
Ce matin, j’ai assisté à une très sympathique cérémonie de remise des diplômes obtenus par des étudiants de l’ECOLE NATIONALE DE L’INDUSTRIE MINIERE, à RABAT. Il s’agissait d’étudiants assez spéciaux, venus d’horizons très divers mais dont le but est de spécialiser dans un domaine qui les intéresse particulièrement, sans que cela s’inscrive dans la suite normale de leur cursus de licence. Une promotion – la septième – qui a préparé un mastère en informatique, en collaboration avec l’I.N.S.A. LYON. Et une autre – la première celle-là – qui s’est lancée dans un mastère spécialisé en management de projets innovants, en partenariat avec l’E.N.S.G.S.I. NANCY. Ainsi de Rabat à Nancy en passant par Lyon, la coopération scientifique semble fonctionner de façon satisfaisante. D’ailleurs, la Conférence des Grandes Ecoles françaises a tenu tout récemment son congrès annuel à Rabat. Je ne crois pas trop à ce genre de « réunion touristico – publicito – protocolaire », mais il ne faut pas trop cracher dans la soupe. La coopération existe ! A nous, les marocains, d’en tirer le meilleur profit pour notre pays. Le co-développement ne peut réussir que si le pays bénéficiant de l’aide prend les décisions adéquates. La fuite des cerveaux doit cesser : les responsables publics et privés doivent donc tout entreprendre pour retenir et encourager les compétences nationales. A nous de transformer les délocalisations vers notre pays d’entreprises à faible valeur ajoutée en colocalisation des énergies intellectuelles et des compétences technologiques. P.S. : JE PROFITE DE CE BILLET POUR FELICITER ALI POUR SON MASTERE EN INFORMATIQUE.
“La fuite des cerveaux doit cesser.” Message auquel il faire echo.
Voilà le genre d’information qui donne chaud au cœur ! Ce qui prouve que tant que le Maroc est dans la mesure de ppouvoir assurer une certaine productivité locale, l’échange du coup ne peut qu’avoir lieu (sans moindre barrière «ou plutôt qui s’allègeront au dépend du niveau»)…mutuellement fructueux. Espérant que çà englobera tout secteur…afin de rendre enfin à tout marocain sa véritable fierté parmi ses concitoyens du monde…
J’ai oublié de signaler que TROIS jeunes porteurs de ces mastères se sont déjà lancés ensemble dans UN PROJET D’ ENTREPRISE…….
Le problème au Maroc, c’est l’enseignement à deux vitesses! L’une avec tapis rouge et ascenseur pour une élite qui a les moyens et l’autre avec champ inculte et chemin muletier…
J’ai eu vent dernièrement de l’ouverture prévue en 2009 de l’université internationale de Rabat! je suis resté ébahi devant les moyens mis en oeuvre, devant la taille du campus, devant les infrastructures et les variétés de formations qui seront dispensées…!
Il y a donc bel et bien une université d’élite et une autre qui fait office de garderie pour adultes et de fabrique en masse de chômeurs…
@ too banal
je ne serai pas aussi intansigeant que toi …..Mes enfants sont le produits de l’école publique …la vraie ….celle ces petites villes excentrées..là où on ne sait pas ce que sont les écoles privées….Deux d’entre eux sont issus d’une école nationale ….La dernière est la seule à être diplomée d’une école supériueure privée.
Mais tu peux croire que moi-même etleur mère avns sué sang et eau pour faire d’eux ce qu’ils sont ….
Et crois-moi je ne fais pas partie de l’élite du moins telle qu’on la conçoit en 2008….Juste une famille marocaine normale!
Ceci dit, il y a effectivement un enseignement à deux vitesses, comme il y a une économie à deux vitesses, une consomation à deux vitesses, et même une politique a deux vitesses!
j’ai pas un diplome qui va me permettre de faire fuire mon cerveau
Pour les Grandes Ecoles d’ingénieurs au Maroc, qui correspondent un peu au “tapis rouge” de too banal, cette coopération a toujours existé et a toujours fonctionné (l’inra de sophia antipolis travaille beaucoup avec l’ensias, l’emi, l’inpt par exemple….).
On aurait aimé que ca soit plus orienté vers les universités là ou le besoin est plus important mais bon….
La coopération inter-universitaire existe mais en effet elle bien moins importante ….
La responsabilité de cette carrence est à mettre en partie sous la responsablité des enseignants universitaires plus intéressés par leur propre diplomation qui correspond à une promotion que par la formation de leurs étudiants.
Si les raisons de la fuite des cerveaux des diplômés marocains nous semblent évidentes, une étude sérieuse de la question devra être entreprise, il en découlera des recommandations susceptibles de sauver un enseignement en ruine et une formation des cadres vaine!
A force de voir fuir nos cerveaux nous finirons par nous retrouver entre carapaces!
La fuite des footballeurs doit aussi cesser
Sinon, je suis très content de l’évolution du Maroc ces dernières années
@ MG
Lors de la Conférence des Grandes Ecoles, il a été dit que le taux de retour des étudiants marocains en France semble évoluer et augementer de façon significative.
Une fois diplôme, l’atudiant marocain travaille quelques années à Paris et éventuellement à Londres puis rejoint le Maroc ….
J’aimerais bien avoir les chiffres à ce sujet …ALORS AVIS AUX SPECIALISTES …..
Moi personnellement, je dis que la fuite des cerveaux est toujours d’actualité, mais pour essayer un peu de la réduire, il va falloir travailler d’arrache-pied et plus particulièrement trouver des remèdes urgents à notre système éducatif national et non seulement de colmater les brèches comme il se fait actuellement avec le programme expresse du ministère de tutelle.
Concernant la coopération européo-marocaine ou même américano-marocaine, elle a toujours existé mais a-t-elle donné des résultats?
Je crois que nous(parents)sommes tombés dans le piège de l’enseignement privé car il ya privé et privé; malheureusement le privé (à part quelques exceptions près) est tombé dans la surenchère des prix à tel point que lors de discussions entre parents (les femmes surtout)..tu sais je paye 2000dh pour l’école de mon chérubin et toi combien?; ce qui veut dire qu’on ne discute plus la qualité mais le coût de la scolarité.
D’une autre part, heureusement qu’il existe encore de nos jours au Maroc quelque écoles publiques qui forment d’excellents diplômés( les exemples de l’ISCAE,l’ENIM,l’EMI etc…car dans le cas contraire, adieu la valise.