Il a quelques mois, les autorités nous expliquaient très doctement que la flambée des matières premières sur les marchés internationaux devaient se répercuter sur nos prix à la consommation. Oui, pourquoi pas, après tout ? Le Maroc ne produit ni pétrole pour ses besoins en énergie, ni soja pour son huile, ni riz, ni café ni même suffisamment de blé. Il nous paraissait logique de supporter les hausses des cours pratiqués sur les marchés internationaux sur lesquels nous n’avons aucune prise !
Mais depuis quelques semaines, les cours de ces mêmes produits chutent de manière vertigineuse. Ce ne sont pas des rumeurs, mais la réalité la plus concrète.
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Il nous suffit de cliquer sur le lien du quotidien économique français LES ECHOS qui fait référence en la matière.
http://bourse.lesechos.fr/bourse/matieres/matieres_premieres.jsp
Nous avons ainsi une idée immédiate sur la dégringolade spectaculaire enregistrée, depuis la fin de l’été, par l’ensemble des produits que nous payons à la consommation à des prix exorbitants : du blé au pétrole, du café au soja, du riz au gaz, du lait au maïs.
Les citoyens marocains sont donc en droit de retourner la question aux autorités.
Maintenant que les cours internationaux chutent de façon significative et continue, comment comptent-elles réagir ?
La logique économique, financière et politique voudrait que ce repli des cours sur les marchés internationaux soit ressenti de façon proportionnelle et même substantielle par le consommateur.
Dans le cas contraire, toute décision future de hausse des produits de consommation courante présente tous les risques de se voir opposer un refus énergique et pourquoi pas violent de la population.

Deux poids deux mesures, quand les denrées augmentent les consommateurs supportent les conséquences, mais quand ça diminue les consommateurs supportent l’arnaque comme une malédiction! Si la société ne défend pas le pouvoir d’achat de ses citoyens, quel genre d’avenir peut on lui prédire?
Nous sommes habitués à cette politique du profit aveugle! Je me rappelle que dans les années soixante-dix, le prix du sucre avait augmenté de façon significative. Les autorités, pour rassurer une population inquiète, avaient promis un retour à l’ancien prix au bout d’une année! Cette promesse n’a jamais été tenue!
J’ai appris une seule chose : méfiance totale vis-à-vis des discours de nos politiques qui ne sont intéressés que par une seule chose : le statu quo en tout !….
Je m’en suis lavé les mains une fois pour toutes.
Bon début de semaine!
Tu m’as devancé cher Hmida. Il y a des produits qui ont baissé jusqu’à 60% depuis la fin de l’été (café, riz, thé, pétrole, tabac, huile blanche, ciment, acier…) !!!
Le gouvernement marocain, par exemple, ne prévoit une baisse dans le secteur des huiles blanches qu’en janvier prochain. Hallucinant !
@Naïm
les producteurs de l’huile ou autres produits justifient l’impossibilité de repercuter de manière instantanée la baisse, par le fait qu’ils sont sensés d’avoir un stock de sécurité alimentaire de 3 mois. Donc, logiquement S’ILS SONT HONNETES, ils devraient après ecoulement de ce stock, répercuter la baisse conformément aux prix en chute des matières premières importées rentrant dans la composition de leurs produits.
@ hmida
“La logique économique, financière et politique voudrait que ce repli des cours sur les marchés internationaux soit ressenti de façon proportionnelle et même substantielle par le consommateur ”
Ce que tu dis ne peut pas être valable pour les produits éligibles à la Caisse de Compensation (produits pétroliers, gaz butane, sucre, huile de tournesol et farine) consommés par tout le monde (riches et pauvres)
Sans entrer dans le détail, je dirai que l’Etat n’avait répercuté sur le consommateur qu’une partie des hausses subies il y a quelques mois sur ces produits.
Valeur aujourd’hui et selon plusieurs sources, malgré la détente du prix « mondial » (apparent) de ces denrées, le prix de vente (intérieur) “à l’unité” de ces produit demeurent encore deçà de leur coût de revient, la CC supportant un différentiel de prix (selon ces sources).
@ Tous
J’aurais espéré que la question de l’organisation et de la défense des consommateurs soit abordée.
Les consommateurs seront à la merci totale de l’état et des grandes entreprises de production et de distribution tant qu’ils ne se seront pas rendus compte qu’ils sont UNE FORCE!
Je suis consommateur …donc j’ai mon mot à dire sur ce que l’on offre : quand je trouve que c’est trop cher, je m’abstiens d’acheter. Wa hada ad3afou ek imane!
Si nous sommes deux, dix, mille, un million à ne plus acheter, le producteur et le distributeur seront obligés de revoir leurs prix!
Or, ce que l’on constate malheureusement chez nous, c’est l’inverse.
Dès qu’uin produit se renchérit, il y aune ruée sur ce produit. Rappelons-nous les clients de Marjane et autres grandes surfaces qui achètent des tonnes de succres ou des hectolitres de lait ou d’huile.
Cette ruée contribue à la spirale infermale!
I l faut être conscient de ses droits de consommateur (et je crois que c’est le but de ce post). Il faut une sensibilisation car la conscience consommatrice fait défaut, pas seulement en ce qui concerne les prix mais aussi au niveau du gaspillage et des dépenses inutiles.
J’ai pas vu les chiffres, mais je doute fort que l’on ai paye a la pompe ce que l’essence coutait a $147. Pour les produits non subventionnes, et a moins d’un monopole, je ne vois pas pourquoi vous autres consommateurs voulait que les “autorites” interviennent. Si le prix ne vous convient pas, allez voir ailleurs.
Vous ne pouvez pas, d’un cote critiquez le gouvernement et son impotence et d’un autre demandez qu’il intervienne dans plus de domaines de votre vie.
@ Le jardin des mots
En effet, si nous gérions nos dépenses “en bons pères de familles”, il y aurait moins de gaspillages et moins de dépenses inutiles.
@ Lixy
Je suppose qiue tu es un consommateur bien particulier, qui n’a pas beaucoup de souci à se faire du point de vue des on portefeuille…Tu dois avoir bien de la chance !