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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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LES JOURNÉES INTERNATIONALES : commémoration, célébration ou foutaise organisée?

March 23, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général

Il ne se passe pas un jour dans l’année sans que l’on nous signale que ce c’est la “journée internationale” ou la “journée mondiale” de telle ou telle chose ..

Certains événements objet de ces journées sont parfois dignes d’intérêt et de respect universels : on peut, citer par exemple, les journées internationales :

– des droits de l’homme (le 10 décembre)

– pour l’élimination de la discrimination raciale (1er mars)

– de la liberté e la presse ( 3 mai )

– pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre)

– de mobilisation et la lutte contre le terrorisme et des mouvements terroristes dans le monde (9 novembre )

– du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (8 mai )

– des femmes ( 8 mars )

Et j’en passe ….

On peut discuter de la nécessité et de la portée de ces journées : toujours est-il que si elle servent à sensibiliser les gens à ce genre de problème, leur utilité est patente. Elles peuvent également à éveiller ou à aiguiser la conscience des populations et des responsables quant aux sujets célébrés.

Certains sujets tabous dans certaines sociétés peuvent faire l’objet d’une journée internationale et cela contribuera justement à faire tomber ces tabous. Je pense aux journées :

– de lutte de lutte contre l’homophobie et la transphobie (17 mai )

– de lutte contre l’exploitation sexuelle ( 4 mars )

– pour l’abolition de l’esclavage ( 2 décembre ).

Là encore, j’en oublie un gros paquet …

Certaines journées ont pour but de rappeler des souvenir douloureux de l’histoire de l’humanité, que nous ne devons pas oublier! Comme la journée internationale:

– pour l’abolition de l’esclavage ( 2 décembre )

– de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité (27 janvier )

– de solidarité avec le peuple palestinien ( 29 novembre ).

Certaines activités courantes de la vie l’homme peuvent faire l’objet de journées spécifiques qui seront l’occasion de rendre hommage à ces activités et de les expliquer au grand public! Il en est ainsi des journées :

– de la douane (26 janvier)

– de la poste ( 9 octobre)

– de la radio ( 13 février )

– de l’eau ( 22 mars ).

D’autres activités humaines, plus légères ou plus intellectuelles, sont célébrées lors de journées internationales, comme

– la poésie ( 21 mars )

– le théâtre ( 27 mars )

– le livre et les droits d’auteur (23 avril )

– le cirque ( 16 avril )

– la peinture ( 4 février ).

Des problèmes plus graves, plus dramatiques et bien sûr plus préoccupants sont pointés du doigt par la communauté internatilae lors de journées qui leur sont consacrées. Ainsi réserve-t-on une journée pour la lutte contre:

– le cancer ( 4 février )

– la corruption ( 9 décembre )

– la désertification et la sécheresse (17 juin ).

Je ne vais pas reprendre ici la liste des 460 journées internationales : je rappellerai que certaines sont instituées de manière officielle par l’ONU ou une des organisations qui en dépendent.

D’autres journées semblent être le fruit du bon vouloir d’un groupe de personnes agissant à titre individuel, soit par plaisir, soit par fantaisie, soit par ironie même!

Sinon comment expliquer l’existence de journées mondiales, surement sympathiques mais sont-elles vraiment utiles, dédiées aux sujets les plus divers comme :

– le câlin ( 21 janvier)

– le rire (28 avril )

– le coloriage ( 6 mai ).

Bon après tout, tant qu’il n’y a pas de journées internationales pour la “promotion de la guerre” , “pour l’apologie du terrorisme” , “l’intensification du commerce des drogues” ou “le prolifération de armes nucléaires”, nous pouvons faire cofiance à l’humanité et laisser les gens célébrer ce qu’ils veulent comme ils veulent et quand ils le veulent !

Bonne journée à toutes et à tous !

AHURISSANT ET HALLUCINANT MAROC TELECOM

March 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Société

Je ne trouve pas d’autres qualificatifs pour notre opérateur historique pour résumer ce qui vient de m’arriver ce matin!
En client sérieux et assidu de MarocTélécom ou de IAM – à votre choix – j’ai été payer ma facture mensuelle.

Le préposé me signale que je serais redevable à Monsieur Ahizoune et sa comptabilité de la somme de SOIXANTE CENTIMES – je dis bien soixante centimes, pas soixante ryals, non juste 60 centimes – et que si je ne la payais pas MAROC TELECOM POURRAIT ME COUPER MA LIGNE TÉLÉPHONIQUE.

Oui, Mesdames et Messieurs, MAROC TELECOM – IAM serait donc en droit de me couper la ligne à laquelle je suis abonné depuis l’été 1993 et sur laquelle je n’ai jamais enregistré le moindre retard de paiement.

Pourtant Dieu sait si cette ligne m’a coûté comme argent, avec une certaine époque des appels à l’étranger facturés alors que je ne les ai jamais lancés!

Coûté comme argent, comme la totalité des abonnés de MT-IAM en communications sur-facturées du temps du monopole et ensuite av ec des forfaits totalement incompréhensibles.

Coûté comme argent et comme stress, avec un débit internet voisin de zéro pendant des journées entières!
Le hic est que le proposé a été incapable de m’expliquer ce que représentent LES SOIXANTE CENTIMES dont je serais redevable mais il a brandi la menace de coupure!

Je lui ai demandé que ce montant faramineux soit inclus dans une prochaine facture et je le réglerais sans problème si le motif est justifié! Il a préféré continuer à tripoter son PC sans me répondre.

Décidément, MT-IAM n’a rien compris à la notion de “clients” – ils en sont encore à celle d’usagers dociles – ni à la notion de concurrence!

Mais il faut dire aussi que leurs abonnés dont je suis méritent bien le sort qu’ils nous réservent : nous pouvons très aller voir ailleurs et nous le faisons pas , par paresse ou par bêtise!

P.S. : sur mon blog personnel j’ai à maintes fois soulevé les dysfonctionnements de notre opérateur historique, mais je n’arrive pas à m’en séparer! Bien fait pour ma gueule 😉

MAROC TELECOM OU L’ARNAQUE PERPETUELLE!

MAROC TELECOM M’A “LESER”!

BENKIRANE : GAME IS OVER !

March 16, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

Un communiqué du Cabinet Royal a mis fin à la mission de Abdelillah BENKIRANE dans la constitution d’un gouvernement près les élections du 7 octobre 2016.

LeBENKIKI texte de ce communiqué, une fois débarrassé de formules protocolaires propres à ce genre de documents, s’inscrit parfaitement dans les dispositions et dans l’esprit de la Constitution du 1er juillet 201.

D’abord, il y fait le constat que “les consultations menées par le Chef du Gouvernement désigné, pendant plus de cinq mois, n’ont pas abouti jusqu’à ce jour à la formation de la majorité gouvernementale, en plus de l’absence de signaux qui augurent de sa prochaine formation.”

Sans sortir des dispositions constitutionnelles, une autre personnalité du P.J.D. sera désignée par le souverain en tant que nouveau Chef du gouvernement..

Le communiqué souligne que le Souverain, dans “son souci permanent de consolider le choix démocratique” a choisi cette solution “parmi toutes les autres options que Lui accordent la lettre et l’esprit de la Constitution”,
Ainsi Abdelillah BENKIRANE va-t-il céder son fauteuil de “chef de gouvernement désigné” à l’un de ses proches!

La partie est fine pour lui mais continue pour le P.J.D

Les “Benkiranades” ou la politique selon Si Abdelillah BENKIRANE

March 13, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure

Les hommes politiques ne sont plus ce qu’ils étaient…

Depuis George W. Bush, le monde a eu droit aux “bushries”, ces fameuses phrases sans queue ni tête qui ont fait le tour des unes du monde entier. D’autres chefs d’état ne sont pas en reste, depuis le vénézuélien Hugo Chavez jusqu’à Nicolas Sarkozy, avec son célèbre “Casse-toi, pauv’ con”, en passant le philippin Rodrigo Duterte et ses insultes sans retenue.

Il ne faut pas oublier les déclarations plutôt musclées de Vladimir Poutine qui promet de “buter les terroristes dan s les chiottes” ou l’inexplicable appréciation que Silvio Berlusconi porte sur l’Italie, “ce pays de merde qui me donne envie de vomir”.

Le dernier politicien à dépasser les lignes rouges de la décence dans ses déclarations est bien sûr Donald Trump qui n’hésite à conseiller à ses électeurs : “Quand quelqu’un vous attaque, ripostez. Soyez brutal, soyez féroce.”

Quid de notre ex-futur-chef de gouvernement et surtout secrétaire général – pour pas très longtemps en principe – du très islamiste Parti de la Justice et du Développement dans cette course aux phrases-chocs et aux déclarations fracassantes?

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Si Abdeillah BENKIRANE n’entreprend rien à moitié et il est capable du meilleur comme du pire, et comme disait Grégoire Lacroix (dit Corbin) : “c’est dans le pire qu’il est le meilleur”.

S’il fallait répertorier toutes les saillies, toutes les b$etises, toutes les exagérations, tous les dépassements, tous les excès, tous les dérapages verbaux, toutes les outrances, que Si Benkirane a commis durant, ne serait-ce que les cinq dernières années où de par sa fonction (ou plutôt ses deux fonctions de CdeG et de SG) il a occupé le devant de la scène, il nous faudrait non pas un simple billet mais un véritable catalogue, avec des divisions, des subdivisions et des sous-divisions.

Aucune sujet n’a échappé à ses piques! Aucun lieu, fût-il aussi symbolique que les tribunes des deux chambres du Parlement, n’a pu l’empêcher de proférer des énormités. Aucune personnalité politique, parmi ses adversaires comme parmi ses proches, n’a été épargnée par ses invectives et ses charges parfois à la limite de la diffamation.

Reprenons au hasard quelques “perles” de monsieur Benkirane que je propose de qualifier de “benkirinades” !

A propos de la femme, souvenons-nous il avait parler de “triyates”, de lustres accrochés au plafond, bref de décor sans plus ….

Dans un autre registre, n’oublions pas qu’il avait osé à la tribune du parlement fire une allusion plus que grivoise, en s’adressant à une élue nationale et en précisant avec son rire légendaire “le sien était plus grand”! A quoi pensait-il? Et surtout pensait-il en prononçant ces mots?

Quand il est à la tribune face à ses ouailles, Si Benkirane ne se retient pas ou ne sait pas se retenir!

Il raconte des blagues dont certaines sont à la limite de la décence ou alors il cite des penseurs wahabistes dont la doctrine va à l’encontre de ce qu’est l’islam de notre pays.

Monsieur Benkirane fait de tout bois et souvent il lui arrive que ses déclarations dépassent sa pensée : je préfère encore cette option plutôt que de penser que le chef du gouvernement de mon pays depuis cinq ans et qui a toutes les chances de l’être pour les cinq prochaines années profère consciemment de telles insanités.

Il a déclaré que si “le souverain est le descendant du Prophète, lui serait le Prophète” et plus récemment, il a affirmé que son parti est “une bénédiction pour le pays car il est là pour apprendre aux jeunes marocains à faire leurs ablutions et à leur prières”.

Ses déclarations sont souvent “border line” et elles se prêtent à diverses interprétations permettant ainsi à Monsieur Benkirane de confirmer aux uns ce qu’ils sont compris et de nier aux autres les intentions qu’ils lui prêtent. Ainsi, rappelons-nous ce qu’il a dit à propos de Al Hoceima : certains y ont vu u mépris non dissimulé pour la capitale du Rif et d’autres y ont entendu un vague allusion à une victoire locale d’un maire issu du PAM. Il a suivi la même tactique en parlant de l’action du Souverain en Afrique et de l’humiliation du peuple marocain, en semant ainsi le trouble dans l’esprit de beaucoup de marocains.

En d’autres circonstances, Abdellah BENKIRANE n’hésite pas à user clairement de menaces contre l’ordre public en cas où lui et son parti seraient éloignés du pouvoir et surtout de la direction du gouvernement ! Ce genre de discours dangereux et condamnable est souvent prononcé devant ses partisans afin de les rassembler et de les motiver. Mais le leader du PJD semble oublier que le reste des marocain/es entend ses fanfaronnades, les enregistre et peut un jour lui demander des comptes à ce sujet.

Incapable de fédérer une équipe gouvernementale autour de son nom – à défaut de fédérer autour d’un programme qu’il n’a jamais eu et qu’il n’aura jamais – Monsieur Abdelillah BENKIRANE ontinue de nous abreuver de ses “benkirinades”.

Cela fait aujourd’hui 153 jours que nous sommes sans gouvernement mais sa dernière saillie date d”il a quelques jours quand il a encore une fois rappelé que lui et lui seul est en lkégitimité pour former le gouvernement!

Mais personne ne lui conteste cette légitimité : ce qui lui est reproché c’est de ne pas pouvoir faire en sorte que cette légitimité se traduise dans les faits!

C’est le b-a-ba de l’action politique et Monsieur BENKIRANE semble ignorer ces balbutiements préférant les vociférations et autres “benkiranades”.

Un petit livre troublant et perturbant

March 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Il y a longtemps que je n’ai pas eu entre les main un vrai livre sérieux, profond, qui fait réfléchir et qui pose de vraies questions sur de vrais problèmes.

LE PHILOSOPHE ET LE DJIHADISTE” de Jean-Yves LE LOUP, paru en mai 2016 chez les Presses du Châtelet, aborde en effet la question fondamentale que se posent les personnes sensées en cette période difficile que traverse le monde : “QUE FAIRE FACE A LA VIOLENCE?“.

PHILOSOPHE

Jean-Yves LELOUP, prêtre orthodoxe, philosophe et théologien, est l’auteur d’une quantité impressionnante d’ouvrages – plus de soixante si l’on compte les publications collectives – qui traitent essentiellement de la spiritualité au quotidien et de l’approfondissement des textes sacrés chrétiens.

A partir de faits réels, il nous entraîne dans un dialogue vain destiné à dissuader un jeune marocain, convaincu d’être commandité par Allah, de détruire la Chapelle Sixtine, signe suprême de l’idolâtrie et de provoquer ainsi la mort de dizaines d’innocents.

Le philosophe, connaissant aussi bien que le djihadiste les textes sacrés des musulmans, essaie sans succès de donner à son interlocuteur une interprétation plus “apaisante” à la notion de djihad, en démontrant que Allah prône le “djihad majeur”, celui que l’homme doit entreprendre en premier lieu sur soi-même.

La lecture de ce petit ouvrage nous met en prise directe avec le terrorisme religieux qui finalement n’est qu’une sorte de nihilisme dans lequel “le goût du néant l’emporte sur la saveur de la vie”.

En fait, le livre est l’occasion pour l’auteur de nous réfléchir sur la violence et le chemin à suivre pour parvenir vers la paix.

CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MARS.

March 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Général

Depuis que je tiens ce blog – et j’espère que je continuerai à le faire longtemps encore, même si la mode de ce genre de médias ou réseau social est passée – je participe chaque 8 mars à la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME.

Pour moi, cela constitue un geste normal, car je le fais en pensant à ma mère, Allalh Yarhamha, à ma sœur qui fut rebelle à sa manière jusqu’au dernier jour de sa vie, à mon épouse bien sûr qui m’accompagne depuis bientôt un demi-siècle, à mes filles battantes et combattantes, à mes petites nièces que j’ai vu grandir et devenir de belles et brillantes jeunes filles, à d’autres plus petites nièces qui prennent leur place dans la vie avec brio.

Pour toutes ces femmes de ma vie, la célébration du 8 Mars est un plaisir et un honneur !

Pour ce 8 mars 2017, je reprends ici les différents billets que j’ai publiés dans ce blog à cette occasion.

2006 Nous sommes tous mariés à des militantes

2007 : la parole est la marocaine lambda

2008 : la parole est à mes invitées

2009 : Hommage poétique à la femme

2010 : Et en plus, mesdames, vous nous faites si bien rire

2011 : Les marocaines sont aussi de grands peitres

2012 : Lectures croisées à l’occasion du 8 mars

2013 : Ces dames qui ont honoré la radio marocaine

2014 : Et si les femmes dirigeaient le monde

2015 : Un 8 mars bien rempli : entre deux livres et une marche

2016 : De Bassima Hakaoui à Malika Maledk

femmes

Actrices, chanteuses, femmes politiques, sportives, femmes d’affaires, humanitaires, femmes de lettres, membres de la société civile, mais aussi à toutes les autres femmes au foyer, femmes travailleuses, vendeuses de pain ou de msemen, femmes dont les maris sont chômeurs et les enfants en échec scolaire, femmes qui suivent les cours d’alphabétisation pendant que leurs époux perdent leur temps au café ou devant un damier, femmes qui prennent chaque jour une heure de leur temps le matin pour faire de la marche et lutter contre leur diabète ou leur cholestérol, à toutes les femmes je dis ce cette journée qui leur est réservée : RESPECT, MESDAMES ET MERCI POUR TOUT !

ET PENDANT CE TEMPS, BENKIRANE ….

March 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Politique intérieure

LE MAROC REPREND LA PLACE QUI LUI REVIENT AU SEIN DE SES ¨PAIRS AFRICAINS !

Et pendant ce temps, Benkirne se confine chez lui!

LE MAROC CONNAIT DES PROBLÈMES CAUSES PAR LES MERCENAIRES DU POLISARIO !

Et pendant ce temps, Benkirane tourne en rond comme un ours en cage !

LE MAROC DOIT FAIRE FACE A DES PROVOCATIONS DE LA PART DES DEPUTES EUROPEENS HOSTILES A NOTRE PAYS!

Et pendant ce temps, Benkirane fait des discours destinés à ses partisans et des déclarations à l’emporte-pièce à des chaines de télés que personne ne regarde.

LE MAROC PREVOIT LE RAPPEL DES MILITAIRES DE RÉSERVE et CEUX QUI ONT SERVI AU SAHARA !

Et pendant ce temps, Benkirane se terre, boude, râle et raconte n’importe quoi.

LE MAROC a-t-il en fait besoin de Abdelillah BENKIRANE ? Voilà la question qu’en tant que citoyen lambda je me pose depuis plusieurs semaines.

La constitution lui donne le droit de former un gouvernement mais elle ne lui donne pas le droit de squatter le poste de “chef de gouvernement désigné” s’il est dans l’incapacité, réelle, supposée ou feinte de mener à bien cette tâche!

Il faut que cette comédie cesse : le moment historique est trop grave pour que l’on se plie aux quatre volontés d’un homme qui n’a pas compris que son parti n’a pas remporté les élections d’octobre 2017 mais qu’il a juste 125 sièges sur 395 avec 1.500.000 voix sur 15.700.000 inscrits.

UNA NOVELA AFRICANA ESCRITA EN CASTELLANO (Un roman africain écrit en espagnol)

March 01, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

N.B. : Ce billet est le premier que j’écris en espagnol. Cela fait des années que je n’ai pas rédigé dans cette langue, mais j’ai relevé le défi que m’a lancé un proche quand il a su que j’allais évoquer le livre objet de ce billet. J’attends donc beaucoup d’indulgence de sa part bien sûr et de celle mes lecteurs hispanophones, d’autant que je ne dispose pas d’un clavier espagnol). J’ai traduit mon texte en français pour mes lecteurs habituels.

Debo admitir con humildad que, ecepto “Platero y yo” de Juan Ramon Jimenez, no he jamas leido ningula otra novela en lengua espanola. Y es claro nunca he léido ni he pensado leer una novela escrita en lengua espanola por un escritor africano.

(Je dois reconnaître avec humilité que, à part “Platero y yo” de Juan Ramo Jimenez, je n’ai jamais lu aucun autre roman en langue espagnole. Et il est clair que je n’ai jamais lu ni pensé lire un roman écrit en espagnol par un écrivain espagnol)

Pero en mi ultima visita al “Salon international du livre et de l’Edition” en Casablanca, he encontrado a este libro : “TRES ALMAS PARA UN CORAZON” de la escritora de Guinea Equatorial Guillermina MEKUY – que es tambien ministra de la Cultura de su pais – publicado en 2016 por las Ediciones Martinez Roca, Madrid.

(Mais lors de ma dernière visite au Salon international du Livre et de l’Edition de Casablanca, j’ai trouvé ce livre : TRES ALMAS PARA UN CORAZON (Trois âmes pour un cœur) de l’écrivaine de la Guinée Equatoriale Guillermina MEKUY qui est aussi ministre de la Culture de son pais, publié en 2016 par les Ediciones Martinez Roca, Madrid.)

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Esta novela trata de un problema social muy espacifico : el de la poligamia.

(Ce roman traite un probleme social très particulier, celui de la polygamie.)

El hecho que la escritora es tambien la ministra escargada de la cultura en su pais da a este libro un peso particular y espacial como testimonio sociologico.

(Le fait que l’écrivaine soit aussi la ministre chargée de la culture dans son pays donne à ce livre un poids particulier et spécial en tant que t&émoignage sociologique.)

En Guinea Equatorail, pais a mayoria catolica, la cultura traditional “fang” permite al hombre tener – a demas de su priméra esposa al la cual le une el matrimonio religioso catolico delante de la iglesio o el matrimonio civil delante las autiridades – une secunda o una tercera esposa a traves de une boda traditional.

(En GUinée Equatoriale, pays en majorité catholique, la culture traditionnelle “fang” permet à l’homme d’avoir – en plus de sa première épouse à laquelle il est uni par un mariage religieux devant l’église ou un mariage civil devant les autorités – une deuxième ou une troisème épouse par l’entremise d’un mariage traditionnel.)

Esta boda se concretisa médiante el pago de una dote a la familia de la nueva esposa.

(Ce mariage se réalise par le paiement d’une dot à la famille de la nouvelle épouse.)

El livro de Guillermina MEKUY trata de este problema a traves de la naracion de la vida de un hombre y de sus tres esposas, con los altibajos de esta relacion complicada entre une hombre rico, poderoso, sin embargo seductoir y sus esposas, que tiene cada una sus espicifidades y particularidades fisicas, sociales y culturales.

(Le livre de Guillermina MEKUY traite de ce problème à travers la narration de la vie d’un homme et de trois épouses, avec les heurs et malheurs de cette relation compliquée d’un homme riche, puissant, néanmoins séducteur et ses trois épouses, qui ont chacun ses spécificités et ses particularités physiques, sociales et cultureles.)

Pero las tres esposas quieren a su marido comun et este marido las quierre a las tres.

(Mais les trois épouses aiment leur mari commun qui les aime toutes trois.)

Esta novela esta muy bien constrruida en quatro ejes diferentes : en cada uno, la autora trata del problema segun el punto de vista de cada uno de los protagonistas.

(Ce roman est très bien construit autour de quatre axes différents : sur chaque axe, l’auteure traite le problème selon le point de de chaque protagoniste)

La novela, tal commo parece al principio, se puede leer como uno de estos “fotos-novelas” de los anos 60 o imaginar comme una de estas “tele-novelas” mejicans o brasilenias, sin ningun interes. Pero no es absolumente el caso.

(Le roman, tel qu’il semble à prime abord, peut se pire comme un de ces “photo-romans” des années 60 ou s’imaginer comme une de ces “séries télévisées” mexicaines ou brésiliennes, sans aucun intérêt. Or ce n’est absolument pas le cas.)

Al fin y al cabo, salimos con unae axes différents: salimos con una idea clara sobre la poligamia en este pais africano y esta practicta no nos parece tan extrana.Es cierto que es diférente de la poligamia en los paises musulmanes, que tiene sus reglas y sus bases legales en la religion misma y no solamente en las costumbres sociales y la cultura.

(En fin de compte, nous sortons avec une idée claire sur la polygamie dans ce pays africain et cette pratique ne nous emble pas finalement si étrange. Il est certain qu’elle est différente de la polygamie dans las pays mluslmans, qui a ses régles et ses bases légales dans la religion et pas seulement dans les coutumes sociales et dans la culture.)

Abderrahman MEDJDOUB : le sage qui a survécu à l’histoire

February 27, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Voilà un livre que chacun de nous devrait avoir sous la main. On peut l’ouvrir à n’importe quelle page et en tirer profit ou du moins y prendre un plaisir lût-il fugace!

En effet, il ne faut pas laisser l’occasion lire dans le texte en arabe l’oeuvre du poète maghrébin Abderrahman MEJDOUB, qui consiste totalement en des quatrains, réunis, classés, traduits et commentés pat J. SCELLES-MILLIE et Boukhari KHELIFA, dans un ouvrage intitulé “LES QUATRAINS DE MEJDOUB LE SARCASTIQUE – poète maghrébin du XVI+ siècle“, paru d’abord en 1966 chez les éditions MAISONNEUVE ET LAROSE, PARIS en 1966 et récemment réédité par DAR AMAN RABAT.

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Nous connaissons tous au moins quelques vers de ce poète, qui n’a pourtant laissé aucune oeuvre écrite. Ses quatrains se sont transmis de bouche à oreille à travers les siècles, sans perdre une once de leur contenu ni de leur rythme. ls ont traversé les périodes les plus diverses de l’histoire de l’Afrique du Nord et gardent en ce début du vingt-et-unième sicle toute leur actualité, sociale, morale, et même politique.

Par un sens de la formule incomparable, et dans une langue populaire mais affinée, Abdeerrahman MAJDOUB a su exprimer les idées les plus diverses qui sont encore à l’odre du jour dans ces temps modernes.

Les 339 quatrains recensés par les auteurs, après des recherches approfondies, recouvrent les domaines les plus divers de la vie quotidienne : ils ont été catalogués par les auteurs autour de la religion, la morale, les relations humaines et notamment les relations avec la femme.

Quelques exemples, pris au hasard, pourront surement vous rafraîchir la mémoire et vous inciter à une lecture plus approfondie :

sur la santé

صــحــتي يــــا صحــتي صـحــتي يـا مـالي
إذا مشات لي صحتي آش من حبيب يبقى لي

(Ô ma santé !Ô ma santé ! / Ô ma santé, tu est ma richesse // Situ me laissais en détresse / Quela mi pourrait me rester)

sur les cancans et la médisance
الصمت الدهب المسجّر الكلام يفــــسّـــد المســــألة
إذا شــفـــت لا تخـــــبّـــــر و إذا سألوك قول لا لا

(Le silence est semblable à l’or qui festonne / alors que la parole avilit tout sujet // Si tui vopis une chose gardes-en le secret / refuse de répondre à ceux qui te questionnent)

sur les conseils aux jeunes

يا ألّي تعشق النساء لا يــغويك اـلـزيــــن
الزين كـنوار الدفلـــــة في الفم عروقه مرّين

(Ô vous dont la passion pour les femmes exagère / Point ne vous laisserez par la beauté rallier // Car la beauté ressemble à ces fleurs de lauriers / Qui, si on les mastique, ont racines amères).

sur les gouvernants

تخلطت و لا بغات تصفى و لعب خزها فوق ماها
ريّـاس عـــلى مــرتبــة هــــــــــما ســـبــب خـلاها

(La mare est trouble sans pouvoir s’éclaircir / Voici la pourriture qui monte à sa surface // Lorsque les gouvenants ne sont pas à leur place / Ils amènent les peuples jusqu’à s’anéantir.)

Vous aurez donc largement le choix de piocher à votre convenance dans les dires de ce grand sage, pour trouver le quatrain qui correspondra à votre humeur du moment, tout en découvrant la genèse de chaque quatrain, et une foule de renseignements sur le style et le talent du poète.

LECTURES DE CETTE FIN DE SEMAINE

February 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Je suis plongé dans un roman écrit en espagnol par une auteur de la Guinée Equatoriale dont je vous rendrais compte bientôt !

La lecture est ardue, l’espagnol n’étant pas – tant s’en faut – une langue écrite aisée mais le roman est intéressant et je le finirai bientôt!

Pour me délasser de cet exercice assez inhabituel , j’ai feuilleté un vieux livre qui traînait sur mes étagères depuis des années : “QUE PERSONNE NE RIGOLE ! ” de Mohamed LAROUSSI, paru en 2005 chez les éditions Publiday-Multidia.

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Dix ans après l’avoir feuilleté une première fois, mon impression sur le livre n’a pas changé : je suis entièrement d’accord Mohamed LAROUSSI sur le choix de son titre : personne ne doit rigoler à la lecture de ces “chroniques, articles et autres textes inédits pour un Maroc encore beaucoup plus meilleur” comme le précise le sous-titre de cette compilation.

“Encore beaucoup plus meilleur” (sic) : cette formule me renvoie à l’anecdote de “Kafani fika yakfouni”!

Il y a dix ans, je n’ai pas ri à ces chroniques et ce week-end je n’en pas du tout rigolé.

L’humour ne se sert pas à la pelle. On ne gave pas son lecteur d’humour comme on gave les oies. L’humour se déguste.

Allons donc, ces chroniques – finalement très prétentieuses – d’un temps passé ont passé leur temps et finalement ne m’ont pas fait rire!

Ce livre rejoindra gentiment mes étagères et je continuerai la lecture du roman équato-guinéen!

TAYEB SADDIKI : l’homme-théâtre.

February 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Je ne pense qu’il y ait une personne de ma génération, celle qui a ouvert le yeux de jeune dans les années 60, qui ne connaisse pas Tayeb SADDIKI.

Nous avons tous eu l’occasion de voir une de ses pièces, soit sur une scène pour les plus chanceux, soit à la télévision pour la majorité d’entre nous.

Des titres comme AL HARRAZ ou AL MAJDOUB sont ancrés dans la mémoire collective marocaine, comme MAQAMAT BADIE AZZANAME AL HAMADANI.

Beaucoup d’entre nous fredonnent encore les airs chantés dans telle ou telle pièce, ou se souviennent des costumes extravagants portés par tel ou tel personnage.

Nous connaissons tous le visage, tellement expressif, avec ce regard noir accentué d’un trait de khol qui ne dérangeant personne, entre une tignasse savamment ébouriffée et une barbe élégament entretenue.

Tayeb SADDIKI fait parti du Maroc des quarante dernières années du siècle passé, au même titre que Hassan II dont il a été un laudateur patenté par l’entremise de fresques historiques généralissimes à la gloire de lma dysntie alaouite.

Nous soupçonnions que Tayeb SADDIKI n’était pas un homme tout à fait comme les autres.

Le livre que lui consacre Ahmed MASSAIA lève justement une partie du voile sur la vraie personnalité de Tayeb SADDIKI.

Dans “TAYEB SADDIKI – le bon, la brute et le théâtre – Portrait“, paru en novembre 2016 chez une nouvelle maison installée à Tanger VIRGULE-EDITIONS, l’ancien directeur de l’ISADAC brosse un portrait sans conssession du monstre sacré que fut SADDIKI.

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Personnage hors norme, il fut aussi une personne hors norme qui a fini par se confondre avec son oeuvre, qui est immense, unique et inégalée à ce jour.

Tayeb SADDIKI était aimé et craint, jalousé et admiré, recherché et rejeté, aussi bien par ses pairs que par la critique et le simple public. Mais il ne laissait et ne pouvait laisser personne indifférent.

Le livre de Ahmed MASSAIA manque-t-il d’une certaine rigueur dans la présentation de la démarche intellectuelle de SADDIKI? Surement, mais si l’on accepte que l’objectif de l’auteur était de dresser le portrait de l’homme, je crois que l’on lire cet ouvrage, avec beaucoup d’intérêt et de curiosité : mais il reconnaître que, fin de compte, en Tayeb SADDIKKI, l’homme et le théâtre étaient en totale et perpétuelle osmose.

AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

February 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général, Politique intérieure, Société

Les événements qui se déroulent à AL Hoceima depuis quelques semaines ne nous font-ils pas l’effet de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu, déjà oublié et puis soudain remémoré.

Si on reprend la chronologie des événements, on peut se poser des questions auxquelles personne se semble être en mesure, ou plus exactement ne semble vouloir apporter une réponse satisfaisante.

Certains veulent en chercher la cause dans l’histoire, en remontant à Abdeklkrim KHATTABI, à son soulèvement contre la domination espagnole, à sa guerre héroïque contre les armées coalisées français et espagnoles.

Mais en même temps, ils veulent oublier tout cela et ne retenir que les rancœurs ultérieures et les frictions personnelles entre des égos surdimensionnés des uns et des autres. D’un coté, le jeune grand combattant Abdelkirm Khattabi et le vieil exilé du Caire devenu un amer opposant. De l’autre coté, un jeune prince pétri d’ambition et imbu d’autocratisme préparerant sa succession à un roi sage et plein d’humanité.

Cela se passait il y a bientôt 60 ans! Beaucoup de rifains n’ont de cette période qu’une relation orale, tronquée, biaisée, exagérée ou tempérée, selon les sources, où les fantasmes se mêlent souvent à la vérité, où les chimères l’emportent parfois sur la réalité, mais où les blessures sont soigneusement entretenues et même parfois douloureusement réouvertures.

D’autres se prétendant héritiers d’une culture rifaine ancestrale tentent de trouver la racine profonde du mal dans l’anéantissement voulu de la civilisation ancienne locale et dans le délitement organisé de l’anthropologie du peuple amazigh..

Soit ! Mais ils oublient que les peuples, tous les peuples du monde, constituent des mélanges patiemment travaillés dans le creuset de la vie de tous les jours, dans le meilleurs des cas par des mariages, dans d’autres cas plus dramatiques par des invasions, des immigrations, et le souvent par les hasards de la vie!

Combien de rifains sont-ils les descendants directs d’un hypothétique ancestral amazigh, qui en serait le père unique? Ibn Badis était-il riffain ou arabe? Khattabi n’a jamais prôné l’usage écrit de l’amazigh et il maniait l’arabe avec talent!

Bien sûr, les habitants d’Al Hoceima parlent encore – et heureusement d’ailleurs – le rifain : mais la langue (pour ma part, je ne dirais= pas le dialecte) parlée aujourd’hui est en fait un mélange d’arabe et d’espagnol bien loin du rifain original. Une toute petite enquête linguistique permettrait de mettre en lumière ce phénomène, très normal dans l’évolution d’une langue non écrite.

D’aucuns enfin ont trouvé l’occasion inespérée de rallumer le feu de la discorde dans la mort tragique de Mouhcine FIKIR : cette mort atroce est inacceptable, intolérable et les responsables, tous les responsables doivent rendre à la justice des comptes au sujet de ce drame affreux.

Mais cet événement – dont je réitère le caractère absolument tragique – ne doit pas être détourné et instrumentalisé : feu Mouhcine FIKIR n’a rien de comparable avec le jeune vendeur ambulant tunisien Mohamed BOUAZIZI, immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le tunisien n’avait que sa charrette de légumes et le marocain était un mareyeur prospère, qui se fournissait dns des conditions pour le moins troubles en poissons de qualité destinés à des clients partout dans le nord du pays.

Mouhcine FIKRI est mort d’une mort atroce dont il faut élucider les causes et punir les coupables mais il n’est en rien le symbole pur et immaculé et de la HOGRA.

Enfin, quelques exaltés veulent complètement travestir la réalité en exigeant “la non-militarisation du Rif” : jamais au Maroc, une ville ou une province n’a été “militarisée et le pouvoir n’a aucune raison ni surtout aucune intention de militariser le Rif?

Pourquoi le ferait-il ? La sécurité intérieure du pays est-elle en danger pour qu’une telle mesure soit prise? Sérieusement, peut-on envisager qu’une bande de jeunes qui manifestent pacifiquement nécessite “la militarisation d’une ville” ? Même au moment les plus intenses des manifestations provoquées par l’éphémère Mouvement du 20 février, le pouvoir n’a pas eu recours, ni surtout besoiN, de militariser la moindre partie du territoire : les forces de police traditionnelle ont suffi à contrôler la situation. A aucun moment, il n’a été fait appel à des militaires. Pour en serait-il autrement face à quelques dizaines ou de centaines de manifestants rifains?

Mais ce slogan porte bien, surtout à l’étranger, surtout quand il est véhiculé par les journaux espagnols ou hollandais, surtout quand il est repris par des associations droit-de-lhommiste toujours promptes à prendre le contre-pied du pouvoir en place.

En fait, les observateurs oublient certains éléments de cette situation, trouble et troublante à la fois, trouble parce qu’on n’en connait pas les véritables leviers et les vraies raisons, troublante parce qu’elle risque d’entraîner le pays vers les rivages dangereux du séparatisme alors que la nation a plus que jamais besoin de cohésion et d’unité.

Souvenons-nous, le 17 octobre 2015, il y a quand m^me plus de DEUX ANS, était lancé en grande pompe et sous la présidence effective du souverain un programme ambitieux “AL HOCEIMA, VILLE PHARE DE LA MEDITERANEE” destiné à promouvoir “le développement des milieux rural et urbain de la province”!

Quid de ce programme à ce jour ? Voilà une vraie question qui exige une vraie réponse !

Quid des promesses formulées par le président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, enfant du Rif et porte-drapeau de la régionalisation avancée? Voilà une autre question qui reste sans réponse et il est normal que la population d’Al Hoceima s’interroge à ce sujet, au lieu de se braquer sur la ridicule idée de la “militarisation du Rif”!

Pour terminer ma réflexion, je crois qu’il est absolument nécessaire de bien connaitre les acteurs et les “héros” de ce mouvement qui secoue la ville d’Al Hoceima.

Qui est Nasser FARZAZY, ce personnage surgi de nulle part, sorti comme par magie du chapeau d’un prestidigitateur et lancé sur les places et les rues d’Al Hoceima pour parler face aux caméras et aux micros au nom de la population?

Quel est son parcours politique ? Quel est son cursus dans l’enseignement qui lui permet de manier avec cette parfaite aisance l’arabe classique qui serait, par ailleurs et selon lui, la langue du pouvoir oppresseur? Où donc a-t-il appris à organiser des manifestations, à en choisir le timing, à les contrôler, à les canaliser, à les attiser, à les filmer et à en diffuser les images sur les réseaux sociaux et auprès des médias étrangers.

Tout cela nécessite une technique et un savoir-faire qui rappellent les méthodes du mouvement serbe OTROP,reprises par les instigateurs du “printemps arabe”.

On peut se poser la même question au sujet d’un nouvel intervenant sur le scène hoceimi, qui veut lui aussi se faire une place au soleil du mouvement rifain :un certain Nasser LARI ! Qui est-il ? D’où vient-il? Que veut-il?

Et pour clore définitivement ce tour d’horizon de la situation à Al Hocaima, il n’est pas sans intérêt de s’interroger sur le rôle joué par certains secteurs de la vie politique locale : on a vu l’ancienne députée PJDiste Souad CHIKHI prendre fait et cause pour les manifestants. Ensuite, le mouvement islamiste radical ADL WA ISSHAN, bientôt suivi des autres islamistes du minuscule parti de la Renaissance et de la Vertu ont rejoint les gauchistes de NAHJ DEMOCRATI pour participer à la protestation.

Cette succession de ralliements improbables nous rappelle ce qui s’est produit en 2011 quand on a vu le PJD soutenir, mais sans grande conviction, le M20F et où les gauchistes du PSU ont fait cause commune avec les islamistes de Adl Wa Ihsane!

L’histoire politique et contestataire du Maroc se répète au risque de bégayer car les protagonistes ne veulent pas tenir compte des changements que la véritable histoire impose.

P.S. 1 : Il ne sera pas dit que j’ai oublié le rôle du gouvernement dans toute cette histoire : a-t-il fait son travail? A-t-il tenu ses promesses? A-t-il correctement réagi, ou a-t-il réagi avec la célérité et efficacité voulue? Des semaines de protestations n’ont donné lieu qu’à de rares débordements de part et d’autre : bien sûr, seules les bavures de la police sont reprises sur les réseaux sociaux et c’est normal.

P.S. 2 : Peut-on parler de Al Hoceima et de sa région sans évoquer ce qui en constitue le problème central, socialement et économiquement parlant, c’est-à-dire le problème du kif. Quelle est la part du kif dans ce qui advient dan scette région? Je ne saurais, je ne pouraais le dire et bien malin celui qui pourrait prétendre donner la réponse à cette question, pourtant essentielle!

ZID KERAHNI FIK ! (fais-toi détester davantage)

February 09, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Il est impossible d’avoir la moindre sympatrie pour la politique de colonisation menée par l’état hébreu d’Israël sur les territoires palestiniens de Cisjordonnie.

Le seul sentiment légitime que l’on peut éprouver c’est le rejet total et inconditionnel et si on se laisse aller à de l’émotion, la colère s’installe vite et la détestation n’est très loin!

Le livre de Sylvain CYPEL, paru en 2006 chez les éditions LA DECOUVERTE. sous le titre “LES EMMURES – La société israelienne dans l’impasse” peut se targuer de participer, en lesexpliquant sans les justifier pour autant, à ce rejet, cette colère et détestation.

les emmurés

Il convient en premier lieu de savoir qui en est l’auteur.

Sylvain CYPEL est un journaliste, fils du directeur du dernier quotidien yiddich au monde, qui a passé sa jeunesse en Israël où il a étudié à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a effectué de nombreux reportages en Israël pour le compte du COURRIER INTERNATIONAL puis du quotidien LE MONDE et il a notamment enquêté sur les accords de CAMP DAVID et sur la seconde INDIFADA palestinienne. il s’agit donc d’un homme qui connait bien son sujet et qu’on ne peut taxer d’avoir des préjugés anti-israéliens ni d’a-priori anti-juifs.

Et pourtant, son ouvrage, un pavé de 450 pages, écrites en petits caractères, est un véritable réquisitoire contre la société israélienne, qui à travers toutes ses composantes – armée, système scolaire, institutions politiques, intellectuels, presse – n’a cessé depuis la création de l’état hébreu en 1948 et après l’occupation des territoires palestiniens en 1967, de nier l’existence du peuple palestinien, et de justifier la “supériorité morale” des israliens.

Il est impossible de résumer cet ouvrage qui constitue, comme le signale une critique du COURRIER INTERNATIONAL, “à la fois une histoire d’Israël depuis 1947, une remarquable analyse de l’état d’esprit des israéliens aujourd’hui et une critique lucide de la politique israélienne à l’égard es Palestiniens”.

L’auteur n’hésite pas à parler de la “brutalisation” de la société israélienne à l’égard des palestiniens, qu’ils soient restés en Israël ou qu’ils soient installés dans les territoires occupés de la Cisjordanie. Il évoque une sorte de “pied-noirisation” des colons israéliens qui sont convaincus de la “nature animalière les arabes”. Cette “algérisation” de la mentalité des israéliens a fini par ancrer dans les esprits une double certitude, celle de “l’annulation de l’autre” qui conduit irrémédiablement à la conviction que “il n’y a pas d’interlocuteur“.

La lecture de cet ouvrage nécessite beaucoup de concentration et d’esprit critique pour ne pas se laisser entraîner dans une haine inutile de tout ce qui est juif : mais il est certain que les éléments présentés par Sylvain CYPEL justifient largement le titre que j’ai donné à ce billet : “ZID KERAHNI FIK!” (fais-toi détester davantage).

Il est bien entendu que ce “FIK” – ce “toi” – se rapporte aux dirigeants israéliens, aux leaders sionistes, aux colons racistes et fanatiques et non pas aux juifs en tant que tels.

P.S. : il faut noter le silence et l’indifférence quasi unanimes de la presse française au sujet de cet ouvrage! Cela démontre bien que Sylvan CYPEL a su appuyer là où cela faisait mal à la bonne conscience des dirigeants de l’état hébreu.

LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

February 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure

Le vendredi 7 octobre 2016 a été un jour historique dans l’histoire politique de notre pays!

Ce jour-là se sont déroulées les deux deuxièmes élections législatives de la nouvelle ère, celle de la constitution du 1er juillet 2011, cette constitution qui a donné au Maroc son premier chef de gouvernement, choisi CONSTITUTIONNELLEMENT parmi le parti arrivé en tête des élections.

Ce vendredi 7 octobre 2016 devait, après une campagne électorale plutôt mouvementée, soit reconduire le PJD et son patron à la tête du gouvernement soit permettre une alternance non plus consensuelle, comme le fut celle de 1998, mais voulue par le peuple et imposée par son choix!

Le résultat a été clair et net : le PJD a raflé 125 sièges, loin devant tous ses autres concurrents dont le plus direct à savoir le PAM qui a reconnu tout de suite sa défaite et qui a choisi d’emblée de se positionner dans l’opposition!

Dès lors, la route était ouverte à la reconduction du gouvernement Benkirane, avec la majorité sortante, à laquelle pourrait s’adjoindre un autre parti comme l’UC pour la conforter du point de vue arithmétique.

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Cela, c’était au lendemain du 7 octobre 2016! Cela fait si longtemps …tellement longtemps …

Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous le pont Hassan II parce que le leader islamiste a choisi la voie de la difficulté politique, le chemin escarpé des alliances improbables, l’iténérire le plus improbable pour arriver à une majorité et il a opté pour le sentier de l’affrontement avec ses anciens alliés, celui de refus de la discussion avec ses anciens amis.

Il a voulu revenir à ses anciennes amours istiqlaliennes, contre toute logique politique, malgré la trahison de Hamid Chabat et en dépit des insultes et des invectives échangées.

Abelillah BENKIRANE voulait absolument s’accoquiner avec Hamid CHABAT !

Pourquoi ?

Depuis les jours qui ont suivi 7 octobre 2016, tout le Maroc s’interroge sur ce choix!

L’Istiqlal a perdu une bonne partie de son électorat et de ses sièges, c’est un parti en crise intérieure profonde, c’est un parti divisé, en mutation et pourtant le PJD et son secrétaire général tenaient à la coalition avec lui!

Pourquoi?

Le dirigeant du parti de la Balance a failli provoqué une énorme crise diplomatique au moment où le Maroc avait besoin de tous les appuis possibles : Benkirane n’en a cure, il continue à vouloir Chabbat comme allié au gouvernement!

Pourquoi.

Le 7 octobre 2016 le peuple avait choisi le PJD comme premier parti et le PAM comme second : les autres formations ont été rejetées, reniées, certaines jetées aux oubliettes malgré l’abaissement du seuil de représentativité proportionnelle à 3%, d’autres sanctionnées! Mais Benkirane a continué à s’accrocher au fantasque CHABBAT.

Pourquoi?

Depuis le 7 octobre, le Maroc a continué son chemin, il a réuni le monde entier à Marrakech pour la COP, il a intégré l’Union Africaine dont plusieurs pays voulaient nous fermer la porte!

Pendant ce temps, Benkirane a boudé, il s’est fâché, il s’est enfermé chez lui, il a lancé des déclarations à l’emporte-pièces devant ses ouilles ou devant les micros de sites d’information insignifiants : il n’a pas tenu compte des conseils du souverain qui l’orientaient vers une vision globale de la situation dépassant les petits calculs arithmétiques; il ne s’est jamais adressé à la nation pour lui expliqué clairement la situation.

Pourquoi ?

Pourquoi ce retard qui dure depuis QUATRE MOIS …Cela fait très longtemps qu’il dure, trop longtemps!

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

la pluie

Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,