Au détour d’une discussion à bâtons rompus sur les régimes totalitaires, quelqu’un a parlé de « MATIN BRUN » une nouvelle de Franck PAVLOFF.
Un auteur dont je n’avais jamais entendu parler ! Alors imaginez-vous, une nouvelle de cet auteur.
Cette nouvelle d’une dizaine de pages aurait eu parait-il un retentissement extraordinaire il y a quelques années et qui continue à faire dans la littérature engagée.
Je me suis dépêché de chercher ce texte : introuvable dans les librairies de Rabat, heureusement il est librement disponible sur le net !Il est libre de tous droits, l’auteur et l’éditeur y ayant renoncé pour en faciliter la diffusion.
Le voici, sans commentaire de ma part !
Un tel texte se passe de tout commentaire : il se partage pour nous permettre de réfléchir.
Alors lisons et méditons sur ce qui risque de nous arriver, si nous ne savons pas réagir.
MATIN BRUN
Franck PAVLOFF
(chez CHEYNE Editeur décembre 1998)
“Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.
- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.
- Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?
- C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.
- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?
- Oui, pareil.
Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.
C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’Etat national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma fois un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns.
Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.
Mon cœur s’était serré, puis on oublie vite.
Les chiens, ça m’avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c’est plus gros, ou que c’est le compagnon de l’homme comme on dit. En tout cas Charlie venait d’en parler aussi naturellement que je l’avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c’est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.
On n’avait plus grand-chose à se dire, on s’était quittés mais avec une drôle d’impression. Comme si on ne s’était pas tout dit. Pas trop à l’aise.
Quelque temps après, c’est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus.
Il en était resté sur le cul : le journal qu’il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !
- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?
- Non, non, c’est à la suite de l’affaire des chiens.
- Des bruns ?
- Oui, toujours. Pas un jour sans s’attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu’à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu’il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !
- A trop jouer avec le feu…
- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.
- Mince alors, et pour le tiercé ?
- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n’y a plus que celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route.
Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu’il reste un journal dans la ville, on ne pouvait pas se passer d’informations tout de même.
J’avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j’avais sûrement tort de m’inquiéter.
Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore.
Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques.
Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.
- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation.
Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles.
On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations.
Un jour, avec Charlie, je m’en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu’il débarque avec un nouveau chien !
Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.
- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l’autre, et il m’obéit au doigt et à l’œil. Fallait pas que j’en fasse un drame du labrador noir.
A peine il avait dit cette phrase, que son chien s’était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue. Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n’obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie avait soudain compris.
- Non, toi aussi ?
- Ben oui, tu vas voir.
Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l’armoire. Un matou au regard et aux poils bruns. Qu’est ce qu’on avait ri. Tu parles d’une coïncidence !
- Tu comprends, je lui avais dit, j’ai toujours eu des chats, alors… Il est pas beau, celui-ci?
- Magnifique, il m’avait répondu.
Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l’œil.
Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu’on avait passé un sacré bon moment, et qu’on se sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr je pensais au petit garçon que j’avais croisé sur le trottoir d’en face, et qui pleurait son caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s’il écoutait bien ce qu’on lui disait, les chiens n’étaient pas interdits, il n’avait qu’à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait en règle et oublierait vite l’ancien.
Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.
J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bières à la main, c’était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.
- Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu, nous !
- Oui, mais à ce qu’ils disent, c’est que avant, il en avait un noir, pas un brun. Un noir.
- Avant ?
- Oui, avant. Le délit maintenant, c’est aussi d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.
J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n’y aurais jamais pensé !
Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n’est pas parce qu’on aurait acheté récemment un animal brun qu’on aurait changé de mentalité, ils ont dit.
“Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit.” Le speaker a même ajouté “injure à l’Etat national”.
Et j’ai bien noté la suite. Même si on n’a pas eu personnellement un chien ou un chat non conforme, mais que quelqu’un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait ce qu’une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.
Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun.
Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens.
Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des Bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?
On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun au dehors. Mais, arrêtez de taper si fort, j’arrive. ”
P.S. : sur le lien que j’ai signalé on peut également télécharger ce texte dit par Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès.

A tous et à toutes :
En parlant de son retour à la croyance, le défunt Léopold Weiss qui a choisi de s’appeler Mohammad Asad, parle du « retour du cœur dans sa patrie ».
Il a beaucoup écrit pour nous aider à ne pas oublier et il serait souhaitable de le lire ou de le relire :
« Tant d’opinions fausses sur l’Islam prévalaient en Occident. Ces idées occidentales courantes pouvaient êtres résumées ainsi : Le déclin des musulmans est dû principalement à l’Islam […] empêchant ses adhérents de participer au progrès de l’humanité vers des formes sociales plus élevées ; au lieu de libérer l’esprit humain des chaînes de l’obscurantisme, l’Islam les a plutôt resserrées, en conséquence, plus vite les peuples musulmans seront émancipés des croyances et des règles sociales de l’Islam pour adopter le mode de vie de l’Occident, mieux cela vaudra pour eux-mêmes et pour le reste du monde […]
Ce que je lisais dans les pages du Coran [9] n’était pas une conception du monde «grossièrement matérialiste», mais au contraire une intense conscience de Dieu s’exprimant dans une acceptation rationnelle de toute la nature créée par Dieu ; c’était une synthèse harmonieuse de l’intellect et des besoins des sens, des impératifs spirituels et des nécessités sociales. Il me devenait évident que la décadence des musulmans n’était due à aucune insuffisance de l’Islam, mais bien plutôt à leur propre incapacité de le vivre pleinement.
En effet ce fut l’Islam qui conduisit les musulmans […] à d’extraordinaires sommets culturels en dirigeant toutes leurs énergies vers la pensée consciente en tant que seul moyen de comprendre la nature de la création de Dieu et, par là, Sa volonté. Aucune exigence ne leur avait été posée de croire en des dogmes de compréhension intellectuelle difficile ou même impossible […].
Durant toute la période créative de l’histoire musulmane […] la science et l’instruction n’avaient pas de plus grand défenseur que la civilisation musulmane elle-même et aucune partie plus sûre que les pays où dominait l’Islam. […].
Bref, l’Islam donna un développement énorme à des réalisations culturelles constituant l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire de l’humanité. Et ce développement, il le donna en disant Oui à l’intellect et Non à l’obscurantisme, Oui à l’action et Non à la passivité, Oui à la vie et Non à l’ascétisme. […].
Ce ne furent pas les musulmans qui ont fait la grandeur de l’Islam ; c’est l’Islam qui a fait la grandeur des musulmans. Mais dès que leur foi devint routine et eut cessé d’être un programme de vie mis consciemment en pratique, l’élan créateur qui étayait leur civilisation déclina, laissant graduellement la place à l’indolence, à la stérilité et à la décadence culturelle […]
Cependant, dans l’arrogance de leur aveuglement, les Occidentaux sont convaincus que c’est leur civilisation qui apportera la lumière et le bonheur au monde… » (Mohammad Asad, Le Chemin de la Mecque, Fayard, 1976).
“la religion, une secte qui a réussi… dans le genre vanne intello pour briller en plaisante compagnie”
Pas vraiment. C’est juste une description objective de la réalité!
A tous et à toutes:
Encore un rappel du défunt Léopold Weiss qui a choisi de s’appeler Mohammad Asad :
«La tendance à l’imitation d’une civilisation est l’aboutissement d’un sentiment d’infériorité. Ceci n’est rien de moins que le fait des Musulmans qui imitent la civilisation occidentale. Ils opposent sa puissance, sa maîtrise technique et sa brillante surface à la triste souffrance du Monde musulman. Ils se mettent à croire, qu’à notre époque, il n’y a pas d’autre alternative au mode de vie occidental. Blâmer l’Islam pour nos propres déficiences est devenue la tendance actuelle ».
Est-ce que cela signifie l’opposition à tout ce qui vient d’ailleurs, comme certains et certaines le claironnent ?
Pas du tout. «On pourrait toujours recevoir de nouvelles et positives influences d’une civilisation étrangère sans que cela ne soit destructif pour soi ».
«Le problème auquel font face les Musulmans aujourd’hui est celui du voyageur arrivé à la croisée des chemins. Il peut rester là où il se trouve mais cela signifierait mourir de faim. Il peut choisir la route dont le panneau signale «vers la civilisation occidentale». Dans ce cas, il devra abandonner son passé pour toujours. Il peut en choisir une autre dont le panneau indique «vers la réalité de l’Islam». Seule cette route peut attirer ceux qui croient dans leur passé et dans la possibilité de le transformer en un avenir vivant » (Mohammad Asad, l’Islam à la croisée des chemins, Bruxelles, éditions Renaissance, 2004).
@ Pédagoue
Heureusement que l’on peut compter sur le zèle des convertis, puisque les natifs s’obstinent à cracher sur leurs racines
oups
je voulais écrire : pédagogue, et g glissé sur la touche…
“Heureusement que l’on peut compter sur le zèle des convertis, puisque les natifs s’obstinent à cracher sur leurs racines”
Tu veux parler de ce que Léopold Weiss a écrit sur ses racines juives?
BAM!!!
@ othmane
e ne connaissais pas ce monsieur Weiss avant que le pédagogue évoque son cas.
Je comprends en tous cas qu’il ait pu être séduit par les valeurs de l’Islam, qui doit être considéré comme l’aboutissement le plus épanouissant du monothéisme, après le judaïsme et le christianisme qui en étaient disons des formulations imparfaites.
Compte tenu donc du principe monothéiste commun aux Juifs, aux Chrétiens et aux Musulmans, le cracheur sur ses racines ici, c’est toi. Je comprends donc ton malaise et ton animosité.
Mais je suis curieux de savoir ce que Léopold Weiss a écrit sur ses racines en question, merci.
A Othmane:
On peut s’appeler Mohammad ou Fatima et ne pas vivre l’Islaam.
On peut s’appeler Jean ou Marie, Léopold ou Sarah, Frantz ou Virginia, Boris ou Natacha, Yasumari ou Yuko, John ou Betty, Geronimo ou Belle-Fleur et que sais-je encore, et vivre l’Islaam.
L’Islaam n’est pas une question de prénom, de nom, de famille, d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat ou de je ne sais quoi d’autre.
L’Islaam consiste pour les croyants et les croyantes à travers l’Univers à faire de leur mieux pour adorer Allaah, comme Allaah le demande.
@Savladorali
“Pédagoue”
J’ai cru un instant que c’était une plaisanterie, de mauvais goue bien sûr.
A « le penseur » :
Il y a des personnes qui au lieu de voir la lune, ne regardent que le doigt qui l’indique.
C’est un proverbe que les Chinois citent de manière un peu plus dure…
A “le pédagogue” :
Il y a aussi un autre proverbe chinois qui dit :
Lorsque c’est Salvadorali qui fait les plaisanteries, c’est le penseur qu’on montre du doigt.
@ le penseur
bon, je vais essayer de rattraper le coup en précisant que le pédagogue ne manque pas de goût non plus, pour les chinoiseries en tous cas
ton slavadorali m’a gentiment ramené, merci, au bon vieux temps de mes BD dont l’un des personnages s’appelait monsieur ou madame, je ne sais plus, Vladlavodka…
la langue n’as pas d’os, d’ailleurs puisqu’on en est là, je ne résiste pas au plaisir de rapporter le dernier lapsus en date à avoir égayé la vie politique française, les pauvres, ‘ai appris ça ce matin via ma messagerie.
cette fois, c’est Hervé Morin, le ministre de la défense, qui méritait sans doute d’être puni pour avoir trahi son ami Bayrou, qui a prononcé une phrase fatale, d’ailleurs à force de fréquenter les militaires, on finit par se tirer une balle dans le pied, ce que Morin a fait en déclarant dans une radio : comment voulez-vous faire comprendre à des cons que la défense de la France se joue à 8000 km de son territoire ? en parlant bien sur de l’Afhganistan.
c’est quand la fin de la guerre, déjà ?
@Salvadorali
Pour remonter le moral des cons-battants français, ce n’est pas exactement ce qu’il fallait dire
Certains cons ne comprennent pas que la menace terroriste au nom d’Allah et de son prophète se moque des frontières. L’important c’est de mourir au jihad, en tuant des kouffar.
On ne vous apprends pas ce qui ce passe au Sahara via messagerie? On vous relaie juste les infos les plus débiles de la scène politique française?
@ ilham
Certains sont des terroristes dangereux au nom d’Allah, je te l’accorde!
Toi tu es une petite terroriste de rien du tout qui manipule l’insulte : tu es moins dangereuse, je le reconnais pas pas plus intelligente que ceux que tu dénonces !
Comme tu ne comprends pas tes bêtises nauséabondes ne sont plus les bienvenues ici, je crois que je vais devoir refuser dorénavant tes commentaires, s’ils sont sans objet avec mes billet!
Et va encore crier à la censure comme d’autres avant toi, je m’en balance!
@ Ilham
la menace terroriste au nom d’AllaH et de son prophète, Mohammed pour le nommer avec déférence, est une chose absolument intolérable sur le plan de la morale religieuse islamique dans ce qu’elle a d’éminemment humaniste.
intolérable, mais la géopolitique idéologique associée aux ressorts de la transnationalité, + les suites foireuses du Traité de Versailles + l’intervention militaire occidentale en Irak et en Afghanistan sans oublier les retombées infinies du 11 septembre et compte tenu du fait que le “terrorisme” est une vieille invention de l’humanité, ça donne ce qu’on vit en le subissant aujourd’hui et dont je comprends que ça t’occupe l’esprit au saut du lit.
à propos de connerie, j’en profite pour évoquer cette réplique d’un polar français des années soixante, Bernard Blier concluant une scène en soupirant : Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
comme toi par exemple, qui t’obstines à vouloir être prise au sérieux alors que ton discours demeure celui d’une gamine énervée et délibérément irrespectueuse au nom d’un idéal des moins recommandables qui plus est.
alors maintenant calme toi, renonce à nous insulter, prends conscience que ta connerie ne fait pas avancer les thèses que tu défends et dis nous ce qui est supposé se passer de si grave au Sahara, que les péripéties de la vie politique française nous empêcheraient de prendre sérieusement en considération ?
merci
@ hmida
je découvre ton commentaire après avoir publié le mien, ex-aequo à la minute près, joli tir groupé d’instinct, je dirais
@Ilham
Si au moins tu avais un peu d’humour, mais ce n’est même pas le cas.
Tu en connais sur ce blog qui appellent au Jihad pour tuer les kouffar ? J’ai l’impression que tu as des connaissances et des opinions, mais que tout se mélange dans petite tête, il suffit juste d’y mettre un peu d’ordre et tout ira bien.
A tous et à toutes:
Regardez, écoutez et souvenez-vous.
Couleurs d’automne.
Murmures de parures d’arbres défeuillés.
Flots de pensées.
Afflux d’images.
Vagues de mots.
Averse de paroles.
Coulée de sensations.
Battements du cœur, tels les battements du cœur de la Mère, que l’enfant béni garde en lui.
J’ai découvert cet apologue avec un de mes enfants, il y a quelques années déjà.
Leur professeur de français avait eu la riche idée de leur faire travailler ce texte en classe de première.
J’ai tout de suite aimé cet écrit d’une telle densité en si peu de pages….la montée de l’intolérance et l’absurdité du raisonnement humain parfois/souvent!!!!!…
Dix pages qui peuvent ouvrir à des heures et des heures d’échanges….. Il est dommage que certains commentaires ne reflètent pas une prise de conscience intelligente et pétrie d’humanité.
J’aimerai que les hommes parviennent à se mettre d’accord pour affirmer qu’il convient de qualifier de redoutables tous les comportements qui conduisent à opposer l’universalité des valeurs et la diversité des cultures……
Pour moi l’espérance est malgré tout encore possible.
@richard “J’aimerai que les hommes parviennent à se mettre d’accord pour affirmer qu’il convient de qualifier de redoutables tous les comportements qui conduisent à opposer l’universalité des valeurs et la diversité des cultures……”
C’est une jolie phrase mais elle ne veut rien dire. Comment voulez vous ne pas opposer le code civil marocain dérivé du Coran (c.f. l’héritage des filles) avec le concept universel d’égalité des sexes? C’est en contradiction avec la logique de base — le second principe de pensée d’Aristote, formellement: ¬(P ∨ ¬P)
@ moh
Tu poses une bien étrange question à notre ami Richard, qui de loin nous fait le plaisir de suivre de temps en temps nos discussions.
En tous cas à lire vos commentaires à toi et à Richard, je suis convaincu que lui a lu et apprécié le texte que j’ai proposé! Ton intervention n’a rien à voir avec le sujet et ne cherche qu’à continuer un faux débat qui n’a pas sa place ici!
C’est ainsi que commencent les MATINS BRUNS : quand les fanatiques commencent à s’imposer par tous les moyens que la liberté d’expression leur offrent!
Le totalitarisme se nourrit de l’égarement.
A lire certaines interventions, il ne faut pas être un grand “savant” pour constater que le totalitarisme va continuer à sevir encore et encore.
Ce qui est plus “affligeant”, c’est que des intervenants cherchent à faire de leur égarement, une “valeur”!
Assi hmida, tu radotes ou quoi? C’est un faux débat de critiquer le totalitarisme de la religion d’état au Maroc?
Ma question est légitime. C’est la déclaration de Richard qui est étrange. Tu sais que remettre en question l’Islam au Maroc est passible de prison ou pas? C’est “ébranler la foi d’un musulman”. Si c’est pas un matin brun, qu’est ce que c’est? L’Islam est une idéologie totalitaire. Aucun doute!
@ hmida
les apparences sont trompeuses et il faut comprendre ceux qui ne comprennent toujours pas
mais je suis d’accord avec toi, il y a du fanatisme sans aucun doute dans l’attitude de ces commentateurs décidément hors la loi, à commencer par la tienne
il faudrait commencer par leur expliquer, au nom de cette même logique que revendique moh, que le registre du débat sur la statut de l’Islam au Maroc n’est pas celui du totalitarisme mais de l’unitarisme. la nuance est de taille, encore faut-il être intellectuellement outillé pour la percevoir.
sans oublier le fait que pour contester efficacement quelque chose, il faut commencer par en respecter la légitimité qui lui vaut d’exister… nos “amis” enragés finiront peut-être par l’admettre et on pourra enfin commencer à débattre de modélisation socio politique et de potentiels “d’évolution” systémique d’une société donnée, d’abord pour le plaisir purement intellectuel de croiser les points de vue…
@ Moh
Richard raisonne en européen, je suppose français et peut-être laic! Il est totalement étranger aux problèmes inter-marocains : lui poser cette question revient à le mettre en position délicate!
Si tu es convaincu de ta position, défends-la face à ceux qui tiennent une position différente! Ne prends pas à témoin quelqu’un d’étranger au débat!
@ Othmane
On ne peut parler de totalitarisme de la religion au Maroc dans la mesure où la majorité écrasante de la population est musulmane: la minorité qui veut remettre en cause cette donnée n’a qu’à inverser la tendance! Cela prendra du temps, mais pour l’instant, le choix est fait!
@ hmida
PS : en disant “la tienne”, je parlais de ta loi sur ce blog, bien entendu ! vu qu’un fanatisme tel que le tien, on en redemande
@ hmida
La majorité écrasante de la population allemande était Nazi durant les années 30. C’est pas une raison pour dire que c’était pas un régime totalitaire. Ce qui fait un régime totalitaire, c’est la propagande constante et la censure (légale) dont souffrent les idéologies concurrentes. Va voir comment on bourre le crane des bambins à l’école avec Allah, et va voir comment les évangélistes et autres vecteurs d’autres mythes que l’Islam sont traités. Puis pense profondément à ce que cela signifie.
Tu n’a rien compris à Matin Brun. Le fascisme, c’est l’état qui a beaucoup trop de pouvoirs. Et l’état qui se mêle de la religion, c’est un signe de totalitarisme.
@hmida
Hier soir sur 2M, j’ai entendu le maire de Fes Hamid Chabat du PI dénoncer le PAM en déclarant que ce dernier avait mis la question de la laïcité sur son programme. C’est déjà bon signe si le débat débarque sur la scène politique, et de façon officielle. Peu importe les aspects majorité/minorité, si cela peut décoincer la société et faire un tabou en moins, tant mieux.
@hmida
“Richard raisonne en européen”
J’ai un ami camerounais qui s’appelle aussi Richard, et crois moi que lui il ne raisonne pas en européen. C’est quoi cette façon de cataloguer les gens sur la base de leur prénom ?
Ca me rappelle lorsque j’avais pris comme pseudo “André de Marrakech”, à mon premier commentaire sur la société marocaine, je m’étais fait injurié par tout le monde … c’était trop drôle
Je tiens à la modestie et je condmne le mépris.
Je ne pousse pas cependant jusqu à m’interdire de mettre certains “i” sous les points, comme disait un défunt écrivain.
Beaucoup d’intervenants ont recours à un “discours” qu’ils sont loin de “maîtriser” et versent dans l’imitation négative.
Ils sont d’un niveau trés bas et ne cherchent pas à s’améliorer en usant de mots et d’expressions qui aggravent leur égarement.
Je vois d’ici comment ils s’énervent en prenant connaissance de ce constat.
Le “net” permet à ces individus de péter plus haut que leur …
Et c’est un bonheur que l’écran ne transmette pas les émanations.
Ne croyez pas que je “blogue”!
@ Le penseur
Primo : La question de la laïcité se posera un jour dans notre société mais ce n’est pas en utilisant l’insulte, l’invective et le mépris que les tenants de la laïcité feront avancer leur cause!
Et le pire est qu’ils sont aussi les tenants indéfectibles de la liberté d’expression, tant qu’on chante la même chanson qu’eux!
Deuxio : Richard est bien un européen! C’est un des plus anciens visiteurs de ce blog et il a participé très activement à certains débats qui relevaient de ses centres d’intérêts.
Il m’avait envoyé quelques réflexions sur son voyage au Maroc et je les avais mis en ligne. Tu peux les lire pour avoir une idée de ce commentateur :
http://www.citoyenhmida.org/jo.....-au-maroc/
http://www.citoyenhmida.org/jo.....u-maroc-2/
@hmida
En effet, il ne s’agit pas du Richard camerounais que je connais, celui-ci est bel et bien européen.
@Moh
Je n’ai pas le sentiment que la phrase que vous avez relevée dans mon commentaire ne veuille rien dire……
Peut être l’avez vous lu trop vite, sans parvenir à vous appesantir sur chacun des mots que j’ai écrit,je vous l’assure, avec réflexion et pas seulement pour faire “joli”….
Le sujet n’est pas l’opposition des Valeurs aux Cultures mais….. de redouter…. ceux qui fonctionnent sans élaboration aucune d’ idées qui pourraient déterminer de nouveaux échelons pour l’être,notamment en matière de pensée,de religion et/ou de tolérance .
Aristote posait me semble-t-il le principe de contradiction comme un préalable à toute pensée et tout discours.
J’ajouterai à toute démocratie aussi….
“Matin brun” devrait être offert à tous ceux qui d’une manière ou d’une autre nous “gouvernent” ou tentent de le faire.
Ceci étant dit loin de moi l’idée de heurter qui que ce soit à travers mon commentaire….comme dit Hmida c’est en européen que je raisonne, mais c’est en être humain que j’échange avec vous .
@Penseur
Le débat avait débarqué sur la scène politique des pays islamiques il y a 60 ans. Malheureusement, les musulmans ont usés de violence et de menaces de violence pour imposer leur agenda. Ça continue d’ailleurs à ce jour.
@Richard
Ni toi ni hmida n’avez pas répondu à ma question. Certaines cultures ont des valeurs qui s’opposent aux valeurs universelles du moment.
@Moh
je crois que nous ne mettons pas le même sens à ce que j’appelle valeur.
Ne feriez vous pas plutôt référence à ce que moi je nommerai dogme, c’est à dire :affirmation, thèse, opinion émise sur le ton de la certitude absolue et imposée comme une vérité indiscutable.
@ MOH,
” Ni toi ni hmida n’avez pas répondu à ma question. Certaines cultures ont des valeurs qui s’opposent aux valeurs universelles du moment.”
tu le dis toi même: valeurs universelles du moment, et donc ils peuvent changer à n’importe quel moment si une majorité d’Hommes sur terre n’y croit plus.
loin de moi l’idée d’être à l’encontre des valeurs universelles, mais, elles sont ce qu’elles sont, l’oeuvre de l’Homme, ce même Homme qui peut ne plus y croir.
@ moh
Parler des valeurs universelles, c’est renier l’homme dans sa diversité!
Comment peut-on accepter de dire que ce qui valable pour le suédois peut l’être pour le marocain : aucune donnée objective ne permet de l’affirmer, si ce n’est l’égocentrisme européen et occidental et la débilité des autres civilisations à s’affirmer!
L’homme est UN et PLURIEL : ce qui est vérité ici est mensonge ailleurs! Pascal le disait bien!
Pourquoi ce qui est bon pour l’africain du Sahel serait bon pour le chinois ou pour l’esquimau!
Les valeurs universelles sont une bien belle arnaque pour que les occidentaux nous fassent subir leur joug!
Si tu crois en l’homme, il y croire en tant qu’unité qui doit trouver son équilibre et son épanouissement dans un environnement qui corresponde à ses attentes!
Il est entendu que certaines valeurs sont intrinsèques à l’homme et la femme, où qu’ils soient. Mais ces valeurs se comptent sur les doigt de la main et relèvent plus de l’évidence de notre condition d’humains plus que de considérations philosophiques ou politiques!
Hmida…tu ne serais pas raciste des fois? Pourquoi un africain du sahel devrait accepter l’esclavage comme une valeur au nom de la “diversité”? Pourquoi la femme arabe devrait subir la misogynie sociétale au nom de cette diversité? L’arnaque consiste à ne pas faire la différence entre “être” et “devoir être” (loi de Hume). Les humains sont une seule et même espèce. Pourquoi traiter une femme comme un être inférieure juste parce qu’elle est basanée? C’est carrément raciste! Cela va à l’encontre de l’esprit de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Mais comme tu crois que les valeurs universelles font partie d’un complot occidento-sioniste pour te faire subir je ne sais quel joug de liberté, d’égalité et de prospérité…je n’ai plus rien à rajouter.
A “le penseur”:
L’écrasante majorité des populations du Maroc, n’a pas la “chance” de “maitriser” la langue de Lyautey, ni celle des ancêtres de Franco.
Comment tu leur dit “laïcité” par exemple en Arabe dit dialectal et en Berbère?
@ othmane
Je n’ai jamais parler d’esclavage ni de misogynie sociétale! Mais va expliquer au boucher polygame de Nantes que sa situation est “hors la loi”! Si tu n’arrives pas à appréhender cela, c’est tu dois être un doux rêveur bien naïf! Et je n’aurais rien à ajouter !
@ Lé pédagogue
Al 3ilmania.
@ hamida “Parler des valeurs universelles, c’est renier l’homme dans sa diversité!”
L’homme dans sa diversité…c’est une façon de dire que certaines cultures sont en retard sur d’autres. Je suis atterré de voir qu’un siècle et demi après Darwin, certains ne comprennent toujours l’évolution des espèces et des cultures. Pas étonnant quand on a Mohammed et Pascal comme maîtres à penser.
@ le penseur
Ce qui est insupportable, c’est d’entendre que al 3ilmania (dérivée de 3ilm: science) c’est comme quoi juste un autre point de vue, et que l’Islam, le Vaudou ou la scientologie pourraient aussi avoir raison. C’est un degré d’ignorance tragique!
A “le penseur”:
Je ne savais pas qu’en matière de “langues”, tu fais aussi des miracles…
A “le penseur”:
“Al3ilmaania” comme tous les marocains le savent, c’est en Arabe dit dialectal (darija)la laïcité.
En Berbère, c’est plus que “fastoche”: c’est “ta3imaaniyyite”.
Quel est le problème???
@ pedagogue “Al3ilmaania” comme tous les marocains le savent, c’est en Arabe dit dialectal (darija)la laïcité.
Commence par raler a propos de l’imposition de l’Arabe comme langue nationale. Tu aura plus de credibilite.
En Berbère, “fastoche”: “ta3ilmaaniyyite”.
Où est le problème???
@Le pédagogue & Moh
Pour ce genre de questions la langue est juste un support de communication, elle est sans importance, elle ne représente que le contenant et l’important reste le contenu.
@Le pédagogue
L’important est d’apprendre aux individus à devenir “adultes” et responsables, à être croyants et/ou pratiquants par conviction personnelle et non pas pour faire comme tout le monde, je veux dire par esprit tribal. La religion, abordée d’une telle façon, sincère et honnête, ne peut être qu’enrichie et glorifiée.
À « le penseur » :
« La langue est sans importance… »
Tu ne peux dire que cela pour tenter de nier ta difficulté (et celle de certains autres) à transmettre aux Marocains en Arabe « darija » et en Berbère, le peu de ce que tu connais dans la langue de Lyautey.
Fais un effort pour t’adresser à ton cerveau (s’il comprend ta langue) et te demander pourquoi tu n’arrives pas à saisir les interactions ? Pourquoi le sens d’une dynamique collective ne t’effleure pas ? Pourquoi tu refuses toute Écoute ? Pourquoi tu as recours à des mots creux, vides et sans consistance, en sachant qu’ils sont creux, vides et sans consistance ? Pourquoi tu cherches à te perdre dans la spirale du chaos ?
Si tu es honnête avec toi-même, les réponses à ces questions, et à d’autres que tu peux continuer à te poser, ne peuvent que t’être bénéfiques.
Bon courage.