Je ne connaissais pas l’auteur : née d’un père gabonais et d’une mère suisse, a déjà publié trois romans …..Donc tout pour m’intéresser….L’ouvrage est en effet intéressant. Malheureusement, malgré une écriture parfaite, une intrigue bien montée, un sens de la description des hommes et de l’ambiance très pertinent, sa lecture m’a laissé un goût d’amertume. Si le pétrole pollue autant les hommes, les esprits, la vie tout court, s’il dénature autant les traditions et les croyances, je suis bien heureux que mon pays n’en dépende pas. Quitte à nous crever pour acquérir ce produit, l’âme d’une nation ne vaut pas qu’on la vende à ce diable nommé “pétrole”! D’ailleurs, tous les états ne vivant que du pétrole connaissent ce genre de dégénéréscence culturelle, malgré les constructions pharaoniques qu’ils érigent, malgré les montagnes de pétro-dollars qu’ils ammmoncellent dans les banques, malgré les tentatives de bonne gouvernance qu’ils font semblant d’appliquer, malgré tout le décorum factice derrière lequel ils essaient de cacher leur misère “profonde”.