Je suis tombé par le plus pur des hasards sur un petit livre fort intéressant qui s’inscrit dans la droite ligne de mon billet à propos de Bouchaib, le citoyen qui mérite le titre de « marocain de l’année ».
Il s’agit de « L’homme qui plantait des chênes » de My Youssef ALAOUI, qui retrace la vie et surtout l’action d’un simple technicien forestier affecté, à la sortie de l’ École Royale Forestière, à un poste dans la forêt de
Cet ouvrage n’a aucunement la prétention d’être une œuvre littéraire, bien qu’il soit rédigé dans un français incisif et sans fioritures, une langue que maîtrise parfaitement l’auteur, haut fonctionnaire de l’Administration des Eaux et Forêts.
My Youssef ALAOUI s’est voulu tout simplement porteur d’un témoignage sur les sacrifices personnels consentis et les risques physiques courus, dans l’exercice de ses fonctions, par un fonctionnaire convaincu de l’importance et du sérieux la mission qui lui a été confiée.
J’ai retenu quelques répliques du héros du livre qui marquent le sens du devoir du personnage :
- « je n’ai fait que mon travail ».
- « je suis au service de l’administration ».
- « je ne mélange jamais le service et l’amitié ».
D’autres passages sont aussi édifiants quant à l’honnêteté de notre héros. A propos de l’adjudication publique d’un lot de liège, il fait cette réponse admirable à son directeur :
« Ce n’est ni mon liège ni le vôtre. C’est celui de l’Etat ».
Ou encore cette phrase qui marque l’abnégation de ce fonctionnaire tout dévoué à sa mission :
« Mon métier ne m’a pas permis d’avoir l’esprit de famille ».
Et pour finir, je ne peux oublier cette observation de notre technicien qui, même après sa retraite, ne peut ni refréner son intérêt pour ce qui fut la passion de sa vie ni dénoncer ce qui lui semble y porter et être hors-la-loi :
« C’est mon devoir de forestier et aussi de simple citoyen ».
D’aucuns diront que le portrait tracé par l’auteur est édulcoré et peut-être exagérément laudateur. Mais il a le mérite de mettre en exergue un métier méconnu et son exercice par un homme de conscience. Et la reconnaissance d’un citoyen méritant n’est jamais à négliger.
L’HOMME QUI PLANTAIT DES CHÊNES
My Youssef ALAOUI
Chez L’HARMATTAN – collection Graveurs de mémoire (juin 2008)

Si tous les citoyens étaient comme le héros de ce ‘livre’, on serait sûrement une république communiste!
H.S: Le My avant le nom de l’auteur, il en a hérité ou bien il l’a acquis de par ses exploits?
@ reda
1/ Les républiques communistes ne sont pas exemptes de “citoyens indignes” comme tous les états du monde
2/ Ce “My” lui a écrit une livre de 250 pages …Il a travaillé dans son pays et pour son pays …Le reste ne m’intéresse absolument pas ..
@ Reda
As-tu la moindre idée de ce que peut être une “république communiste”? Utilises-tu ces termes dans un sens valorisant? Si c’est le cas, tu te plantes, mon ami, de la manière la plus énorme!
Si tu l’utilises dans le sens péjoratif, cela voudrait-il dire qu’un pays dont les citoyens sont honnêtes et travailleurs est un fiasco?
Belle ide que tu nous donnerais là de la citoyenneté!
@Hmida: Je vois que t’as les nerfs à vif.
@Ibn….: Merci Monsieur de m’éclairer et bonne journée.
@Reda, My ca se donne aussi à tort et à travers comme la légion d’honneur en France.
@Hmida, alors ce My a écrit un livre (sans valeur) de 250 pages ! Son héros plante des arbres et My les consomme en papier. Quelle drôle de citoyenneté !
J’ai oublié de dire que le titre (uniquement) me rappelait l’oeuvre du grand Giono “L’homme qui plantait des arbres”.
@ Faut pas s’enerver, Et tu l’as lu déjà pour juger de sa valeur?
….Ce livre me rappelle étrangement un petit livre de Giono : L’homme qui plantait des arbres (et qui a fait l’objet d’un dessin animé). En fait, lui aussi plantait des glands de chêne!!
Pour plus d’informations, voir ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/L.....des_arbres
@A. Q, : les répliques que citent Hmida donnent grande envie de lire ce My.
@ Aïsha Q.
Mais depuis quand faut-il lire un livre pour en connaître la valeur et pouvoir le critiquer? Il suffit d’avoir entendu vaguement quelqu’un en parler pour mettre son peit grain de sel et dire quelle en est la valeur!
@ Reda
Tu sais très bien que je ne supporte pas le superficiel …..En effet, c’est épidermique!
@ Faut pas s’énerver
J’ai bien signalé que ce livre n’avait pas de chagfe littéraire spéciale. Il s’agit d’un témoignage, publié dans une collection spéciale qui porte bien son nom!
@ Ahmed
Personnellement, je ne donne jamais mon avis sur un livre que j’ n’ai pas lu!
En effet “« L’Homme qui plantait des arbres »” est une nouvelle de Jean Giono, inventée pour « aimer à planter des arbres » selon les termes de l’auteur.
S’agit-il d’une adaptation autobiographique de MY ou d’un plagiat ? Celle-ci a été traduite dans de nombreuses langues. Dans un souci de vraie citoyenneté universelle, l’auteur avait volontairement mis le texte dans le domaine public à sa création pour donner envie de planter les arbres.
“Jean Giono, écrivain et cinéaste, a grandi en Provence, et en décrit les différentes facettes dont la population, les paysages et la vie. Son rapport avec l’environnement, son passé, sa participation en tant qu’appelé durant la Première Guerre mondiale, ainsi que l’exode rural dont il a été témoin dans la Provence, l’ont conduit à cette œuvre, et à d’autres œuvres humanistes et écologistes.”
PS: Le terme échec et mat vient du persan “Shah Mat” : le roi est vaincu.
@ahmed : clap clap clap
ca s’appelle faire de l’humour au 2ème degré…en dessoius de zéro. Allez y vous le faites bien !
Je vois que tout le monde est très nerveux aujourd’hui!!!!
En tout cas, ça me donne envie de lire ce livre, moi qui pense également en écrire un sur mon expérience dans l’Administration. J’attendrais que tous ceux que je vais citer soient partis à la retraite!!!
Je crois que l’expérience est à encourager. Beaucoup de marocains ont vécu et vivent des expériences très enrichissantes, mais ne les écrivent pas.
Il n’y a pas beaucoup de rapport, mais cette histoire m’a rappelé également un documentaire sur une personne bénévole, en France, qui propose à des gens hospitallisés, d’écrire leurs mémoires : ils lui racontent leur vie, et elle écrit un livre qu’ils peuvent laisser à leur famille et à leur amis (c’est bien sur pour les gens qui ne savent pas, ne peuvent pas, ou n’ont pas envie d’écrire leurs mémoires).
Au maroc, nos ainés ont vécu tellement d’expériences (famines, épidémies, occupation, guerres mondiales pour certains….). Beaucoup sont analphabètes, et ne peuvent pas écrire ces histoires si riches, et si enrichissantes….Alors, je me dis que ce serait bien qu’une ONG soit créée pour sauvegarder cette mémoire, pour les généartions actuelles et futures….en écoutants ces “grands témoins” qui sont nos parents et nos grands parents, et en écrivant leurs histoires, si singulières et si différentes les unes des autres.
Des hommes du genre de Bouchaib sont une espece
@ immigri,
La ou je vis , il y a beaucoup d’immigrants qui ont chacun une histoire a raconter.Toutefois, la plupart de ces derniers sont analphabetes. Pour exploiter ce tresor, une universite locale a fait appel a ces derniers pour qu’ils viennent raconter leur histoire de famille a des etudiants et a anthropologues pour les ecrire dans des livres afin de les ajouter au patrimoine des librairies publiques locales.
J’espere que cet exemple sera pris en consideration par certaines universites marocaines.
@ tous les intervenants
Avant de lire “L’homme qui plantait des chênes” qui a fait l’objet de ce billet, J’IGNORAIS totalement l’existence de la nouvelle de Jean Giono.
Voici un lien qui renvoie au texte intégral du romancier français.
http://www.perso.ch/arboretum/pla.htm
Pour avoir lu les deux, je peux dire que si l’inspiration de Alaoui a pu être trouvée chez Giono, la démarche n’est pas du tout la même.
My Youssef Alaoui est un professeur à l’ecole forestière, il était directeur de la chasse et c’est un expert sur la faune.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages. Son livre avair reçu le prix hassan II pour l’environnement en 2007.