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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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ETAT D’EXCEPTION ? MAIS POURQUOI DONC …

May 29, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

J’ai lu avec intérêt mais aussi avec effarement le billet sur Face Book, rédigé par notre ami Mohamed TAKADOUM, dans lequel l’auteur demande l’établissement de l’état d’exception prévu par la constitution de 2011.

Il prétend que toutes les conditions sont réunies pour la mise ne oeuvre de l’article 59 de ce texte qui prévoit cette possibilité “lorsque l’intégrité du territoire national est menacée ou que se produisent des événements qui entravent le fonctionnement réguliers des institutions constitutionnelles”.

Peut-on dire objectivement que aujourd’hui en cette fin mai 2017, l’intégrité de notre territoire national soit menacée plus qu’hier ou plus qu’il y a un an ?

Nous avons une armée qui défend nos frontières et qui est la garante de cette intégrité territoriale. Et je ne pense pas la menace soit plus forte ou moins forte que depuis des années.

Nous avons des services qui veillent à la sécurité des citoyens et la sûreté de l’état : leur tâche est difficile, compliquée et elle se réalise dans la discrétion et l’efficacité.

Peut-on prétendre que le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles soient entravés par des événements quelconques ?

Le parlement dans ses deux chambres se réunit, ses commissions fonctionnent, les élus de la nation votent des textes, avec un absentéisme condamnable mais qui n’entravent aucunement le fonctionnement de institution parlementaire.

Le gouvernement gouverne et gère les problèmes quotidiens du pays : jusqu’à présent .aucun événement n’est venu perturber ou entraver l’action gouvernementale. Cette action pouvrrait et devrait être plus efficace, plus efficiente, plus visible, peut-être mieux expliquée, certes mais elle n’est pas entravée par quoique ce soit!

Le pays fonctionne : l’eau et l’électricité sont distribuées, les trains circulent avec du retard mais ils circulent, les écoles accueillent les élèves, les hôpitaux ne désemplissent pas même si les malades ne sont pas traités de la manière la plus convenable, les gens paient leurs impôts et les fonctionnaires sont payés, le pain ne manque pas, bien au contraire chaque jour des tonnes de pain rassis finissent des les entrepôts en vue d’être transformés en aliments pour le bétail, les voitures roulent sur les routes et autoroutes provoquant autant d’accidents que d’habitude, les aéroports sont ouverts, les autocars transportent toujours autant de voyageurs avec autant de légèreté dans le respect du code de la route, les tribunaux jugent même si les jugements ont toutes les difficultés du monde à être exécutés. Les banques sont ouvertes et de nouvelles instituions financières s’installent dans le pays!

Les partis politiques même s’ils ne sont plus crédibles tiennent leur congrès et élisent leurs dirigeants qui espèrent un jour devenir ministres, car c’est entre autre une de leurs priorités.

Les élus locaux se réussissent, délibèrent, se partagent le gâteau communal ou municipal comme ils l’ont fait depuis que l’administration locale existe au Maroc : ils s’arrangent pour être réélus malgré tout ce qu’on peut leur reprocher!

Bien sûr rien n’est parfait dans ce pays, et rien ne le sera jamais mais de là à dire que la seule solution srait l’état d’exception, il y a un pas que je n’envisage pas.

Justifier l’état d’exception par les événements récents d’Al Hoceima, car c’est de cela dont il s’agit, reviendrait à considérer que UNE PERSONNE ET UNE SEULE peut entraver le fonctionnement de notre pays!

Bien sûr que mon propos n’est pas minimiser ou de mépriser ce qui se passe dans la région du Rif, que je connais parfaitement et pour laquelle j’ai une estime et tendresse particulières.

Il convient de reconnaître que ce qui arrive à Al Hoceima est la conséquence d’une mauvaise gestion d’une situation relativement délicate donnée.

Le gouvernement a manqué de savoir-faire dans le domaine de communication!

Les élus ont failli à leur devoir en evitant de se mouiller face à un problème où ils sont partie prenante.

Les partis politiques étaient trop occupés à se partager la galette héritée des élections d’octobre 2011.

Tout cela relève d’une mauvaise gouvernance et n’entrave en rien le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles.

Que le roi intervienne en tant qu’arbitraire suprême, soit !

Mais qu’il suspende la constitution, ce n’est ni le moment ni l’occasion ! Ce serait céder à la tentation de l’autoritarisme et ouvrir la voie aux critiques les plus vives et qui seraient dans ce cas justifiées!

L’état d’exception n’a pas été envisagé durant les premiers mois de l’année 2011 : la réponse au mouvement dit du 20 Février qui a touché une grande parti du pays a été donnée dans le calme et la continuité de ce qu’est le Maroc.

L’état d’exception n’a pas été évoqué durant les longs mois qu’a duré la difficile et presque impossible gestation du gouvernement Benkirane, suite aux législatives d’octobre dernier. L’impossibilité du chef du P.J.D. à former un gouvernement – je n’entre pas ici dans la responsabilité de tel ou tel dans ce blocage – a laissé le pays sans réelle autorité centrale, le parlement au chômage technique et le pays face à une grave crise institutionnelle.

Cette situation aurait pu faire capoter les efforts de notre diplomatie, menée tambour battant et sur le terrain par le souverain, si un compromis “historique” n’avait pas été été trouvé pour faire fonctionner le parlement dans les délais en vue de se prononcer sur le retour au sein de l’U.E.

Ce n’est donc pas les manifestations de Al Hoceima et des villages qui l’entourent, ni les sit-ins organisés à Tanger, Rabat et Casablanca aux cris de “Makhzen dégage, Rif dignité” qui entraveront le fonctionnement normal des institutions constitutionnelles!

Mais si nos hommes politiques continuent leur action nombriliste, consistant à s’assurer une place au soleil au détriment de leur vraie mission qui est d’encadrer le peuple et de le mobiliser, oui…..le fonctionnement des institutions constitutionnelles sera entravé.

L’absentéisme éhonté des parlementaires et leur déconnexion totale avec leur base finiront par entraver le fonctionnement de la représentation nationale.

L’incurie de certains ministres, leurs déclarations à l’emporte-pièces, le manque total et incompréhensible de toute politique de communication, le comportement de certains agents d’autorité qui encore aujourd’hui n’ont rien compris au “nouveau concept de l’autorité” peuvent contribuer au blocage de l’action gouvernementale.

Tant que des juges seront soupçonnés et d’autres arrêtés pour des faits de corruption, l’institution judiciaire – érigée en pouvoir au même titre que le pouvoir exécutif et dotée de son indépendance – risque en effet de voir son fonctionnement normal entravé.

Les collectivités locales, communes, municipalités, pourtant rompues à l’exercice du pouvoir semblent tournéer en rond non pas par manque de moyens mais par manque de sérieux des élus, plus intéressés par leurs propres intérêts que par celui de leurs électeurs! Pourtant, ce secteur public fonctionne cahin-cahin, selon le sens de la responsabilité et le degré d’abnégation et de dévouement au peuple de beaucoup d’élus.

Les régions, crées et mises en place en 2015, semblent ne pas être encore en mesure de fonctionner normalement : elles ne sont pas bloquées, leur fonctionnement n’est pas entravé, il est juste retardé. Le gouvernement n’a pas encore pris les décrets d’application de la loi sur la régionalisation. Ce n’est pas normal mais cela ne constitue pas un motif valable pour évoquer l’état d’exception.

Alors pourquoi nous embarquer dans un état d’exception, dont le souvenir est encore douloureux dans la mémoire de ceux qui ont vécu le précédent décrété en 1965 et qui a duré jusqu’en 1972.

Ce n’est pas l’état d’exception qu’il faut à ce pays, mais juste UN FONCTIONNEMENT NORMAL ET SÉRIEUX de ses institutions, donc avant tout UN COMPORTEMENT NORMAL ET SÉRIEUX DE TOUS SES RESPONSABLES, POLITIQUES, GOUVERNEMENTAUX, ADMINISTRATIFS, JUDICIAIRES, ELUS LOCAUX, PROFESSIONNELS et NATIONAUX.

UNE NYMPHOMANE QUI NE M’A PAS INTÉRESSÉ, MAIS …

May 26, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

DANS LE JARDIN DE L’OGRE“, le premier roman de Leïla SLIMANI, paru en 2014 chez les éditions GALLIMARD, a connu un certain succès d’estime auprès de la critique parisienne et laissait prévoir que l’auteure avait de l’avenir.

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Cela n’a pas été démenti : deux ans plus tard, elle recevait le rpix Goncourt pour son second ouvrage “CHANSON DOUCE” que j’avais évoqué ici même il y a quelques mois.

Que dire du premier roman de Leila SLIMANI?

Pour ma part, pas grand chose! L’histoire de cette nymphomane parisienne ne m’a pas intéressé, je ne suis pas senti concerné par ses problèmes personnels.

Cela ne signifie pas que le livre soit inintéressant : il est très bien écrit et comme dit le critique BILLOT dans STYLIST : “Leila Slimani fait grimper la température et signe un premier livre étourdissant”.

Leila SLIMANI a donc choisi sa voie et elle tient le cap : parisienne d’adoption, elle connait bien sa ville et ses habitants et en parle avec beaucoup de talent. Bravo donc !

Espérons qu’elle continue dans cette veine-là et qu’il ne lui vienne pas à l’esprit d’aborder les problèmes de la femme marocaine : ce qu’elle écrit à ce jour est très bon, elle a son public, nombreux et fidèle et c’est très bien ainsi.

UN ROMAN FÉMINISTE QUI NE DIT PAS SON NOM …

May 19, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Khadija MENEBHI n’est pas une inconnue dans la sphère publique marocaine : acteure de la société civile, chercheuse, professeur, doublement compétente en des matières aussi diverses que la philosophie et les mathématiques, elle vient de signer son premier roman : “LES DÉDALES DE LA MÉDINA” paru en mars 2017 aux éditions AKHIR-SAA.

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Après ses deux premières parutions, (MORCEAUX CHOISIS DU LIVRE DE L’OPPRESSION EN 2003 et RECIT DE FEMMES EN 2013), qui sont avant tout des témoignages, Khadija MENEBHI s’essaie à la fiction mais sans s’éloigner de ce qu’elle sait faire le mieux : témoigner, dénoncer et militer.

L’héroïne – ou plutôt les héroïnes – de son roman sont des femmes de caractère, fortes : Lla Fatna véritable chef de famille, ses filles auxquelles elle a transmis les genes de sa force, ses futures brus victimes de la vie mais pas victimes immolées sans défense, Mahjouba, la marieuse, celle qui tire les ficelles de la vie sociale d’une partie de la médina. Les autres femmes du derb, pour analphabètes qu’elles soient, ne manquaient pas de culture, parfois musicale souvent religieuse. Le récit a pour cadre la médina de Marrakech dans la période qui a suivi immédiatement l’indépendance.

Les hommes traversent le récit comme des ombres, “qu’on ne voyait pas”, à l’instar du mari de Lla Fatna, “totalement sous sa coupe” ou de ses fils qui ne contestaient jamais les décisions de leur mère.

Khadija MENEBHI nous présente donc – même si c’est à travers des clichés éculés et de lieux communs mille fois repris dans la littérature francophone marocaine – un roman qui se veut engagé, le roman d’une femme qui a pris en main son destin et celui de sa famille

Cette oeuvre se lit avec intérêt et un certain plaisir jusqu’à la page 97 où une regrettable et malencontreuse erreur technique nous prive de la lecture de 16 pages (pp. 98-99, 102-103, 106-17, 110-111, 114-115, 117-119, 122-123 et 126-127). Seize pages sur 142, cela rend toute lecture de la suite absolument incompréhensible.

Faut-il le regretter ? Certainement, car un livre est un objet sacré, comme toute création intllectuelle et il ne doit pas être mutilé!

Ces seize pages manquantes auraient-elles rendu meilleure l’oeuvre de Khadija MNEBHI ? Je ne peux en juger et c’est dommage.

Ce genre d’incident porte préjudice à l’auteure et à son effort; il montre les carences du monde de l’édition et ne contribue pas la promotion de la lecture dans notre pays.

LECTURES ………..pour relever un défi lancé par ma cadette!

May 15, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Dernièrement, ma fille cadette m’a reproché la dureté de mon appréciation de l’oeuvre littéraire de notre ancien prix Goncourt national Tahar BENJELLOUN. En effet, le travail de cet auteur n’est pas ma tasse de thé et je le fais savoir quand j’en ai l’occasion.

Elle m’a même lancé un défi : elle se proposait de me présenter “sous couvert d’anonymat” un texte de Tahar Benjelloun, me laissant le soin de porter un jugement disons….”à l’aveugle“. Un peu comme un juré de “THE VOICE” !

Mais j’ai préféré choisir moi-même deux livres de l’écrivain marocain, j’ai opté pour deux titres assez anciens qui m’étaient complètement inconnus et dont je n’avais par conséquece la moindre idée. Il s’agit de “L’ANGE AVEUGLE“, un recueil de nouvelles ayant pour thème central la mafia sicilienne, paru aux éditions du Seuil en 1992 et de “LES RAISINS DE LA GALÈRE“, un roman sur les immigrés algériens en France et leurs difficultés, publié en 1996 par les éditions Fayard -Libres.

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Premier constat que je veux objectif mais sans aucune réserve : notre auteur sait écrire et il domine à la perfection la langue écrite française. . Cela semble évident pour un écrivain, conu et reconnu, mais ce nest pas toujours le cas! Alors, j’en donne ici acte, pour ce que vaut mon constat : Tahar Benjelloun est un grand écrivain, si l’on retient une des acceptions de ce mot retenue par le C.N.R.T.L. En effet, c’est “une personne habile dans l’art d’écrire “.

Dans ces deux ouvrages, très différents dans le genre, très éloignés dans le sujet, le lecteur éprouve un plaisir certain à dérouler les pages, tant la fluidité et le justesse de la langue sont présentes.

La petite beurette, ambitieuse et battante, héroïne de LES RAISINS DE LA GALÈRE, est très convaincante et presque attendrissante.

Le recueil de nouvelles sur la mafia, s’il se laisse lire, ne laisse par contre aucune trace affective : cet ouvrage de commande, malgré une interlocution bien pompeuse, reste lisse et sans intérêt.

Deuxième constat, moins enthousiaste, et qui est constitue la pierre d’achoppement de ma froideur pour ne pas dire maon inimité envers l’oeuvre de Tahar Benjelloun dans son ensemble : dans ces deux livres que j’ai choisis totalement au hasard – le seul critère étant que je ne ne les connaissais pas – Tahar BENJELLOUN exploite le travail des autres pour produire et signer ses œuvres.

LES RAISINS DE LA GALÈRE reprend la galère des enfants d’immigrés que lui a lui racontée SAADIA et qu’un rapport de chercheurs sur le terrain a consigné dans un rapport éponyme. L’auteur le reconnait en quelques lignes à la fin du livre.

L’ANGE AVEUGLE pour sa part compile de manière “littéraire” – puisque c’est ainsi qu’un faut qualifier le travail d’un écrivain – des témoignages, des articles de presse, ou des déclarations.

Il faut se rendre à l’évidence que Tahar BENJELLOUN a très souvent procédé de la sorte : il a toujours su raconter (ou parfois juste re-conter) ce que l’on lui a conté, parfois sous le sceau de la confidence, d’autre fois sous le sceau du secret, souvent sous celui de l’amitié, de la confiance ou de la tendresse. On peut apprécier l’exercice, mais sa répétition devient gênante.

Ceux qui connaissent bien l’oeuvre de Tahar Benjelloun et sa genèse ne me contrediront pas.

Je n’ai jamais pu apprécier cette manière de procéder : bien écrire ne suffit pas à faire un grand écrivain, bien que Tahar Bejelloun prétende que “la fonction principale de la littérature est de cambrioler le réel apparent”.

FAMINE ..MISÈRE..HIER OU AUJOURD’HUI ?

May 12, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Soufiane MARSNI, après avoir publié deux recueils de nouvelles en 2003 et 2009, signe son premier roman “LA GRANDE FAMINE” publié en ce début 2017 chez les éditions MARSAM.

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D’emblée, l’auteur plante le décor de son roman par cette la première phrase : “La grande famine qui frappa le Maroc dans les années quarante provoqua une émigration massive vers les villes“.

Cette période de l’histoire de notre pays est assez mal connue de nos concitoyens, les plus âgés préférant l’oublier, les plus jeunes l’ignorant complètement. Qu’un romancier s’y intéresse est tout à son honneur car c’est un moyen intelligent et peut-être ludique de revisiter notre passé somme toute récent mais occulté.

Le roman relate l’histoire d’une famille de paysans du Maroc profond, chassée de son douar à la suite de la famine provoquée par la réquisition des récoltes par l’occupant français. Ces paysans déracinés vont tenter de s’installer dans la périphérie de Casablanca où le père croit pouvoir trouver du travail.

Dépendant des “bons” donnant droit à de misérables rations alimentaires, cette famille connaîtra l’enfer de la faim et de l’humiliation. La mère restée seule avec ses filles, après la mort accidentelle du père dans un chantier où il était employé comme journalier, usera de tous moyens et de tous les stratagèmes pour subvenir aux besoins de sa progéniture. L’auteur a su rendre, avec un certain talent, toute la misère qui écrase ses personnages.

Ainsi, certains passages du roman rappellent-ils très vaguement quelques pages de “LES RAISINS DE LA COLÈRE” de John STEINBECK, sans en atteindre ni l’intensité ni le pathétisme, notamment celles où l’auteur décrit le voyage de la famille vers la grande métropole.

Mais la technique narrative choisie par l’auteur finit par montrer ses limites : en nous décrivant le Maroc “dial 3am al boun”, Soufiane MARSNI nous parle en fait du Maroc d’aujourd’hui, de ses bidonvilles, des ses moqaddems qui y font la loi, des distributions de denrées de première nécessité lors des campagnes caritatives ramadanesques, des écoles publiques en déliquescence, du travail au noir, de l’exploitation des petites bonnes, bref des maux qui minent encore actuellement notre société.

Pourquoi alors évoquer ce Maroc des années quarante qui mérite d’être décrit, étudié, analysé, en calquant des situations actuelles : la misère d’hier est-elle plus acceptable de celle d’aujourd’hui?

Malgré son style fluide et précis, j’ai le sentiment que Soufiane MERSNI nous a un peu floués, surtout que son récit se perd, dans les derniers pages, dans un dédale assez confus de situations intemporelles qui n’ont qu’un rapport tout relatif avec le Maroc des années noires ! Mais son roman a le mérite d’ouvrir la voie de l’imagination vers ce Maroc occulté officiellement et oublié individuellement.

Emmanuel MACRON, nouveau président de la République Française.

May 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique française

Ce dimanche 7 mai 2017 restera gravé ans l’histoire de la république française pour plusieurs raisons! Emmanuel MACRON est élu président de la républiique franse contre Marine Le Pen avec un score clair et net 65.5 % des voix, malgré une très forte abstention et un paquet de bulletins nuls ou blancs.

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D’abord, depuis aujourd’hui la France aura le plus jeune président de la république depuis que la république existe en France.

Ensuite, Macron est à ce jour le plus jeune président d’une grande grande puissance mondiale!

Et surtout, le nouveau président n’a pas de passé politique : s’il a été très proche d’un président socialiste, avant d’être son ministre, il n’a jamais été encarté au parti socialiste.

Donc, on peut se poser la question de savoir si la France a un président “apolitique” ou au-dessus de la politique politicienne habituelle? C’st à lui de le démontrer dans les jours, les semaines à venir à l’occasion de la désignation de son premier ministre et de la préparation des législatives.

Mais il faut surtout ne pas oublier la genèse du mouvement “En Marche” qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir suprême.

Il y a quelques temps le nouveau président français était un total et parfait inconnu même pour les personnes les plus au fait de la politique française.

Et c’est autour de sa personne et non pas autour de so programme – on lui assez reproché de ne pas en avoir – qu’il a pu réunir les votes.

En plus d’être un inconnu, il n’est pas un tribun particulièrement doué, comme l’est Jean-Luc Mélanchon par exemple: la seule fois où il s’est laissé aller sur une tribune face à un public acquis, il a frisé le ridicule.

Si Emmanuel Macron a réussi son coup, ce n’est pas parce qu”‘il était soutenu par telles ou telles personnalités, par tel ou tel lobbie, par telle banque ou telle média!

Emmanuel MACRON a réussi son pari parce la France a besoin et envie de changement !

Marine LE PEN représente en partie le changement voulu par les français, mais elle n’a ni le talent, ni la classe, ni la formation, ni la personnalité de Emmanuel MACRON.

Ce changement se réaliser-t-il?

Les partis politiques se relèveropnt-ils de leur désastre actuel?

Verra-t-on un nouvaeu paysage politiquer français?

Autant de questions qui raveveront mon intérêt pour la politique intétrieure frnçaise!

QUELQUES SUGGESTIONS PERSONNELLES POUR TENTER DE RÉUSSIR NOS PROCHAINES ELECTIONS LÉGISLATIVES ?

April 25, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

En principe, les élections législatives marocaines organisées dans le cadre de de la constitution du 1er Juillet 2011 devrait enfin un sens : elles ont pour but de dégager le parti qui aura la charge de diriger le gouvernement!.

Or, tels que obtenus, les résultats des élections de novembre 2011 ont démontré les limites du système, limites qui se sont transformées en véritable impasse à l’occasion d’octobre 2017.

Dans les deux cas, le Parti de la Justice et du Développement est arrivé en tête des élections, ce qui lui ouvert la voie à la primature mais l’ont obligé à des alliances, parfois contre nature sinon à des mariages de raison pour ne pas dire à des liaisons dangereuses pour parvenir à former un gouvernement.

On ne va pas refaire l’histoire mais rappelons juste les équations qui ont permis la formation d’un gouvernement que nous nommerons G :

Premier cas de figure !

G = PJD + PI + MP + PPS

Second cas deux ans après le retrait tonitruantn du PI :

G = PJD + RNI + MP + MP

Troisième cas de figure après six moix de tractations, de consultations, de bouderies, de rupture, d’atermoiements, de menaces, de silence et d’incertitudes :

G = PJD + RNI + PM + PPS + + UC + USFP

Qu’en sera-t-il lors du quatrième cas de figure, si jamais l’un des grands partis de cette coalition se retirait comme l’a fait le PI en 2013 ou à l’issue des prochaines élections de 2022.

Il faut donc changer les réglés du jeu électoral, parce en fait il s’agit d’un jeu, et en établir d’autre qui permettraient à la personne désigné par le souverain pour former le gouvernement d’y parvenir dans de délais raisonnables, dans des conditions politiques logiques, tout en respectant scrupuleusement la volonté du peuple et les veoux des électeurs;

Pour ce faire, je pense qu’il est absolument nécessaire de renoncer au scrutin par liste auquel les électeurs marocains semblent n’avoir rien compris!

L’électeur marocain a toujours voté pour des personnes, quelque soit le parti auxquelles elles appartiennent. Depuis les personnalités les plus emblématiques de la politiques nationale jusqu’au dernier élu local de la commune rurale la plus reculée, le marocain a choisi comme représentant des noms et des visages avant d’opter pour l’idée et le programme que portent les personnes.

Refuser ce constat revient soit à ignorer totalement la sociologie électorale de notre pays soit entretenir des fantasmes destinés à faire croire que la démocratie représentative au Maroc est respectée;

Donc le retour au scrutin uninominal me parait plus judicieux et d’où émargeront les candidats les plus en vue mais il faut qu’il soi tempéré par un deuxième tour qui affinera le choix des électeurs en fonction d’alliances avant le deuxième tour!

Autre grande erreur que porte notre code électoral qu’il faut corriger au plus vite, sinon les élections dans notre pays n’auront plus aucun sens et pire aucune représentativité réelle.

Il s’agit de la liste nationale laquelle permet l’élection de candidats totalement étrangers au monde politique et partisan actif, militant : ce système hybride a permis, on l’a vu lors des deux dernières législatures, l’apparition d’un ensemble d’élus et d’élues dont la seule légitimité est leur affiliation ou leur alliance avec un parrain politique élu sur son nom et sa notoriété.

D’ailleurs, il faut reconnaître que la majorité écrasante des électeurs ne savent pas qu’ils peuvent voter pour deux partis différents, selon les listes locales et nationales.

Pour arriver à une représentation juste et équitable des femmes au sein du parlement, il faudrait imposer aux partis politiques un quota de candidates : le parti qui n’atteindra pas ce quota ne sera pas autorisé à participer au scrutin!

Enfin, le renouvellement des listes électorales étant une contrainte que les électeurs sont pas toujours enclins à dépasser, par paresse, par ignorance ou par manque de sens civique, peut être évité : la CINE faisant office le carte d’éléecteurs les listes dde ces titulaires de ces m^mes cartes pourraient servir de base de données pour déterniver la corps électoral.

La facilité de la démarche électorale inciterait les citoyens à voter et les chiffres des élections auraient ainsi plus de sens : l’abstention serait mesurée à sa juste valeur et le poids des partis serait ramené à la réalité démographique du pays.

Ce sont quelques suggestions de la part du citoyen lambda que je suis! Vous en avez d’autres, plus profondes, plus réfléchies, plus techniques,à nous proposer !!!

Aux partis politiques de prendre leurs responsabilités et au gouvernement de se penser très sérieusement sur ce problème pour éviter qu’en 2022 le Maroc se retrouve face à la même situation que celle que nous avons vécu et celle nous vivons actuellement!

CHANGER ? Oui, on veut bien mais …..

April 22, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Politique intérieure

Quand j’ai vu ce petit livre je n’ai pas hésité un instant : je me suis dit qu’il valait surement la peine d’être lu!

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Et pour cause !

Un titre attirant ! #CHANGER – Debout le Maroc des justes. Un hashtag, le Maroc et les “justes” ! J’avais hâte de découvrir de quels justes il s’agissait?

Un auteur, Anouar ZYNE, présenté comme un véritable homme-orchestre : homme politique, iplomé de Sciences-Po Stasbourg, entrepreneur communicant, consultant, enseignant, chroniqueur. Et aussi ancien secrétaire général de la jeunesse d’un parti politique et dirigeant sportif dans le plus grand club du Maroc : on aurait pu nous préciser qu’il s’gissait de l’Union Constitutionnelle et du W.A.C., cela n’a pas été fait, pourquoi ? Appartenir à l’U.C. et porter les couleur du W.A.C. n’ont rien d’une tare!

Une édition pour compte d’auteur, réalisée par SpeedArt, dont les recettes seraient reversées à l’association JOOD, dédiée “à soutenir les personnes vivant dans la précarité, souvent sans aucun toit et livrées aux aléas de la vie.”

Une préface de Salah EL-OUADIE, le célèbre militant des droits de l’homme, qui nous précise que “ce livre n’est pas un autobiographie, ni un programme politique, ni une rétrospective, ni un étendard d’espérance”.

Mais qu’est-ce donc que ce mystérieux objet imprimé, paru début Janvier 2017.

Il s’agit tout simplement du manifeste du mouvement #CHANGER créé par Anouar ZYNE, dans la foulée de la débâcle de son parti – et de la plupart des grands partis traditionnels – lors des élections législatives du 7 Octobre 2017.

Anouar ZYNE, écarté de la liste des jeunes de l’U.C., avait claqué la porte du parti de Mohamed Sajid pour “divergences sur l’orientation du parti”. Situation classique dans nos partis, tout refus de la “tazqiya” ouvre la voie à une dissidence. Cela s’est vu mille fois sur le “marché politique” national” donnant lieu à des situations parfois ubuesques.

On peut penser ce que l’on veut de ce mouvement et des causes qui ont procédé à s création! Mais la lecture de ce petit opuscule m’a personnellement apporté quelques satisfactions.

J’ai apprécié les passages dans lesquels Anouar ZYNE évoque sa période de militant actif de l’Union Constitutionnelle : c’est ainsi que je conçois en effet le militantisme, par un travail sur le terrain, auprès des gens, avec un esprit de sacrifice, peu importe le parti pour lequel on s’implique!

J’ai aussi lu avec beaucoup d’attention les pages où l’auteur relate sa campagne électorale pour les législatives de 2007 dans la circonscription de Casablanca-Hay Hassani, avec les magouilles internes du parti, les magouilles pour l’obtention des voix des électeurs, les magouilles qui font des élections au Maroc une vraie foire d’empoigne où seuls les plus riches et les plus puissants s’imposent, l’état avec ses moyens n’est pas forcément le grand marionnettiste qui tire les ficelles de ces consultations.

Ce petit livre comprend aussi quelques idées pour réveiller la conscience politique des marocain/es et les amener à participer à la vie publique du pays! Des slogans, pour la plupart, destinés peut-être à réunir quelques déçus d’ici et de là autour d’un projet de nouveau parti …Le énième dans ce pays qui en compte plus qu’il n’en faut ..Je ne sais pa, mais cela en a tout l’air!

Enfin, pour les quelques dizaines de dirhams destinés à être versés à une association caritative, vous pouvez très bien jeter un coup d’œil à #CHANGER de Anouar ZYNE, tout en restant convaincus que cela ne changera pas grand chose au paysage politique marocain.

UN BANQUIER DEVENU PEINTRE ET ROMANCIER

April 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

>Mon ami Mohamed Rhoulami ne m’en voudra pas de parler de lui en public….Il est devenu un personnage public!
Banquier discret et efficace, compétent et et serviable, il s’est découvert, une fois à la retraite, des dons et même un talent certain pour le dessin et la peinture.

Le voilà donc peintre confirmé!

Cela ne lui a pas suffi : il s’est lancé dans l’écriture! Il vient tout récemment de publier chez The Print Shop un roman intitulé “IDYLLES – destins croisés”.

IDYLLE

Il s’agit d’un roman très marocain, où il est question de l’éternel et vain combat entre les deux civilisations qui sont les piliers du Maroc éternel.

Civilisation berbère, amazigh pour être dans l’air du temps et civilisation fassie, qui finissent par se plier à la volonté d’une jeunesse nouvelle qui obéit à l’amour entre deux êtres très différents et très semblables.

Mohamed RHOULAMI nous raconte très simplement et avec un regard très objectif cette histoire, qui aurait pu être dramatique, sinon tragique mais qui finit par un happy end.

Le récit nous replonge, me semble-t-il avec un brin de nostalgie, dans un certain Maroc un peu révolu, celui qui va de l’après-indépendance jusqu’aux années 70.

Le titre entier du roman “IDYLLE – Destins croisés” laisse espérer une suite à ce récit d’une idylle à laquelle manque ces croisements des destins promis par l’auteur. Nous attendons donc que Mohamed Rhoulami se remette à son clavier pour nous gratifier d’une suite à cette idylle.

Le programme du gouvernement OTHMANI

April 19, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

Saad Ed-Dine OTHMANI a présenté le programme de son gouvernement!

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Le chef de gouvernement œuvrera autour de cinq axes principaux :

1/ le soutien du choix démocratique, des principes de l’Etat de Droit et de la Loi et la consécration de la régionalisation avancée.

2/ le renforcement des valeurs de la transparence, la réforme de l’administration et la consécration de la bonne gouvernance,

3/ le développement du modèle économique, la promotion de l’emploi et du développement durable.

4/ le renforcement du développement humain et de la cohésion sociale et spatiale

5/ le renforcement du rayonnement international du Maroc au service de ses causes justes dans le monde..

Vaste programme, en effet !

Mais plus flou que cela, tu crèves comme diraient certains! Car que de questions restent en suspens !

Comment y arriver?

Combien cela nous coûtera-t-il?

Comment tout cela sera financé?

Comment relancer la machine économique en panne depuis six mois?

Bref, nous avons cinq axes et cinq ans à tirer en attendant les prochaines élections!

Comme nous sommes un pays musulman, que nous avons un chef de gouvernement islamiste et que le PJD a “gagné” les élections, prions-nous (très sérieusement) pour tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes!

DES GENS HEUREUX EXISTENT : Aymeric Patricot en a rencontré!

April 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Quand j’ai vu que Aymeric PATRICOT, né en 1975, était agrégé de lettres, diplômé de HEC ET HESSE professeur en classe préparatoire et qu’il avait publié plusieurs romans, un essai et une enquête sur “la France d’en bas”, je me suis dit que son ouvrage “LES VIES ENCHANTEES – Enquêtes sur le bonheur“, paru en décembre 2015 chez les éditions PLEIN JOUR ne pouvait être qu’intéressant.

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Et je ne me suis pas trompé, en effet!

Pour son enquête, l’auteur a rencontré des “êtres heureux” et qui revendiquent leur bonheur, car le plus souvent ce bonheur qu’elles vivent – malgré son coté inattendu, farfelu ou juste simple – coïncide avec ce qu’elles ont de plus singulier.

Il a regroupé les différentes formes de bonheur qu’il a recensé en six groupes avec pour chaque groupe quatre témoins réels pris dans la réalité de la société français et un auteur français connu.

Ainsi trouve-t-on le bonheur par expansion avec Montaigne comme symbole, par dispersion avec Aragon, par opposition avec Céline, par sublimation avec Prous, par synthèse avec Beauvoir et par dilution avec Colette.

En entrant dans les détails, on découvre qu’un père de famille peut être heureux du simple fait de son état de père, que la dilettante trouve son bonheur dans son inconstance tout comme le cynique se complaît dans son cynisme, que le flic peut être heureux d’être flic et le poète heureux d’être poète et que l’oisif trouvera son bonheur dans le fait de n’avoir rien à faire de précis.

Chaque cas de figure – en fait chaque cas de bonheur” est traité avec précision mais aussi humour et une certaine sympathie.

A vous de décider dans quelle catégorie de “être heureux” vous vous situez !!!!

Une histoire de la capitale du Maroc racontée par RABAT elle-même.

April 14, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Histoire, Livres

Il fallait une sacrée imagination pour trouver l’astuce consistant à raconter l’histoire millénaire de la ville de Rabat en utilisant le style direct et la première personne su singulier, le narrateur de cette “histoire” étant la ville de Rabat elle-même.

Xavier COUPLET, architecte, urbaniste et économiste, a osé le pari dans son petit ouvrage intitulé “RABAT – Comment je suis devenue capitale” paru en 2011 chez les éditions MARSAM.

rabat

En une bonne centaine de pages, rédigées dans un style très fluide, l’auteur balaie l’histoire de l’actuelle capitale administrative et politique du Maroc, depuis les phéniciens qui ont installé leurs premiers comptoirs sur les bords du Bouregreg jusqu’au XXème siècle où Rabat a été enfin choisie comme capitale du pays.

Au fil des pages, on apprend pourquoi la ville de Rabat semble tourner le dos à la mer, contrairement à la plupart des anciennes cités construite le long de la côte atlantique. En effet, il faut remonter Yacoub Al Mansour pour comperndre ce mystère urbanistique.

Rabat a par ailleurs souffert dans sa chair, dans son développement et dans son épanouissement durant la dynastie des “mérinides” qui lui ont préféré d’une part sa voisine SALE et d’autre part FEZ, où ils ont construit de très belles médersas qui font aujourd’hui encore partie du patrimoine de ces deux villes.

L’histoire de la capitale ne pouvait pas faire l’impasse sur sa période “corsaire” après l’arrivée des “morisques” expulsés d’Espagne : cette période trouble est très bien traitée par l’auteur, avec moult détails.

Rabat continue son histoire, toujours à la première personne, et c’est tellement bien réussi que le lecteur fini par y croire, notamment quand Xavier COUPLET écrit à la dernière page de son livre ces mots attrinués à Rabat : “Pourtant, officiellement, je ne suis toujours qu’un centre administratif provisoire! Vous vous renez compte du ridicule? Rabat, centr administratif provisoire”.

Finalement, ce sera Mohamed Ben Youssef, futur Mohamed V, qui officiliasera le statut de capitale de Rabat en terminant ses premières lettres par ces mots : “Fait dans la capitale, Rabat…”

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Rabat et son histoire, Savier COUPLET propose une bibliographie intéressante.

L’an 2000 : des étudiants citoyens et une école au milieu de nulle part!

April 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général

En remettant de l’ordre dans mes papiers, j’ai retrouvé, avec une très grande émotion et un infinie tendresse, le premier bulletin d’information du ROTATRACT CLUB UNIVERSITAIRE DE SETTAT, dont le président fondateur était mon fils, alors étudiant à l’E.N.C.G. de capitale de la Chaouia.

Ce Rotaract était, par ailleurs, le premier au Maroc né dans le milieu exclusivement universitaire.

Dans ce premier numéro de SOCIALEMENT VOTRE, j’avais apporté mon témoignage personnel sur l’action de ce club tout nouveau sur la scène civile.

Cela remonte à loin ….à l’an 2000…Je vous livre donc ce texte, datant d’une époque où l’action de la société civile battait son plein, où les jeunes croyaient encore en eux mêmes et en leurs capacités.

Quand j’ai relu ce texte, je me suis replongé dans ce moment unique de la vie d’un homme qui voit son fils devenir un homme responsable…Que d’émotion..que de fierté…que je veux partager avec vous!

Les jeunes rotaraciens de Settat ont bien voulu intitulé mon témoignage :

POUR SOUFFLER SES 56 BOUGIES, IL ASSISTE A NOTRE BAPTEME DU FEU

“Pour mon dernier anniversaire, j’ai reçu le plus beau cadeau que mon fils pouvait m’offrir: il m’a proposé de l’accompagner à une distribution de cartables organisée dans une école de la région de Settat par le ROTATARCT UNIVERSITAIRE DE SETTAT dont il est le président. Je m’empressai d’accepter car ma curiosité, déjà excitée par la manière assez inattendue dont l’opération avait été préparée, brûlait de savoir comment elle allait aboutir.

Quelle a été ma surprise quand nous avons rejoint la vingtaine de membres du ROTARACT UNIVERSITAIRE DE SETTAT.

Ils se démenaient comme de beaux diables, qui pour préparer les cartables, qui pour les ranger dans les coffres des voitures, qui pour remplir les sachets de friandises destinées aux enfants. Elles et ils étaient tous là et pourtant nous étions samedi 23 septembre 2000. La rentrée universitaire n’était prévue dans le meilleur des cas que pour le lundi suivant. Elles et ils avaient sacrifié leur dernier week-end en famille pour être présents à cette première action de leur club. Deux rotariens du club parrain de Settat étaient présents, apportant l’aide logistique nécessaire, efficaces et discrets; laissant l’initiative aux jeunes.

L’école est située au milieu de nulle part, c’est-à-dire à des kilomètres de toute agglomération, au hasard d’une piste tracée à travers champs. Cet établissement – des classes en préfabriqué ne gardant l’aspect d’école que par la volonté et l’abnégation des instituteurs et du directeur – reçoit des élèves issus d’une région agricole dont la survie dépend de la pluie, et la pluie, ces dernières années, n’était pas au rendez-vous.

Après un échange d’allocutions pleines de spontanéité et de sincérité, la remise des cartables aux élèves s’est déroulée dans une ambiance bon enfant. Les membres du ROTARACT UNIVERSITAIRE DE SETTAT ont profité de cette rencontre pour s’enquérir des conditions de vie de ces petits bambins, ravis d’avoir reçu des cartables tout neufs, et pour compatir aux difficultés des enseignants, encouragés de voir des jeunes de la ville s’intéresser à leur sort.

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Durant cette matinée, je n’ai pas pu cacher ma fierté et mon émotion de côtoyer ce groupe de jeunes qui, prenant sur leur temps et leurs finances, se dévouent pour un idéal, sans préjugé ni arrière-pensée. Je n’ai d’ailleurs pas été étonné de les entendre projeter une prochaine distribution de vêtements et une initiation à l’informatique destinée à des pensionnaires de l’orphelinat de la ville.

De tout cœur, je leur dis : bravo les jeunes et bon vent!”

P.S. : Dix sept ans ont passé depuis cette journée mémorable ….Les jeunes rotaraciens de l’an 2000 ont tracé leurs vies, chacun de son coté, mais je sais et je crois savoir que beaucoup d’entre eux sont plongés dans l’action associative et sociale, De quoi me faire garder toute ma confiance dans ce pays et dans sa jeunesse!

LE NOUVEU GOUVERNEMENT EST LA…….ENFIN ! (3/3)

April 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

Suite et fin ……..

Après la nomination du premier gouvernement sous l’égide la Constitution de 2011, j’avais publié un billet intitule : GOUVERNEMENT BENKIRANE : UN GOUVERNEMENT DE PROVINCIAUX UNIVERSITAIRES.

Le gouvernement de Saad Ed-Dine OTHMANI peut s’inscrire dans la même veine mais il faut signaler que sa composition est une véritable mosaïque sociale et régionale.

Faut-il mettre cela sur le compte du hasard ou d’une subtile alchimie destinée à calmer les esprits et à satisfaire les appétits et les ambitions?

Mais il est réconfortant de reconnaître qu’il n’y a plus de prédominance de tels ou tels milieux sociaux, de telles ou telles grandes écoles, de telles ou telles villes ou régions!.

Le Maroc entier est représenté dans ce gouvernement, de Tanger à Bouarfa, de Nador à Agadir, de Fez à Layoune, de Sidi Benour à Ouzzane, de Rebat à Al Hoceima, de Marakech à Tétouan!

Il ne nous reste donc pus qu’à souhaiter à cette formation gouvernementale, hétéroclite certes mais véritable pot-pourri du monde politique marocain, du succès dans son action!

Il lui faut pour cela du sérieux, de l’abnégation, de l’intégrité morale, de la vision, de l’imagination, de la poigne, de l’audace, de l’amour pour le pays et pour le peuple, du désintéressement personnel, de la capacité à travailler sans relâche et aussi et surtout une infinie volonté de servir l’intérêt général avant l’intérêt particulier et l’intérêt national avant l’intérêt partisan.

Il n’y a en principe aucune raison de douter que toutes ces qualités se retrouvent peu ou prou chez l’ensemble des membres du Gouvernement : à eux de nous le prouver par leur action!

P.S. : Auparavant, il nous faut attendre la déclaration de politique générale de Si Saad Ed-Dine OTHMANI et le vote d’investiture : on supposera que ces deux passages obligés ne seront que des formalités et que seule la véritable action quotidienne du gouvernement devra servir d’aune pour le juger.

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT EST LA …….ENFIN (2/3)

April 06, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

Suite …..

Une fois passé le moment de soulagement de savoir que notre pays disposait enfin d’un gouvernement après 6 mois de discussions, de blocage, de bâtons dans les roues, de discussions, de menaces et enfin de bon sens, il nous faut décortiquer la listes des heureux non pas pas élus mais “désignés”, ou “nommés” pour occuper les confortables bureaux climatisés des différents ministères et les bancs moins confortables réservés aux membres du gouvernement sous la coupole du Parlement.

Voilà donc la liste complète de ces messieurs-dames, avec indication du parti politique qu’ils représentent.

Cela donne dans le détail la répartition suivnte:

D’abord, l’ancienne majorité est représentée par :

P.J.D. > le chef du gouvernement, un ministre d’état,4 ministres pleins, 2 ministres délégués et 4 secrétaires d’état soit 13 postes

R.N.I. > 5 ministres pleins et une secrétaire d’&état, soit 6 postes

M.P. > 2 ministres pleins – si l’on accepte le tour de passe-passe consistant à considérer Mohamed Hassad comme un un “harakiste” et 3 secrétaraits d’état soit 5 postes.

P.P.S. > 2 ministres pleins et 1 secrétariat d’état soit 3 postes.

Les nouveaux venus invités à partager le gâteau gouvernemental et assurer une majorité confortable à Monsieur EL OTHMANI sont présents :

U.C. > 1 ministère plein et un secrétariat d’état soit 2 postes.

Enfin, l’invité-surprise de ce gouvernement, dont on peut se demander ce qu’il y fait et qu’elle est exactement la raison de sa présence, hérite d’une représentation aussi intéressante qu’inattendue :

> U.S.F.P. avec 2 ministres délégués et un secrétariat d’état, c’est-à-dire 3 postes pour ce parti dont Benkirane ne voulait pas et dont on se demande en fait ce qui justifie sa présence dans ce gouvernement.

Et enfin, last but not least, les personnalités sans appartenance politique, les technocrates, les “hommes du palais” comme aiment à les qualifier la presse française, ne sont pas les moins représentés :

> S.A.P. (sans appartenance politique) : 3 ministères régaliens, 2 ministères délégués, 1 secrétariat d’état et le Secrétariat Général du Gouvernement. soit 7 postes.

Un rapide tour d’horizon permet de voir que le P.J.D. malgré sa forte présence ne tient absolument pas les commandes du gouvernement dont la conduite d’une part de la politique économique et financière est confiée au R.N.I. (finances, agriculture au sens très large, industrie, commerce et investissements, justice) et d”‘autre part la politique diplomatique et séccuritire est entre les mains de technocrates aguerris (affires étrangères et intérieur).

Le P.J.D. – qui à l’air de contenter de peu – dirigera les ministères à vocation sociale comme l’emploi, confié à Mohamed Yatim, le syndicaliste dévoué à Benkirane, les affaires de la femme et de la famille, coiffée par l’inflexible Bassima Hakkaoui, les relations avec la société civile orchestrées par Mutsafa El Khalfi. Le parti de la lampe pourra donc continuer en toute quiétude son travail sur le terrain et préparer les prochaines échéances électorales. Nous savons tous que les islamistes jouent sur le long terme et qu’ils manquent par ailleurs cruellement de cadres de haut niveau.

N.B. : Pour terminer ce tour d’horizon sur le gouvernement Othmani, il est nécessaire d’en démonter la construction et d’essayer d’en définir les contours personnels et régionaux des différentes personnalité qui le composent. Ce sera le thème d’un prochain billet.

A SUIVRE DONC DE NOUVEAU …..

  • Quelques citations

    "L’espoir est la seule chose plus forte que la peur." -
    Hunger Games
    'Vous êtes jeune encore, et l'on peut vous instruire'.







    Jean Racine
    Combien de crimes ont été commis simplement parce que leur auteur ne pouvait supporter d'avoir tort.


    Albert Camus
    "Le fanatisme est la seule forme de volonté qui puisse être insufflée aux faibles et aux timides."
    Freidrich Nietzsche
    Agir en primitif, prévoir en stratège.




    René CHAR
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