QATAR : on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps!
En paraphrasant Abraham Lincoln, on peut appliquer à l’émirat de QATAR sa célèbre sentence : ce micro-état ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.
Doté par la nature des richesses pétrolières conséquentes et surtout gazières, celles-là absolument fantastiques, ce soi-disant pays a commencé à prendre ses dernières années une importance démesurée en comparaison avec sa population et sa superficie. On pourrait être tenté de dire trivialement que la richesse est montée à la tête de ses dirigeants.
En effet, QATAR semble jouer un jeu très trouble et même dangereux, derrière des comportements tout à fait honorables et même parfois dignes d’admiration.
Par ces prises de positions ambigües, cet état microscopique, au main d’une famille, va-t-il continuer à tromper tout le monde tout le temps?
Depuis la prise de pouvoir de l’actuel émir, après avoir démis sans ménagement son propre père, la politique de QATAR tend à assurer à cet état une existence et une viabilité régionale et même internationale.
Cette politique n’a rien de répréhensible en soi. Coincé entre deux géants de la région, la wahabiste SAOUDIE et le chiite IRAN, on peut comprendre que les dirigeants de Qatar jouent leur va-tout pour imposer l’indépendance mais même à terme l’existence de leur pays. Cependant, l’indépendance de ce pays est bien comprise par la présence depuis 1996 de la base militaire géante américaine de AL 3ADID.
Mais au fil des années, QATAR s’est fourvoyé dans une entreprise démesurée qui consiste à vouloir à tout prix, non plus assurer ce double et légitime objectif de rester indépendant et de continuer à exister, mais imposer son point de vue aux autres nations!
L’argent étant le nerf de toute politique, QATAR se croit donc tout permis, puisque ses ressources financières sont pratiquement sans limites.
Ainsi, on a vu cet émirat investir à tour de bras dans les entreprises occidentales. On peut citer à titre d’exemples :
- France : Vinci, Veolia, Lagardère, Total, LVMH
- Grande-Bretagne : Barclays, Sainsbury’s, Harrods
- Allemagne : Volkswagen
- Suisse : Crédit Suisse
- Espagne, Italie, Grèce : surtout dans le domaine immobilier.
Les autres régions du monde et même la Chine n’échappe pas à la frénésie financière des fonds qataris, regroupés sous la houlette de la Qatar Investment Authority.
Ces investissements, réalisés dans une optique de sécurisation des actifs et non pas en vue d’une spéculation stérile visant des gains immédiats, sont le signe d’une saine et raisonnable de la richesse de ce pays.
Pourtant, des questions très graves viennent à l’esprit quand on s’intéresse au rôle et à la place que QATAR est en train de prendre dans le concert international.
La position de QATAR dans de nombreux problèmes qui lui sont en apparence totalement étranger est plus que troublante, parfois préoccupante.
Tout dernièrement, il est apparu que le QATAR n’est pas du tout exempt de responsabilité dans le drame que connait le Mali, du fait des appuis que cet état a apporté aux islamistes radicaux qui ont tenté de prendre le pouvoir dans ce pays.
Sans agir directement, cet état a toujours cherché à s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays arabes notamment.
Il est n’est plus à prouver que AL JAZERA, la chaine financée par l’émir du Qatar, a joué un rôle extrêmement actif et néanmoins très trouble dans les différentes révolutions arabes durant ce qu’il a été convenu de nommer le “printemps arabe”.
Parfois, l’intervention qatarie est plus directe, comme en Libye : on a vu en action la diplomatie qatarie et même son armée, sans parler de son apport financier.
En France, le Qatar s’impose discrètement mais de manière très active et surtout très tendancieuse, en finançant des actions dans les banlieues et en aidant les P.M.E. Dans quel but? Vers quel objectif?
Mais il semble que de plus en plus le voile se lève sur les activités occultes et malveillantes de QATAR à travers le monde.
Même dans le domaine sportif, l’emprise de la richesse qatarie interpelle les observateurs et suscite les questionnements.
Certains ont mis en doute la régularité de l’attribution à Qatar du Mondial de football prévu pour 2022! Il ne fallait pas être voyant extralucide pour se rendre compte que cette décision, totalement irrationnelle, n’était pas le fruit d’une délibération sereine mais plus le résultat de tractations plus ou moins avouables.
Va-t-on enfin découvrir ou plutôt finir par dénoncer le vrai visage de ce QATAR et surtout de ses dirigeants actuels, si longtemps chouchoutés par les médias et adulés par les responsables politiques?
Il serait temps avant qu’une catastrophe irréversible ne survienne, comme une éventuelle attaque israélienne contre l’Iran ou moins spectaculaire mais aussi calamiteuse, l’installation en Syrie d’un régime islamiste radical.



February 2nd, 2013 at 15:11
Un indice révélateur : le classement de ce pays pour ce qui concerne la liberté de la presse :
http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html
February 2nd, 2013 at 16:40
@ sidi mohamed ben souda
Et surtout quand on compare à la liberté laissée à Al Jazera quand il s’agit de traiter tous les autres problèmes de la planète, sans jamais effleurer les affaires qataries!
February 3rd, 2013 at 21:39
@hmida
Ce qui me dérange dans ces histoires de qataris, et d’un point de vue strictement intellectuel (ne te moques pas
ça peut arriver), c’est le mot ‘qatar’ : un fois mot lâché, ce gros mot je n’arrive jamais pas à le situer.
Exemple, lorsque tu précises dans ce billet même :
“Ainsi, on a vu cet émirat investir à tour de bras dans les entreprises occidentales.”
Qu’est ce que tu entends par “cet émirat” ? ou encore “la richesse de cet émirat” ? s’agit-il d’une “fortune privée attachée à quelques personnes physiques” ou de “biens publics attachés à la population de tout un territoire” ?
Je pense que c’est à ce niveau que la vraie question doit être posée, et en attendant la réponse, le mot ‘qatar’ ne voudra encore rien dire pour moi, oui moi, modeste habitant de la rive atlantique du Maroc, un mot qui veut encore dire quelque chose.
@sidhoum mohammed ben souda
Votre “Indice Révélateur” selon lequel le qatar est classé, par une association journalistique, 110 ème sur 179 candidats, est-ce un bon classement ou un mauvais classement ?
Je pose la question parce que tout est relatif, y compris la valeur des critères de jugement de l’association en question.
February 3rd, 2013 at 23:30
Je viens de me renseigner, il n’y a ni double jeu ni trouble jeu dans les investissements qataris. Ce même argent occidental qui a permis d’acheter du pétrole pour l’occident, est à nouveau mis en sécurité en occident … et puis le jour où le “puissant” prince qatari deviendra plus emmerdant qu’il ne l’est, on lui confisquera tous ses bien après l’avoir éliminé d’une façon ou d’une autre … c’est du déjà vu.
Finalement, ça ne valait même pas la peine d’en faire un billet … les chose sont tellement claires.
Circulez, il n’y a rien plus rien à lire
February 4th, 2013 at 07:38
@ Le penseur
1/ J’ai eu l’occasion de passer une dizaine de jours à Qatar et j’en ai parlé dans ce post
http://www.citoyenhmida.org/au-pays-des-4×4-et-des-travailleurs-etrangers/
! S’il n’y avait pas la réalité personnelle qui a provoqué ce voyage et s’il n’y avait les phots et les vidéos que j’en ai rapportées, je crois que je n’aurais eu aucun souvenir de cet “endroit”!
2/ Pour ce qui est des investissements qataris en occident, je crois m’e^tre bien déterminé à ce sujet : je ne les critique pas, je les trouve même judicieux. Ce qui m’interpelle dans cette affaire qatarie, c’est le rôle politique et diplomatique joué par cet émirat.
3/L’hypothèse de voir ce “trublion” écarté de la cour des grands peut être très raisonnablement envisagée en effet.
February 4th, 2013 at 12:27
@hmida
Comme c’est parti, je ne sais pas si le qatar pourra tenir jusqu’en 2022 pour organiser la coupe du monde achetée par l’émir.
February 4th, 2013 at 15:57
@ le Penseur
” le jour où le “puissant” prince qatari deviendra plus emmerdant qu’il ne l’est…” mdr !
il était temps que tu reviennes intellectualiser un peu
February 4th, 2013 at 21:25
@Salvadorali
Et puis une fois qu’ils l’auraient dépouillé de sa fortune placée en Europe, je les vois lui chanter
“Adieu l’Emir je t’aimais bien …”
February 5th, 2013 at 08:02
@ le penseur
allah i rham jacques brel, trop drôle l’évocation! ah je les vois déjà moi aussi du coup au département d’état de l’oncle sam en train de mettre au point le scenario du couplet final