……Suite et fin (7/7).

Mohamed ben Abdelkrim KHATTABI s’est donc rendu aux autorités françaises, qui fort embarrassées du sort à réserver au personnage, décident de l’éloigner du Maroc en l’exilant, très loin du Maroc, sur l’île de LA REUNION, dans l’Océan Indien.

Pendant deux décennies, le héros vivra sur cette île au milieu des siens, dans des conditions très honorables, dignes de son rang. Il y achètera même des terres et y construira une belle propriété.
En 1947, les autorités françaises consentent à sa demande de s’installer, pour convenance personnelle et familiale, dans le sud de la France.

Le clan KHATTABI, formé de 52 personnes, embarque en mai 1947 à bord d’un paquebot des Messageries maritimes, le Katoomba à destination de Marseille.

Sur ce navire, une nouvelle vie de Mohamed Ben Abdelkrim KHATABI va commencer, pour se transformer définitivement en véritable mythe.
Un mystère entoure les événements qui ont contribué à ce que le voyage de Khattabi et des siens s’arrête en Egypte lors de l’escale du Katoomba à Port-Saïd.

« Ceux qui l’ont approché au moment du débarquement à Port Saïd disent combien Abdelkrim était hésitant, combien il manquait d’informations sur toutes choses, combien il avait fallu d’arguments pour le rallier au projet d’évasion », rapporte l’historien Mohamed Zniber à l’occasion du colloque parisien dédié à Khattabi en 1973.

Qui a organisé ces événements ? Qui en fut l’initiateur ? Comment se sont-ils déroulés ? Quel rôle jouèrent les autorités égyptiennes ?

Le fait est que Mohamed Ben Abdelkrim KHATTABI débarqua en terre égyptienne, avec les siens, pour vivre « au Caire avec tous les honneurs dus à un très haut dignitaire, champion des causes des peuples sous domination ».

Le combattant rifain, qui présidera le « Comité de libération pour le Maghreb arabe », restera le centre d’intérêt de tous les nationalistes, marocains, arabes et aussi étrangers à travers le monde, qui viendront lui rendre hommage jusqu’à sa mort.

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Par exemple, Che Guevarra l’a rencontré en 1959 à l’ambassade du Maroc au Caire.

Il recevra a également dans sa résidence cairote d’abord Mohamed V et plus tard Hassan II.

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Mohamed ben Abdelkrim KHATTABI s’est éteint en date du 6 février 1963 au Caire, où il est entérré.

Abdelkrim Ben Mohamed KHATTABI avait toujours refusé de rentrer au pays tant que l’indépendance n’était pas totalement acquise.

Quand donc les conditions du rapatriement du corps du combattant rifain seront-elles réunies et acceptées par tous ?

La question est posée et peut-être mal posée.

Qui s’y oppose ? Pourquoi ?

Près d’un demi-siècle après sa mort, le souvenir Mohamed Ben Abdelkrim KHATTABI ne peut constituer une menace ni pour le régime ni pour la stabilité du pays.

Le voile officiel qui a recouvert l’épopée rifaine n’est jamais parvenu à l’occulter totalement.

Il est temps que le pays se réconcilie avec son passé, en dépassant les susceptibilités des uns et des autres, nées peut-être d’un malentendu historique.

L’histoire de Mohamed Ben Abdelkrim KHATTABI fut celle d’un homme qui aimait son pays, qui est devenu un héros pour ses contemporains en le défendant et qui s’est transformé en mythe pour ces concitoyens en en restant éloigné.

BIBIOGRAPHIE TRÈS SUCCINCTE MAIS ACCESSIBLE A TOUS:

LES ORIGINES DE LA GUERRE DU RIF de Germain AYACHE (Edition SMER – 1981)

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LA GUERRE DU RIF de Germain Ayache (Editions L’Harmattan – 1996).

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LA GUERRE DU RIF – Maroc : 1921-1926 de Vincent Courcelle-Labrousse et Nicolas Marmie (Edition Tallandier – 2008).

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ABDELKRIM, une épopée d’or et de sang de Zakia DAOUD (Nouvelles éditions SEGUIER – 1999)

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ESPANA Y EL RIF : cronica de une historia casi olvidada de Maria Rosa DE MADARIAGA (UNED, Centro Asociado de Melilla – 1999).

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13 Comments on MOHAMED BEN ABDELKRIM KHATTABI : L’HOMME, LE HEROS, LE MYTHE (7/7)

  1. Ibn Al Wassat says:

    @ HMIDA

    je crois bien que l’épopée de Khattabi n’intéresse pas grand monde, vu la rareté des commentaires sur tes billets.

    Pourtant des tas de questions restent posées sur cet homme!

    J’en cite deux qui me passent par la tête:

    Je crois qu’il était notamment très peu porté sur la défense de la “culture amazigh” ou “tarifit”. Qu’en est-il exactement?

    Pourquoi n’a-t-il rien écrit alors qu’en Égypte il aurait pu publier librement ses mémoires?

  2. Hocine says:

    Steeg Remplaçant Lyautey / les accords d´Oujda et la fin d´une république!

    En automne 1925, le soldat le plus victorieux au Verdun, lui est ses Chars Renault FT – 17 sont au Maroc. Le désembarquement des espagnols tellement douteux, il est devenu possible en Sept., grâce au concours d´Alfonse Pétain, qui sera un autre Résident, relevant Steeg et devenir le Maitre absolu à Rabat.

    Pour signer le décès de la jeune République, les négociations d´Oujda initiées dés le 26 Avril 1926, elles sont restées dans l´impasse. Les exigences ibéro françaises formulées côté français: – général Simon, Pousot et commandant Duclas -, côté espagnol, Lopez Olivan, commandant Aguilar et D. Miguel, elles ne furent pas acceptées par Azerkane, Haddou et Ahmed Chadli. Pour la première fois le Sultan Youssef souhaita continuer à négocier ave les représentants d´Abdelkrim, affirmant que les Alaouites l´ont toujours fait avec d´autres rebelles. Les journalistes français et espagnols trouvèrent l´occasion pour s´échanger directement des insultes et le Général Jordana ne fit qu´accuser son homologue Mougin, le soupçonnant maintenir d´autres négociations secrètes avec les rifains! En plus, dans ce conflit, le nouveau Résident Steeg ne fit que se plaindre d´Alfonse Pétain, auprès d´Astride Briand, devenu Ministre des affaires étrangères.

    Le 7 Mai, le Baroud va reprendre contre l´alliance franco espagnole, faisant face aux 150 avions et 25.000 qui s´acharnent contre Tareguiste, Jabel al Hammam et Ajdir. La résistance des Moujahidine va obliger Primo de Rivera à ordonner au général Sanjurjo de suspendre les opérations. Celui-ci refuse et continue à se battre. Le 10 Mai, les Ouriaghlis sont trop surpris par la force du feu adversaire! Le 20 Mai, les espagnols ont foulé la colline d´Anoual, où leurs compatriotes 5 ans avant furent totalement battus. Général Carrasco et ses troupes sont déjà au Col Bab Laraba. Ce qui a obligé Mohamed ben Abdelkrim à quitter Tramassent vers Qasbat Snada, soutenu par Hmidou Al Ouazzani. Le 21 Mai général Boichut informe Paris que l´effondrement de la résistance rifaine est une réalité. Le 22 Mai le Commandant en chef des rifains va solliciter à Steeg d´arrêter le cataclysme. Quant au Caïd Kheiriro, il va continuer en vain à lutter aux abords de Tétouan et autour de Tanger. Réfugié à Qasbat Snada où il avait dérouté Raissouni au début de la guerre, il accepte sa soumission! Le 25 Mai, Colonel Corap va lui envoyer un courrier aux termes suivants: La France est généreuse et accueille souvent ses ennemis avec honneur! Le 26 Mai, béni Zeroual est rentrée dans l´orbite du makhzen et Steeg flanqué de Schérif Darquaoui, reçoit la soumission de 10.000 combattants musulmans. Ce même jour, Dr Gaud (humanitaire) accompagné de Haddou, il rallie Taraguist en compagnie de plusieurs prisonniers, jadis capturés par les musulmans. Un jour apres, Amir Arrif va descendre de son cheval et saluer Corap. L´Espagne qui a utilisé des gaz Toxiques contre le Maroc, elle continuera à le réclamer, l´accusant de crimes contre l´humanité! A cette revendication, les français n´ont jamais cédé. Le 14 Juin les fronçais et les espagnols ont déterminé la ligne qui va diviser leur grand butin. Coïncidant avec le 14 Juillet, c´est l´inauguration de la mosquée de Paris. Pour la première fois les français vont voir à l´arc de triomphe le sultan de leur bel empire. Dans le défilé, les plus ovationnés furent les soldats qui déroutèrent Mohamed Abdelkrim. Le seul absent était Hubert Lyautey, auquel notre Sultan rendit visite le 17 Juillet au château de thorey. Le 8 sept. 1926, le grand Mujahid et sa famille, leur bateau avait prit le large vers la Réunion. La pacification du Maroc ne s´est achevée qu´en 1934. Ironie de l´histoire! Deux ans après, la guerre civile en Espagne. 5 plus tard, la guerre mondiale a éclaté. Les allemands et les russes avaient pensé se servir du héros rifain devenu un mythe, le libérant afin d´utiliser son image au service de leurs respectives causes. De retour vers la France et dû à l´escale de son bateau à Port Saïd, les nationalistes maghrébins à leur tête Bourguiba, ils l´ont convaincu de rester au Caire et contribuer comme symbole pour achever la libération de la Tunisie, de l´Algérie et du Maroc. Son bateau vogua vers Marseille, n´ayant a bord que le cercueil de sa chère mère. Décédé en 1963, Jamal Abd an-Nasser et toute Egypte, lui ont réservé un enterrement digne d´un Chef d´Etat, accompagné de tous les honneurs.

    Houcine / Austria

  3. Hocine says:

    prière corriger:

    25.000 soldats franco espagnols!

    Si vous me permettez, je ferai encore l´analyse des circonstances qui ont contribué alimentant la déferlance du Rif et l´abstantion des autres forces marocaines.

    Vous remerciant / Houcine

  4. Shmissa says:

    Merci @ Hmida pour toutes infos. Tu as tenu ta promesse comme d’habitude

  5. Hocine says:

    Monsieur Ibn Al Wassat (Com 1)

    Vous dites: le manque de commentaires prouve que Mohammed Abdelkrim n´intéresse pas le grand monde!

    Permettez moi de vous répondre, selon ce que cachent les annales de l´histoire et vous prouver que cet héro nationaliste arabo berbère et musulman à 100 %, ensemble et l´affaire Mehdi ben Barka, leur si douloureuse plaie, reste encore une accusation humanitaire et socio politique, difficile à surmonter par les familles des Clans réactionnaires qui se sont alliées avec l´Europe coloniale, au moins depuis les 200 ans derniers. En 1880 notre bled fut classé »Empire dévasté« – Il suffit de découvrir académiquement les causes qui ont contribué à rendre ce Watan si faible, jusqu´à s´incliner devant son sort et ne pas faire face à l´hégémonie des puissances naissantes. La révolution industrielle, la défaite de Waterloo, la volonté des banquiers au service de l´expansion vers d´outres mers, la position géographique de Tanger, la relation entre les gens d´Essaouira, Hollande et l´Angleterre, avaient rendu notre pays très accréditaire! Pour régler les factures et satisfaire les banquiers, il a fallu imposer des taxes que les fellahs, bergers et petits artisans n´arrivaient plus à supporter. Désobéissance au pouvoir central, anarchie et révoltes successives au Sud, au centre et à l´Est. Le cas du Rif n´est qu´un dernier échantillon.

    Toutes les riches familles actuelles étaient aux têtes des Clans (agents commerciaux et industriels, au service des espagnols, des français et des hollandais) qui ont engendré les Caïds et les Bachas aux pouvoirs absolus, jusqu´à 1953. Ces réalités avaient fait émerger encore une fois au Caire, les sentiments de haines et de revanches entre Allal Al Fassi et Mohammed Abdelkrim. Abd an-Nasser tenta faire apaiser l´ambiance entre les deux nationalistes, jusqu´au décès de l´Amir du Rif! (1) Voilà une des causes qui empêchent encore le rapatriement des restes corporels d´un combattant, inscrit mythe dans l´histoire universelle et presque méconnu par les marocains qui ne sont pas encore moyennement instruits.

    (2) Pour camoufler le passé et éloigner sa principale part de culpabilité (responsabilité) dans les drames et le sous développement du Maroc, on a peur de la démocratie et de la liberté! (3) 65 % de la population sont encore analphabètes, veux dire: Il ne faux pas comprendre! Restez muselés et misérables!

    (4) Notre Makhzen continue ayant suffisamment d´alliés (Sarkozy, América, Israël, Al Saoud) et en possession de suffisamment de ressources qui lui permettent de peindre son image et préserver son innocence, se faisant voir une belle vierge, chaque fois effarouchée par un mécréant rebelle, il a toujours été au service des ingérences étrangères!

    (5) Après l´échec humanitaire de Gordon Canning, des braves français criaient à la chambre des députés à Paris: nous refusons que la France soit prisonnière de ses accords avec l´Espagne! (6) vous avez encore l´occasion de faire la paix au Maroc! (7) vous serez des criminels si vous ne la faisiez pas, (8) les Zaouïas et les chefs de clans encourageaient leurs fidèles à rejoindre en Harka les envahisseurs, (9) lorsque nos Imjahden se trouvèrent encerclés dans l´enfer de deux puissances européennes. (10) c´est une autre raison qui contraint les impliqués maures à s´acharner et ne pas laisser révéler les secrets de la si fausse et méchante Saga marocaine.

    (11) l´histoire de notre Maroc reste à réécrire. C´est aux compatriotes, libérés de toutes les contraintes imposées par certaines entreprises de le faire. Bon courage!

    Houcine / Austria

  6. Hocine says:

    Dans quel contexte s´est développée la révolution du Rif?

    (1) Le Maroc dans la mire des allemands -, (2) le monde arabe et Ottoman depuis Edward T. Lawrence et Schérif Makka 1916 -, (3) la révolution d´Octobre 1917 -, (4) l´ambiance Méditerranéenne, (5) Syke – Picot et le Moyen Orient -, (5) Saad Zaghlul contre Henry McMahon -, (5) Mohammed Abdelkrim (seul) défiant Alfonso XII

    Vorverhandlungen der Ententemächte

    Die Ententemächte verhandelten bereits während des Ersten Weltkrieges über die Frage, was nach einem Sieg über die Türkei mit den arabischen Gebieten zu geschehen habe, die bis dahin zum Osmanischen Reich gehört hatten. Zwischen Frankreich und Großbritannien wurde das geheime Sykes-Picot-Abkommen ausgehandelt, das für die Mächte zweierlei Territorien vorsah: Einflussgebiete und solche direkter Verwaltung. Für die direkte Verwaltung reservierte sich Großbritannien Palästina und den südlichen Irak, Gebiete, die es bereits militärisch besetzt hatte oder sich zu besetzen anschickte. Für Frankreich waren die Küstengebiete nördlich von Palästina vorgesehen. Als »Einflusszonen« sah das Abkommen für London die südlichen Teile der syrischen Wüste vor, für Paris die nördlichen. Nach der Oktoberrevolution von 1917 schied jedoch das an diesen Gesprächen beteiligte zaristische Russland aus. Weitere Abmachungen schloss die britische Regierung in Kairo mit dem unter osmanischer Oberhoheit stehenden Emir und Scherifen Husain von Mekka ab. Sie wurden in einer Korrespondenz zwischen dem Scherifen und dem britischen Hochkommissar in Ägypten, Sir Henry McMahon, niedergelegt und liefen darauf hinaus, dass dem Scherifen ein »arabisches Reich« für den Fall zugesagt wurde, dass er sich in Mekka gegen die Osmanen erhebe. Eine dritte Abmachung war öffentlich: In einem Brief, den der britische Außenminister Arthur James Balfour 1917 an Lord Rothschild, den Vorsitzenden des zionistischen Kongresses, richtete, wurde den Juden eine »nationale Heimstatt« in Palästina versprochen, wobei die Interessen der einheimischen Bevölkerung nicht geschädigt werden sollten.

    Mandate statt Einflussgebiete

    Nach dem Krieg setzte sich jedoch im Laufe der Friedensverhandlungen anstelle des höchst unbestimmten Begriffs »Einflusszonen« unter der Bezeichnung »Mandat« ein neues Konzept durch: Der neu gegründete Völkerbund sollte auf der Grundlage eines von ihm beaufsichtigten Mandats bestimmte Staaten mit der Verwaltung von Gebieten betrauen, die zur Unabhängigkeit geführt werden sollten. Im Vertrag von San Remo aus dem Jahr 1920 ließ sich Großbritannien Palästina und Irak als Mandate zuteilen, Frankreich Libanon und Syrien.

    Der unerfüllte Vertrag von Sèvres und die enttäuschten Völker

    Der am 10.August 1920 zwischen den Siegermächten des Ersten Weltkriegs und dem Osmanischen Reich abgeschlossene Vertrag von Sèvres sah die Aufteilung Anatoliens vor. In ihm wurden den Armeniern und den Kurden Staaten oder autonome Gebiete in der östlichen Türkei versprochen; gleichzeitig sollten Frankreich im Süden Anatoliens, Griechenland im Westen und Norden und Italien im Südwesten Gebiete erhalten. Es war vorgesehen, die Meerengen zu internationalisieren. Doch der Vertrag von Sèvres konnte nie verwirklicht werden, weil die von dem späteren Atatürk geführte türkische Nationalbewegung, deren Streitkräfte das griechische Expeditionskorps in Anatolien schlugen, ihre Ansprüche auf ein ungeteiltes Anatolien als Gebiet des Nationalstaates Türkei nicht aufgab und durchsetzen konnte. Der Vertrag von Lausanne von 1924 erkannte diese türkischen Ansprüche an.

    Für den Scherifen Husain von Mekka, der 1916, unterstützt von dem legendären Edward Thomas Lawrence und anderen britischen Offizieren, einen »Aufstand in der Wüste« begonnen hatte und dessen Beduinenkämpfer 1918 Damaskus erreichten, blieb in der Friedensregelung nur ein arabisches Reich übrig, das die nördlichen Teile der Arabischen Halbinsel umfasste. Von den gebildeten Arabern der Nachkriegszeit wurde die Aufteilung ihrer Länder als ein Vertragsbruch empfunden. Ein arabisches Reich, das die wichtigsten Zentren arabischen Lebens umfasst hätte, Damaskus, Bagdad und Kairo, kam nicht zustande. Auch die Kurden und die Armenier konnten geltend machen, dass die ihnen gewährten Zusagen gebrochen worden waren. Die Armenier erhielten ein Restarmenien im Kaukasus. Die Kurden erhielten keinen Staat; ihre Wohngebiete wurden aufgeteilt zwischen den Nationalstaaten der Türkei und Iran sowie den Mandatsgebieten Syrien und Irak.

    Die Provinz von Mosul wurde im Mosulvertrag 1925 endgültig dem Irak zugeschlagen. Ankara beanspruchte sie ebenfalls, doch Frankreich stimmte der britischen Lösung zu, nachdem Paris einen Anteil an der Irakischen Erdölgesellschaft erhalten hatte. 1927 wurde auch in Kirkuk Erdöl gefunden.

    Der Widerstand der Kolonialvölker

    Die Zeit nach dem Ersten Weltkrieg zeigte ein steigendes Selbstbewusstsein der arabischen Völker. Der Grundsatz des amerikanischen Präsidenten Thomas Woodrow Wilson, nach dem jedes Volk ein Recht auf seinen eigenen nationalen Staat habe, wurde auch von den unter Kolonialherrschaft lebenden Völkern vernommen.

    Die ägyptische Revolution

    Die ägyptische Revolution zwischen 1919 und 1923 war die erste und zugleich richtungweisende Erhebung im arabischen Raum. Der Rechtsanwalt und frühere Erziehungsminister Saad Saghlul stellte mit seinen politischen Freunden die Forderung auf, Ägypten solle eine Delegation (arabisch »Wafd«) nach Versailles entsenden, um bei den dortigen Friedensverhandlungen als selbstständiger Staat über seine Zukunft zu verhandeln. Die britische Protektionsmacht, ab 1882 in Ägypten, ließ das nicht zu und verbannte Saghlul 1919 nach Malta. Daraufhin brachen schwere Unruhen aus. Nach der Erschießung von fünf Studenten durfte Saghlul unter dem Eindruck des geschlossenen passiven Widerstandes der Ägypter zurückkehren, wurde aber anschließend erneut verbannt, diesmal auf die Seychellen. Neue Unruhen brachen aus und erzwangen seine Rückkehr. Eine ägyptische Delegation konnte nun nach Paris fahren, wo sie wirksame Öffentlichkeitsarbeit leistete. Schließlich entschloss sich der britische Hochkommissar in Kairo, die Unabhängigkeit Ägyptens anzuerkennen, allerdings mit gewichtigen Einschränkungen: Großbritannien behielt sich die Bereiche der Außen-, Verteidigungs- und Empirepolitik sowie des Schutzes der Ausländer und Minderheiten vor. Der Wafd kämpfte jedoch weiter um mehr Unabhängigkeit. Im Januar 1924 fanden Wahlen statt, die von der Wafd-Partei glänzend gewonnen wurden (191 von 211 Sitzen); Saghlul wurde Ministerpräsident. Die spätere Politik in Ägypten gestaltete sich insgesamt als ein Dreiecksringen zwischen dem ägyptischen Hof, der britischen Protektoratsmacht und den Patrioten der Wafd-Partei. Dabei gelang es dem Hof und den Briten oftmals, Splitterparteien vom Wafd abzuspalten und sie an die Regierung zu bringen. 1936 konnten die ägyptischen Nationalisten der Protektionsmacht weitere wichtige Befugnisse abtrotzen: die Aufhebung der Sondergerichtsbarkeit für Ausländer und die Zuständigkeit der ägyptischen Gerichte für alle Bewohner des Landes. Schließlich waren es 1942 die Engländer selbst, die durch einen kalten Staatsstreich den Wafd an die Macht zurückbrachten, da der Hof mit den ihm hörigen Politikern den Achsenmächten zuneigte, die mit ihren Truppen an der Grenze zu Ägypten standen.

    Erste Regungen einer Nationalbewegung in Tunesien und Algerien

    Die Politik der tunesischen Würdenträger gegenüber der französischen Protektoratsmacht zielte darauf ab, die Verfassung des Landes, die schon vor der französischen Zeit vom Bei erlassen worden war, wieder in Kraft treten zu lassen. Sie nannten ihre Partei deshalb »Destour« (»Verfassung«). Der junge Advokat und Journalist Habib Bourguiba spaltete sich von der Destour-Bewegung ab und gründete einen »Néo-Destour«, der mit energischeren Konfrontationsmethoden für die gleichen Ziele eintrat. Die Franzosen verboten beide Parteien und kerkerten ihre Führer ein. Die erste Partei, die für die Unabhängigkeit Algeriens eintrat, der »Étoile nord-africaine« (»Nordafrikanischer Stern«), wurde in Frankreich von Messali Hadj unter eingewanderten algerischen Arbeitern gegründet. Die ursprünglich der Kommunistischen Partei Frankreichs nahe stehende Partei fasste 1936 auch in Algerien selbst Fuß, trennte sich aber von den Kommunisten, da diese ihr Ziel der Unabhängigkeit Algeriens von Frankreich nicht teilten. Aus ihren Aktivisten ging Jahrzehnte später (1954) die Algerische Befreiungsfront (FLN) hervor.

    Aufstand der Rifkabylen in Marokko

    Im spanischen Teil Marokkos, seit 1912 Protektorat, erhob sich Mohammed Abd el-Krim, ein ehemaliger Angestellter der spanischen Kolonialverwaltung, gestützt auf die Stämme des zentralen Rifgebirges. Er schlug die spanische Besatzungsmacht bei Anual 1921 vernichtend und beherrschte das Rifgebiet mehr als fünf Jahre lang. Erst als er versuchte, seine Macht auch auf den französisch besetzten Hauptteil Marokkos auszudehnen, begannen Franzosen und Spanier im Kampf gegen den Aufstand zusammenzuarbeiten. 1926 wurde Abd el-Krim mehrfach geschlagen und musste sich den Franzosen ergeben. Er wurde auf die Insel La Réunion verbannt und starb 1963 in Kairo. Der spätere spanische Diktator, General Francisco Franco Bahamonde, verdankte seinen raschen militärischen Aufstieg seinen Erfolgen als Kommandeur der spanischen Fremdenlegion in den Kämpfen um das Rifgebiet. Kurz nach der Niederlage Abd el-Krims entstanden in den Städten Fès und Rabat die ersten Gruppen von jungen Nationalisten unter Allal al-Fassi und Ahmed Balafrej, die sich 1937 zur Unabhängigkeitspartei »Istiqlâl« zusammenschlossen. Der Kampf um die Unabhängigkeit ging damit von den Gebirgsstämmen auf die städtischen Eliten über.

    Im heutigen Libyen trat der mystische Senussi-Orden den italienischen Kolonialisten entgegen, als diese versuchten, ihre Macht auf die Cyrenaika und ins Innere der Sahara auszudehnen. Er leistete den italienischen Truppen zwischen 1923 und 1931 Widerstand. 1931 wurde sein militärischer Führer Omar al-Mukhtar gefangen genommen und mit seinen Gefährten öffentlich gehängt.

    Kampf um die Einheit und Unabhängigkeit Syriens

    In Syrien vermochten die Franzosen keine Regelung zu finden, die dem Land Ruhe gebracht hätte. Sie schlugen die kleine Truppe Feisals bei Maysalun im Sommer 1920. Um den Widerstand der Bevölkerung leichter zu brechen zu können, teilten die Mandatsbehörden Syrien auf: Sie bildeten zeitweise die Staaten von Damaskus und von Aleppo, den Staat der Drusen, einer aus dem schiitischen Islam der Ismailiten hervorgegangenen Religionsgemeinschaft, und den der Religionspartei der Alawiten (Nusairier) sowie autonome Gebiete in Alexandrette und Deir az-Zor. Diese Staaten wurden zu einer lockeren Föderation zusammengeschlossen. Die syrischen Nationalisten protestierten heftig gegen diese Zerstückelung der uralten Provinz Syrien. 1922 und 1925/26 kam es zu Aufständen der Drusen sowie zu Unruhen in den Städten. Die 1928 angesetzten Wahlen gewannen die Nationalisten vor allem in den Städten. Das erste allsyrische Parlament gab dem Land nun eine Verfassung, die jedoch der französische Hochkommissar verwarf (1928). Nach der Auflösung des Parlaments kurz danach setzte die Mandatsmacht eine eigene Verfassung für Syrien durch (1930). Im Januar 1936 begann ein Generalstreik, der von blutigen Unruhen begleitet war. Im September 1936 handelten die syrischen Politiker und der Hochkommissar einen syrisch-französischen Staatsvertrag aus, der Syrien nominell die Unabhängigkeit gewährte, jedoch vom französischen Parlament verworfen wurde.

    Die Türkei beanspruchte das teilweise von Türken bewohnte Gebiet von Alexandrette. Nach einem bitteren politischen Ringen sorgten die Mandatsbehörden dafür, dass der türkische Bevölkerungsteil ein Plebiszit gewann. In der Folge traten sie 1939 noch vor Beginn des Zweiten Weltkriegs dieses Gebiet an die Türkei ab, um zu erreichen, dass die Türkei im bevorstehenden Krieg neutral bleibe. Die Syrer betrachten bis heute Alexandrette als einen Teil ihres Landes. In der Zwischenzeit war es 1937 zu neuen Unruhen und 1939 zu einem Aufstand im Drusengebiet (Djebel Drus), südlich von Damaskus, gekommen.

    Libanon als »Staat der arabischen Christen«, Transjordanien als Pufferstaat

    Das libanesische Staatsgebiet wurde von Frankreich so aus Syrien herausgeschnitten, dass die dort wohnenden Christen eine Mehrheit von 51 Prozent gegenüber den Muslimen bildeten. Um dies zu erreichen, wurden seit alters zu Syrien gehörige Gebiete wie Baalbek und Tripolis dem Libanon zugeteilt. Gestützt auf die knappe Mehrheit der Christen, besonders die Gemeinschaft der Maroniten, konnte die Mandatsmacht in Libanon ein stabiles Regiment führen und ein Parlament einrichten, in dem die verschiedenen Religionsgemeinschaften proportional vertreten waren.

    Das Gebiet von Transjordanien wurde 1921 von Winston Churchill, damals britischer Staatsekretär für die Kolonien, auf einer Konferenz in Kairo »erfunden«. Abd Allah ibn al-Husain, einer der Söhne des Scherifen Husain von Mekka, war mit einigen Hundert Stammeskriegern nach Amman gezogen, um den Kräften seines Bruders Feisal, die damals in Damaskus eine provisorische Regierung gebildet hatten, zu Hilfe zu kommen. Doch Feisal musste nach seiner Niederlage gegen die Franzosen mit seinen Anhängern Damaskus räumen. Sein Bruder Abd Allah blieb jedoch mit seinen Beduinenkräften in Amman stehen. Churchill schlug ihm vor, Emir, arabisch »Befehlshaber«, von »Transjordanien« zu werden und unter englischer Protektion die Sicherheit seiner beiden Nachbarn, die Syriens und Palästinas, zu gewährleisten. Transjordanien, später Jordanien, wurde ein zunächst von Großbritannien, später den USA und den arabischen Erdölstaaten subventionierter Pufferstaat, der die Sicherheit der längsten Grenze Palästinas, heute Israels, garantierte.

    Aufstand im Zweistromland

    Im Irak kam es zu einem gewaltsamen Aufstand gegen die britische Mandatsmacht, der vom 30.Juni 1920 bis zum Oktober desselben Jahres dauerte und erst von der britischen Armee nach bedeutenden Verlusten an Mannschaften und Gütern niedergeschlagen werden konnte. Großbritannien ließ daraufhin ein Plebiszit durchführen, kraft dessen Feisal, der Sohn des Scherifen Husain, zum König des Iraks gewählt wurde. Doch London behielt sich die Außen- und Verteidigungspolitik vor. 1932 wurde der Irak für unabhängig erklärt und erhielt sogar einen Sitz im Völkerbund, doch das Land blieb durch einen neuen Staatsvertrag an Großbritannien gebunden. Britische Truppen, besonders die Luftwaffe, blieben auf irakischen Basen stationiert. Von 1936 an begannen irakische Offiziere durch Staatsstreiche in die Politik einzugreifen.

    Die Arabische Halbinsel

    Das Innere der Arabischen Halbinsel und der nördliche Jemen wurden nicht kolonialisiert. Der arabische Herrscher Abd al-Asis Ibn Saud schlug vom Inneren der Halbinsel aus 1925 den Scherifen Husain von Mekka mithilfe seiner wahhabitischen Stammeskrieger, Angehörigen einer puritanischen Religionsrichtung und sesshaft gewordenen Beduinen. Er konnte so die nördliche Hälfte der ganzen Halbinsel unter seiner Herrschaft vereinen, während im Jemen der Imam Jahja seit dem Abzug der Türken (1918) und trotz eines verlorenen Krieges gegen Saudi-Arabien von 1934 bis nach dem Zweiten Weltkrieg als absoluter Herrscher an der Macht blieb.

    Am südlichen Rande der Halbinsel hielten die Engländer von Aden die Hafenstadt selbst war eine Kolonie bis nach Kuwait zahlreiche durch Verträge und Unterstützungsleistungen an sie gebundene Kleinherrschaften aufrecht. Dies geschah, um anderen Mächten eine politische oder militärische Präsenz auf dem Verbindungsweg nach Indien zu verweigern. Auf den Inseln von Bahrain, einem dieser Territorien, wurde 1932 Erdöl gefunden. Nach dem Zweiten Weltkrieg sollte in fast allen anderen Kleinstaaten und Scheichtümern am Persischen Golf ebenfalls Öl gefunden werden.

    Gesellschaftliche Veränderungen

    In allen Kolonialländern der arabischen Zone bewirkten die kolonialen Verwaltungen erhebliche gesellschaftliche Veränderungen. Große Teile der Bevölkerung, vor allem der männlichen, erhielten eine Schulbildung europäischen Stils. Die Kolonialherren legten Straßen, Eisenbahnlinien und Häfen an, setzten Bewässerungsarbeiten am Nil fort und begannen sie an Tigris und Euphrat. In allen Kolonialgebieten wuchsen neben den Städten der Einheimischen »europäische« Städte empor. Erst nach der Unabhängigkeit begannen die einheimischen Mittelschichten in diese neuen Städte zu ziehen. Das traditionelle Handwerk litt unter der Konkurrenz der europäischen Industrieprodukte und kam weitgehend zum Erliegen. Die Landwirtschaft wurde auf Exportprodukte, besonders Baumwolle und Hartweizen, umgestellt. Erdöl wurde im Irak (Mosul, Kirkuk) und in Persien (Takht-e Solaiman) gefördert; die ersten Rohrleitungen, die Kirkuk durch die Syrische Wüste hindurch mit den Häfen Haifa und Tripolis verbanden, wurden in den 1930er-Jahren gelegt. Der technologische und wirtschaftliche Fortschritt kam in erster Linie den kolonialen Beamten, Siedlern, Unternehmern und, finanziell, den europäischen Metropolen zugute. Doch entstanden allmählich auch unter den einheimischen Bevölkerungen neue, in den westlichen Wissenszweigen ausgebildete Mittelschichten.

    Remerciant votre Journal qui m´a permis de parler des miens!

    Houcine / Austria

  7. hmida says:

    @ Hossine et Ibn Al Wassat

    Par cette série de billets, j’ai tenté – très modestement et avec beaucoup de lacunes – de retracer ce que fut la vie de Mohamed ben Abdelkrim KHATTABI.

    Je sais qu’un certain nombre de jeunes passent par mon espace. Si j’ai pu leur donner envie d’en savoir plus sur cet homme, je crois que mon rôle de “bloggueur citoyen” aura été atteint!

    Pour ce qui est des commentaires, je dois avouer que je m’attendais à plus d’intervenants.

    Est-ce mieux ainsi? Je le crois en fin de compte. Les dérapages auraient pu se produire, alors que le sujet doit être abordé avec sérénité et sagesse.

  8. Hocine says:

    Monsieur Hmida!

    Je vous remercie infiniment! vous avez proposé un des sujets les plus interessants à aborder.

    Souhaitant voir notre chère patrie á la hauteur des défis imposés par un monde qui ne pardonne rien, ces thémes sont des examens qui déterminent le degré de conscience des marocains en quete de conquerir les espaces jadis résérvés à une élite qui ne fait rien.

    Parler de nos victimes est une obligation humaine qui ne ferait que créer plus de liens entre nous, afin de faire triompher la démocratie et la liberté au Maroc

    Encore une fois: Bravo Monsieur Hmida!

  9. Hocine says:

    Corriger!

    Au lieu de XII, il s´agit de M. Abdlkrim, défiant les généraux d´Alfonso XIII-

    Merci

  10. hmida says:

    @ houssine

    Je ne considère pas Mohamed Ben Abdelkkrim Khattabi comme une victime, mais comme un homme qui fait partie de l’histoire de notre pays, de notre peuple!

  11. Simpldespry says:

    Je me suis toujours intéressé à El Khattabi, ainsi que d’autre icones de l’histoire marocaine, mais ce n’est pas faute de chercher et de lire, mais c’est que ce personnage est tellement entouré de mystères que je me trouvé tout de suite découragé de continuer mes investigations.. de surcroit, le peu de sources qui existent divergent jusqu’à se contredire.. Résultat, je me trouve toujours profane en la matière incapable de faire le tri entre les bonnes informations et les mauvaises
    Je suis d’accord avec Ibn El Wassat lorsqu’il déplore que l’intéressé lui même n’a pas jugé utile d’écrire pour nous renseigner sur son parcours

  12. Hocine says:

    Monsieur Simpldespry

    M Abdelkrim Al Khattabi, son Œuvre est déjà écrite avec beaucoup de sang, entre Al Hoceima, Tétouan, Fès, Taza et Oujda. Les chapitres et paragraphes de son grand volume, ils sont déjà énoncés par Monsieur Hmida et amplement commentés selon les arguments déjà cités. Quant à ses mémoires en Exil, dû à plusieurs raisons que je voudrais énumérer, elles ne sont pas encore publiées.

    1) Étant Mohammed ben Abdelkrim un nationaliste qui avait sacrifié sa famille et tout le Rif pour l´indépendance du Maroc et les causes arabo musulmanes, en qualité de visionnaire et humaniste, vues les circonstances qui continuent à déchirer la rive »Méditerranée Sud« et particulièrement le »conflit algéro marocain«, encore alimenté par les doués héritiers de l´ère coloniale, ses mémoires ne doivent pas se soumettre à lumière des lecteurs, avant le retour de sa dépouille, ne s´effectuant que lorsque le Maroc est vraiment une démocratie. 2) Les héritiers des familles des colons qui gèrent les affaires du Maroc depuis l´ouverture du comptoir d´Essaouira, ils s´opposent à la démocratisation de notre pays et au retour d´un mythe qui a marqué son temps. 3) Les gens d´Essaouira sont devenus citoyens de Fès! 4) Ne considérant que leur importance au sein des respectifs gouvernements, toujours en main de l´Istiqlal, ils n´oseraient jamais se confronter aux conséquences des événements du Rif et ceux de l´armée de libération, commençant par »Abbas Lamsa3di«, »Cheikh Al Arabe« et d´autres martyres. 5) Sur l´autre rive méditerranéenne, nous avons été spectateurs contemplant la si joyeuse visite de Zarkosy au Maroc, coïncident avec Juan Carlos à Melilla et à Ceuta, sans rien soupçonner! La rivalité d´hier, en dépit de l´alliance qui a suffoqué le combat anticolonial, ses acteurs n´ont pas encore réglé tous leurs différends. 6) Malgré les risque au Rif, plusieurs identités financières ont été impliquées, car la proximité des belles ressources aux centres industriels, a animé les financiers et industriels à signer les contrats d´exploitation!

    7) Lyautey pendant ses services en Algérie, il avait maintenu des contactes avec les rifains, à travers Bekkouya Al Allouche ben Haddou et Daniel Bournacé – Say. En Novembre 1921, les deux côtés furent intéressés à maintenir de bonnes relations. Les rifains furent autorisés à s´approvisionner aux Souks du protectorat. Le général Hubert à Taza, voulait même créer une douane commune! En Janvier 1922, Daniel Bournacé – Say s´occupa du voyage de la délégation rifaine vers Paris, reçue chaleureusement par Le Tallier, Henry Taillis et Colonel Huot. Le 22 Avril un mirobolant contrat minier fut signé et l´ingénieur P. Robert ne trouva que sa splendide occasion, promettant de très jolis avantages aux investisseurs gaulois. Au mois d´Avril 1923, M´hammed Abdelkrim avait eu un entretien extraordinaire avec Poincaré et quelque jours plus tard, un prêt de 300.000 livres fut accordé et assuré par Percy Gardiner, allant permettre aux rifains de s´approvisionner et satisfaire leur demande. La banque Guët se chargea à monter l´emprunt et inviter les investisseurs à exploiter le Rif, regorgeant d´or et autres mines. De la formation des pilotes Imjahden et l´équipement en avions, Paris chargea Abbad. Dû à cet événement diplomatique, à travers leurs agents Giovanni Benedetti et Arthur Marthyns, les italiens et les anglais tentèrent d´offrir un autre menu.

    8) La bibliothécaire Gertrude – propriétaire d´une libraire à Tanger -, son mary John Arnal, dans son aventure, il se trouva capturé par les Guesennaia! Connues ses convictions, Mohamed Abdelkrim exigea sa libération. Cet aventurier va conduire une autre délégation vers Cardiff, sans pouvoir convaincre Chamberlain à la recevoir. Mais John Arnal avait quand même obtenu du capitaine Kenvorthy de faire parler de la cause du Rif à la chambre des communes et dénoncer la vente des avions par le gouvernement de Sa Majesté aux espagnols. Malgré cet échec, la délégation rifaine avait réussit à se faire entendre par la communauté musulmane en Grande Bretagne et surtout le journaliste syrien Chakib Arsalan. De passage en France, Quinoncès de Léon, ambassadeur d´Espagne à Paris, pour se venger, il accusa un membre de cette délégation d´avoir enlever une citoyenne espagnole, sollicitant empêcher le retour de ce qu´il appelait les rebelles! Le gouvernement français refusa de prendre au sérieux les allégations de Madrid qui continua d´accuser son voisin du Nord, jusqu´à le considérer comme ennemi complice du Rif! En contre partie, les francais continuèrent s´agaçant du soutien ibérique à Abdelmalek et au petit fils d´Abdelkader, financés et soutenus par l´Espagne dans leur rôle animant des tribus à désobéir l´administration française au Maroc.

    9) Côté Allemand: à Barcelone, germanophones espagnols et agents allemands avaient converti Casa Implex en Centre de propagande contre la France, allant jusqu´à organiser la contrebande d´armes vers Abdelmalek et le petit fils de l´Amir Abdelkader. La Maison Implex fut une succursale dirigée par Marwick, au service de Mannesmann.

    10) Concernent les motifs qui ont fait échouer la bonne relation entre Paris et Ajdir, malgré les 60 % de bénéfices accordés aux fournisseurs des crédits et comment deux gouvernements ennemis ont-ils trouvé la formule leur engageant contre Abdelkrim, ils sont les seuls secrets qui restent à définir?

    Houcine / Austria

  13. Aïsha Q. says:

    Un ouvrage explosif de Bantam Books “Cannabis” – London ,2003.

    L’auteur en allant chercher dans les archives de l’ONU révèle le rôle de l’Espagne et de l’Egypte dans la révolte du Rif, les liens entre Franco et Abdelkrim Khattabi … et le rôle des narcotiques.