La chaîne de télévision FRANCE 2 a diffusé ce soir “L’AFFAIRE SALENGRO”, un téléfilm signé Yves BOISSET, qui revient sur Roger Salengro, ministre de l’Intérieur de Léon Blum, dans le gouvernement du Front Populaire en 1936 et principal artisan des accords de Matignon, l’homme des congés payés, de la semaine de quarante heures et des salaires minimaux pour les travailleurs.
Le patronat n’a jamais pu oublier ni pardonner cela. Ce socialiste pur et dur a donc fait l’objet d’une campagne de calomnie absolument abjecte : Salengro a été accusé du pire crime qu’on ait pu commettre en ces années-là: avoir déserté pendant la première guerre mondiale.
Ce qui a retenu mon attention dans ce téléfilm, ce n’est pas tant les faits historiques, mais plus la leçon que les journalistes devraient en retenir.
IL N’Y A PAS D’INFORMATION SANS MANIPULATION.
En effet, l’affaire Salengro a débuté par une information fournie par un adversaire politique du ministre à un journal de droite dans le but de déstabiliser d’abord l’homme, ensuite le ministre et enfin et surtout le gouvernement socialiste de l’époque.
Il n’y aurait pas eu d’affaire Salengro – qui s’est terminée par le suicide du ministre qui, même lavé de tout soupçon, n’a pu se sortir indemne de cette campagne – si les journalistes qui l’ont orchestrée avaient agi en professionnels au dessus de tout soupçon! S’ils n’avaient pas été manipulés par le patronat!
Si on ne peut refaire l’histoire, surtout celle d’autres pays, il n’est pas vain d’en méditer les leçons!
Donc, un petit conseil à nos journalistes supposés d’investigation : essayez de voir ce téléfilm et surtout méditez-en la leçon!

Ca tombe bien je viens de regarder le téléfilm moi aussi. Emouvant, très émouvant.
Le rapprochement que tu fais est très maladroit à mon sens, et en lui seul il constitue une manipulation (j’exagère bien sûr).
Pour ceux qui n’auraient pas regarde le téléfilm il s’agit de la période entre les deux guerres en France et la manipulation est l’œuvre de l’extrême droite sur fond d’antisémitisme (Léon Blum était président du conseil ). Et là à rapprocher ce contexte politique avec une réalité contemporaine local il y a un pas que t’a osé franchir
Toujours à mon sens, le film nous renseigne plus sur le climat politique de l’époque et les règlements de compte politiques sur fonds d’idées douteuses que sur la pratique journalistique.
PS: Capatcha le manipulateur me force à taper “votaa” (sic!)
@ Larbi
Rien n’a changé, ya Ba Larbi, depuis 1936!
Les fuites, les intox, les gorges profondes ont toujours existé et ont les journalistes sont toujours tombés dans le panneau, croyant chaque fois avoir trouvé le filon qui fera leur fortune et leur renommée.
C”est valable ailleurs, cà l’est aussi chez nous!
PS 1 : le film n’aurait aucun intérêt s’il se limitait aux faits historiques de l’époque! Yves Boisset n’est un historien ni un spécialiste du documentaire! Ce cinéaste aime dénoncer!
PS 2 : Un film – comme toute œuvre de création – est intéressant quand il permet plusieurs lectures, à différents niveaux, sous différents angles (cf. nom post précédent sur CHAMA)
Cinématographiquement parlant, j’ai trouvé le jeu des acteurs assez moyen.
Et puis, si j’étais à la place de ces adversaires j’aurai aussi joué la carte d’une homosexualité cachée … c’est bizarre quand même qu’il vive célibataire
Y a beaucoup de chose a amélioré dans le scénario
@7didane
Un téléfilm est rarement un bon film “cinématographiquement parlant”. En effet, l’intérêt de celui-ci est plus dans le rappel historique comme dit Larbi que dans la problématique ou les problématiques qu’il pose comme je l’ai dit.
PS : Le malheureux Salengro ne vivait pas seul; à l’époque des fait, il avait perdu sa femme depuis une année….et il tentait de re faire sa vie avec une institutrice …Tu lis trop TQ, je crois :::::))))))))))))
@hmida
Tu sais bien que je suis inculte et je ne lis rien
M’en fous. Homo quand même…Il était trop gentil …
Je n’ai pas vu le téléfilm, mais je connais ton éternelle rengaine sur la manipulation des journalistes … la fameuse théorie ” il n’y a pas d’information sans manipulation” et sans doute juste, et ce n’est certainement pas moi qui vais dire le contraire …
Mais ce que tu oublie, c’est que le travail d’un journaliste est justement de confronter, d’entrecouper et de s’assurer autant que faire ce peut de la véracité de l’information… Les fameuses “fuites” de gorge profonde étaient, si mes souvenirs sont bons, systématiquement suivis d’appels ou le journaliste demandait d’infirmer ou de confirmer l’information ….
Parfois, et souvent dans les affaires très délicates, il est difficile, voir impossible de vérifier une information. Le journaliste n’est pas tenu par une obligation de résultats, mais de moyens… le travail d’un journaliste n’est pas de questionner les intentions supposées ou réelles de sa source, mais d’en juger la crédibilité, de faire son travail de due-diligence, et de rester le plus objectif possible dans la conduite de son enquête… et surtout de faire son travail : informer le public.
Il arrive parfois, beaucoup moins souvent que tu ne laisses entendre, que des journalistes commettent des écarts, des dérapages… Il arrive, plus souvent, que les patrons de presse, souvent ceux qui sont connectes aux sphères du pouvoir économique, politique ou religieux, incitent leurs rédactions a commettre ce genre d’écarts… ces écarts restent cependant l’exception chez les titres et les rédactions qui réussissent a garder une certaine indépendance (financière, éditoriale, familiale, politique…) avec les sphères du pouvoir et qui recrutent des journalistes professionnels, et pas des scribouillards.
Et après tout, les journalistes d’investigation de sont que des journalistes d’investigation. Ils ne sont la que pour remuer légèrement la merde pour que sa pue suffisamment pour que l’opinion publique, éventuellement les services concernes, se fasse une idée sur ce qui se passe autour d’eux.
@ Politiconaute
Non, mon jeune ami, les journalistes dist dinvestigation sont là pour “investiguer” justement, as pour reproduire sous leur signature des paiers ou des dossiers qui leur ont été fournis par une main occulte et manipulatrice.
C’est là où nous somme en opposition, toi l’ex-journaliste et moi le simple citoyen.
Puisque tu parles par de recoupement, les deux journalistes du Washington Post, Carl Bernstein et Bob Woodward, s’arrangeaient toujours – quand Gorge Profonde leur fournissait une information – pour contacter la personne incriminée et lui poser la question fatidique :
“J’ai l’information suivante…(et ils citaient l’info) .POUVEZ-VOUS CONFIRMER OU INFIRMER ?”.
Si l’info était confirmée, ils fonçaient….Si elle était infirmée, ils vérifiaient ailleurs, recoupaient et ne publiaient que quand ils étaient sûr…
Ce n’est pas tous les journalistes d’investigation qui font cela, pas plus chez nous qu’ailleurs…..On l’a vu chez LE MONDE et dans les journaux américains lors de la guerre d’Irak…
Les journalistes qui remuent “légèrement de la merde” sont de simples scribouillards, des mercenaires..Il ne faut pas confondre les genres!
J’ai l’impression de lire un poujadiste (boujadi comme on dit chez nous)! ta propension aux généralisations abusives est incurables. Saches comme pour un medecin charlatans et sans conscience professionnelle, il y en a perobalement dix qui honnorent leur sermon d’hippocrate. Il en est de même pour les journalistes. Chez nous, l’affaire est plus compliquée lorsqu’il s’agit de traiter des affaires politiques. L’ État exerce un telle ostracie et un tel monopole sur l’information qu’y avoir simplement accès implique presque automatiquement une manipulation politique et un potentiel réglement de compte. ce qui ne préfigure forcément pas de l’invalidité de l’information. In addition, la presse (que d’aucuns considère un pouvoir politique à part entière) est le mirroir réfléchissant de la vitalité et de la santé de la politique. Il est illusoire de rêver dans un contexte politique loin d’être parfait, où l’information est jalousement préservée de la curiosité du grand public et où il n’est pas permis de dépasser certaines lignes invisibles. Si l’on ajoute à celà le manque de moyen et de formation des journalistes, le tableau est bien sombre
Notre presse est à l’image de notre gouvernance, notre environnement politique. en un mot, médiocre..
@ Fan
Les médecins ne font pas leur boulot, c’est la faute de l’état!
Les journalistes ne font pas leur boulot, c’est la faute de l’état!
Les citoyens ne font pas leur boulot,c’est la faute de l’état!
Alors, croisons-nous les bras et attendons donc que l’état nous rende meilleurs!
P.S. : Juste pour te fixer les idées, je ne généralise pas….mais je laisse mon esprit vagabonder autour de ce que je vois, que je j’observe..Je laisse enfermer dans un aucun format….Ce n’est sûrement pas du poujadisme – du moins tel que les français l’entendent. Peut-être que c’est du “boujadisme” bien de chez nous que de réfléchir au lieu de se contenter que répéter ce que une certaine “élite” rabâche et ressasse.
parfois , on a l’impression quy’il vagabonde avec une laisse ton esprit !
@ Politiconaute
J’ai tjs su maitriser mes vagabondages, et ce n’est pas à mon âge que je vais renoncer à mon coté “raisonnable”!
Mais de là à parler de “laisse”, je trouve cela un peu “désobligeant”…Mais peut-être que Léa y est pour quelque chose::::))))))))))…Donc je ne m’en formalise pas !
@ Hmida
Il faut se remémorer qu’à l’époque des faits rapportés dans le film, la législation française sur la presse était laxiste en matière de diffamation et de calomnie, ce qui donnait un certain “courage” aux journaux de l’époque, dont GRINGROIRE de funeste mémoire.
Certains journalistes ont, bien entendu, largement profité de ce laxisme, avant de revenir à une plus sage conception de la presse, ce qui n’empêche pas les dérapages les plus odieux (cas relativement récent de Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse).
Etre journaliste ne donne pas tous les droits! Cela beaucoup de “journalistes d’investigation” l’oublie : l’important pour eux et pour leur direction est de vendre le plus de papier!
P.S. : l’anti-spam me fait écrire VOTAA…Cela me rappelle un vieux sketch de l’humoriste algérien FELAG.
Hors-sujet mais vu que tu parles de France2 ça devrait passer: Hier en zappant sur les chaines de la parabole au Maroc, sur les 5 chaines francaises, 4 traitaient de questions juives (ke ca soit le genocide juif ou letat disrael ou encore un film sur les nazis). Je dois avoir passer trop de temps au plusbopaysdumonde, je commence a voir des trucs que seul les adeptes du pjd remarquent.
Salut Hmida: les spin doctors dans les pays anglo-saxons ont souvent pour rôle de manipuler la presse de façon assez minable. Le scandale qui vient récemment de secouer le gouvernement Brown est à ce titre très parlant: l’un de ces conseillers de l’ombre avait préparé une liste de noms de personnalités politiques conservatrices (opposition) à diffamer. Il avait déjà commencé son travail machiavélique -mais- classique des spin doctors via le net mais il a été très rapidement démasqué. Il a démissionné le week end dernier.
Bill Clinton en avait fait les frais dans l’affaire Lewinsky, et bien que le phénomène soit encore rare dans les pays non-ango-saxons, en France il y a eu effectivement la fameuse tentative de déstabilisation de Dominique Baudis qui était médiatique (Karl Zéro). C’est le genre de trucs qui marchent parce que cela touche toujours la dignité des personnes, leur vie privée, etc…
Si les médias, même les plus grands du monde, tombent dans le piège des spin doctors, c’est pour une raison essentiellement mercantile et de course au scoop. Un quotidien a plus de chances de tomber dans le piège des manipulateurs de l’info, qu’un hebdomadaire ou un mensuel.
Avec le net et l’info/désinformation qui circule de plus en plus vite, cela devient un jeu d’enfant lorsque les médias ne vérifient et ne recoupent pas les sources.
@Red
Last two weeks there was Passover holidays in Israel.
Roger Salengro!
Monsieur,
En date du 14 Avril année en cours, vous avez fait référence à Salengro et les attaques que les adversaires des socialistes résumaient dans leur slogan fascistes. C´est ce conflit qui est derrière le boycott d´Ahmed an-Najjad, entêté par l´hébreu Bernard Kouchner. L´histoire ne fait que refaire ses propres événements!
Les ennemis d´hier sont devenus amis et grand solidaires d´un autre Etat formé selon les principes et méthodes de l´école nazie. Comment peut-on comprendre ce genre de sincérité et bref changement dans les sentiments?
Au début du XXème siècle, l´idiologie socialiste et celle du fascisme avaient pris naissance pour transformer l´Europe, jusqu`á devenir ce qu´elle représente aujourd´hui. Me limitant au côté français, J. Jaurès avait crée journal l´Humanité, pris position avec Zola dans l´affaire Dreyfus, crée le parti socialiste avec Blum (SFIO) et tenta pacifier les relations franco allemandes. En 1914, il a été brutalement assassiné! La première guerre mondiale et malgré la défaite allemande les français continuèrent à douter de leurs structures et capacité afin de continuer à faire face aux ennemis d´outre Rhin. Le Franc devint faible, les communistes et les fascistes n´épargnèrent nullement leurs hostilités réciproques. Ni plan Dawes de 1924 ni les prix Nobels de paix, ni le pacte Aristide Briand et Gustav Stresemann à Locarno, ni les tergiversations de Poincaré ne deviendront garantes des accords de Versailles, invitant l´Allemagne à respecter ses engagements pour une nouvelle cohabitation en Europe.
Depuis 1932, les combats des rues avaient licité la violence en France, confrontant ceux de l´international et ceux qui scandaient: »lebe Hitler als Blum«!
La marche sur Palais Bourbon en 1934 exigea aux différentes fractions de gauche à s´unir. Au suffrage, les communistes grimpèrent de 12 à 72 % et refusèrent s´aligner au gouvernement de Léon Blum! La décadence des années 30 en France va permettre au national socialisme à l´emporter. Dans ce conflit Franco Allemand, les socialistes et le national socialisme ont été financés par les mêmes banquiers (Dawes). Les membres des 40 délégations qui ont boycotté l´ouverture de Durban II et qui se déclarent antiracistes sans condamner l´hégémonie sioniste, tous sont descendants des familles et collaborateurs de ces banquiers! Le passé de nombreux Etats condamnant l´Iran est lié aux horreurs de l´ère coloniale (Algérie) et responsable de l´holocauste (Pologne).
La mort d´Emile Zola et plus tard Salengro, elle rappelle le début de la puissance sioniste, infiltrant et confrontant les belligérants qui ont fini par se mettre d´accords, appliquer la Charte Balfour, torturer les palestiniens, soutenir et féliciter les tortionnaires.
A quoi servent encore ces nations qui ne sont unies que pour défendre la criminalité d´un de leurs grands protégés bandits?
Houcine / Austria