L’image que j’ai mise ligne dans mon billet précédent n’est un tableau d’un peintre connu, ni une toile exécutée par un amateur.
Pourtant l’original existe vraiment ! Je l’ai vu par le plus grand des hasards et par le plus grands des hasards, j’avais sur moi mon appareil photo !
Cette image existe bien sur un mur ! Le mur d’un passage obscur, presque mal famé, dans un vieil immeuble de Rabat. Un passage où s’installent habituellement de sympathiques clochards, réunis autour d’une bouteille de tord-boyaux et parfois d’un joint.
Cette image a du ou pu être réalisée sur ce mur par l’un d’entre eux, tracée et gravée, avec des moyens de fortune!
Je ne sais pas si du point de vue artistique ce travail a une quelconque valeur, mais le fait qu’il existe sur ce mur, dans ce passage, sentant la pisse et la misère, m’a ému.
S’agit-il de la reproduction d’un tableau existant ? Est-ce une œuvre originale ? Peut-importe ! Rendre hommage à son auteur anonyme, qui doit certainement avoir du talent, m’a paru évident.
P.S. : en posant ce quizz, je reconnais que j’avais une idée derrière la tête. Celle de savoir si une question sur l’art pouvait inspirer de nombreux commentaires ! Il semblerait bien que non et c’est bien dommage.

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La légende des hotels des ventes, par opposition au mystère du passage obscur
En réalité, dégagé de toute littérature, l’Hôtel des Ventes, propriété des commissaires-priseurs ( C.P), construit en 1852, est une maison de commerce où les spéculateurs tiennent leurs assises. Certes, comme on y vend aux enchères, parmi beaucoup d’objets, des œuvres d’art, la méconnaissance artistique, unie à l’âpreté au gain du spéculateur, pousse souvent celui-ci à l’imprudence : La Fontaine dit qu’ « on hasarde de perdre en voulant trop gagner ». S’il y a des mystifications, elles sont astucieusement ourdies et il est pratiquement impossible de prouver qu’elles sont ce qu’elles sont. Rien n’empêche un commissaire-priseur ou un expert d’exprimer son admiration pour telle ou telle œuvre. Il peut, à son gré, demander, au départ des enchères, un prix fort ou faible. Nul ne peut empêcher un “amateur” dans la salle d’acheter une pièce tel prix et de surenchérir sur son voisin; la spéculation se cache, parfois, sous ces apparences.
Les œuvres anciennes
La valeur des œuvres anciennes est solidement établies. Leur prestige est affirmé de génération en génération. On a fait des examens attentifs, répétés, confirmés. Aussi, leur prix ne varie-t-il que momentanément au cours de certains bouleversements comme les révolutions . Le problème des prix ne se pose donc que d’une manière relative pour les objets anciens à l’Hôtel des Ventes.
Les oeuvres modernes
Il en est tout autrement des oeuvres modernes. De nos jours, on a décrété que l’art est une énigme du point de vue absolu : cela va très loin dans tous les sens, y compris celui de la spéculation, car c’est dire que les oeuvres les plus laides, les plus absurdes peuvent être demain tenues pour les plus belles et les mieux équilibrées. Cette façon de voir, qui n’était pas valable à l’époque des artistes anciens, est fort contestable.
La façon de juger les tableaux modernes favorise la spéculation
Cette nouvelle règle de jugement des oeuvres d’art modernes permit à l’Hôtel des ventes de sacrer grand maître qui lui convenait et chef-d’oeuvre n’importe quoi, et prétendre, au contraire, qu’un chef-d’oeuvre est une croûte. En attendant la remise en question des valeurs pour la postérité, les cours de l’Hôtel des Ventes, seuls, tranchent la question, et faut-il rappeler le terrible mot de ce célèbre marchand de tableaux : “A du talent qui nous voulons”?
Les financiers amis des arts
Revenons à l’époque bénie où Henri Lévy, décorateur des hôtels Rothschild, passait pour un Véronèse. Jacques-Emile Blanche (peintre et écrivain d’art de l’époque), dans son livre “Les arts plastiques”, écrivait : “Où Meissonier trouverait-il de l’argent pour monter une telle affaire ?” (un nouveau salon). “Il en trouva plus qu’il n’en espérait. En effet, de grands amateurs de tableaux modernes, un Henri, par exemple, un Camondo, maints financiers et mécènes comme Lazare Weiler (où l’on voit que, pour les financiers-mécènes, le grand peintre moderne était le célèbre Meissonier) se chargèrent de la gestion de la nouvelle société”.
Y a encore du texte, d’un auteur qui a compris les dessous de la speculation dans l’art
Donc hmida, les meilleurs peintres sont les speculateurs des oeuvres
@ C.P.
La spéculation sur les œuvres d’art bat son plein au Maroc!
Pour les œuvres anciennes, je pense essentiellement à tout ce qui est en rapport avec l’architecture et la décoration intérieure (portes, plafonds, zelliges, frises)! Des centaines d’objet d’une valeur estimable sont sortis du pays par des personnes indélicates qui les achètent à vil prix dans les médinas pour les revendre à prix d’or sous d’autres cieux!
Pour les œuvres modernes (peinture et sculpture), le problème est plus grave parce que ce sont des artistes vivants qui se voient parfois dépouillés de leur production par des “galeristes” sans scrupules!
Et comme le marché de l’art est en pleine expansion ici (question de mode et surtout de hausse vertigineuse de certaines fortunes), la spéculation a encore de beaux jours devant elle, malheureusement!
je pense qu’une partie de ton Quizz répond à la question sur l’art, la raison pour laquelle les gens ne s’y intéressent pas
Voilà, tu es passé par un endroit, tu as vu une “toile” et elle t’a sublimé, c’est ce que j’appelle la reconnaissance de l’art, et c’est comme ça que l’art doit être perçu et non celui qu’on nous impose, ou on cherche à universaliser
combien de tableaux estimés à des millions de dollars, qui ne me parlent pas, et que je ne mettrai même pas dans mon grenier
Des centaines d’objet d’une valeur estimable sont sortis du pays par des personnes indélicates qui les achètent à vil prix dans les médinas pour les revendre à prix d’or sous d’autres cieux!
Mahomet le marchand était donc une personne indélicate.
@ kabyle
A force d’être contre tout et n’importe quoi, on finit par dire tout et n’importe quoi!