ISTANBUL ….CONSTANTINOPLE …..BYZANCE …..

Une semaine à Istanbul …J’en rêvais depuis très longtemps…Cette ville est le genre de cité qui doit avoir une âme, des siècles d’histoire ne peuvent pas ne pas laisser de traces!

Et ISTANBUL est chargée d’histoire et d’histoires!

A Istanbul, vous êtes accoudés sur le du Bosphore, coté ASIE, et vous voyez l’Europe en face…A quelques encablures et pourtant vous êtes dans la même ville!

Vous avez la Tour de GALATA, vestige du temps des Byzantins, derrière vous et vous pouvez admirer la MOSQUÉE BLEUE, symbole de la l’âge d’or de Sultan Ahmed I ou SAINTE SOPHIE, basilique convertie en mosquée.

A Istnbil, vous piuvez vous perdre dans le GRAND BAZAR, très caractéristique ou dans n’importe quel mall moderne et anonyme que l’on retrouve dans n’importe qu quelle ville du monde.

Vous pouvez manger du KEBAB à satiété, encore du kebab et même une “jarra” qui rappelle curieusement notre tanjia marrackie. Un plaisir culinaire à ne pas rater ! Bien sûr, le poisson n’est pas en reste et on le déguste sous les forme les plus diverses, du simple sandwich à la friture composée, variée, délicieuse mais un peu chère!

Un petit arrêt chez un vieux libraire, bouquiniste à ses heures, s’impose pour trouver de cartes postales de collection, des timbres, des pièces de collection et même si vous avez de la chance des documents authentiques intéressants.

Europe-Asie : entre les deux le détroit du Bosphore vous tend les bras : faites une ballade le jour et refaites-la la uit! Vous vivrez des moments inoubliables!

Et les gens dans tout cela?

Les turcs, chose bizarre pour une ville qui accueille des dizaines de millions de touristes, semblent totalement hermétiques aux langues étrangères! L’afflux des arabes – réfugiés d’une part et visiteurs de l’autre – permet de battre en brèche cette lagune, mais il m’a semblé assez difficile de trouver quelqu’un qui parle correctement anglais, français ou espagnol, même à la réception de l’hôtel où nous étions descendus.

Une semaine n’est pas suffisante pour juger et jauger une ville : mais cela est assez pour se rendre compte que la ville est vivante, travailleuse, très active! Chose étranger pour une ville méditerranéenne, les gens sont très matinaux, les magasins sont ouverts dès 8 heures et demi du matin et le restent tard le soir.

Mais ISTANBUL en 2017 reste une ville du sud, avec ses mendiants, ses cireurs, ses vendeurs à la sauvette, ses rabatteurs devant les restaurants et les magasins, ses pickpocket, sa circulation infernale à certaines heures!

Mais ISTANBUL est tellement belle, tellement attachante…J’en ai ramené de dizaines de souvenirs et des centaines de photos!

Bel ouvrage collectif sur les femmes et les religions

Si vous avez l’occasion de tomber sur “FEMMES ET RELIGIONS – Points de vue de femmes du Maroc“, paru fin 2014 chez les éditions LA CROISÉE DES CHEMINS, en collaboration avec FAN-DOK, galerie d’art, ne le lâchez surtout pas!

femmes religions

Cet ouvrage collectif, réalisé sous la direction de Hakima LEBBAR, psychanalyste et galeriste, est une petit monument dédié à “la cohabitation entre les religions au Maroc, et la discrimination de la femme dans les différentes religions.”

Plus d’une soixantaine de femmes d’horizons très divers, a participé à cet ouvrage par des textes, en français, en arabe et même en amazigh, ou par des réalisations artisitiques (photographie, peinture).

Ce travail collectif a débuté par une exposition et des débats dans plusieurs villes avant d’être réuni dans cet ouvrage.

Vous pouvez l’ouvrir à n’importe quelle page, vous aurez toutes chances de tomber sur un texte intéressant, qui pose débat, qui ouvre une fenêtre sur un horizon nouveau, qui raconte une émotion, qui apporte une information, qui nous interpelle sur un sujet tabou.

Vous aurez aussi la chance de voir des tableaux ou des photographies inédits, qui n’ont peut-être pas eu l’occasion d’être accrochés aux cimaises de grandes galeries, mais qui montrent et démontrent les capacités artistiques des femmes.

Le thème général de l’ouvrage s’articule autour de la relation entre les femmes et les religions : ces pluriels sont particulièrement intéressants.

En effet, parmi les intervenantes, nous trouvons des marocaines, des arabes, syrienne et égyptienne, des méditerranéennes, des européennes, françaises, italiennes, suisse, des américaines.

Et par ailleurs, les religions abordées sont bien entendu les trois religions monothéistes, mais l’agnosticisme et même le manque de croyance ne sont pas négligés, et chacune des participantes appartient à l’une ou à l’autre de ces croyances.

Quelque soient vos convictions personnelles, je vous conseille de feuilleter cet ouvrage et d’en méditer les pages car comme le dit la phrase du poète mexicain Octavio PAZ choisie comme exergue : “Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs“.

Merci, mesdames pour ce travail !

P.S. : je ne cite aucune des participantes à cet ouvrage parce qu’il me faudrait les citer toutes!

Ecrire, c’est un vocation …Editer, un métier !

Je comprends parfaitement, qu’à un moment de sa vie, l’on soit pris par l’envie irrésistible d’écrire…Ses mémoires…Son autobiographie…Une histoire qu’on aurait voulu vivre….Des aventures auxquelles on aurait rêver…

C’est une envie légitime et pour peu que l’on ait le talent pour cela, je crois qu’écrire peut être une ctivité absolument exaltante et même utile.

Mais si cette envie légitime ne trouve pas de talent pour s’exprimer, le résultat peut se traduire par des mièvreries ou par des banalités, quand ce n’est pas par des lourdeurs ou parfois des incorrections flagrantes, dont est absente toute émotion qui est l’essence même de l’écriture.

C’est là qu’intervient je crois le rôle de l’éditeur !

Un éditeur qui se respecte a le devoir de découvrir des talents et non pas d’imprimer et de distribuer n’importe quel manuscrit qui lui serait présenté.

Un éditeur doit avoir du flair, détecter ce qui peut plaire au lecteur, l’intéresser, le surprendre et surtout le faire lire et partant acheter le produit “livre”!

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas!

Ainsi, j’ai lu récemment un petit roman de Mustapha JMAHRI, paru en 2014, chez les Editions L’HARMATAN – collection “Lettres du Monde Arabe“, sous le titre “LES SENTIERS DE L’ATTENTE“.

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L’auteur n’est pas un novice en matière d’écriture : il a déjà publié une quinzaine d’ouvrages tous dédiés à la ville de EL JADIDA ex-MAZAGAN, une autobiographie et quelques recueils de nouvelles en arabe.

Il a commis, en publiant ce roman, le livre de trop !ET c’est dommage.

Mustapha JMAHRI manie un style agréable, fluide mais maîtrisé. Pourtant cela ne suffit pas à faire un roman !

Il le reconnait lui-même dans une interview accordée le 7 juillet 2017 au quotidien national LIBERATION qu’il considère cet ouvrage comme “une sorte d’évasion.” et qu’il “ne se sentais pas capable de réaliser une œuvre romanesque de quelque qualité”.

Saluons la franchise de Mustapha JMAHRI mais il aurait pu aller au bout de son raisonnement et ne pas publier “Les sentiers de l’attente” qui n’apporte absolument rien à la littérature marocaine de langue française.

Ce roman, selon l’auteur, devrait ” exalter les petites choses de la vie” ne m’a pas touché, ne m’a pas ému, ne m’a pas intéressé. Je le dis avec une certaine amertume, car l’auteur méritait que son éditeur lui déconseille de publier ce livre ou alors d’en approfondir les contours, de peaufiner la psychologie des personnages et rendre plus crédibles certaines situations.

Dommage !

Moi, lire un livre voué exclusivement aux chats!?!?!?

J’ai dû déjà l’avouer, soit sur ce blog sur sur ma page Face Book, je n’aime pas les chats!

Je ne saurais le dire autrement : peut-être que je suis allergique à cet animal, mais je ne prendrais jamais un chat dans mes bras!

Pourtant, je viens de lire ou plutôt de parcourir, de feuilleter et pourquoi le nier de déguster, de savourer un gros pavé de 720 pages consacré aux chats : il s’agit du “DICTIONNAIRE AMOUREUX DES CHATS” publié en 2008 chez les éditions Plon par l’académicien français Fréderic VITOUX, avec des illustrations de Alain BOULDOUYRE.

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L’auteur nous explique dès la première page son propos : dictionnaire amoureux donc “d’un coté, la flegmatique rigueur de l’ordre alphabétique ; de l’autre, le libre vagabondage dans le domaine de passion”, en l’occurrence le monde des chats.

L’ouvrage ne se lit donc pas d’un trait, mais se laisse feuilleter, découvrir, savourer au gré de l’humour du lecteur, qui peut puiser dans la table des matière le sujet qui l’interpelle!

Pour ma part, je me suis précipité sur POMPONNETTE : la scène mythique de La Femme du Boulanger ne pouvait manquer à ce dictionnaire et elle y est traitée de manière magistrale !

J’ai appris par exemple que l’Egypte antique est la première civilisation à avoir garder des traces historiques du chat et chez les Égyptiens de l’époque, ente autres attentions porté aux chats, cet animal était protégé par des lois très sévères!

Des personnages très connus et très importants ont eu, un ou parfois plusieurs chats comme compagnons durant de longues années. On peut citer Newton, André Malraux, Richelieu et même Winston Churchill

A la rubrique “Ethymologie”, l’auteur rappelle que le chat dans la plupart des langues européennes se reportent pratiquement à la même origine latine “cattus” avant d’évoquer une éventuelle racine syrienne ou même nubienne ou pourquoi pas berbère!

Rappelons-nous les anglais disent CAT, les italiens GATTO, les allemands KATZE, les bulgares KOTKA les polonais KOT et les arabophones QAT.

Evidemment, Frédéric VITOUX n’a pas omis de citer le dessin animé TOM ET JERRY ni la comédie musicale à grand succès CATS, ni les publicités fort connues qui ont mis en scène les chats …

J’allais oublier, entre toutes les entrées proposées ce dictionnaire, de parler de celle concernant les CHUTES : nous savons tous ou croyons savoir qu’un chat qui tombe du deuxième ou troisième étage retombe toujours sur ses pattes et en sus sans dégâts! Est-ce un mythe ? Est-ce une réalité? Frédéric VITROUX nous explique ce phénomène!

Bref, Frédéric VITOUX semble en effet porter un amour infini aux félins, il en parle avec subtilité, avec talent, parfois avec érudition mais sans affectation.

En tous cas, il aura réussi à m’intéresser aux chats….Quant à me les faire aimer, je ne crois pas qu’il y parviendra !

JUSQU’OÙ VONT ALLER LES SITES D’INFORMATION ?

Récemment, LEDESK.MA traitait certains de ces confrères de “putes du clic” : ce n’est pas très glorieux ni pour pour LEDESK.MA de faire la morale à ses confrères ni pour les sites visés par l’article en question.

Si je réprouve l’attaque portée nommément par un média contre un autre, je suis par contre complètement d’accord avec LEDESK.MA dans sa dénonciation de ce phénomène que connait la scène médiatique élctronique nationale.

Des sites prétendument d’information diffusent des énormités totalement aberrantes sans que cela provoque la moindre émotion dans le public qui gobe cela comme des vérités immuables!

Certains internautes inconscients trouvent tout à fait normal de “partager” ce genre de bétises, sans se poser des questions, sans essayer de mesurer la conséquence de ce simple clic0

Les exemples les plus divers peuplent de manière récurrente les pages entières de ces prétendus sites d’information!

Jusqu’où ces médias vont-ils aller?

Informer, ce n’est pas diffuser des sornettes, sans en contrôler les sources, sans les recouper, sans en vérifier l’exactitude.

Je me souviens d’une phrase entendue dans un film USA sur le Watergate. Le journaliste appelait ses informateurs et leur disait : “j’ai une information, et je voudrais que vous la CONFIRMIEZ ou que vous l’INFIRMIEZ”.

Et après croiser plusieurs de ses sources, il publiait ou non son information.

Quel journaliste marocain procède de cette manière ? Notamment, dans les médias électroniques.

Récemment, je ne sais plus qu’l site affirmait qu’on a arrêté un homme “en possession de 145 MILLIARDS“? L’imbécile qui a diffusé ce canular sait-il ce que sont concrètement “145 milliards”! Pourtant, il y a quelques semaines, toute une polémique était née autour des 117 milliards de Had Soualem!

Comme si ce n’était pas assez gros, on est passé de 117 à 145 …La prochaine fois ce sera 200 milliards et nous continuerons à prendre cela pour argent comptant, sans mauvais jeu de mot!

Je vous laisse le choix des âneries diffusées par la presse électronique…

Essayons juste de faire le tri et de ne retenir que ce qui semble sérieux et crédible, c’est à dire pas grand chose!

Asma MRABET poses les bonnes questions

Le dernier livre, “ISLAM ET FEMMES, les questions qui fâchent” publié en janvier 2017 chez “les Editions en toutes lettres“, de la médecin biologiste et membre de la Rabita des Oulema du Maroc Asma MRABET s’inscrit dans la continuité du combat de l’auteure pour la véritable place de la femme dansa l’islam.

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Commencé dans les années 2000, et vraiment engagé avec la publication en 2007 de LE CORAN ET LES FEMMES“, le combat de Asma MRABET se précise dans cet ouvrage car non seulement elle pose les questions qui fâchent mais elle apporte aussi les questions qui risquent de fâcher encore plus.

De manière très méthodique – n’oublions qu’elle est formation scientifique – elle aborde les principales questions qui touchent à la femme et sa place dans la société musulmane, elle expose le point du vue du texte sacré de l’islam en la matière avant de détailler les interprétations et les les applications qu’en ont faites les exégètes et les docteurs de la loi au fil du temps.

De la femme créature subalterne, source de tentations, qui doit être mise sous tutelle et soumise à son mari, en passant par la polygamie et la répudiation qui semblent des droits naturels de l’homme, de la lapidation et de la violence autorisée envers les femmes aux “houris” qui viendraient récompenser les bons musulmans au paradis, Asma MRABET n’oublie aucun aspect de la vie de la femme au sein de la société : elle évoque le problème du témoignage, celui de l’héritage, de l’accès à certaines hautes fonctions dont l’imamat et du mariage avec des non-musulmans. Elle n’oublie évidemment pas la problématique du voile avant de conclure sur le corps des femmes en général..

D’entrée de jeu, Asma MRABET précise sa démarche qui consiste à :

> clarifier la confusion entre le message spirituel du Texte sacré et l’orthodoxie interprétative institutionnalisée.

> rectifier le grand nombre de opréjugés sexistes et parfois diffamatoires transcrits dans la tradition musulmane au nom de préceptes divis.

> dénoncer ce qu’une culture patriarcale a forgé dans l’esprit des musulmans : la dévalorisation des femmes.

Pour ce faire, pour chaque sujet abordé, l’auteur se réfère en premier lieu au texte coranique, puis aux sources fondamentales de l’islam qui forment la sunna et les hadiths confirmés pour faire ressortir les interprétations – parfois contradictoires avec l’esprit sinon la lettre du texte sacré et des pratiques du prophète Mohamed – sur lesquelles s’accordent les docteurs de la lois et autres exégètes dans le but de maintenir la femme dans un état d’infériorité et de soumission.

La démarche de Asma MRABET n’a rien de révolutionnaire ni de subversif car l’auteure se déclare et se revendique musulmane.

Mais cette musulmane a eu la chance de connaitre et d’affronter d’autres horizons intellectuels, sociaux et religieux lors de ses longs séjours en Espagne, au Mexique et au Chili.

Si elle pose les bonnes questions, certains peuvent douter de la justesse des réponses qu’elle y apporte : en effet, le système patriarcal de nos sociétés arabo-usulmanes et les intérêts en jeu par son éventuelle mise en cause, sont des freis terriblement efficaces contre toute velléité de révision de la vision traditionnelle de la femme en islam.

Ce livre écrit en français n’aura peut-ête pas la portée qu’il aurait eu s’il avait été publié en arabe : les francophones sont en général plus facilement accessibles au mode de raisonnement suivi par Asma MRABET et elle peut sembler prêcher des convertis, sans jeu de mots.

Mais il a l’avantage et le mérite d’exister et former une de pièces du puzzle qui finira par laisser découvrir que, patriarcat ou pas, la femme est l’avenir de l’homme arabe et musulman, n’en déplaise à beaucoup, même parmi les consœurs de Asma MRABET.

UN LIVRE SUR L’ISLAM DANS SA PREMIERE GRANDEUR

Ce petit livre posthume de Maurice LOMBARD, historien et professeur à l’Ecole Pratiques des hautes Etudes, Paris et à l’ Ecole Normale Supérieure de Paris, est assez étonnant car il traite de l’islam et la civilisation qui accompagné d’une manière tout à fait originale.

En effet, L’ISLAM DANS SA PREMIÈRE GRANDEUR – paru chez Flammarion en 1971, soit six ans après la disparition de l’auteur, aborde la période glorieuse de l’islam en mettant en exergue les aspects économiques et culturels.

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La période étudiée par Maurice LOMBARTD couvre trois siècles qui ont marqué l’apogée du monde musulman , c’est à dire de la moitié du VIIIème siècle au milieu du XIème).

Et ce qu’il y a de remarquable dans cet ouvrage, c’est que dans son approche de l’histoire de l’âge d’or de l’islam, Maurice LOMBARD évoque l’espace où évolue la nouvelle religion, du monde iranien à l’émirat de Cordoue, il décrit les réseaux qui le cimentent par l’entremise de la langue arabe et les différentes parlers vernaculaires.

Il soulève la problématique de la puissance monétaire et de celle de l’espace urbain, et touche même l’organisation du travail.

Il conclut par l’importance des échanges, de leur objet et des circuits qu’ils empruntent.

Jamais il n’est question dans le travail de l’auteur de guerres et de conquêtes sanglantes, ni de batailles, ni de massacres : l’auteur établit juste le lien entre ce qu’était le monde avant l’islam et ce qu’il est devenu après la révélation de la religion de Mohamed.

Cet ouvrage nous apporte donc une nouvelle vision de ce fut le monde et la civilisation musulmane du temps de sa vraie splendeur !

A lire et à méditer.

MA LECTURE DES RÉACTIONS DU GOUVERNEMENT AU DISCOURS DU TRÔNE

Le chef du gouvernement, Saad Eddine EL OTHMANI, a été relativement réactif au discours du trône dans lequel le souverain a fustigé un certain nombre d’acteurs de la scène nationale, notamment, l’administration publique.

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Dès jeudi dernier, c’est-à-dire moins d’une semaine après l’intervention royale, sévère et critique, le conseil du gouvernement présidé par son chef, a tracé les axes de son plan d’action pour la mise en exécution des directives royales.

Pour ma part, je rejette d’emblée la lecture “makhzanienne” que certains ont voulu donner à la réaction du chef de gouvernement : Si EL OTHMANI n’est pas un homme du “makhzen” (j’utilise sciemment ce vocable galvaudé qui désigne je ne sais trop quoi mais qu’une partie de nos observateurs les plus avertis aiment à brandir comme un épouvantail politique). L’homme sage du P.J.D., qui a toujours évolué en dehors des arcanes du palais et loin de son influence, ne peut être taxé de “makhzanien”, n’en déplaise à certains de ses propres partisans qui lui en veulent d’avoir pris la place de leur champion Abdelillah BENKIRANE.

Je considère que le chef du gouvernement s’est comporté en ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un médecin qui s’est lancé dans la politique!

Comment donc expliquer l’ordonnance (dans le sens médical du terme) proposé par le docteur Saad Eddine EL OTHMANI? Car je trouve qu’il s’agit d’un véritable traitement que le chef de gouvernement, médecin et psychiatre, a prescrit à son équipe et à son administration pour les guérir des diverx maux diagnostiqués par le chef de l’état.

Ce traitement “médical” comprend plusieurs degrés, du plus facile et le plus visibles (refonte des C.R.I.) au plus difficile et au moins concret (mesures de simplification des procédures administratives) en passant par des pharmacopées plus ou moins compliquées et surtout plus ou moins efficaces ( bonne gouvernance et réforme de l’administration).

Qu’attendre donc de cette série de décisions, on ne peut peut parler de mesures, puisque rien de concret n’a été décidé, rien de palpable n’a été engagé, rien de pratique n’a été mis en chantier.

Est-ce un coup d’épée dans l’eau ? J’espère que non, car ni le peuple ni le roi n’accepteront que le gouvernement et ses moyens d’action administrative continuent à remuer de l’air chaud et brasser du vide, tout en vidant les caisses de l’état.

On peut comprendre qu’il n’y ait pas eu de réactions intempestives contre tel ou tel ministre – les marocains attendaient des limogeages tonitruants – car cela aurait pu paraître comme des règlements de compte!

Mais, avec le temps et dans le cadre du plan d’action mis en place par le Chef du Gouvernement, il est certain que la rédition de comptes des grands responsables de ce pays est devenue nécessaire et qu’elle doit s’accompagner de mesures coercitives et de sanctions exemplairs, mais justes et conformes à la loi!

Encore une fois, le Maroc est à la veille d’une nouvelle expérience et encore une fois il nous faudra attendre le résultat de cette expérience avant d’en tentr encore une autre.

Ainsi va la Maroc ….

A QUOI NE SERVENT PLUS LES PARTIS POLITIQUES ?

Le titre de ce billet ne comporte pas de faute : je me demande à quoi les partis politiques ne servent plus!

Pendant des années, j’avais la profonde conviction que les formations politiques avaient un rôle dans la vie d’un état, d’un peuple, d’une nation, qu’elles avaient un fonction sociale, qu’elles servaient à quelque chose, ne serait-ce qu’à entretenir le rêve dans un avenir meilleur.

Chaque parti avait son idéologie, sa stratégie, ses moyens d’action, ses partisans, ses militants, ses sympathisants! Chaque citoyen, chez nous comme dans les grands pays démocratiques, était fier d’appartenir ou de s’apparenter, de près ou de loin, à tel ou tel parti et chacun était en mesure d’expliquer pour quelle raison il avait choisi de croire et de suivre tel parti.

Au Maroc, les gens étaient soit sincèrement istiqlaliens, soit tout aussi farouchement partisan du Parti de feu Hassan Ouazzani, soit plutard tout aussi profondément de gauche, soit franchement d’extrême-gauche avec les risques énormes, pour ces derniers, quant à leur liberté et leur intégrité physique.

En France, un communiste était convaincu que le grand soir était pour bientôt et que tous les prolétaires du monde devaient se donner la main alors que les personnes de droite avaient une toute autre vision du monde à laquelle ils croyaient dur comme fer.

L’Espagne, même du temps du dictateur Franco, a connu des partis forts et structurés : le Parti communiste d’Espagne en est l’exemple à retenir.

Mais avec le temps, la finance et l’économie prenant le pas sur les centres de décisions politiques d’une part et d’autre la mondialisation écrasant toute velléité d’indépendance des états, on a vu le rôle des partis politiques se diluer petit à petit!

Par ailleurs, la chute du Mur de Berlin ayant fait chuté le mur des idéologies, il devenant de plus en plus difficile de se dire “être de gauche” ou “être de gauche”!

Etle comble pour les pays de culture musulmane, la religion a insidieusement phagocyté le monde de la politique et l’islamisme a remplacé toutes les autres idéologies pour le bonheur des élites de la classe moyenne qui ont vu là l’occasion d’arriver au pouvoir dont la politique puis l’économie et la finance leur interdisaient l’accès.

Ici, la foi a remplacé l’idéologie comme ailleurs l’indifférence a pris le pas sur l’engagement.

C’est ainsi que les partis politiques ne servent plus à rien ….

Encadrer la population ? A quoi bon, s’ils ne parviennent pas à la faire rêver ou s’ils ne lui promettent que le paradis déjà promis par ailleurs par une autorité bien plus forte que les partis!

Militer ? Inutile, puisque ici le militantisme se mesure au nombre de prières et aux signes extérieurs d’appartenance à telle ou telle obédience religieuse et là-bas les gens sont plus préoccupés, au pire, par le chômage, la crise, l’insécurité et au mieux, par les questions sociales (mariage pour tous, homophobie) que par les questions idéologiques.

Les partis n’ayant plus rien à proposer se servent donc plus à rien !

Chez nous, je lance le défi à tout à un chacun de faire le tri entre les différentes offres politiques que les 35 partis politiques nous proposent !

Du plus ancien au plus récent, du plus à droite au plus à gauche, du mieux implanté à celui qui ne compte comme adhérents que les membres de ses instances dirigeantes, nos 35 partis nous offrent LE VIDE LE PLUS TOTAL!

Ne servant plus à rien, ne répondant pas à ce que la constitution de 2011 attend d’eux dans son article 7, il ne leur reste que deux solutions :

1/ se saborder dignement et repartir sur des bases saines et nouvelles.

2/ disparaître définitivement du champ politique nationale et laisser le peuple prendre en main son destin.

Mais aucune de ces deux solutions extrêmes ne peut être envisagée : trop d’intérêts sont en jeu, trop de personnes sont impliquées dans cette mascarade politique que vit le Maroc, trop de temps a été perdu ne laissant aucune chance au rétablissement de la confiance du peuple dans ses élites politiques!

Que faire alors ? That’s the question !

P.S. : dans mon billet, je n’ai pas mis en cause le coté personnel des responsables des partis politiques, pas plus leur amour du pouvoir et de ce qui va avec que leur goût pour le confort de leur situation et les avantages qu’ils peuvent en tirer pour eux et pour leurs proches. Considérons cela comme le coté humain de la chose et que cela n’a rien à avoir avec la politique!

DES ROMANS QUI SONT FAITS POUR MOI ….

Après mes déceptions extrêmes orientales, je me suis tourné vers des lectures moins exotiques, du moins en apparence !

Du Japon et de Chine, j’ai glissé vers l’Afghanistan contemporain dont les médias nous rabâchent les oreilles sans nous en parler vraiment, sans nous éclairer sur les afghans en fait. J’ai choisi de lire (ou de relire) “LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL” de Khaled HOSSEINI, paru chez BELFOND 10/18 en mars 2014.

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Et comme toujours, j’ai appliqué ma manière lire en me lançant dans la découverte simultanée d’un autre roman : “L’ARRACHEUSE DE DENTS” de Fanz-Olivier GIESBERT, paru chez les éditions Gallimerd en avril 2016.

ARRACHEUSE

Comment résister à un titre comme celui-ci, à une jaquette aussi inattendue et aussi à un auteur que je n’aime pas du tout dans son rôle de journaliste mais que j’ai voulu découvrir en tnt qu’auteur.

Je ne fus pas déçu : F.O.G. m’a promené dans une période de l’histoire de France que je croyais connaitre – la Révolution de 1789, la Terreur, la répression des royaliste en Vendée, avec les grands personnages de l’époque – Louis VXI, Danton, Robespierre, La Fayette, et autres Marivaux et Charlotte de Corday, et même Napoléon Bonaparte.

L’auteur, par un tour de passe-passe assez bien réussi, m’ emmené aussi dans les Etats Unis des années qui ont suivi la guerre de Sécession, avec un détour sur l’Atlantique avec une cargaison d’esclaves et tous les problèmes et péripéties que cela suppose.

Il m’a fait connaitre ou redécouvrir les chefs indiens comme Sitting Bull ou Crazy Horse les héros de la lutte des indiens d’Amérique contre les envahisseurs blancs, qui leur ont pris leurs terres, leurs richesses et même leur âme, en les massacrant et surtout en les humiliant, comme le firent ces généraux américains génocidaires, devenus des héros de la mythologie américaine blanche, comme Custer, Sheridan et même le futur président Grant.

Bref, L’ARRACHEUSE DE DENTS – dentiste artisanale de son état, mais grande aventurière devant l’éternel et surtout devant les hommes – est un excellent roman pour les vacances, mené tambour battant, à la hussarde!

Entre deux aventures palpitantes et particulières de Moïzette – surnom de l’héroïne de F.O.G. – je revenais au récit de Khaled HOSSINI.

Impossible de résumer ce livre assez étrange, où le récit d’un Afghanistan d’une autre éposque se mêle à la description d’un pays dévasté par l’intégrisme et l’obscurantisme, où l’amitié est entre deux enfants est au centre de l’intrigue.

Roman dense et pesant à la fois : le sentiment de culpabilité du narrateur vis à vis de son ami laisse un arrière-goût d’inachevé pour le lecteur qui peut trouver la construction de récit très bien menée ou complètement mièvre. On peut s’attacher aux différents personnages ou pas du tout : mais le fond du décor où se déroule le récit, donc l’Afghanistan avant l’invasion russe, pendant cette occupation et après la prise du pouvoir des Talibans est remarquablement reproduit.

Personnellement, je me suis laissé entraîné dans cet Afghanistan, même si l’histoire est parfois assez invraisemblable.

Mais peut pardonner à l’auteur ses insuffisances narratives à la lecture de ses descriptions d’une précision et d’une émotion remarquables.

Pour clore ces lectures exotiques, il me fallait un roman historique : j’apprécie ce genre car il instruit et divertit à la fois. Documentaire et fiction, il suffit d’y croire, de ne pas trop en demander en ce qui concerne la réalité des dialogues et parfois des situations et vous voilà embarqués pour un voyage, utile et agréable dans le passé.

J’ai donc choisi une vieille parution : “MOI ZENOBIE, REINE DE PALMYRE” de Bernard SIMIOT, édité par Albin Michel en 1978.

ZENOBIE

PALMYRE …Cette ville dont on a tellement entendu parler, ces derniers mois, à l’occasion de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis bientôt sept ans!

Palmyre, merveille architecturale perdue dans le désert syrien et que les fous d’Allah de DAECH ont voulu rayer de la carte de la civilisation humaine!

Lire l’histoire de Palmyre raconté par Bernard SIMIOT, c’est comme regarder un excellent peplum, tourné avec tous les accessoires nécessaires, tous les décors fidèlement reconstitués, tous les dialogues bien écrits, tous les personnages parfaitement joués.

ZENOBIE, petite fille de l’aristocratie palmyrienne assujettie à Rome, rêvant de devenir reine, deviendra reine et défiera et Rome et les Perses.

Ce n’est pas de la grande littérature, je vous l’accorde, c’est de la lecture pour les vacances et c’en est une excellente!

Ainsi donc, mon voyage dans cet orient qui m’est plus proche s’est achevé avec le mois de Juillet.

Bon été à ceux qui ne sont pas encore partis en vacances! Bonnes lectures surtout!

DES LIVRES QUI NE SONT PAS FAITS POUR MOI ….

Je fais souvent confiance aux goûts littéraires, très hétéroclites, de mon aînée et grâce à elle, j’ai découvert beaucoup d’auteurs dont j’ignorais tout, jusqu’à l’existence.

Récemment, j’ai pris sur les étagères de sa bibliothèque trois ouvrages qu’elle avait classés dans la catégorie “asiatique”, en me disant “voilà, tu es paré en termes de lecture pour l’été”.

Il s’agissait en fait de deux romans japonnais et d’un troisième chinois! Je n’avais jamais auparavant approché la littéraire extrême-orientale, à part un petit livre dont j’avais parlé récemment ici même. :

LES BÉBÉS DE LA CONSIGNES AUTOMATIQUE du japonais Ryû MURAKAMIJ’ai lu2014 – 509 pages.

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KAFKA SUR LE RIVAGE de Haruki MURAKAMI, l’auteur japonnais qu’on ne présente plus, – 10/18 Belfond2011 – 638 pages.

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LE CLAN DU SORGHO ROUGE , du chinois Mo YAN, prix Nobel de littérature en 2012, éditions du Seuil – Points2016 – 542 pages.

SORGHO

A mon grand désarroi, je ne suis pas arrivé à entrer dans dans aucun de ces romans.

L’histoire des deux gamins japonnais, abandonnés par leurs parents, recueillis par des bonnes sœurs puis adoptés par une famille, ne m’a pas convaincu….Et dès les premières pages, j’ai eu du mal à me concentrer sur leur aventure et leurs aventures à venir ne n’ont pas intéressé.

Question de style de l’auteur? Peut-être… Question de situation romanesque ? Surement …Question d’environnement ? Sans aucun doute, car j’ignore tout du monde nippon et Ruy Murakami en parle d’une manière trop abrupte pour qu’un novice comme moi s’y retrouve!

En tous cas, après plusieurs tentatives, je me suis résigné à fermer ce roman….de façon définitive. Je ne saurais jamais rien des aventures rocambolesques de Hashi et Kiku, dans ce Japon que je n’ai pas su appréhender.

Le second roman japonnais dont j’ai tenté la lecture s’est avéré aussi hermétique à ma façon de lire et de prendre les romans.

Je n’aime pas spécialement les romans d’initiation, ou les romans d’apprentissage, comme définit l’éditeur ce livre: “œuvre majeure, qui s’inscrit parmi les plus grands romans d’apprentissage de la littérature universelle”.

Je n’y ai trouvé rien de majeur, ni d’universel, ni même d’intéressant …Je ne doit pas être fait pour lire Haruki Murakami. Peut-être n’y suis-je pas préparé intellectuellement ou et-ce une simple question de goût!

Donc exit Sinshi (monsieur en japonnais) Murakami, je ne terminerais pas votre roman fût-il “parmi les plus grand de la littérature universelle”.!

Pensant avoir plus d’atomes crochus avec la Chine, je me suis attelé à lire “Le clan du sorgho rouge ” : le mot attelé n’est pas innocent ! J’ai tiré sur les pages de ce roman, de toute la volonté, j’ai tiré, tiré, tiré mais je n’arrivais à avancer dans “cette écriture épique où la violence des affrontements libère des forces sacrées”.

Pour moi, la lecture d’un roman doit d’abord être un plaisir, un moment ludique, une évasion, pas la plongée dans le glauque, le sanguinaire, le morbide aussi héroïque et tragique soit-il.

Donc très peu pour moi …Aux connaisseurs, aux experts de lire Mo Yan. Les prix Nobel de littérature, surtout quand ils sont légérement “téléguidés”, ne m’ont jamais spécialement impressionné!

POURQUOI JE SUIS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX..

Je fréquente les réseaux sociaux depuis de longues, très longues années…J’ai commencé par les discussions sur les forums puis j’ai découvert le BLOG

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Cela a été une révélation : depuis novembre 2005, je tiens un blog, ce blog hppt.www.citoyenhmida.org que je bichonne d’année en année, de mois en mois, de semaine en semaine et il fut un temps où je l’alimentais pratiquement chaque jour!

Tout y passait! L’actualité bien sûr, mes coups de gueule, la politique intérieure ou étrangère, le sport, les livres, mes coups de cœur, l’enseignement, la presse, la justice, l’économie et les finances, et enfin et surtout tout ce qui me passe par la tête, selon mon humeur….

Mes billets ont tenté d’être toujours sincères mais peut-être pas objectifs>! Que suis-je et qui suis-je pour prétendre à l’objectivité? Je voulais juste dire ce que je voulais, à ma manière, sans être sous la pression de quiconque, sans chercher à plaire à personne et sans essayer de déplaire à personne!

Ni gourou, ni guide, ni meneur ni suiveur, j’ai tenu à être juste une voix libre au milieu d’un monde virtuel où la virtualité et surtout l’anonymat confinent à l’héroïsme de salon, avec une grosse dose de posture salonnarde et une tranche d’hypocrisie matinée d’engagement politique et social.

Puis j’ai découvert TWITTER…
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C’est un monde beaucoup plus réactif et où il est nécessaire de bien cibler son sujet pour être crédible, de bien maîtriser la langue car la concision est nécessaire et surtout difficile, et surtout de s’ouvrir sur le monde beaucoup plus facilement que par l’entremise d’un blog.

Ainsi avec twitter, on peut toucher directement un éventail de personnes extrêmement large et être en contact direct avec d’autres dont on n’aurait pas révé lire en direct les messages.

Les américains l’ont vite compris et leurs présidents eux-même ont usé et usent de ce média de manière très importnte, mais peut-être pas de la manière la plus intelligente. On a vu ce qu’a réalisé Barak OBAMA grâce à Twitter et qu’en fait actuellement Donald TRUMP.

Au niveau national, on a pu juger de la grande utilité de TWITTER lors de certaines mobilisations, le DANIELGATE mais on a pu aussi noter des dérives malheureuses comme certaines campagnes menées contre tel ou tel personnage public!

TWITTER permet aussi de mesurer le degré d’ouverture, plutôt d’étroitesse, d’esprit de certains noms par ailleurs fort respectables : il suffit que vos commentaires ne plaisent pas pour que vous voyez bloqué. Ainsi des personnes, censés être des chantres de la liberté d’expression et les défenseurs de la diversité d’opinions, m’ont bloqué pour la simple raison que j’ai “osé” répondre à leurs twitts de façon directe, sans détour et surtout sans aucune complaisance!

Mais Twetter restera pour moi le média qui a permis deux opérations caritatives formidables initiées par une personne qui m’est très proche et que j’admire énormément pour ce qu’elle fait (sans le lui dire la plus part du temps) : les opérations #100DHpouraider et #100DHpourétudier!

Finalement, TWITTER demeure un réseau social où je me sens à l’aise.

Et depuis quelque mois, je fraie avec FACE BOOK que j’avais longtemps snobé – il n’y a pas d’autre terme – parce je croyais ce média un peu trop “djeune”, trop exhibitionniste, pas du tout en harmonie avec mon âge et ma manière de voir et de vivre les choses!

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Là j’ai pu rencontrer des personnes de mon âge, chose que je croyais impensable, des personnes partageant la même vision du monde que moi, un peu nostalgique forcément, un peu passéiste et surtout très sereine et très optimiste, malgré tout ce que le monde connait en ces temps difficiles.

J’au ainsi ainsi intégrer de groupes, m’y faire des interlocuteurs et y trouver ma place!

Ainsi continuerai-je donc à naviguer sur ces trois réseaux sociaux, en évitant de me tremper dans des polémiques tériles mais en engageant des discussions fructueuses et enrichissantes, en abordant librement et sans préjugés ni a priori ni tabous les sujets qui m’interpellent, en refusant toute mode ou toute dictature intellectuelle d’où qu’elle vienne, toute propagande quelque en soit l’origine.

Libre j’ai été sur mon blog, libre j’ai continué à l’être sur twitter, libre je le serai sur Face Book!

LECTURES CROISÉES ESTIVALES ET BIZARRES

L’été est un bon moment pour lire : on choisit en général de gros pavés, sans aucun intérêt litéraire, des trucs que tout le monde a prétendu avoir lu et qu’on n’a ps le temps d’ouvrir en temps normal…

Pour la part, j’ai chosi quelques livres dont j’ignorais tout, seul le titre m’a inspiré!

J’ai commencé justement par un pavé dont l’action se déroule à Belfast, en 24 heures chrono, le temps pour un nancien voyou irlandais, devenu grand voyou aux USA pour finir comme bénéficiaire d’un programme de protection de témoins après avoir balancé ces anciens acolytes.

Ce thriller est un très mauvaise lecture que je déconseille très vivement, mais que je me suis imposé jusqu’à la dernière page pour voir jusqu’où Adian MacKINTY pouvait pousser le bouchon : dans ce “RETOUR DE FLAMMES“, les cadavres jonchent le sol de capitale irlandaise, dans l’indifférence la plus totale des autorités, malgré les explosions, les fusillades, les enlèvements, les poursuites infernales dans une ville dont on se demande si elle est habitée ou s’il s’agit d’un décor de cinéma.

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Bien que classé dans la SERIE SOIRE des éditions GALLIMARD, cette publication parue en 2009 est à jeter à la poubelle, avec une pensée et des regrets pour le nombre d’arbes abattus pour “commettre” ce livre.

Ensuite, j’ai enchaîné avec un petit livre d’une centaine de pages, exactement 115, que mon ainée avait oublié : or, je fais confiance à son gout littéraire. L’auteur Lui XINWU serait, d’après la quatrième couverture, “l’un des plus grands écrivains chinois contemporains, foi d’éditeur.

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LA CENDRILLON DU CANAL, suivi de POISSON A FACE HUMAINE, publiée par FOLIO 2 en août 2012 sont deux textes d’une simplicité désarmante, mais très touchante, de la vie dans Pékin, après la révolution culturelle imposée par Mao et avec la mise en place de la logique de “l’économie de marché”.

Il ne s’agit pas de nouvelles, ni de romans courts, ni de récits : l’un est l’autre de ces textes fait penser à un documentaire, réalisé avec une petite camera à laquelle rien n’échappe de la réalité quotidienne pékinoise, mais qui n’est guidée par aucun fil rouge et qui n’a rien à prouver, seulement témoigner.

Ces deux productions font-elles de Lui XIMU un grand écrivain ? Peut-être car on dévore ces deux récits avec délectation, sans être perturbé ni par un misérabilisme où il aurait été facile d’entrainer le lecteur ni par une intrigue qui se révèle inutile pour supporter le récit.

Un genre donc à découvrir avec un certain plaisir!

Pour finir ces vacances en bord de mer, j’ai plongé les yeux ouverts dans “DESORDRES” de Jonathan GILLOT un thriller paru en juin 2016 chez les éditions Ex Aequo

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Roman de politique-fiction assez troublant : des fanatiques “nationaux-souverainistes” français s’emparent une petite ville de province, prennent les habitants en otages et tentent de négocier avec le pouvoir républicain.

Le roman est mené tambour battant, avec son lot de violence, de suspens, de rencontres humaines et de situations peut-être surréalistes mais il faut garder en tête l’avertissement de Jonathan Gillot : “les point de vue exprimés dans cette fiction se sont pas nécessairement ceux de l’auteur, mais bien souvent ses pires craintes”.

En ces temps troubles où les extrêmes de tout bords prennent le pas sur les idéologies traditionnelles et équilibrées, la survenance d’événements comme ceux relatés dans DESORDRES n’est pas exclue.

En tous cas, le roman est un bon compagnon des moments de bronzage au bord le plage§

BONNES VACANCES A TOUS ET A TOUTES et surtout ne bronzez pas idots!

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FACE BOOK ……Attention danger !

Voilà un roman qui tombe à pic en cette période estivale mais troublée à la fois, car il joint l’agréable à l’utile !

Jérôme DUMOUNIN nous introduit dans “FAUX PROFIL“, paru en 2012 chez les éditions GRASSET, dans un monde qui nous parait actuellement si familier et pratiquement aussi important que le vrai monde réel, le monde des réseaux sociaux et surtout celui de FACE BOOK.

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En effet, pour une grande partie de nos contemporains le monde facebookien représente leur vrai monde, celui où ils évoluent avec une aisance beaucoup plus naturelle que celle qu’ils ont des difficultés à montrer dans la réalité, un monde où ils nouent et dénouent des amitiés virtuelles mais parfois plus durables et apparemment plus sincères que celles de la vraie vie, un monde où ils puisent l’essentiel de leur perception du monde en général, des informations sur ce qui se passe dans la réalité!

Ce roman pose justement le problème de l’importance démesurée que prend ce monde sur la réalité vraie et concrète!

Il met en scène une bande d’amis, tout à fait normaux, bien ancrés dans la vie réelle, ayant chacun un métier, une vie sentimentale, des passions, des problèmes concrets, mais qui, par ailleurs, sont plongés dans le monde de FACE BOOK où ils vivent une partie de leur temps.

Réunis autour du profil très particulier et très attachant à la fois de CYRIL, ils finissent par tomber sous le charme de ses interventions pertinentes, intelligentes, brillantes et parfois très percutantes, à la limite de l’agressivité, mais une agressivité empreinte de culture.

Autour donc de ce CYRIL que personne ne connait personnellement, mais que tout le groupe adule, au même totre que les cinq mille amis déréglementaires” que Face Book lui permet de réunir, se crée un mythe qui donne naissance aux sentiments les plus inattendus.

Certains membres du groupe finissent même par “aimer” vraiment CYRIL au sens le plus concret du terme, à en tomber littéralement amoureux comme dans la vraie vie.

Heureusement, une réaction salutaire finit par se produire et une partie du groupe d’amis “ré&els” décide d’enquêter sur ce CYRIL et finit par découvrir…..

Non, je ne vous dirais pa ce qui sera découvert, je ne “sploilerai” (gâcherai) la fin de ce roman mais je vous dirai quand même si vous êtes un fan de Face Book, faites quand même attention à ces fameux amis que vous pouvez y rencontrer!

PAS DE FATALITÉ DE LA MONTAGNE !

Je suis immergé depuis une bonne semaine – et surement pour un long moment encore – dans la lecture de “LES JBALA DU RIF – Des lettrés en montagne” de Jacques Jawhar VIGNET-ZUNZ, paru en 2014 chez les éditions “La Croisée des Chemins“.

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Quand j’écris “immergé”, le mot est pris dans son sens le plus concret.

En effet les 409 pages de cet imposant ouvrage constituent un océan de renseignements sur les JBALA, cette population de montagne qui vit sur la partie occidentale et centrale du Rif, entre le détroit de Gibraltar et la trouée de Taza.

L’auteur nous présente ici le fruit d’un travail de trente ans en tant qu’ethnologue du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique, Paris) et de l’INREMAN (Institut d’Etudes et de Recherches sur le Monde Arabe et Musulman, Aix-en-Provence.

Il serait prétentieux de ma part de tenter une présentation même sommaire de cette somme, tant sa lecture est ardue mais tellement enrichissante mais aussi tellement passionate, surtout en cette période où le Rif est au centre des préoccupations du Maroc et des marocains.

Cpendant, je crois qu’une fois que j’aurais refermé cet ouvrage, en plus de mille et cent informations que j’y aurai puisées, une phrase restera gravée dans mon esprit, à savoir : IL N’Y A PAS DE FATALITÉ DE L’ARCHAÏSME, DU RETARD ET DE LA MARGINALITÉ DU MILIEU MONTAGNARD”.

Cette conclusion à laquelle est arrivé l’auteur découle, non pas d’élucubrations d’un illuminé, idéaliste et rêveur, mais d’observations et de constats réalisés sur le terrain dans la zone qu’il a étudiée et qu’il a croisés avec d’autres études effectuées en Libye et en Kabylie qui présentent des similitudes de relief et de populations avec le Rif marocain.

Ne serait-ce que pour cette phrase, je conseillerais à tous ceux que la situation actuelle du Rif intéresse ou éventuellement préoccupe préoccupe, de consulter cet ouvrage.