Regretter ne pas être le père d’un Tangui!
TANGUI, un film sorti en 2001 de Etienne Chatiliez, avec de acteurs très grands acteurs, André Dussollier en papa – gâteau et Sabine Azéma, mère BC-BG, devenus de vrais monstres, face à l’irresponsabilité inimaginable de leur fils, brillant étudiant attardé, joué par Michel Berger, plus vrai que nature.
J’ai eu vingt fois l’occasion de voir ce film. Je pense même l’avoir dans ma médiathèque en version piratée, je l’avoue. Mais j’ai toujours pensé que ce genre de phénomènes ne nous concernait pas et ne m’intéresserait pas.
Voir son fils faire de l’incruste à la maison jusqu’à trente ans ! Non, franchement, je ne m’imaginais pas cela !
Et pourtant, ce soir, j’ai en aurai rêvé…..
Je me suis installé devant la télévision dans un état de délabrement avance. Un rhume carabiné, mais je ne voyais pas dormir à 21 heures.
La personne qui m’est très chère, encore plus mal en point que moi, ne pouvant supporter le bruit de la télé, j’ai donc vu le film tout seul !
Cela faisait des années que je n’avais pas vu de films tout seul.
J’ai souri à certaines scènes, j’ai grincé des dents à d’autres, j’ai été mal à l’aise face à certains comportements pour le moins surprenants de ces parents, je me suis aussi senti presque en phase avec ce papa – gâteau quand il disait la fameuse phrase :
« Tu verras çà avec ta mère ! »
Cette phrase qui permet de se sortir des situations les plus difficiles, tout en gardant un semblant d’autorité.
Mais pas un moment, je ne suis vraiment retrouvé dans le thème du film.
En effet, mes deux aînés ont quitté le cocon familial juste après leur baccalauréat qu’ils ont obtenu très tôt et la cadette n’avait qu’une envie c’est de voler de ses propres ailes.
Bien sûr, et sans qu’ils aient eu besoin de faire valoir un article quelconque du code civil, comme l’a fait Tangui, nous avons toujours été à leur côté. Bref, je crois que nous avons été de bons parents et qu’ils ont été d’excellents enfants !
Pourtant, ce soir, seul devant ma télé, toussant et frissonnant, pendant que la personne qui m’est très chère toussait encore plus fort et frissonnait plus que jamais, j’aurais bien voulu être le père d’un Tangui !
Mais ce soir, mon aînée traînait une conjonctivite qui lui interdit d’aller chez qui que ce soit.
Mon garçon devait crouler sous le travail, comme toujours !
Et ma cadette avait l’air complètement éreintée au téléphone : un début de grippe et 10 heures de bureau n’arrangent pas les choses.
N’est pas Tangui qui veut !
