L’image que j’ai mise ligne dans mon billet précédent n’est un tableau d’un peintre connu, ni une toile exécutée par un amateur.
Pourtant l’original existe vraiment ! Je l’ai vu par le plus grand des hasards et par le plus grands des hasards, j’avais sur moi mon appareil photo !
Cette image existe bien sur un mur ! Le mur d’un passage obscur, presque mal famé, dans un vieil immeuble de Rabat. Un passage où s’installent habituellement de sympathiques clochards, réunis autour d’une bouteille de tord-boyaux et parfois d’un joint.
Cette image a du ou pu être réalisée sur ce mur par l’un d’entre eux, tracée et gravée, avec des moyens de fortune!
Je ne sais pas si du point de vue artistique ce travail a une quelconque valeur, mais le fait qu’il existe sur ce mur, dans ce passage, sentant la pisse et la misère, m’a ému.
S’agit-il de la reproduction d’un tableau existant ? Est-ce une œuvre originale ? Peut-importe ! Rendre hommage à son auteur anonyme, qui doit certainement avoir du talent, m’a paru évident.
P.S. : en posant ce quizz, je reconnais que j’avais une idée derrière la tête. Celle de savoir si une question sur l’art pouvait inspirer de nombreux commentaires ! Il semblerait bien que non et c’est bien dommage.
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Regardez bien cette image, étudiez-la bien!Décortiquez-la!
S’agit-il d’un tableau? D’une reproduction? S’agit-il d’un travail d’amateur?
Qui donc a réalisé ce travail? Où peut-on le découvrir de visu?
Celui qui donnera les réponses exactes peut être considéré comme un fin connaisseur de l’art graphique marocain contemporain!
A vos claviers!
Ces dernières semaines, la France a été secouée par ce que l’on a appelé « l’affaire Woerth » !
Beau et détonnant cocktail de financement occulte des partis (pratique que l’on croyait bannie), de conflit d’intérêts (un ministre du budget trésorier du parti au pouvoir), de mélange des genres avec à la clé une possibilité de trafic d’influence (la femme du ministre du budget conseillère financière de la femme la plus riche de France), de justice plus ou moins dépendante ou indépendante (un procureur qui accapare un dossier au risque de le noyer dans l’oubli obéit-il à des ordres ?
Bref, une affaire qui, sournoisement mais surement, commençait à miner la stabilité du gouvernement, puis à saper la cohérence de la majorité et enfin et surtout entamer l’image de Nicolas Sarkozy, déjà malmenée dans l’opinion publique depuis des mois.
Que faire donc pour remonter la pente ?
Que faire, quand un dossier aussi important que celui des retraites risque de mettre le feu aux poudres dans les semaines à venir ?
Que faire, quand le chômage persiste ? Que la croissance ne montre pas de signes sensibles ?
Que l’équipe des Bleus n’est pas arrivée à faire revivre la flamme d’une France blanc-black-beur !
Que rien ne pointe à l’horizon pour faire diversion, ni G8, G12, ni G20, ni rencontre, toujours télévisuellement payante avec Merckel ! Rien ! Le calme plat et l’affaire Woerth qui grossissait à vue d’œil !
Mediapart, Le Monde, Libération, Marianne, chaque média y allait de ses révélations, de ses preuves, de ses témoignages !
Que faire donc pour arrêter le tsunami ?
Elémentaire : créer un anti-tsunami ?
Un discours, bien musclé, dur, sans artifices, avec des mots crus sur « l’immigration mal régulée » ! Un discours où il est question « guerre nationale contre les voyous », de « retrait de la nationalité française », même « de campements illégaux de roms » ! Ce fut le fameux discours de Grenoble.
Et depuis, miracle !
Personne ne parle plus de l’affaire Woerth ? A-t-elle seulement jamais existé ?
Et depuis, miracle des miracles !
La cote de popularité de Nicolas Sarkozy remonte de 2 points et les français seraient favorables à sa politique « sécuritaire » à plus de 60 %.
Donc plus d’affaire Woerth, plus de danger politique! Juste un bon frisson de peur populaire qui remet les choses en place!
P.S. : L’affaire Woerth représente le dernier de mes soucis personnels, tout comme les variations de la cote de popularité du Sieur Sarkozy, tout président de la République Française qu’il est !
Je retiens seulement qu’en politique, il faut savoir se vendre ! Et que si on réussit, on peut vendre n’importe quoi !
C’est pour cela, que j’ai pratiquement renoncé à aborder les problèmes politiques. A moins que les événements m’y poussent!
L’Olympique de Marseille, l’OM, c’est l’équipe de football française que je préfère !
J’ai toujours aimé ce club et cette équipe, présents sur la scène footballistique française depuis un siècle, avec des hauts et des bas, des crises et des périodes fastes, des problèmes et des joueurs énormes, des français bien sûr mais aussi des étrangers, beaucoup d’étrangers !
L’O.M., c’est une histoire, c’est une légende, des scandales, des victoires historiques, des défaites mémorables !
Les joueurs de l’OM ?
Sait-on que LARBI BENBAREK, la perle noire bien de chez nous, le meilleur footballeur marocain de tous les temps a entamé sa carrière à Marseille.
Qui se souvient des suédois Gunnar FERGUSON et Roger MAGNUSSON, du croate Josip SKOBLAR et ses 44 buts en une saison, de J.P.P. vous savez Jean-Pierre PAPIN !
Plus contemporains, Fabian BARTHEZ ou Didier DROBGA, Frank RIBERY.
Avec un public formidable et des supporters fantastiques ! Un stade mythique !
Avec des dirigeants hors norme, des industriels, des hommes d’affaires à la réputation sulfureuse. Je pense à Bernard TAPIE !
Des entraineurs emblématiques ou très typiques. Je pense à Rolland COURBIS !
Mais ce que j’aime le plus dans ce club, c’est son aspect méditerranéen, disons …un peu fou… un peu spontané…un peu brouillon…un peu Widad ou Raja ! Bref, un peu sous-développé.
Ce club peut passer du creux de la vague aux sommets de la gloire sportive puis dégringoler du faîte de la notoriété pour plonger dans les abysses de la crise la plus inextricable !
Mais il renait chaque fois ! Il repart ! Replonge ! Sort la tête de l’eau ! Etouffe avant de revenir à la surface !
Ainsi en va-t-il en ce début de saison !
Deux matchs ! Deux défaites ! Et une situation dramatique : des joueurs que l’on voulait pousser vers la sortie et qu’on retient maintenant, des transferts qui peinent à se réaliser, des supporters prêts à mettre le feu à la Cannebière, un entraineur désabusé !
Alors qu’il y a à peine deux mois, l’équipe était champion de France, un titre attendu depuis 18 ans ! Elle a raflé la Coupe de la Ligue et la super-coupe ! Tout semblait baigner dans la sérénité !
Mais c’est Marseille ! C’est la Méditerranée !
Les éliminatoires de la Champion’s League commencent bientôt !Peut-être assisterons-nous au réveil de Marseille.
ALLEZ L’O.M. !
Un auteur au nom à consonance maghrébine, sinon marocaine! Pourtant, Mohammed HANIF est pakistanais, officier de l’armée de l’air, puis journaliste dans de grands quotidiens américains, avant de travailler pour la BBC.
Un titre assez bizarre : « ATTENTAT A LA MANGUE » pour ce roman paru en septembre 2006 chez les « Editions des 2 terres » dans une traduction de l’anglais réalisée par Bernard Turle !
Pourquoi ce titre, simplement parce le nœud du roman se dénoue en fait lors d’une « modeste soirée mangues à bord de PAK ONE » » !
PAK ONE est l’avion présidentiel de Zya Ul-Haq, le dirigeant pakistanais qui a tenu son pays d’une main de fer pendant une décennie après son coup d’état de 1977.
PAK ONE, un C 130, l’avion le plus sûr du monde, va exploser en plein ciel, au dessus du désert de Bahawalpur, lors de la « modeste soirée mangue », avec à son bord le président pakistanais, la plupart des dirigeants militaires du pays et l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique.
Les faits sont réels et remontent au 17 août 1988 : on ne put jamais établir s’il s’agissait un accident ou un attentat.
Mohammed HANIF partit donc de cette réalité pour écrire un roman, autour d’une intrigue plutôt effilochée et décrit le cœur du pouvoir au Pakistan sous la dictature de Zya Ul-Haq.
L’intérêt principal de l’ouvrage réside dans cette autopsie d’un régime où le président, obnubilé par d’éventuels complots, tient son pays, ses dirigeants militaires et son gouvernement sous une chape de plomb qui finit par lui faire perdre le sens des réalités !
Le roman de Mohammed HANIF est très bien documenté et certaines scènes révèlent un réalisme absolument époustouflant. On pourrait cependant penser à beaucoup d’autres chefs d’état en découvrant le quotidien de Zya Ul-Haq : on y retrouve presque du Ceausescu, le roumain, du Kadhafi, le libyen, du Saddam, l’irakien.
Cela commence par la paranoïa du président pakistanais entamant ses journées par le choix aléatoire d’un verset du Coran, qui déterminera ses décisions et même son humeur (page 44 et suivantes).
Le premier conseil après son coup d’état, tenu en présence de huit de ses généraux (page 55 et suivantes) nous montre comment Zya Ul-Haq parvient les mater littéralement en leur imposant la lecture d’un verset du Coran.
La convocation de l’ambassadeur des U.S.A. à une réunion nocturne inopinée avec un prince saoudien et le directeur de la C.I.A. (page 115 et suivantes) sont un morceau d’anthologie où l’on découvre les facéties dont sont capables ceux que l’on suppose être les grands de ce monde.
Autre passage assez amusant que celui de la visite médicale à laquelle se plie de bien mauvais gré le dirigeant pakistanais (page 138 et suivantes).
La description d’une cérémonie de remise de dons à des veuves nécessiteuses – en fait des femmes de fonctionnaires triées sur le volet, sécurité oblige – démonte le processus de désinformation des pakistanais par les organes officiels de presse (pages 192 et suivantes).
D’autres scènes mettent en exergue des moments-clé de la vie du dictateur pakistanais, comme ses relations très particulières avec l’officier chargé de sa sécurité personnelle (page 250 et suivantes).
Le reste du roman est une suite assez confuse d’événements auxquels on peut éventuellement s’intéresser si l’on apprécie le genre : un corbeau porteur d’une malédiction funeste, une aveugle condamnée à la lapidation, le vrai faux suicide d’un haut gradé de l’armée, un jeune officier de bonne famille et aux mœurs équivoques, une pléthore d’autres personnages qui ajoutent plus de la confusion que de l’intérêt à ce roman !
Mais finalement, ATTENTAT A LA MANGUE constitue une excellente lecture pour les vacances !
J’avais peur de perdre le goût de la lecture ! Mais heureusement, je suis tombé par le plus grand des hasards sur un livre absolument bouleversant !
Il faut reconnaitre que le titre avait tout pour que l’on s’y arrête : « LE MINISTERE DES AFFAIRES SPECIALES ».
Dans un livre au titre si énigmatique, de quoi pouvait traiter bien l’auteur Nathan ENGLANDER? Surtout qu’il est américain, new-yorkais et juif !
La quatrième de couverture de l’édition PLON – Feux croisés – août 2008 donne tout de suite envie de savoir.
Jugez-en vous-même à partir de ces extraits : « ….cimetière juif de Buenos-Aires….la junte militaire….Argentine 1976…étudiant fougueux et révolté….arrêté…disparu….recherchent leur enfant….l’espoir s’amenuise….. »
Oui, vous ouvrez ce livre et vous ne lâchez plus !
Nathan Englander vous entraine dans un tourbillon où la tragédie se mêle au burlesque. Il vous plonge dans les dédales d’une nation en décomposition. Il vous immerge dans les arcanes d’un système où la police, l’église et l’armée se liguent dans un processus de destruction de l’être humain !
Impossible de résumer le roman sans lui faire perdre son âme, bâtie autour de l’histoire d’une communauté, de l’amour d’un père pour son fils, de l’inextricable imbroglio mis en place par la dictature des militaires pour écraser toute velléité de révolte et de l’espoir jamais démenti dans une solution possible.
« Le Ministère des affaires spéciales » aurait pu se dérouler dans bien des pays, qui ont connu des périodes noires pendant la décennie soixante-dix. Nathan Englander les a situés dans l’Argentine des généraux : il n’en demeura pas moins que ce roman a bien des chances d’être universel, au-delà de l’humour dévastateur de l’auteur, de la spécificité des personnages et l’absurdité rocambolesque des situations.
A lire absolument ! A lire avec beaucoup d’attention, car il s’agit d’un roman difficile, âpre malgré des passages souvent désopilants.
P.S. : Je reconnais que j’étais prédisposé à apprécier un livre tel que celui que je vous présente. J’avais lu « NUNCA MAS » (Plus jamais), le rapport de la CONADEP (Commission nationale argentine sur la disparition de personnes publié en avril 2006.




















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