernement d’ouverture ! Une beurette – mais quelle beurette ! – ministre de la Justice, poste énorme et plein de symbole ! Et enfin troisième événement. L’Algérie a voté. La participation a été faible, très faible…..À peine plus d’un algérien sur trois a voté – peut-être moins selon des sources indépendantes – contre environ 1 sur 2 lors des précédentes élections. Résultat des courses : La coalition au pouvoir obtient 249 sièges sur 389. Donc rebelote. Rien ne bougera. L’Algérie continuera à vivre la situation actuelle. Je ne juge pas cette situation : mais l’histoire des deux dernières décennies nous a appris que l’Algérie a traversé l’enfer dont elle n’est pas encore sortie ! Dans quelques mois, nous les marocains et marocaines serons appelés à voter pour les législatives 2007. Alors que ferons-nous ? Saurons-nous prendre la décision sage, celle d’aller voter le vendredi 7 septembre 2007, tous et toutes, autant que nous sommes ? Les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux, les militants, les simples citoyens, ceux qui sont contents de la situation actuelle, ceux qui sont déçus, les frustrés, les travailleurs, les chômeurs, les étudiants, les femmes au foyer, les intellectuels, les paysans, les chauffeurs de taxis, les fonctionnaires, les ouvrières ! Bref, tous et toutes qui avons un semblant d’amour et de respect pour ce pays ! Si nous voulons que les choses changent, il faudra aller voter. C’est notre seule chance d’exiger des comptes à ceux qui nous gouverneront !