Après une quarantaine  de pages, j’ai failli renoncer à la lecture du dernier livre de Mohamed NEDALI.

La foultitude de personnages m’a donné le tournis et je ne voyais pas très bien comment l’auteur allait nous mener à « LA MAISON DE CICINE » qui donne son nom au  roman paru chez  les éditions LE FENNEC en février 2010.

C’est alors qu’une critique  dans notre LIBERATION national m’est alors revenue à l’esprit,  où il était question  de plagiat de la part de Nedali, de recours à des lieux communs ou encore  à diverses erreurs syntaxiques et même socialogiques. Bref, le journaliste démolissait méthodiquement le livre.

Fervent admirateur de Mohamed NEDALI, je me suis dit qu’il fallait absolument que je termine ma lecture pour m’en faire une idée circonstanciée.

Une fois ma lecture relancée, la suite du roman m’a emballé !

Certains passages comme les pages sur la catastrophe qui a ravagé la vallée de  l’Ourika en 1995,  la mise en place par le gourou islamiste de son pouvoir sur les habitants de la « maison de Cicine » sont d’un réalisme digne des grands écrivains.

On a reproché à Mohamed Nedali d’avoir plagié « L’immeuble Yacoubian » de l’égyptien Alaa Al-Asawani. Il se trouve que l’Egypte n’a malheureusement pas le monopole des maisons, prévues pour une famille, et qui en abritent des dizaines. Toutes les médinas du Maroc connaissent ce phénomène que notre auteur décrit avec un réalisme et une acuité remarquables.

On a reproché à Mohamed Nedali d’avoir puisé chez Yasmina Khadra  l’inspiration de la fin de son roman. Des islamistes agressant de simples citoyens, au couteau, au feu ou par d’autres moyens,   pour la simple raison qu’ils les considèrent comme impies ne relève pas de l’exception, nous le savons tous et Nedali l’écrit !

On a  reproché à Mohamed Nedali son misérabilisme parce qu’il met en scène des petites gens, qui vivent comme le petit peuple, qui parlent comme les gens de la rue. Il est vrai que certains passages, une fois ramenés à l’arabe, peuvent choquer. Mais pourquoi nous voiler la face : le parler populaire marocain est cru. Le refuser c’est refuser hypocritement  la réalité.

« La maison de Cicine » n’est peut-être pas le meilleur roman de Mohamed Nedali. Quelques longueurs l’alourdissent inutilement tout comme la pléthore de personnages. Mais cette œuvre s’inscrit parfaitement dans le style réaliste de l’auteur et dans sa démarche romanesque.

Ce roman n’est surement pas destiné à des lecteurs en mal d’exotisme, mais à des marocains qui connaissent bien le Maroc et les marocains, avec leurs défauts, leurs aspirations, leurs problèmes et leur génie propre.

Mohamed Nedali continue à exercer son métier de professeur dans un village de l’Atlas : il aurait pu choisir, comme tant d’autres, d’autres cieux plus accueillants à la « littérature exotique ».

LA MAISON DE CICINE est à  lire ! Oui, à lire !

42 Comments on Mohamed NEDALI, romancier du petit peuple de chez nous

  1. aïsha q. says:

    ça faut chaud au coeur d’avoir un prosseur de l’Atlas fabriqué dans ce moule-là, moi qui déséspérait de l’enseignement national!!!
    J’espère qu’il met autant de coeur dans ses livres que dans ses cours et qu’ils inspirera quelques vocations…

  2. Bonjour hmida,
    je suis retraité et ton “blog” me permet de varier les “plaisirs”…
    Autrement dit, comme “j’ai le temps”, “j’écoute” un peu ce que tu veux dire et ne me prive pas de certains “commentaires” (le mot est un peu fort j’en conviens).
    Sur ton conseil, je passe parfois aussi au “jardin des mots”…
    En parlant de mots, je suis plus qu’étonné de te voir user du mot “islamiste” lancé, alimenté ,entretenu, répandu et soutenu par l’impérialo-sionisme, le pire ennemi de l’Islaam.
    Tu vois, je ne me prive pas de certains “commentaires”…

  3. hmida says:

    @ aisha .

    J’aurais tant voulu avoir ton appréciation sur les livres de Nidali! Par certains aspects – je dis bien “certains” – il me rappelle d’autres romans d’authentiques écrivains nationaux : je pense à tout hasard à “LES ENFANTS DE LA CHAOUIA”.

    @ Le pédagogue

    J’utilise le vocable “islamiste” intentionnellement : jamais je n’aurai utilisé le mot “musulman” pour parler de ce genre de personnes, qui utilisent la mauvaise foi (sans jeu de mot) et la force pour faire passer la parole d’Allah, revue et corrigée à leur manière!

    Par ailleurs, abandonnons si tu le veux cette théorie du complot de “l’impérialo-sionisme, le pire ennemi de l’Islam.”

    Certains de nos congénères et coreligionnaires suffisent largement à faire plus de mal à la Oumma que tous les impérialo-sionistes réunis!

    P.S. ; merci au passage pour tes gentils mots! cela me conforte pour continuer.

  4. A hmida:
    Il n’ya hélas pas de “théorie de complot”: c’est la réalité réelle.
    En effet, les serviteurs de l’impérialo-sionisme à travers le monde font beaucoup de mal aux croyants et aux croyantes.
    Bon courage.

  5. amiriman says:

    @hmida
    je partage l’opinion du pédagogue, malgrè la différente apparente de nos convictions.pourquoi faire recour à cette appellation de “théorie des complots” comme si ce monde est dominé par des anges? la pédagogue a parfaitement raison. je trouve cher concitoyen que tu fais de l’amalgamme avec une mauvaise fois.dommage pour quelqu’un qui prétend clarifier les choses comme toi.

  6. Youness says:

    Je vous félicite pour votre passion littéraire et du partage que vous en faite.

    Je vois que vous vous intéressez surtout à la création locale et j’espère que vous traiteriez également d’œuvres universelles.

    Permettez-moi de partager avec vous cette définition de Kundera sur le Roman :

    Roman. La grande forme de la prose où l’auteur, à travers des ego expérimentaux (personnages), examine jusqu’au bout quelques thèmes de l’existence. Le romancier est donc un découvreur qui, inlassablement, cherche dans la forme qu’il poursuit, à dévoiler les énigmes, les mystères, les ambiguïtés de l’âme humaine à travers des possibilités fictionnelles (existentielles). Il n’examine pas la réalité, mais l’existence. Il est à la recherche de l’énigme du moi (oui, à nous faire réfléchir, à nous faire comprendre et à nous faire considérer les autres et le monde avec plus d’humilité). Sa “philosophie” est celle du doute et de l’incertitude (“Le bonheur, c’est le doute” a dit un jour le photographe Henri Cartier Bresson). Kundera parle à cet égard de sagesse du roman, sagesse empreinte d’humour et d’ironie, deux éléments consubstantiels au roman.

    “Le roman n’est pas une confession de l’auteur, mais une exploration de ce qu’est la vie humaine dans le piège qu’est devenu le monde”

    Le roman est capable d’embrasser et de concilier toutes les formes de la connaissance (la philosophie, la sociologie, la psychanalyse, l’histoire des idées…) et de la créativité artistique que l’homme a pu inventées (l’art lui-même et son histoire, donc, le roman aussi) et de les intégrer à sa forme propre sans cesse en élaboration et en mutation.

  7. nul_a_chier says:

    hummmm, hmida_younes_ibnalwassat …. se rendent service. Tu triches à fond. Si tu étais passionné par la literature, tu aurais fait preuve d’integrité, et cela se verrait dans tes écits : c’est nul à chier. Je n’ai jamais lu un truc à toi, je regarde les commentaires. Il faut être idiot de chercher la culture chez quelqu’un qui lui même en manque. Il faut aussi aimer perdre son temps que te lire. Tu t’ennuis, tu blogs et tu rêves d’en tirer profit localement. C’est qu’au Maroc Monsieur, c’est facile de se prendre pour un as, l’ignorance aidant, ils penseront que tu es un géni qui remet le monde gaouiri à sa place. Continu de tricher.

  8. hmida says:

    @ amiriman

    Ce n\’est pas moi qui ait recours à la théorie du complot : je le récuse au contraire, je la rejette!

    J\’ai bien écrit : \”abandonnons si tu le veux cette théorie du complot\”!

    Le monde n\’est pas dominé par les anges et les démons existent partout, même par nous : il nous faut avoir le courage de le reconnaitre, et de ne pas toujours rendre les autres coupables de ce qui nous arrive!

    Crois-tu vraiment que ce soit faire un quelconque amalgame que de commencer par reconnaitre ses propres tares et celles de la société où l\’on vit?

  9. hmida says:

    @ Younes

    Ma passion est beaucoup plus modeste, elle porte sur la lecture en général. Elle n’est pas forcément “littéraire”.

    En effet, j’aime les livres et avec mon expérience du bloging, j’ai appris partager cet amour en parlant des livres qui m’ont interpellé, de façon positive ou négative d’ailleurs.

    Ce partage s’est avéré porteur d’une sérénité que je n’ai pas trouvé dans le partage d’autres passions, qui aboutissaient immanquablement sur des débats stériles quand ils n’étaient pas haineux!

  10. aïsha q. says:

    Hmida, honnêtement je ne l’ai pas lu bien que j’en ai entendu que du bien ; je sens que je ne vais pas tarder à m’atteler à l’ouvrage…
    J’ai beaucoup plus de sympathie pour les auteurs qui se frottent au “menu peuple” que pour les nombrilistes élitistes qui caressent les fantamses occidentaux dans le sens du poil ou qui, encore pire, s’essaient au genre populaire ou en vogue (genres bidonvilles de sidi Moumen) par opportunisme sans y rien connaître ni de près ni de loin….

  11. Othmane says:

    @hmida: “J’utilise le vocable “islamiste” intentionnellement : jamais je n’aurai utilisé le mot “musulman” pour parler de ce genre de personnes, qui utilisent la mauvaise foi (sans jeu de mot) et la force pour faire passer la parole d’Allah”

    L’etat qui interdit de manger durant le Ramadan en publique fait partie de ces gens qui utilisent la force?

  12. hiba says:

    @othman: Faut voir comment les marocains musulmans traitent les homosexuels…

    http://www.youtube.com/watch?v....._embedded#!

    C’est une culture bien pourrie et medievale que hmida le makhzeniste tente de maquiller!

  13. Mounir says:

    Ton billet et les contradictions des commentaires donnent envie de lire le bouquin

  14. Salvadorali says:

    ave hmida, ceux qui aiment à débattre sans avoir à se battre te saluent ;-)

    tu as raison et dostoïevski aussi, les “démons” sont en nous, collectivement comme gustave le bon l’avait démontré en son temps au sujet des foules et individuellement comme y réussit parfaitement l’art du roman.

    d’ailleurs “les Possédés” (F. Dostoivski) est vraiment une excellente modélisation de ce que
    1/ toute idéologie n’est qu’une forme de possession dont les idéologues finissent par devenir les propres démons
    2/ un romancier peut se contenter de laisser s’exprimer ses personnages pour ne pas craindre d’interférer avec eux…
    3/ les écrivains russes sont irremplaçables, pas vrai ?

    impressionnante en tous cas la manière avec laquelle kundera s’est imposé comme le théoricien ultime pour ne pas dire supreme de l’art du roman ! ce qui ne l’a forcément pas empêché de la ramener de temps en temps avec ds appréciations trop subjectives pour ne pas le disqualifier un peu :-) notamment lorsqu’avec la plus grande complaisance il fait de cervantès l’inventeur du roman moderne alors que ce diable d’espagnol n’en a été que disons le génial compilateur…

    mais à part ça merci kundera pour “la valse aux adieux” !

  15. hmida says:

    @ Othmane

    L’état n’a jamais utilisé la force pour empêcher les gens de manger durant le ramadan, malgré les affirmations de quelques farfelus du MALI (le faux M.A.LI. pas le pays bien sûr) en mal de publicité!

    L’état a pour rôle d’empêcher les troubles à l’ordre public, ce qui est tout autre chose!

    @ hiba

    Je te répondrai quand je saurai ce que “makhzaniste” signifie!

  16. hmida says:

    @ salvadorali

    Je tiens à t’avouer ma presque totale ignorance de la littérature russe du XIXème : je n’ai jamais pu aller au bout d’un roman de Dostoïevski ou de Tolstoï.

    Seul m’a séduit le théâtre de Tchekhov!

    Je ne peux donc pas m’engager dans un débat avec toi à ce sujet! Dommage!

  17. Salvadorali says:

    @ hmida

    ah déjà tchekov c’est pas rien, rien que par exemple sa “dame au petit chien”, dont un réalisateur avait tiré en 86 un film assez exceptionnel, “les yeux noirs”, qui avait valu un césar de la meilleure interprétation je crois à mastroianni… un film à voir absolument !

    mais pour combler tes lacunes en littérature russe, je te conseille en très particulier “la sonate à kreutzer” de léon tolstoï, qui heureusement ne mesure pas des centaines de kilomètres de lecture et qui est en fait une longue nouvelle sur le thème de l’expression des états psychologiques intérieurs au sein d’une dramaturgie romanesque de type classique. bref, à la fois un exercice de style comme dit youness de kundera et une distraction romanesque de haute qualité.
    ça devrait te plaire, je crois :-)

  18. A tous et à toutes:
    Nous oublions un peu Mohammad Nedali et son approche du “peuple” (je ne dis pas “petit peuple”…Pourquoi petit? Les colonialistes avaient un journal qui avait pour titre “le petit marocain”, une insulte aux populations et à leur Résistance contre l’oppression).
    Il est vrai que nous sommes mieux “outillés” pour parler de Tolstoï ou Kundera que de Chraïbi ou de Nedali.
    Et “hmida” nous le dit à sa manière.
    J’espère qu’il va continuer ainsi.

  19. hmida says:

    @ Le pédagogue

    Quand je parle de “petit peuple marocain”, crois-moi que avec une infinie tendresse et un profond respect!

    A cet égard, je te renvoie à mes posts suivants qui font l’éloge de ce “petit peuple” justement :

    http://www.citoyenhmida.org/av.....de-lannee/

    http://www.citoyenhmida.org/bo.....de-lannee/

    Tu pourras également mesurer ce qui me sépare des “marocains d’en haut” en lisant ce billet :

    http://www.citoyenhmida.org/ka.....de-lannee/

  20. Salvadorali says:

    merci pédagogue, tu remplis bien là ton titre et ta fonction ;-)

    rappelons donc que mohamed nedali a été “révélé” par la presse quotidienne, en l’occurrence l’économiste qui le premier l’a publié en feuilleton. merci l’économiste !

    mais il y a au maroc un autre driss chraibi dont quasiment personne ne parle plus depuis un moment, alors qu’il a publié un roman assez magistral vu qu’il s’agissait d’un excellent premier roman, genre coup d’essai-coup de maitre… ah, il faut préciser que ce driss chraibi-là a publié son premier roman donc sous le pseudonyme de Driss C Jaydane, pour la raison que les éditions du Seuil, qui ont accepté de publier son “Le jour venu” ont estimé qu’ils ne pouvaient tout de même pas lancer homonymement un deuxième “Driss Chraïbi” !

    quoi qu’il en soit, “le jour venu” de ce driss C jaydane est un petit chef d’oeuvre de vraie littérature. notamment parce qu’il porte sur “le peuple” un regard à la fois chaleureux et distant, humain et romancé, politique et artistique en dernier ressort. mais ses tableaux du maroc contemporain sont analytiquement justes, au point qu’on a souvent l’impression d’un deuxième “passé simple”, notamment par certains schémas de mise en scène et de confrontation de “classes”.

  21. chaouki says:

    Fait numéro 1: L’état marocain utilise la force pour punir les citoyens/sujets qu’il considère “musulmans” (au faciès, au nom, ou a autre chose, on se demande…) qui boivent ou mangent en publique durant le Ramadan.

    Fait numéro 2: L’excuse du trouble à l’ordre public n’est qu’une justification sordide et fausse car ni les marocains juifs (allez savoir comment le makhzen les cataloguent comme tel) ni les étrangers ne sont pas punis par cette loi. Un comportement qui troublerais l’ordre public est pénalisé pour l’ensemble des personnes présentes sur un territoire et ne peux discriminer sur une base de nationalité ou d’ascendance.

    Fait numéro 3: En ce qui concerne la liberté de se nourrir en publique, les marocains se retrouvent donc avec moins de droits dans leur propre pays que les étrangers au Maroc. Ou que les marocains ailleurs qu’au Maroc.

    Fait numéro 4: Les marocains qui revendiquent le droit de manger en publique ne se limitent évidemment pas au MALI. Plusieurs membres dirigeants de partis politiques marocains supportent cette cause, ainsi que la majorité des ONG non-islamiques.

    Fait numéro 5: Les militants des droits de l’homme militent souvent pour d’autres raisons que d’être “en mal de publicité”!

  22. hmida says:

    @ chouaki

    Tu te trompes d’endroit et de moment pour défendre tes dé-jeuneurs: je te signale que personnellement je me fous royalement qu’ils jeunent ou qu’ils déjeunent, ils peuvent même dé-jeuner!

    Mais s’ils troublent la paix sociale, ils méritent ce que la loi prévoit!

    Point final à ce débat, du moins ici!

  23. A hmida:
    Merci pour les “liens” que je ne vais pas manquer de visiter ine cha Allaah.
    Tu sais bien que je ne doute pas de la tendresse et du respect que tu peux avoir pour des personnes à travers ta lecture de Mohammad Nedali.

    A salvdorali:
    J’apprécie ta manière de participer aux “commentaires” à partir de la présentation et des réactions de hmida.
    Je tenais à te le dire parce que j’espère continuer à en profiter.

  24. chaouki says:

    @hmida: “Mais s’ils troublent la paix sociale, ils méritent ce que la loi prévoit!”

    Quelle paix sociale est troublée par un Mohamed mais pas par un Haroun? Par une personne au passeport vert mais pas par une autre au passeport rouge?

    Tu ne réfléchis même pas. Tu est en mode auto-pilot et tu régurgites ce qu’on t’a inculqué.

    Je ne pense pas que tu crois sincèrement que des gens méritent d’être en prison pour avoir manger un sandwich.

  25. belkass says:

    salam

    pourkoi cette haine de l’islam??? pourkoi ce blog permet de salir l’image de l’image avec des mensonges??? nul ne peut permettre ce que ALLAH a interdit. donc le maroc ne peut pas permettre de manger en public parce que c contre l’islam pas des mensonges comme la paix sociale sinon pourkoi on permet aux non-musulmans de manger sans probleme dans la rue durant le mois sacre de RAMADAN. c parce ke l’islam est tolerant et la meilleur religion au monde mais il faut pas exagerer et demander la liberte de religion. un musulman de naissance reste un musulman toute sa vie, meme si le chaytan lui mange la tete.

    ceux ki n’aime pas le maroc comme il est ils peuvent aller ailleurs personne ne les empeche mais le maroc est un pays MUSULMAN et le restera jusqu’au yawm alkiyama inchaallah.

  26. A tous et à toutes:

    Le travail de Nedali se rapporte bien entendu à des questions concernant les croyants et les croyantes.
    Ces questions, volontairement ou pas, se manifestent dans ce « blog » et dénotent d’une méconnaissance de l’Islaam.
    Je vais essayer d’apporter des éclaircissements qui peuvent contribuer à mieux saisir l’approche de Nedali.
    Le Message d’Allaah depuis Adame (Adam) jusqu’à Mohammad sur eux la bénédiction et la paix, Est Un.
    C’est le même Message.
    Il concerne les Univers.
    S’agissant de l’humanité, puisque c’est ce qui nous intéresse ici, les Prophètes et les Messagers sur eux la bénédiction et la paix ont tous été chargés de transmettre ce qui leur a été révélé par Allaah.
    La multiplicité des Révélations se rapporte aux diverses étapes du Message et met en relief son Essence qui est l’Adoration d’Allaah (Al’ibaada) par delà les rives du temps et de l’espace.
    L’Islam (qui consiste à Adorer Allaah, comme Allaah le demande) n’est pas né à l’époque où Mohammad sur lui la bénédiction et la paix a commencé sa Mission de Messager et de Prophète sur lui la bénédiction et la paix.
    Dans Alqoraane (Le Coran) qui est la synthèse, la continuation et le parachèvement du Message, Allaah fait appel à notre Raison et nous invite à nous remémorer pour saisir le Sens et approfondir le Lien.
    « Et rappelle car le rappel sert les croyants. »
    Allaah nous invite à nous remémorer.
    Se remémorer, c’est aussi être à l’écoute.
    L’écoute pour apprendre, réapprendre, chercher, s’interroger, réfléchir, voir, analyser, comprendre, élaborer, choisir, agir.
    Adaame a été le premier Envoyé, et Mohammad le dernier, sur eux la bénédiction et la paix.
    Celui qui veut croire croit, et celui qui ne veut pas croire ne croit pas.
    Chacun est libre de son choix et en assume les conséquences.
    C’est dire que l’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de secte, de classe sociale, de famille, de sexe, de langue, de parti politique, de nationalité, de pays ou d’État.
    Il n’y a pas de contrainte en Islaam (laa ikraaha fi ddine).
    Le Message permet à ceux et à celles qui ont choisi de croire de saisir, d’approfondir le Sens, de tisser, de renforcer le Lien.
    Partout, Allaah a mis des Signes (aayaate) pour celui qui raisonne et pour celle qui raisonne.
    Il éduque les croyants et les croyantes pour les sortir des ténèbres à la Lumière.
    Les êtres naissent croyants.
    Des changements interviennent tout au long de l’existence ici-bas.
    Les uns, par exemple, gardent cette Croyance, les autres la perdent, et certains, selon des modalités différentes, des cheminements divers et des voies multiples y retournent.
    Je témoigne qu’il n’y a de Ilahqu’Allah et je témoigne que Mohammad est le Messager d’Allah.
    Ce Témoignage universel, proclamé, renouvelé et transmis, avec ce qui s’en suit, à travers le temps et l’espace, par les croyants et les croyantes, ne cessera pas d’alimenter les Mondes.
    Dans leur parcours ici-bas, des hommes et des femmes font ce qu’ils peuvent pour s’abreuver à cette Source.
    Les croyants et les croyantes ont affronté, affrontent et affronteront la mesquinerie, l’hostilité, la falsification, la mystification, la machination, le mépris, le dédain, la moquerie, l’insulte, la calomnie, la vexation, l’outrage, l’abaissement, l’infamie, le mensonge, le faux, l’injustice, le cynisme, l’exclusion, la marginalisation, l’humiliation, le rejet, la menace, la rancune, la supercherie, la tromperie, la perfidie, la trahison, l’arrogance, la traque, l’abus, le vol, le pillage, l’exploitation, la persécution, la haine, la violence, l’agression, la tyrannie, la férocité, la répression, l’oppression, la torture, l’expulsion, la déportation, la démolition, l’enfermement, le viol, la destruction, la terreur, l’horreur, le massacre, le meurtre.
    Toutes ces épreuves n’ont pas fait, ne font pas et ne feront pas disparaître le Témoignage qui a continué, continue et continuera au delà du temps et de l’espace.
    Allaah guide qui Il veut.

  27. hmida says:

    @ chaouki

    En glissant sur tes remarques sur ma manière de voir les choses, je t’invite à casser la croute en pleine médina ou dans un quartier populaire, à une heure de grande influence durant une journée de Ramadan : tu verras là si l’ordre public est troublé ou pas!

    @ bellkass

    Tu te demandes : “pourkoi ce blog permet de salir l’image de l’image avec des mensonges?”. Je suppose que tu veux parler de l’image de l’islam? Détrompe-toi : si certaines personnes expriment leur manière de penser ici, elles doivent le faire sans “salir” quoique ce soit et surtout pas l’image de nos fondamentaux!

  28. Salvadorali says:

    @ hmida

    salut citoyen, le monde (des blogs) appartient à ceux qui se lèvent tôt !

    cette affaire de militantisme en faveur de la dépénalisation de la rupture volontaire du jeûne en public commence à m’agacer. heureusement qu’elle est généralement relayée par des arguments qui ne tiennent pas la route cinq minutes, dieu merci ;-)

    à commencer par le terme “casse-croûte” que les sympathisants du mouvement MALi notamment emploient comme s’il ne s’agissait que de la liberté d’assouvir légitimement sa faim en public… disons à la terrasse d’un snack, entre jeunes marocains modernes, working girls and boys qui doivent pouvoir manger rapidement et sympathiquement un morceau avant de retourner bosser… faut croire que ça se résume à ça, leur projet de société… elles ont bon dos, les libertés publiques ! c’est la croûte de leur stupidité qu’il faudrait casser !

    alors qu’il s’agit là d’un débat de fond sur les vertus d’une ascèse, une démarche corporelle et spirituelle à la fois, destinée à permettre à l’individu et à la collectivité de s’arracher périodiquement à sa condition biologique pour assumer pleinement sa dimension de conscience éclairée par la foi en la divinité et le respect de ses commandements.

    sachant que dans cette équation-là, le fait politique doit être minoré dans la mesure où au Maroc en l’occurrence, l’Islam est traditionnellement vécu, en dépit ou du fait même de ses commandements relativement contraignants, comme un comme un idéal bénéfique et vertueux de vie en communauté. or le resort politicien est également mis en oeuvre par ces militants honnis (soit qui Mali pense) pour mieux envenimer le prétendu débat de société qu’ils prétendent amorcer.

    je comprends que des croyants fervents comme belqass ou le pédagogue en arrivent à de telles extrémités : amalgames, stigmatisation effrénée et prosélytisme débordant…

    à part ça, que penses-tu du Nobel de littérature attribué à Mario Vargas Llosa ?

  29. chaouki says:

    @hmida: “En glissant sur tes remarques sur ma manière de voir les choses, je t’invite à casser la croute en pleine médina ou dans un quartier populaire, à une heure de grande influence durant une journée de Ramadan : tu verras là si l’ordre public est troublé ou pas!”

    Ma mère est Finlandaise et mon père est Riffi. Je suis blond au yeux gris/vert et je me fais servir partout sans broncher durant le ramadan. Je ne risque pas de troubler l’ordre public. Mais tout mon entourage à la couleur de peau locale ne fait pas le ramadan et je trouve hypocrite qu’ils doivent se cacher alors que nous sommes tous marocains.

    L’excuse du trouble à l’ordre public ne tient vraiment pas la route. C’est du terrorisme d’interdire de manger en public sous prétexte de représailles violentes.

  30. chaouki says:

    @salvadordali

    Pour “assumer pleinement sa dimension de conscience éclairée”, il faut interdire de boire et de manger aux non-musulmans. Ça m’a tout l’air d’être une inconscience inéclairée.

  31. hmida says:

    @ chaouki

    Tu réponds toit-même à ton argumentation : blond aux yeux gris/verts.

    Si tu étais ka7l arrass, tu te comporterai et tu raisonnerai autrement!

    Dossier clos, parce que débat stérile et sans intérêt!

    @ salvadorali

    En effet, ce débat avec les dé-jeuneurs est d’une vacuité sans fond!

    S’ils veulent “casser la croute” en plein Ramadan, qui les en empêchent?

    S’ils veulent “foutre le bordel”, non et non!

    Pour revenir à des considérations plus sérieuses, le prix Nobel de littérature ne m’inspire pas grand-chose, n’ayant jamais lu cet auteur!

    Par contre celui de la paix “offert” au dissident chinois me scandalise autant que celui “offert” l’an dernier à Obama! Quand la politique guide le choix d’une académie supposée neutre, cela la discrédite totalement!

  32. A salvadorali:
    J’espère être ce que tu penses, un croyant fervent.
    Mais sans les amalgames, la stigmatisation ou le prosélytisme effréné qui, en ce qui me concerne, n’existent que dans ton imagination qu’il serait bon d’apprivoiser car ses débordements
    peuvent nuire.
    Bonne continuation.

  33. Salvadorali says:

    @ le pédagogue

    tes protestations de rhéteur vertueux t’honorent mon cher, mais n’en fais donc pas trop ;-) car tu es passé un peu vite je trouve de l’univers social et culturel de référence de mohamed nedali à ta pédagogie prédicatoire…

    il se trouve que non seulement Dieu et son prophète(SP) recommandent à chacun de balayer en quelque sorte devant sa porte, mais également que mohamed nedali est l’écrivain populaire de l’émoi des sens et que du coup, ses personnages ne se soucient pas toujours des masses que l’assouvissement concret de leurs pulsions de jouissance notamment charnelle soit “halal” ou pas…

    bref comme dirait kundera, n’oublions jamais que les romans ne sont certes que des images de modélisation sociétale expérimentale mais ne nous éloignons pas trop de cette dimension essentielle, pour autant ;-) et remercions hmida de nous donner cette belle occasion de déchiffrer l’imaginaire des écrivains marocains contemporains…

    @ hmida

    t’as évidemment raison, ces instances internationales finissent toutes un jour ou l’autre par devenir des machins plus ou moins instrumentalisés.

    mais vargas llosa, à part sa candidature malheureuse à la présidence du pérou, a écrit des choses réellement admirables ! il est d’ailleurs l’écrivain que l’espagne msikina, rachitique littérairement parlant avec rien que son brillant tocard de cervantès pour frimer sur ce terrain, aurait aimé “posséder”, comme la norvège qui s’offrirait un skieur togolais pourvu que remonte le moral national ;-)

    mais trève de piques anti ibériques, je te propose comme preuve catégorique du talent de MVL, son roman “tante julia et le scribouillard” : ça se passe dans l’univers des radios commerciales privées, qui se livrent une concurrence acharnée et sans pitié à coup de feuilletons radiophoniques populaires, mille fois plus addictifs que la plus dure des télénovelas de l’ère TV… et là surgit un personnage de feuilletoniste argentin absolument époustouflant, surtout quand très vite on s’aperçoit qu’il pète les plombs… le tout servant de décor à une improbable mais très captivante histoire d’amour.

  34. A salvadorali:
    Je ne vois pas où tu veux en venir. Il est vrai que mon imagination reste “primaire” par rapport à la tienne que tu ferait mieux d’apprivoiser (la répétition est la base de la pédagogie) afin de ne pas te perdre…
    Pour le “nobel”, il serait bon que tu cherches à savoir l’origine de cette “institution” afin d’essayer de saisir ses tenants et ses aboutissants.
    Bonne continuation.

  35. Salvadorali says:

    @ Le pédagogue

    Je te trouve nettement plus pertinent quand tu optes pour la concision, mon cher ! Ce qui ne fait que confirmer, grâce à Dieu, la clarté rigoureuse de ton esprit précis, en espérant qu’il t’aidera à mieux canaliser l’élan fiévreux de ta foi précieuse ;-)

    Mais as-tu lu ce roman de Driss C Jaydane, qui devrait te plaire parce que son auteur ne craint pas d’y faire retentir un certain niveau de plaidoyer pour une société réellement déterminée par la saine morale islamique, par le biais remarquablement distancié d’un de ses personnages ?

    Quant au Nobel de Littérature, aucune envie de me plonger dans leurs combines pourries, je te laisse ce soin si tu veux, merci. pour ma part le symbole que cette institution incarne me suffit, tout comme de penser que Selma Lagerlof notamment l’a obtenu, Steinbeck aussi et aujourd’hui Vargas-Llosa dont j’apprécie les oeuvres et la personnalité.

  36. aïsha q. says:

    Ce n’est plus Nedali là, on est en plein Kafka.
    La hasbara trollesque fait feux de tous bois

  37. chaouki says:

    Comme si être ka7l arrass force la personne à “raisonner” différemment. C’est du racisme tout simplement!

  38. hmida says:

    @ chaouki

    Ce sera mon dernier à ce sujet : être k7al rass provoquera de la société des réactions différentes! C’est cela le problème, tu ne peux le comprendre, tu es blond aux yeux gris-verts!

    Appelle-cela “racisme” si çà te chante, cela ne change rien au problème!

    Ne prends plus la peine de “troller” cet espace : tu commences à énerver mes lecteurs, ceux que je ne veux pas perdre!

  39. Le Penseur says:

    Et si on refaisait le monde ?

  40. chaouki says:

    Je t’ai confronté avec des faits et ce n’est pas “troller”. Je n’ai d’ailleurs pas aborder le sujet, c’est le Pédagogue puis toi puis Othmane qui l’ont fait. Si il faut avoir un certain teins et une certaine couleur des yeux pour “comprendre”, c’est du racisme. Pas étonnant vu comment les gens de couleurs noirs sont traités par autres au Maroc. J’espérais que vous étiez moins crasse que ces racistes. Me voilà remis à ma place.

  41. amiriman says:

    @aisha q
    quand tu écris en dénigrant”les nombrilistes élitistes qui caressent les fantamses occidentaux” je te trouve un peu dure, radicale. La littérature c’est sur le centrale ou le marginal, l’interessant ou le banal.Je redoute ton sens ultra-critique à une mode de pensée.

  42. aïsha q. says:

    Chaouki, j’avoue être radicale dans mes choix littéraires. Lire un auteur qui va décortiquer la forme et la couleur de son nombril, ça ne m’interesse absolument en rien (à part en poésie).
    Quant aux auteurs de romans-cartes-postales pour Occidentaux en mal d’exotisme, c’est carrément hors de question pour moi, tellement j’éprouve de mépris pour le genre.
    La littérature sans engagement (moral, intellectuel, social….) est d’une vacuité qui me laisse de marbre. Mais ceci n’est que mon point de vue…