citoyenhmida.org

Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
Subscribe

CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MARS.

March 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Général

Depuis que je tiens ce blog – et j’espère que je continuerai à le faire longtemps encore, même si la mode de ce genre de médias ou réseau social est passée – je participe chaque 8 mars à la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME.

Pour moi, cela constitue un geste normal, car je le fais en pensant à ma mère, Allalh Yarhamha, à ma sœur qui fut rebelle à sa manière jusqu’au dernier jour de sa vie, à mon épouse bien sûr qui m’accompagne depuis bientôt un demi-siècle, à mes filles battantes et combattantes, à mes petites nièces que j’ai vu grandir et devenir de belles et brillantes jeunes filles, à d’autres plus petites nièces qui prennent leur place dans la vie avec brio.

Pour toutes ces femmes de ma vie, la célébration du 8 Mars est un plaisir et un honneur !

Pour ce 8 mars 2017, je reprends ici les différents billets que j’ai publiés dans ce blog à cette occasion.

2006 Nous sommes tous mariés à des militantes

2007 : la parole est la marocaine lambda

2008 : la parole est à mes invitées

2009 : Hommage poétique à la femme

2010 : Et en plus, mesdames, vous nous faites si bien rire

2011 : Les marocaines sont aussi de grands peitres

2012 : Lectures croisées à l’occasion du 8 mars

2013 : Ces dames qui ont honoré la radio marocaine

2014 : Et si les femmes dirigeaient le monde

2015 : Un 8 mars bien rempli : entre deux livres et une marche

2016 : De Bassima Hakaoui à Malika Maledk

femmes

Actrices, chanteuses, femmes politiques, sportives, femmes d’affaires, humanitaires, femmes de lettres, membres de la société civile, mais aussi à toutes les autres femmes au foyer, femmes travailleuses, vendeuses de pain ou de msemen, femmes dont les maris sont chômeurs et les enfants en échec scolaire, femmes qui suivent les cours d’alphabétisation pendant que leurs époux perdent leur temps au café ou devant un damier, femmes qui prennent chaque jour une heure de leur temps le matin pour faire de la marche et lutter contre leur diabète ou leur cholestérol, à toutes les femmes je dis ce cette journée qui leur est réservée : RESPECT, MESDAMES ET MERCI POUR TOUT !

ET PENDANT CE TEMPS, BENKIRANE ….

March 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Politique intérieure

LE MAROC REPREND LA PLACE QUI LUI REVIENT AU SEIN DE SES ¨PAIRS AFRICAINS !

Et pendant ce temps, Benkirne se confine chez lui!

LE MAROC CONNAIT DES PROBLÈMES CAUSES PAR LES MERCENAIRES DU POLISARIO !

Et pendant ce temps, Benkirane tourne en rond comme un ours en cage !

LE MAROC DOIT FAIRE FACE A DES PROVOCATIONS DE LA PART DES DEPUTES EUROPEENS HOSTILES A NOTRE PAYS!

Et pendant ce temps, Benkirane fait des discours destinés à ses partisans et des déclarations à l’emporte-pièce à des chaines de télés que personne ne regarde.

LE MAROC PREVOIT LE RAPPEL DES MILITAIRES DE RÉSERVE et CEUX QUI ONT SERVI AU SAHARA !

Et pendant ce temps, Benkirane se terre, boude, râle et raconte n’importe quoi.

LE MAROC a-t-il en fait besoin de Abdelillah BENKIRANE ? Voilà la question qu’en tant que citoyen lambda je me pose depuis plusieurs semaines.

La constitution lui donne le droit de former un gouvernement mais elle ne lui donne pas le droit de squatter le poste de “chef de gouvernement désigné” s’il est dans l’incapacité, réelle, supposée ou feinte de mener à bien cette tâche!

Il faut que cette comédie cesse : le moment historique est trop grave pour que l’on se plie aux quatre volontés d’un homme qui n’a pas compris que son parti n’a pas remporté les élections d’octobre 2017 mais qu’il a juste 125 sièges sur 395 avec 1.500.000 voix sur 15.700.000 inscrits.

UNA NOVELA AFRICANA ESCRITA EN CASTELLANO (Un roman africain écrit en espagnol)

March 01, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

N.B. : Ce billet est le premier que j’écris en espagnol. Cela fait des années que je n’ai pas rédigé dans cette langue, mais j’ai relevé le défi que m’a lancé un proche quand il a su que j’allais évoquer le livre objet de ce billet. J’attends donc beaucoup d’indulgence de sa part bien sûr et de celle mes lecteurs hispanophones, d’autant que je ne dispose pas d’un clavier espagnol). J’ai traduit mon texte en français pour mes lecteurs habituels.

Debo admitir con humildad que, ecepto “Platero y yo” de Juan Ramon Jimenez, no he jamas leido ningula otra novela en lengua espanola. Y es claro nunca he léido ni he pensado leer una novela escrita en lengua espanola por un escritor africano.

(Je dois reconnaître avec humilité que, à part “Platero y yo” de Juan Ramo Jimenez, je n’ai jamais lu aucun autre roman en langue espagnole. Et il est clair que je n’ai jamais lu ni pensé lire un roman écrit en espagnol par un écrivain espagnol)

Pero en mi ultima visita al “Salon international du livre et de l’Edition” en Casablanca, he encontrado a este libro : “TRES ALMAS PARA UN CORAZON” de la escritora de Guinea Equatorial Guillermina MEKUY – que es tambien ministra de la Cultura de su pais – publicado en 2016 por las Ediciones Martinez Roca, Madrid.

(Mais lors de ma dernière visite au Salon international du Livre et de l’Edition de Casablanca, j’ai trouvé ce livre : TRES ALMAS PARA UN CORAZON (Trois âmes pour un cœur) de l’écrivaine de la Guinée Equatoriale Guillermina MEKUY qui est aussi ministre de la Culture de son pais, publié en 2016 par les Ediciones Martinez Roca, Madrid.)

tres-almas-para-un-corazon_9788427037397

Esta novela trata de un problema social muy espacifico : el de la poligamia.

(Ce roman traite un probleme social très particulier, celui de la polygamie.)

El hecho que la escritora es tambien la ministra escargada de la cultura en su pais da a este libro un peso particular y espacial como testimonio sociologico.

(Le fait que l’écrivaine soit aussi la ministre chargée de la culture dans son pays donne à ce livre un poids particulier et spécial en tant que t&émoignage sociologique.)

En Guinea Equatorail, pais a mayoria catolica, la cultura traditional “fang” permite al hombre tener – a demas de su priméra esposa al la cual le une el matrimonio religioso catolico delante de la iglesio o el matrimonio civil delante las autiridades – une secunda o una tercera esposa a traves de une boda traditional.

(En GUinée Equatoriale, pays en majorité catholique, la culture traditionnelle “fang” permet à l’homme d’avoir – en plus de sa première épouse à laquelle il est uni par un mariage religieux devant l’église ou un mariage civil devant les autorités – une deuxième ou une troisème épouse par l’entremise d’un mariage traditionnel.)

Esta boda se concretisa médiante el pago de una dote a la familia de la nueva esposa.

(Ce mariage se réalise par le paiement d’une dot à la famille de la nouvelle épouse.)

El livro de Guillermina MEKUY trata de este problema a traves de la naracion de la vida de un hombre y de sus tres esposas, con los altibajos de esta relacion complicada entre une hombre rico, poderoso, sin embargo seductoir y sus esposas, que tiene cada una sus espicifidades y particularidades fisicas, sociales y culturales.

(Le livre de Guillermina MEKUY traite de ce problème à travers la narration de la vie d’un homme et de trois épouses, avec les heurs et malheurs de cette relation compliquée d’un homme riche, puissant, néanmoins séducteur et ses trois épouses, qui ont chacun ses spécificités et ses particularités physiques, sociales et cultureles.)

Pero las tres esposas quieren a su marido comun et este marido las quierre a las tres.

(Mais les trois épouses aiment leur mari commun qui les aime toutes trois.)

Esta novela esta muy bien constrruida en quatro ejes diferentes : en cada uno, la autora trata del problema segun el punto de vista de cada uno de los protagonistas.

(Ce roman est très bien construit autour de quatre axes différents : sur chaque axe, l’auteure traite le problème selon le point de de chaque protagoniste)

La novela, tal commo parece al principio, se puede leer como uno de estos “fotos-novelas” de los anos 60 o imaginar comme una de estas “tele-novelas” mejicans o brasilenias, sin ningun interes. Pero no es absolumente el caso.

(Le roman, tel qu’il semble à prime abord, peut se pire comme un de ces “photo-romans” des années 60 ou s’imaginer comme une de ces “séries télévisées” mexicaines ou brésiliennes, sans aucun intérêt. Or ce n’est absolument pas le cas.)

Al fin y al cabo, salimos con unae axes différents: salimos con una idea clara sobre la poligamia en este pais africano y esta practicta no nos parece tan extrana.Es cierto que es diférente de la poligamia en los paises musulmanes, que tiene sus reglas y sus bases legales en la religion misma y no solamente en las costumbres sociales y la cultura.

(En fin de compte, nous sortons avec une idée claire sur la polygamie dans ce pays africain et cette pratique ne nous emble pas finalement si étrange. Il est certain qu’elle est différente de la polygamie dans las pays mluslmans, qui a ses régles et ses bases légales dans la religion et pas seulement dans les coutumes sociales et dans la culture.)

Abderrahman MEDJDOUB : le sage qui a survécu à l’histoire

February 27, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Voilà un livre que chacun de nous devrait avoir sous la main. On peut l’ouvrir à n’importe quelle page et en tirer profit ou du moins y prendre un plaisir lût-il fugace!

En effet, il ne faut pas laisser l’occasion lire dans le texte en arabe l’oeuvre du poète maghrébin Abderrahman MEJDOUB, qui consiste totalement en des quatrains, réunis, classés, traduits et commentés pat J. SCELLES-MILLIE et Boukhari KHELIFA, dans un ouvrage intitulé “LES QUATRAINS DE MEJDOUB LE SARCASTIQUE – poète maghrébin du XVI+ siècle“, paru d’abord en 1966 chez les éditions MAISONNEUVE ET LAROSE, PARIS en 1966 et récemment réédité par DAR AMAN RABAT.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA]

Nous connaissons tous au moins quelques vers de ce poète, qui n’a pourtant laissé aucune oeuvre écrite. Ses quatrains se sont transmis de bouche à oreille à travers les siècles, sans perdre une once de leur contenu ni de leur rythme. ls ont traversé les périodes les plus diverses de l’histoire de l’Afrique du Nord et gardent en ce début du vingt-et-unième sicle toute leur actualité, sociale, morale, et même politique.

Par un sens de la formule incomparable, et dans une langue populaire mais affinée, Abdeerrahman MAJDOUB a su exprimer les idées les plus diverses qui sont encore à l’odre du jour dans ces temps modernes.

Les 339 quatrains recensés par les auteurs, après des recherches approfondies, recouvrent les domaines les plus divers de la vie quotidienne : ils ont été catalogués par les auteurs autour de la religion, la morale, les relations humaines et notamment les relations avec la femme.

Quelques exemples, pris au hasard, pourront surement vous rafraîchir la mémoire et vous inciter à une lecture plus approfondie :

sur la santé

صــحــتي يــــا صحــتي صـحــتي يـا مـالي
إذا مشات لي صحتي آش من حبيب يبقى لي

(Ô ma santé !Ô ma santé ! / Ô ma santé, tu est ma richesse // Situ me laissais en détresse / Quela mi pourrait me rester)

sur les cancans et la médisance
الصمت الدهب المسجّر الكلام يفــــسّـــد المســــألة
إذا شــفـــت لا تخـــــبّـــــر و إذا سألوك قول لا لا

(Le silence est semblable à l’or qui festonne / alors que la parole avilit tout sujet // Si tui vopis une chose gardes-en le secret / refuse de répondre à ceux qui te questionnent)

sur les conseils aux jeunes

يا ألّي تعشق النساء لا يــغويك اـلـزيــــن
الزين كـنوار الدفلـــــة في الفم عروقه مرّين

(Ô vous dont la passion pour les femmes exagère / Point ne vous laisserez par la beauté rallier // Car la beauté ressemble à ces fleurs de lauriers / Qui, si on les mastique, ont racines amères).

sur les gouvernants

تخلطت و لا بغات تصفى و لعب خزها فوق ماها
ريّـاس عـــلى مــرتبــة هــــــــــما ســـبــب خـلاها

(La mare est trouble sans pouvoir s’éclaircir / Voici la pourriture qui monte à sa surface // Lorsque les gouvenants ne sont pas à leur place / Ils amènent les peuples jusqu’à s’anéantir.)

Vous aurez donc largement le choix de piocher à votre convenance dans les dires de ce grand sage, pour trouver le quatrain qui correspondra à votre humeur du moment, tout en découvrant la genèse de chaque quatrain, et une foule de renseignements sur le style et le talent du poète.

LECTURES DE CETTE FIN DE SEMAINE

February 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Je suis plongé dans un roman écrit en espagnol par une auteur de la Guinée Equatoriale dont je vous rendrais compte bientôt !

La lecture est ardue, l’espagnol n’étant pas – tant s’en faut – une langue écrite aisée mais le roman est intéressant et je le finirai bientôt!

Pour me délasser de cet exercice assez inhabituel , j’ai feuilleté un vieux livre qui traînait sur mes étagères depuis des années : “QUE PERSONNE NE RIGOLE ! ” de Mohamed LAROUSSI, paru en 2005 chez les éditions Publiday-Multidia.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dix ans après l’avoir feuilleté une première fois, mon impression sur le livre n’a pas changé : je suis entièrement d’accord Mohamed LAROUSSI sur le choix de son titre : personne ne doit rigoler à la lecture de ces “chroniques, articles et autres textes inédits pour un Maroc encore beaucoup plus meilleur” comme le précise le sous-titre de cette compilation.

“Encore beaucoup plus meilleur” (sic) : cette formule me renvoie à l’anecdote de “Kafani fika yakfouni”!

Il y a dix ans, je n’ai pas ri à ces chroniques et ce week-end je n’en pas du tout rigolé.

L’humour ne se sert pas à la pelle. On ne gave pas son lecteur d’humour comme on gave les oies. L’humour se déguste.

Allons donc, ces chroniques – finalement très prétentieuses – d’un temps passé ont passé leur temps et finalement ne m’ont pas fait rire!

Ce livre rejoindra gentiment mes étagères et je continuerai la lecture du roman équato-guinéen!

TAYEB SADDIKI : l’homme-théâtre.

February 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Je ne pense qu’il y ait une personne de ma génération, celle qui a ouvert le yeux de jeune dans les années 60, qui ne connaisse pas Tayeb SADDIKI.

Nous avons tous eu l’occasion de voir une de ses pièces, soit sur une scène pour les plus chanceux, soit à la télévision pour la majorité d’entre nous.

Des titres comme AL HARRAZ ou AL MAJDOUB sont ancrés dans la mémoire collective marocaine, comme MAQAMAT BADIE AZZANAME AL HAMADANI.

Beaucoup d’entre nous fredonnent encore les airs chantés dans telle ou telle pièce, ou se souviennent des costumes extravagants portés par tel ou tel personnage.

Nous connaissons tous le visage, tellement expressif, avec ce regard noir accentué d’un trait de khol qui ne dérangeant personne, entre une tignasse savamment ébouriffée et une barbe élégament entretenue.

Tayeb SADDIKI fait parti du Maroc des quarante dernières années du siècle passé, au même titre que Hassan II dont il a été un laudateur patenté par l’entremise de fresques historiques généralissimes à la gloire de lma dysntie alaouite.

Nous soupçonnions que Tayeb SADDIKI n’était pas un homme tout à fait comme les autres.

Le livre que lui consacre Ahmed MASSAIA lève justement une partie du voile sur la vraie personnalité de Tayeb SADDIKI.

Dans “TAYEB SADDIKI – le bon, la brute et le théâtre – Portrait“, paru en novembre 2016 chez une nouvelle maison installée à Tanger VIRGULE-EDITIONS, l’ancien directeur de l’ISADAC brosse un portrait sans conssession du monstre sacré que fut SADDIKI.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Personnage hors norme, il fut aussi une personne hors norme qui a fini par se confondre avec son oeuvre, qui est immense, unique et inégalée à ce jour.

Tayeb SADDIKI était aimé et craint, jalousé et admiré, recherché et rejeté, aussi bien par ses pairs que par la critique et le simple public. Mais il ne laissait et ne pouvait laisser personne indifférent.

Le livre de Ahmed MASSAIA manque-t-il d’une certaine rigueur dans la présentation de la démarche intellectuelle de SADDIKI? Surement, mais si l’on accepte que l’objectif de l’auteur était de dresser le portrait de l’homme, je crois que l’on lire cet ouvrage, avec beaucoup d’intérêt et de curiosité : mais il reconnaître que, fin de compte, en Tayeb SADDIKKI, l’homme et le théâtre étaient en totale et perpétuelle osmose.

AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

February 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général, Politique intérieure, Société

Les événements qui se déroulent à AL Hoceima depuis quelques semaines ne nous font-ils pas l’effet de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu, déjà oublié et puis soudain remémoré.

Si on reprend la chronologie des événements, on peut se poser des questions auxquelles personne se semble être en mesure, ou plus exactement ne semble vouloir apporter une réponse satisfaisante.

Certains veulent en chercher la cause dans l’histoire, en remontant à Abdeklkrim KHATTABI, à son soulèvement contre la domination espagnole, à sa guerre héroïque contre les armées coalisées français et espagnoles.

Mais en même temps, ils veulent oublier tout cela et ne retenir que les rancœurs ultérieures et les frictions personnelles entre des égos surdimensionnés des uns et des autres. D’un coté, le jeune grand combattant Abdelkirm Khattabi et le vieil exilé du Caire devenu un amer opposant. De l’autre coté, un jeune prince pétri d’ambition et imbu d’autocratisme préparerant sa succession à un roi sage et plein d’humanité.

Cela se passait il y a bientôt 60 ans! Beaucoup de rifains n’ont de cette période qu’une relation orale, tronquée, biaisée, exagérée ou tempérée, selon les sources, où les fantasmes se mêlent souvent à la vérité, où les chimères l’emportent parfois sur la réalité, mais où les blessures sont soigneusement entretenues et même parfois douloureusement réouvertures.

D’autres se prétendant héritiers d’une culture rifaine ancestrale tentent de trouver la racine profonde du mal dans l’anéantissement voulu de la civilisation ancienne locale et dans le délitement organisé de l’anthropologie du peuple amazigh..

Soit ! Mais ils oublient que les peuples, tous les peuples du monde, constituent des mélanges patiemment travaillés dans le creuset de la vie de tous les jours, dans le meilleurs des cas par des mariages, dans d’autres cas plus dramatiques par des invasions, des immigrations, et le souvent par les hasards de la vie!

Combien de rifains sont-ils les descendants directs d’un hypothétique ancestral amazigh, qui en serait le père unique? Ibn Badis était-il riffain ou arabe? Khattabi n’a jamais prôné l’usage écrit de l’amazigh et il maniait l’arabe avec talent!

Bien sûr, les habitants d’Al Hoceima parlent encore – et heureusement d’ailleurs – le rifain : mais la langue (pour ma part, je ne dirais= pas le dialecte) parlée aujourd’hui est en fait un mélange d’arabe et d’espagnol bien loin du rifain original. Une toute petite enquête linguistique permettrait de mettre en lumière ce phénomène, très normal dans l’évolution d’une langue non écrite.

D’aucuns enfin ont trouvé l’occasion inespérée de rallumer le feu de la discorde dans la mort tragique de Mouhcine FIKIR : cette mort atroce est inacceptable, intolérable et les responsables, tous les responsables doivent rendre à la justice des comptes au sujet de ce drame affreux.

Mais cet événement – dont je réitère le caractère absolument tragique – ne doit pas être détourné et instrumentalisé : feu Mouhcine FIKIR n’a rien de comparable avec le jeune vendeur ambulant tunisien Mohamed BOUAZIZI, immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le tunisien n’avait que sa charrette de légumes et le marocain était un mareyeur prospère, qui se fournissait dns des conditions pour le moins troubles en poissons de qualité destinés à des clients partout dans le nord du pays.

Mouhcine FIKRI est mort d’une mort atroce dont il faut élucider les causes et punir les coupables mais il n’est en rien le symbole pur et immaculé et de la HOGRA.

Enfin, quelques exaltés veulent complètement travestir la réalité en exigeant “la non-militarisation du Rif” : jamais au Maroc, une ville ou une province n’a été “militarisée et le pouvoir n’a aucune raison ni surtout aucune intention de militariser le Rif?

Pourquoi le ferait-il ? La sécurité intérieure du pays est-elle en danger pour qu’une telle mesure soit prise? Sérieusement, peut-on envisager qu’une bande de jeunes qui manifestent pacifiquement nécessite “la militarisation d’une ville” ? Même au moment les plus intenses des manifestations provoquées par l’éphémère Mouvement du 20 février, le pouvoir n’a pas eu recours, ni surtout besoiN, de militariser la moindre partie du territoire : les forces de police traditionnelle ont suffi à contrôler la situation. A aucun moment, il n’a été fait appel à des militaires. Pour en serait-il autrement face à quelques dizaines ou de centaines de manifestants rifains?

Mais ce slogan porte bien, surtout à l’étranger, surtout quand il est véhiculé par les journaux espagnols ou hollandais, surtout quand il est repris par des associations droit-de-lhommiste toujours promptes à prendre le contre-pied du pouvoir en place.

En fait, les observateurs oublient certains éléments de cette situation, trouble et troublante à la fois, trouble parce qu’on n’en connait pas les véritables leviers et les vraies raisons, troublante parce qu’elle risque d’entraîner le pays vers les rivages dangereux du séparatisme alors que la nation a plus que jamais besoin de cohésion et d’unité.

Souvenons-nous, le 17 octobre 2015, il y a quand m^me plus de DEUX ANS, était lancé en grande pompe et sous la présidence effective du souverain un programme ambitieux “AL HOCEIMA, VILLE PHARE DE LA MEDITERANEE” destiné à promouvoir “le développement des milieux rural et urbain de la province”!

Quid de ce programme à ce jour ? Voilà une vraie question qui exige une vraie réponse !

Quid des promesses formulées par le président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, enfant du Rif et porte-drapeau de la régionalisation avancée? Voilà une autre question qui reste sans réponse et il est normal que la population d’Al Hoceima s’interroge à ce sujet, au lieu de se braquer sur la ridicule idée de la “militarisation du Rif”!

Pour terminer ma réflexion, je crois qu’il est absolument nécessaire de bien connaitre les acteurs et les “héros” de ce mouvement qui secoue la ville d’Al Hoceima.

Qui est Nasser FARZAZY, ce personnage surgi de nulle part, sorti comme par magie du chapeau d’un prestidigitateur et lancé sur les places et les rues d’Al Hoceima pour parler face aux caméras et aux micros au nom de la population?

Quel est son parcours politique ? Quel est son cursus dans l’enseignement qui lui permet de manier avec cette parfaite aisance l’arabe classique qui serait, par ailleurs et selon lui, la langue du pouvoir oppresseur? Où donc a-t-il appris à organiser des manifestations, à en choisir le timing, à les contrôler, à les canaliser, à les attiser, à les filmer et à en diffuser les images sur les réseaux sociaux et auprès des médias étrangers.

Tout cela nécessite une technique et un savoir-faire qui rappellent les méthodes du mouvement serbe OTROP,reprises par les instigateurs du “printemps arabe”.

On peut se poser la même question au sujet d’un nouvel intervenant sur le scène hoceimi, qui veut lui aussi se faire une place au soleil du mouvement rifain :un certain Nasser LARI ! Qui est-il ? D’où vient-il? Que veut-il?

Et pour clore définitivement ce tour d’horizon de la situation à Al Hocaima, il n’est pas sans intérêt de s’interroger sur le rôle joué par certains secteurs de la vie politique locale : on a vu l’ancienne députée PJDiste Souad CHIKHI prendre fait et cause pour les manifestants. Ensuite, le mouvement islamiste radical ADL WA ISSHAN, bientôt suivi des autres islamistes du minuscule parti de la Renaissance et de la Vertu ont rejoint les gauchistes de NAHJ DEMOCRATI pour participer à la protestation.

Cette succession de ralliements improbables nous rappelle ce qui s’est produit en 2011 quand on a vu le PJD soutenir, mais sans grande conviction, le M20F et où les gauchistes du PSU ont fait cause commune avec les islamistes de Adl Wa Ihsane!

L’histoire politique et contestataire du Maroc se répète au risque de bégayer car les protagonistes ne veulent pas tenir compte des changements que la véritable histoire impose.

P.S. 1 : Il ne sera pas dit que j’ai oublié le rôle du gouvernement dans toute cette histoire : a-t-il fait son travail? A-t-il tenu ses promesses? A-t-il correctement réagi, ou a-t-il réagi avec la célérité et efficacité voulue? Des semaines de protestations n’ont donné lieu qu’à de rares débordements de part et d’autre : bien sûr, seules les bavures de la police sont reprises sur les réseaux sociaux et c’est normal.

P.S. 2 : Peut-on parler de Al Hoceima et de sa région sans évoquer ce qui en constitue le problème central, socialement et économiquement parlant, c’est-à-dire le problème du kif. Quelle est la part du kif dans ce qui advient dan scette région? Je ne saurais, je ne pouraais le dire et bien malin celui qui pourrait prétendre donner la réponse à cette question, pourtant essentielle!

ZID KERAHNI FIK ! (fais-toi détester davantage)

February 09, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Il est impossible d’avoir la moindre sympatrie pour la politique de colonisation menée par l’état hébreu d’Israël sur les territoires palestiniens de Cisjordonnie.

Le seul sentiment légitime que l’on peut éprouver c’est le rejet total et inconditionnel et si on se laisse aller à de l’émotion, la colère s’installe vite et la détestation n’est très loin!

Le livre de Sylvain CYPEL, paru en 2006 chez les éditions LA DECOUVERTE. sous le titre “LES EMMURES – La société israelienne dans l’impasse” peut se targuer de participer, en lesexpliquant sans les justifier pour autant, à ce rejet, cette colère et détestation.

les emmurés

Il convient en premier lieu de savoir qui en est l’auteur.

Sylvain CYPEL est un journaliste, fils du directeur du dernier quotidien yiddich au monde, qui a passé sa jeunesse en Israël où il a étudié à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a effectué de nombreux reportages en Israël pour le compte du COURRIER INTERNATIONAL puis du quotidien LE MONDE et il a notamment enquêté sur les accords de CAMP DAVID et sur la seconde INDIFADA palestinienne. il s’agit donc d’un homme qui connait bien son sujet et qu’on ne peut taxer d’avoir des préjugés anti-israéliens ni d’a-priori anti-juifs.

Et pourtant, son ouvrage, un pavé de 450 pages, écrites en petits caractères, est un véritable réquisitoire contre la société israélienne, qui à travers toutes ses composantes – armée, système scolaire, institutions politiques, intellectuels, presse – n’a cessé depuis la création de l’état hébreu en 1948 et après l’occupation des territoires palestiniens en 1967, de nier l’existence du peuple palestinien, et de justifier la “supériorité morale” des israliens.

Il est impossible de résumer cet ouvrage qui constitue, comme le signale une critique du COURRIER INTERNATIONAL, “à la fois une histoire d’Israël depuis 1947, une remarquable analyse de l’état d’esprit des israéliens aujourd’hui et une critique lucide de la politique israélienne à l’égard es Palestiniens”.

L’auteur n’hésite pas à parler de la “brutalisation” de la société israélienne à l’égard des palestiniens, qu’ils soient restés en Israël ou qu’ils soient installés dans les territoires occupés de la Cisjordanie. Il évoque une sorte de “pied-noirisation” des colons israéliens qui sont convaincus de la “nature animalière les arabes”. Cette “algérisation” de la mentalité des israéliens a fini par ancrer dans les esprits une double certitude, celle de “l’annulation de l’autre” qui conduit irrémédiablement à la conviction que “il n’y a pas d’interlocuteur“.

La lecture de cet ouvrage nécessite beaucoup de concentration et d’esprit critique pour ne pas se laisser entraîner dans une haine inutile de tout ce qui est juif : mais il est certain que les éléments présentés par Sylvain CYPEL justifient largement le titre que j’ai donné à ce billet : “ZID KERAHNI FIK!” (fais-toi détester davantage).

Il est bien entendu que ce “FIK” – ce “toi” – se rapporte aux dirigeants israéliens, aux leaders sionistes, aux colons racistes et fanatiques et non pas aux juifs en tant que tels.

P.S. : il faut noter le silence et l’indifférence quasi unanimes de la presse française au sujet de cet ouvrage! Cela démontre bien que Sylvan CYPEL a su appuyer là où cela faisait mal à la bonne conscience des dirigeants de l’état hébreu.

LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

February 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure

Le vendredi 7 octobre 2016 a été un jour historique dans l’histoire politique de notre pays!

Ce jour-là se sont déroulées les deux deuxièmes élections législatives de la nouvelle ère, celle de la constitution du 1er juillet 2011, cette constitution qui a donné au Maroc son premier chef de gouvernement, choisi CONSTITUTIONNELLEMENT parmi le parti arrivé en tête des élections.

Ce vendredi 7 octobre 2016 devait, après une campagne électorale plutôt mouvementée, soit reconduire le PJD et son patron à la tête du gouvernement soit permettre une alternance non plus consensuelle, comme le fut celle de 1998, mais voulue par le peuple et imposée par son choix!

Le résultat a été clair et net : le PJD a raflé 125 sièges, loin devant tous ses autres concurrents dont le plus direct à savoir le PAM qui a reconnu tout de suite sa défaite et qui a choisi d’emblée de se positionner dans l’opposition!

Dès lors, la route était ouverte à la reconduction du gouvernement Benkirane, avec la majorité sortante, à laquelle pourrait s’adjoindre un autre parti comme l’UC pour la conforter du point de vue arithmétique.

abdelilah_benkirane_sipa

Cela, c’était au lendemain du 7 octobre 2016! Cela fait si longtemps …tellement longtemps …

Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous le pont Hassan II parce que le leader islamiste a choisi la voie de la difficulté politique, le chemin escarpé des alliances improbables, l’iténérire le plus improbable pour arriver à une majorité et il a opté pour le sentier de l’affrontement avec ses anciens alliés, celui de refus de la discussion avec ses anciens amis.

Il a voulu revenir à ses anciennes amours istiqlaliennes, contre toute logique politique, malgré la trahison de Hamid Chabat et en dépit des insultes et des invectives échangées.

Abelillah BENKIRANE voulait absolument s’accoquiner avec Hamid CHABAT !

Pourquoi ?

Depuis les jours qui ont suivi 7 octobre 2016, tout le Maroc s’interroge sur ce choix!

L’Istiqlal a perdu une bonne partie de son électorat et de ses sièges, c’est un parti en crise intérieure profonde, c’est un parti divisé, en mutation et pourtant le PJD et son secrétaire général tenaient à la coalition avec lui!

Pourquoi?

Le dirigeant du parti de la Balance a failli provoqué une énorme crise diplomatique au moment où le Maroc avait besoin de tous les appuis possibles : Benkirane n’en a cure, il continue à vouloir Chabbat comme allié au gouvernement!

Pourquoi.

Le 7 octobre 2016 le peuple avait choisi le PJD comme premier parti et le PAM comme second : les autres formations ont été rejetées, reniées, certaines jetées aux oubliettes malgré l’abaissement du seuil de représentativité proportionnelle à 3%, d’autres sanctionnées! Mais Benkirane a continué à s’accrocher au fantasque CHABBAT.

Pourquoi?

Depuis le 7 octobre, le Maroc a continué son chemin, il a réuni le monde entier à Marrakech pour la COP, il a intégré l’Union Africaine dont plusieurs pays voulaient nous fermer la porte!

Pendant ce temps, Benkirane a boudé, il s’est fâché, il s’est enfermé chez lui, il a lancé des déclarations à l’emporte-pièces devant ses ouilles ou devant les micros de sites d’information insignifiants : il n’a pas tenu compte des conseils du souverain qui l’orientaient vers une vision globale de la situation dépassant les petits calculs arithmétiques; il ne s’est jamais adressé à la nation pour lui expliqué clairement la situation.

Pourquoi ?

Pourquoi ce retard qui dure depuis QUATRE MOIS …Cela fait très longtemps qu’il dure, trop longtemps!

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

la pluie

Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,

CETTE EQUIPE NATIONALE DE FOOT QUE JE NE CONNAIS PAS …..

January 25, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Sport

Je dois préciser que j’ai écrit ce billet après la défaite contre le Togo lors du premier match de la CAN 2017! Les bons résultats qui ont suivi et qui ont abouti à la qualification de l’Equipe Nationale aux quarts-de-finale ne change rien au fonds du problème!

Le Maroc participe actuellement à une compétition africaine…La CAN 2017 …OK, moi, je veux bien suporter l’équipe nationale, même si elle n’est pas au top niveau …Mais, Bon Dieu, encore faut-il que je connaisse les joueurs qui forment cette équipe !

ATLAS

Qui sont-ils?

D’où viennent-ils?

Où jouent-ils?

Je vous livre la liste de nos 23 représentants :

Gardiens de but:

Munir Mohand Mohamedi El Kajoui (Numancia/Espagne),
Yassine Bounou (Girona/Espagne),
Yassine El Kharroubi (Lokomotiv Plovdiv/Bulgarie)

Défenseurs :

Mehdi Benatia (Juventus Turin/Italie),
Manuel Da Costa (Olympiakos/Grèce),
Amine Attouchi (Wydad Casablanca/Maroc),
Hamza Mendyl (Lille/France),
Fouad Chafik (FC Dijon/France)

Milieux de terrain :

Romain Saïss (Wolverhampton/Angleterre),
Youssef Aït Bennasser (AS Nancy/France),
Mounir Obbadi (Lille/France),
Karim El Ahmadi (Feyenoord Rotterdam/Pays-Bas),
Fayçal Fajr (Deportivo La Corogne/Espagne),
Mbark Boussoufa (Al Jazira/Emirats arabes unis),
Fayçal Rherras (Hearts/Ecosse),
Mehdi Carcela (Grenada/Espagne),
Aziz Bouhaddouz (Sankt Pauli/Allemagne),
Nabil Dirar (AS Monaco/France),
Omar El Kaddouri (Naples/Italie)

Attaquants :

Rachid Alioui (Nîmes Olympique/France),
Youssef El Arabi (Lekhwiya/Qatar),
Khalid Boutaib (RC Strasbourg/France),
Youssef Ennesyri (Malaga/Espagne)

Sur ces 23 valeureux jeunes hommes censés défendre les couleurs de notre pays, il n’y a qu’un seul qui foule régulièrement les pelouses du plus beau pays du monde et qui affronte courageusement le public local.

Les autres? Ce sont les autres, tout simplement ….

Commençons par les gardiens de but.

Manque-t-on dans le pays de Hazzaz, Beggar et autres Allal à ce point de gardiens de but pour ête obligés de faire appel à des keppers qui jouent à Soria ou à Girona, en Espagne ou Plovdiv en Bulgarie? Qui peut situer ces localités sur une carte ? Qui peut nous préciser les palmarès obtenus par ces équipes pour que leur gardien de but soit digne de représenter le Maroc ?

Je n’ai rien contre les joueurs qui évoluent à l’étranger, l’important est qu’ils soient meilleurs que nos locaux!

Dans le cas des gardiens, n’aurait-il pas été plus judicieux de choisir des gardiens de la Botola qui ont à affronter des équipes africaines, sur les stades africains, sous le soleil africain, face à des publics africains?

Quelques séances de formation et de coachiong intensif en aurait fait d’excellents éléments et les résulats positifs obtenus lors des compétitions africaines les auraient préparé de devenir des gardiens de but convoités par les grands clubs européens!

Par ailleurs, cela aurait coûté beaucoup moins cher à la FRMF que d’envoyer des observateurs sillonner les obscurs championnats de deuxième zone à travers l’Europe pour dénicher.

Le même raisonnement peut-être tenu pour les autres postes, sauf très rares exceptions!

Ce n’est pas parce qu’un joueur figure dans l’effectif d’un grand club européen qu’l est au meilleur de sa forme! On peut citer le cas de Mehdi BENATIA qui a donné ce qu’il a pu donner et à ses clubs employeurs et à l’Equipe Nationale, mais qui est en fin de carrière, blessé, fatigué, hors course!

Par ailleurs, comment veut-on former un groupe homogène, humainement et sportivement, quand on réunit une grosse vingtaine de jeunes hommes qui n’ont ni la même culture, ni les mêmes ambitions, ni les mêmes préoccupations quotidiennes, ni le même régime alimentaire, ni le même style de jeu?

Pour diriger tel groupe, ce n’est pas un entraîneur qu’il faut, mais un psychologue très hautement qualifié, ce qui est loin d ‘être le cas de Hervé RENARD : cet homme n’est ni fin ni spécialement intelligent, si l’on tient compte de ses déclarations à la presse au sujet du groupe qu’il dirige!

Alors, comment voulez-vous que moi citoyen lambda, puisse supporter sans préjugé de l’équipe nationale, puisse être avec des joueurs que je ne connais pas ou que je connais NE plus – je pense à Mehdi CARCELA!

La FMRF nous a encore floué dans cette CAN 2017 en canalisant nos déceptions et notre frustration vers les joueurs, que nous ne connaissons pas! Elle croit s’éviter les foudres du public marocain…peut-être mais jusqu’à quand va-t-elle jouir de l’impunité due à ses carences et son incompétence!

P.S. : Heureusement que cette équipe a pu se qualifier pour la suite de la compétition en élinant de belle manière le tenant du titre la Cote d’Ivoire. Cette qualification va donner un moment de répit à Lakjâa et son staff qui auront l’occasion de justifier leur existence et leur incompétence!

UNE FEMME…UNE GUERRE …DES AVENTURES !

January 16, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

En général, quand mes filles me recommandent un livre, je sais que je ne serais pas déçu. Effectivement, chaque fois c’est une découverte, soit d’un auteur, soit d’un style, soit d’un genre.

Mon aînée m’a initié à la littérature contemporaine suédoise, avec l’incontournable “MILLÉNIUM” de Stieg Larsson et l’étonnant Jonas JONASSON et “Le vieux qui ne voulait pas feter son anniversaire” et ma cadette m’a guidé parmi les fourmis chères Bernard WERBER.

Imaginez-vous mon intérêt lorsque mon aînée m’a proposé de lire “L’ESPIONNE DE TANGER” de l’espagnole Maria DUENAS paru, dans sa traduction française, en mai 2012 chez les éditions Robert Laffont.

l espionne

Le roman, dans sa version originale sous le titre “El tiempo entre costuras” avait connu un énorme succès; il a été traduit en 25 langues et a été adapté en mini-série pour la chaîne de télévision Antena 3 en 2013.

Alors quid de cette espionne de Tanger?

Je ne cache pas le sentiment mitigé qui m’a guidé lors de la lecture de 600 pages de ce roman d’aventure, car il s’agit bien d’un roman d’aventure, qui se déroule dans l’Espagne pendant les années qui ont précédé et suivi la Guerre civile.

Dans ce cadre historique dramatique se déroule une aventure humaine, mitonnée d’un peu d’espionnage, saupoudrée de beaucoup d’exotisme, émaillée d’une dose d’action, avec beaucoup de glamour, et pour faire bonne mesure enrobé d’une légère couche de bons sentiments et d’un peu de morale politique où les gentils sont les anglais et les méchants les allemands nazis et leurs sbires espagnols franquestes.

J’ai eu beaucoup de peine à entrer dans le roman : peut-être que la traduction en français n’a pas facilité cette prise de contact immédiate avec les personnages et l’ambiance générale.

Ensuite, le coté “exotique” du Maroc sous protectorat espagnol et de Tanger, ville internationle, ne m’a pas du tout intéressé tant l’aueure ne s’est donné la peine de prendre de la distance avec des clichés et les lieux communs concernant le sujet.

Mais finalement, la trame du roman a fini par me prendre et c’est avec un grand plaisir que j’ai suivi les tribulations de cette jeune madrilène, petite main dans un atelier de couture devenue grande couturière, introduite dans les milieux huppés de Tétouan, capitale du Maroc dit “espagnol”, puis de Madrid de l’après guerre civile et transformée en espionne au service des britanniques.

Le récit mené tambour battant est truffé de rebondissements mais reste très crédible, tant les personnages sont bien brossés et les situations bien construites.

L’ESPIONNE DE TANGER est finalement une bonne lecture pour ces longues nuits d’hiver ou pour vos prochaines vacances au bord de la mer.

Ce n’est pas un chef-d’oeuvre mais du travail d’artisan réussi, d’autant qu’il s’agit d’un premier roman.

OU S’ARRÊTERA LA VAGUE OBSCURANTISTE ?

January 06, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Société

Récemment, nous avons perdu un proche parent.

Quand il a fallu construire sa tombe, les avis les plus divers ont commencé à fuser de la bouche de personnes plus ou moins – je dirais plutôt à mon avis pas du tout – qualifiées pour s’exprimer sur le sujet.

Les uns prétendaient qu’il ne fallait absolument pas “construire” un tombeau sur le lieu où le défunt avait été enterré! Cet acte constituerait, à leur sens, une “bid3a” et que toute “bid3a” vouerait bien sûr son auteur à l’enfer!

Combien de nos coreligionnaires sont donc candidats à l’enfer, si l’on jette un coup d’œil dans nos cimetières!

Et si je me trompe pas le prophète Sidna Mohamed repose en paix depuis des siècles sous un tombeau dont la visite serait recommandée et comblerait le vœu de tous les musulmans.

Après d’âpres discussions et surtout à la suite des dernières pluies qui ont failli emporter toute trace de la tombe, la famille a enfin décidé de construire un tombeau sobre avec une plaque portant l’identification du disparu et l’inscription d’un verset du Livre Saint rappelant l’inanité de la vie humaine.

Nouvelle polémique : toute mention coranique sur une tombe serait “bid3a” si l’on en croit nos nouveaux “oulémas du vendredi” (comme il existe des peintres du dimanche).

Depuis quand et selon qui et quoi, la citation du texte coranique serait “bid3a” ?

Cet exemple n’est un parmi des dizaines d’autres qui envahissent chaque jour d’avantage nos habitudes séculaires, nos rites les plus simples et finalement notre vie quotidienne!

Pourquoi ces nouveautés?

Qui en a décidé ainsi ?

Que veulent ces prétendus docteurs de la foi, ces ouléma autoproclamés, ces analphabètes de la religion, en tentant d’imposer chaque mois, chaque,semaine, chaque jour, à chaque émission de télévision émise on ne sait d’où et par on ne sait qui, à chaque fatwa énoncée par d’obscurs et de dangereux prédicateurs?

Que cherchent-ils ?

Et surtout pourquoi certains de nos compatriotes sont si prompts à les suivre, sans réfléchir, sans se référer à notre histoire, à notre civilisation, à l’islam tel qu’il nous a été légué par nos ancêtres?

Qu’existeraient-ils de nous demain, ces chantres de l’intolérance et de l’exclusion si nous continuons à les suivre bêtement et aveuglement!

Il est grand temps de nous reprendre en main, de revenir à notre islam et d’envoyer paître les charlatans et les fauteurs de troubles !

MUSTAFA ALAOUI : LE JOURNALISTE ATYPIQUE SE RACONTE

January 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Presse, audiovisuel, NTC

Toutes les personnes de ma génération se souviennent du journaliste Mustafa ALAOUI! Je parle là non pas de Mustafa ALAOUI, l’inénarrable présentateur-vedette du JT de la RTM, mais du vrai journaliste, celui de la presse écrite et ses publications dont “Al Kawaliss”, “Akhbar Dounia” et “Al Ousboue Assahafi“!

Nous nous rappelons de ces journaux, imprimés sur du papier de mauvaise qualité, avec les titres accrocheurs à souhait et à la limite de la provocation pour l’époque, avec des caricatures, avec des sujets qu’aucune autre publication n’osait aborder!

Nous avons encore en tête que ces hebdomadaires étaient souvent saisis, parfois interdits puis ré-autorisés à paraître, ou bien réapparaissant sous un autre titre, à tel point que beacuoup de marocains pensaient que Mustafa ALAOUI était de connivence avec le pouvoir de l’époque, que ce soit Oufkir, Dlimi ou Basri.

Beaucoup d’entre nous étaient convaincus que ce journaliste servait aux gouvernants à lancer des “ballons d’essais” pour tester l’opinion publique!

Bref, pour un journaliste, on peut dire, en usant d’un jeu de mots facile, que Mustafa ALOUI n’avait pas bonne presse.

Ce journaliste atypique a décidé en 2011 de publier ses mémoires en arabe. Le livre, fruit d’entretiens entre Mustapfa ALOUI et son confrère arabophone Younes MESKINE, a été traduit en français par Mohamed BOUDERHAM, collaborateur de TEL QUEL et publié sous le titre “LE JOURNALISTE ET LES TROIS ROIS”par les éditions CASA EXPRESS – MAGELLAN & Cie en 2012.

aloaui

Que dire donc de ces mémoires ?

D’abord quelques remarques sur la forme!

Peut-être fallait-il les lire dans la version arabe? Le texte en français est en effet très mal rendu et ne permets pas une lecture agréable.

Quant au contenu de ces mémoires, il m’a laissé l’impression que Mustafa ALAOUI se prend au minimum pour un Albert LONDRES pour qui un bon journaliste se doit de « porter la plume dans la plaie ».

Je reconnais que l’auteur n’a jamais formulé expressément cette comparaison mais le recit qu’il donne de ses différentes “misions” donne la pénible impression que’il s’attribue des rôles, une présence, des relations et à la limite une importance bien loin de la réalité.

Mais bon, il n’est pas totalement dénoué d’intérêt de lire ce petit livre du premier “ véritable journaliste marocain indépendant“, du temps où l’indépendance se payait à coup de passage à tabac et de séjours en taule!

2017 année d’abondance …

December 31, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Général

Nous voilà la veille d’une nouvelle année …

carte-de-voeux-2017-1

2017…avec un mois de février spécial ….Avec un président des USA très spécial…Avec un chef de gouvernement marocain totalement spécial …Avec un agenda diplomatique spécial pour le monde en général et notre pays en particulier…Avec en France un nouveau président qui risque d’être une présidente et quelle présidente …Avec etc….etc…..etc…..

Bref, ne retenons de cette année nouvelle que le coté anecdotique : ce mois de février très spécial qui serait selon la légende un signe d’abondance …

En tous cas, je veux par ce billet promettre que je n’abandonnerai pas ce blog qui m’a donné tant de plaisirs malgré parfois quelques crises d’urticaire !

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A TOUS CEUX QUI PASSENT ENCORE PAR CET ESPACE ET QUI S’Y ARRËTENT!

  • Quelques citations

    "Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs."
    Alphonse Karr
    'La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.'


    Paul Valéry.
    'Il faut laisser le temps au temps'



    François Mittérand
    La vie, c'est comme la bicyclette: il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.



    Albert Einstein
    'L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne jamais pousser son ennemi au désespoir'




    Michel de Montaigne
  • Les commentaires les plus récents

  • Mes posts les plus récents

  • Calendrier

    April 2017
    M T W T F S S
    « Mar    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
  • Catégories

  • Mes archives