SEISME POLITIQUE ou SIMPLE SECOUSSE TELLURIQUE MANAGERIALE ?

Depuis quelques jours, le Maroc dans son ensemble parle de “séisme politique” – ZILZAL SIYASSI – après d’abord le limogeage de quelques ministres, dont l’un figure parmi les plus grands, les plus fidèles et peut-être les meilleurs serviteurs de l’état et ensuite l’éviction de la vie publique à venir de plusieurs autres hauts responsables.

Tout cela intervient après les résultats de l’enquête menée par la Cour des Comptes, qui a recoupé, repris et surement approfondi les investigations menées, sous le direction de Madame la Wali Zineb EL ADAOUI, par l’Inspection Générale des Finances (jadis un corps d’une compétence reconnue par tous, mis qu’en reste-t-il actuellement) et par l’Inspection Générale du Ministère de l’Intérieur (redoutée par les élus locaux et par les agents d’autorité en place).

Des conclusions ont été tirées dont la première et non la moindre est que “l’examen des documents et des informations disponibles à ce jour n’a pas révélé de malversations ou de détournements”

Par contre, le rapport de la Cour des Comptes relève “des dysfonctionnements, à la fois dans la phase préparatoire du programme AL HOCEIMA MAMARAT AL MOTAWASSIT, dans l’élaboration de la Convention-cadre qui le régit et dans sa mise en œuvre”.

A la suite de ce rapport, des décisions sont immédiatement tombées, qui ont ont fait les choux gras de la presse et ont alimenté les discussions de salon.

Des ministres négligents ont été limogés! Des administrateurs connaîtront le même sort pour les mêmes raisons!

Oui, et alors ?

Est-ce assez pour parler de séisme politique? CE N’EST PAS UN SEISME POLITIQUE, mais la simple conséquence d’un comportement anormalement négligent de la part de hauts responsables!

Pour qu’il y ait “séisme politique”, il faut que, au mieux, l’on bouleverse l’architecture du gouvernement, et, au pire, que l’on touche aux institutions du pays!

Pour que l’on puisse parler de “seisme politique”, il faut que les équilibres existants à un moment donné soit rompus et remplacés par un nouvel ajustement des forces politiques en présence !

Or, rien de tout cela ne semble s’être produit ni se profiler à l’horizon, ni à court, ni à moyen ni à long terme!

Il n’est pas question d’élections anticipées, ni de démission du gouvernement, ni de changement de majorité malgré les rumeurs insistantes et surtout fantaisistes.

Seule change la manière d’évaluer l’action des gouvernements et de redresser les dysfonctionnements constatées! Mais dans le cadre d’une structure constitutionnelle et légale qui réunit l’unanimité du pays, qui découle du titre XII de la constitution de 2011 traitant de “LA BONNE GOUVERNANCE“.

Alors séisme politique, ravageur peut-être mais aussi refondateur ou simple secousse tellurique qui replace les plaques tectoniques de la vie publique à leur juste place?

La réponse semble évidente malgré l’unanimité de façade que l’on retrouve dans la classe politique et dans les médias qui on perdu l’habitude de voir la loi s’appliquer et les bonnes pratiques mises en ouvre selon le bon vieux dicton populaire : “LI FARET Y KARET“.

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