En général, les livres publiés par les hommes politiques sont rarement des ouvrages de qualité. On y sent toujours la marque du nègre chargé de la rédaction ou du journaliste servant de faire-valoir !
Ce n’est pas le cas pour les livres Dominique de VILLEPIN. Avant d’être un homme politique – d’ailleurs est-il un homme politique ou mieux, un homme d’état – est un homme de lettres : poète et historien !
Dans son dernier ouvrage LA CITE DES HOMMES, édité chez PLON en juin 2009, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac reste égal à lui-même.
Il s’y livre à une profonde réflexion sur l’état du monde et surtout il propose une vision de l’avenir !
En historien accompli, il n’hésite pas à se référer à l’histoire pour étayer ses propositions !
En écrivain rompu au maniement des mots et des idées, il use d’un style en parfaite harmonie avec sa personnalité : flamboyant et pourtant très attachant.
En homme politique, doublé d’un homme d’état, il fait appel au sens de la responsabilité et de la réciprocité des états pour relever les trois défis que le monde moderne doit affronter : la démographie, l’éducation et la mobilité.
Livre dense, peut-être pessimiste à force de clairvoyance !
P.S. : A signaler la dignité de l’auteur, qui en plein « affaire Clearstream », n’a pas porté le moindre jugement sur son adversaire personnel, à savoir Nicolas Sarkozy.


@hmida
oui DDV est un intellectuel qui est toujours au service de l’état.
mais est il historien?ça c’est une qualité qu’on a pas l’autorité de reconnaitre à n’importe qui.il a le grand gout de l’histoire comme d’autre hommes politiques en ont.il a un background culturel et une excellente plume,il mérite d’intégrer la coupole comme il mérite de résider à l’élysée.
ce grand commis de l’état devenu le maitre à penser de chirac pendant ses deux mandats présidentiels,n’a pas démérité,et l’épreuve qu’il traverse a montré son état d’ame d’un homme de caractères.
il est natif de rabat en 1953 mais n’est pas semblable des responsables marocains,il est maitre de soit mème et n’est pas du tout paniqué, alors qu’un responsable marocain,qui erst apparement inculte,perd le contrôle de soi-même face à une simple remarque.
moi, ce que je retiens comme leçon primordiale de cet événement culturel, c’est surtout le fait, très largement partagé notamment en France, que les hommes politiques ont une production intellectuelle. Ils lisent beaucoup et écrivent bien souvent exprimant ainsi leurs idées sur un tas de choses aussi bien quant à la vie politique qu’au niveau de la pensée et de la culture en général.
Alors, pourquoi une leçon? Evidemment, lorque l’on se tourne vers notre cger pays avec son intelligentia et sa classe politique, toutes obédiences confondues, on se rend compte avec tristesse et amertume de l’extrême indigence et de la profonde misère intellectuelle en vigueur chez nous.
Quelles en sont les causes ? là c’est un gran thème de réflexion à mener par tout le monde en vue d’essayer de sortir de cette situation humainement et existentiellement tragique …
@Amar: “Quelles en sont les causes ?”
Nous sommes une societe primitive ou la majorité trouve normal que la quasi-totalité du pouvoir politique se transmette de père en fils. Nous avons une culture qui mêle le religieux et le politique. Nous avons beaucoup de tabous qui freinent l’exercice intellectuel. Le concept de “responsabilité politique” est perçu comme étranger au Maroc.
Les intellectuels intègres ont désertés la scène politique. N’y subsistent que des opportunistes qui, acceptent un système politique hautement immoral et se battent pour les miettes laissées par le palais.
@ lixy
Encore une fois, je tire mon chapeau (je devrais dire ma taguiya) devant le mépris que tu affiche pour “nos” compatriotes, pour autant que tu sois des n^tres!
Une société primitive?
Au nom de tous ceux qui essaient de sortir le Maroc de sa situation, de ceux qui ont fait des études malgré les difficultés, au nom des ingénieurs marocains, des techniciens, des professeurs, des médecins, des commerciaux, des artistes, je te dis mon dégout de lire ce genre d’insanités!
Une société où la responsabilité politique serait étrangère?
Au nom de ceux qui sont morts, qui ont souffert, qui ont milité, qui ont été emprisonnés, pour avoir osé avoir des visions politiques (que je ne partage pas forcément), je te dis mon indignation!
Bravo, mon garçon d’avoir créé autant de colère en si peu de mots! Tu t’améliores dans le pire!
@Hmida:
> “Une société primitive?”
Ben oui! Une société ou la femme est opprimée (c.f: moudawana), ou les homosexuels sont traités en criminels, ou les lois régissant le blaspheme sont en vigueur, et ou un homme est “sacré” peux être qualifiée de primitive.
Il y a un siècle, ces choses étaient plus ou moins la norme. En 2010, certains ont évoluées, et d’autres revendiquent fièrement leur refus d’évoluer.
> “Une société où la responsabilité politique serait étrangère?”
Je n’ai jamais vu le roi rendre de comptes sur quoi que ce soit. Et tant qu’il concentrera le pouvoir entre ses mains et que les Marocains ne condamnent pas cela, je ne verrais pas la responsabilité politique comme faisant partie intégrante de notre culture.
Y’a vraiment pas de quoi s’indigner. Piensa con la cabeza!
@Lixy
Seguro que yo pienso con la cabeza y que tu no piensas a otra cosa que a tu unico problema : la royauté!
Et comme ce n’est pas demain la veille que le régime politique marocain sera remis en cause sous les coups d’ongles manicurés de petits révolutionnaires de la 25ème heure comme toi, toute discussion est inutile!
Si tu as des choses à dire directement sur mes billets, sea el bienvenido en este espacio! Sinon passe ton chemin et va faire ta propagande sur d’autres espaces qui correspondent mieux à tes projets!
A bon entendeur salut!
@hmida
c’est pas du tout honnête,popurquoi tu censures les opinions et les commentaires?
tu as avancé un sujet,tu n’as qu’à laisser les intervenants s’exprimer.
j’ai une chose à te proposer:tu publies une grilles de commentaire qui doit contenir ce qu’il faut écrire.
par exemple c’est taieb fassi fihri qui est derrière l’idée que de villepin écrit des livres et des textes, et que c’est méziane belafqih qui corrige les textes de l’ancien résident de matignon!
la cité des hommes signifie le makhzen!c’est un livre apologitique du makhzen qui conduit le maroc à un développement sans pareil dans l’histoire de l’humanité.
@ alimanihoum
J’essaie d’écrire des billets diversifiés et éventuellement pouvant intéresser mes lecteurs!
Et voir que certains commentaires revenir systématiquement, quelque soit le sujet du billet, à critiquer le pouvoir marocain et à parler du “makhzen”, peut être frustrant!
Mais rassure-toi, j’ai pas mal d’énergie et de force morale pour continuer à mettre en ligne des billets sur les sujets qui me semblent intéressants, sans me soucier de tels parasites, véritables trolls qui polluent les blogs et essaient de les faire taire !
Les commentaires comme les tiens ou ceux de Lixy m’indiffèrent et le jour où je déciderai de les censurer je le ferai, sans état d’âme!
Pour l’instant, je ne fais pas : tu vois bien que l’ on peut lire les inepties de vous écrivez! Je veux juste laisser la preuve de la bêtise de certains commentateurs!
Sur ce blog, la mauvaise monnaie ne chassera jamais la bonne, tu peux me croire!
hmida : “…devant le mépris que tu affiche pour “nos” compatriotes, pour autant que tu sois des n^tres!”
Je suis compatriote et pourtant je ne sens aucun mépris ni du commentaire de amar , qui est une question affirmation.
Je sens un profond mépris quand on veut , coute que coute des fois, que je prenne des vessies pour des lanternes; quand on veut non pas voir les choses difficiles et douloureuses, mais tenter de me les maquiller et m’apprendre comment m’y habituer pour mon épanuisssement. C’est assez courant cet état de fait, au Maroc ,que je viens de décrire. Ce qui est absolument désespérant c’est de voir que cela vienne en grande majorité des ceux que tu cites : ingénieurs, medécins, juristes, pharmaciens, avocats … Combien j’ai entendu dire ( de la bouche de ces brillants) , ici on est au Maroc quand ils roulent trop vite, quand ils grillent les feux , quand …, quand …)
Telle est la vérité.
Justement à propos de DE VILLEPIN, et de l’occident en génaral, sa force ( leur force) la puise dans les critiques sans concession ni complaisance. C’est assez parlant de voir l’histoire de France faite de révolutionnaires écrivains et philosophes dont presque aucun n’a été tendre avec la France.
Faire un état des lieux n’est pas humiliant, se cacher derrière son petit doigt et forcer les autres d’en faire autant, ça l’est.
Le pire c’est quand exprimer une vérité ( même blessante, mais sincère) vaut à ceux qui le font d’être jetés dans le camp des “traitres”, des “pas des notres” .
@lixy
“Le pouvoir politique qui se transmet” : cela existe dans maintes contrées à travers le monde. Certes avec des différences quant au pouvoir détenu et dévolu à cette institution, mais les conditions historiques de chaque société ne sont pas les mêmes.
“La responsabilité politique” et “les intellectuels intègres ont déserté la scène politique” : tout cela est certes réel, mais la pratique politique telle que conçue et suivie chez nous depuis quelques décennies déjà a eu pour effet pervers d’éloigner bien des personnes sincères, honnêtes et désintéressées de toute implication dans la chose publique et politique. Toutefois, ce n’est pas pour autant une fatalité. Il ne faut nullement désespérer et laisser la scène entre les mains de ceux qui en profitent pour tout gâcher, pervertir et exploiter à leur profit.
L’action politique est une œuvre de longue haleine et il importe de ne jamais s’avouer vaincu, car la dynamique sociale évolue en permanence et seul un travail soutenu et acharné est susceptible de faire bouger les choses.
@hmida
De grâce, essaie de contenir ta colère et ton exaspération. La confrontation des idées exige beaucoup de patience et d’endurance. L’échange de points de vues, quels qu’ils soient, ne peut que déboucher sur une meilleure perception de la réalité et écarter toutes les conceptions confuses ou erratiques.
A propos de M. de Villepin, que j’ai eu le plaisir et l’intérêt de rencontrer au Salon du Livre de Casablanca, il importe de rappeler qu’il s’agit avant tout d’un aristocrate, de ceux dont les ancêtres ont toujours eu les moyens de se cultiver du fait de leur statut social relativement privilégié.
Le lien entre culture et pouvoir n’étant plus à établir, on constatera simplement que le fringant Dominique est un extraordinaire « animal » politique pour le moins ambivalent.
Lui qui a toujours, en bon français à particule, méprisé le suffrage universel, il ne dédaigne pas pour autant prendre des bains de foule, répondre aux questions issues de la « mixité des quartiers » et même, quand il s’agit de saper les fondements de la république sarkozyenne, écrire un livre en trois volumes s’il vous plaît, pour dire à quel point « le petit Nicolas » mérite bien, en comparaison de Bonaparte le Grand, le sobriquet de « Naboléon »…
Bref, la Révolution n’a pas fini de faire des ravages dans la France de l’Ancien régime, on dirait…
Il faut absolument lire à ce propos l’essai de Nasser Demiati, professeur de sociologie français invité lui aussi au SIEL, qui s’en prend au président Sarkozy à propos des banlieues, en lui posant sévèrement la question de savoir s’il vaut mieux les « éduquer » ou les « civiliser »… Pour mieux en arriver à expliquer à Nicolas Sarkozy, éternel candidat à l’élection présidentielle, que sa grille de lecture socio politique de la France est foireuse et calamiteuse… Notamment en resituant valeur aujourd’hui les tenants et les aboutissants de la lutte des classes+la lutte des places+la lutte des « races »… (je mets des guillemets à race, bien entendu, dans la mesure où j’utilise pour les besoins de l’image, le plus petit dénominateur commun de la perception qui peut être faite collectivement des différences ethniques)
Bref, tout ça pour dire que certains, au Maroc, se trompent sans doute de schéma directeur quand ils prétendent laîciser et républicaniser l’âme politique des Marocains. Je dis bien « des » Marocains dans la mesure où notre attachement collectif à des valeurs prioritairement spirituelles détermine l’ensemble du système social (et politique, bien entendu).
Arrivés à ce point-là du débat, on s’aperçoit qu’une approche systémique, c’est-à-dire largement « comparée », de l’’évolution des systèmes de gouvernement, particulièrement les modèles marocain et français, aboutit au double constat d’une divergence de principes et d’une impossible convergence de structures et encore moins d’infrastructures
L’important étant de savoir ne pas insister pour nager à contre courant. Les saumons sont programmés pour ça, pas les humains et même pas les politiciens. Surtout quand, de toute évidence, ils ont tort de croire qu’ils ont raison.
En rappelant que le Palais de l’Élysée est également surnommé « le Château » et que l’intelligentsia française aime à se moquer d’avoir élu un président qui la joue petit roi de la grande France.
Qui a dit que de Villepin, lui au moins, a le sens de la grandeur de la France ? En voila en tous cas un bon républicain, bien français de chez français, qui aura été « élu » sans avoir à se présenter à des élections… Alors quoi, la Bastille a fait semblant d’être prise pour rien ? Dans ce cas, vive Nicolas Ier et pourquoi pas Dominique Ier aussi après lui ! Et ça tombe bien, tous les deux croient en Dieu !
@ Amar
Bien vu, bien dit !
lixy : “…Je n’ai jamais vu le roi rendre de comptes sur quoi que ce soit. Et tant qu’il concentrera le pouvoir entre ses mains …”
On en a discuté à maintes reprises ( ce n’est pas une raison de ne pas revenir dessus, j’entends bien!). J’ai bien peur que la vérité soit plus compliquée.
Clairement, même s’il y a du vrai dans tes assertions, je ne suis pas sûr ce que tu évoques soit l’unique problème de la société Marocaine , ou qu’il soit le premier à traiter en toute urgence.
Les privations de libertés que tu évoques exitent sur le papier, elles sont toutefois édulcorées dans les faits. Certes appliquées de temps à autre pour leur donner un peu de crédit aux yeux de ceux , très nombreux – pas que les barbus – qui veulent une société bâtie sur le modèle de l’islam du coran et de la sunna qui sont leur seules réferences philosophiques, révolutionnaires, intellectuelles … . Toutes réformes, même intellectuelles sont subordonnées à la religion culturelle, aux traditions qui ne veulent rien lâcher même au prix de la la misère ( c’est ce qui se passe, du reste).
Je pense, et c’est ce qui m’inquiéte franchement, qu’il est plus facile de voir le roi céder, que changer les mentalités d’une société qui manque totalement de références philosophiques, politques …. parce que on n’a pas la chance de l’occident ( le on c’est tout le monde arabo musulman ) dont l’histoire grouille d’écrivains, de philosophes, de révolutionnaires , d’intellectuels … de tout temps.
Tend l’oreil dans la rue, dans les cafés au Maroc, la phrase qui vient tout le temps: incha allah , ou allah ghadi khallsso ou kadar allah …
Comment faire avec une mentalité qui ne croit pas à sa résponsabilité dans la cours de l’histoire et de la société. On est une société très très très traditionnelle malgré les apparences.
Maintenant que faire ? Je n’en sais rien. Mais je sais que ce que tu dénonces ce n’est pas ce qu’il faut faire maintenant. Peut-être dans une centaine de siècle ( je dis siècle ), et encore car un retour “arrière toute” est plus dans le domaine du possible que l’inverse.
Une anecdote qui m’a été racontée par un ami comptable : un de ses clients avait besoin d’une attestation des impôts à laquelle il n’avait pas droit ; mais un brave fonctionnaire des impôts s’est proposé à la délivrer en échange d’une somme d’argent, et le comptable a été chargé de la lui remettre.
A l’heure du rendez vous, le comptable a rencontré le fonctionnaire dans les escaliers de l’administration, car ce dernier se dirigeait vers la salle de prière ; et en bon musulman, notre brave fonctionnaire a invité le comptable à l’accompagner pour effectuer la prière ensemble, tout en prenant soin de ranger l’enveloppe dans sa poche.
Et durant toute la prière, notre ami comptable était perturbé en pensant à l’enveloppe dans la poche de son voisin de prière ; car cela faisait un peu brouillon.
Voilà donc un échantillon représentatif de la société marocaine, il agit tout simplement par instinct.
Il rend service par instinct, en échange il demande un cadeau par instinct ; il fait sa prière par instinct, etc. Il n’a pas besoin de se poser des questions métaphysiques, il fait comme tout le monde, tout par instinct. Vue sous cet angle, la société marocaine est bien primitive.
Et vous voulez que nos hommes politiques écrivent des livres ! Pour qu’il y ait des livre, il faut qu’il y ait des lecteurs d’abord, des vrais lecteurs, avec une cervelle, et non pas une masse de suivistes qui ne jurent que par ce qu’ils lisent dans Almasae ou entendent sur Aljazeera.
@ Amar
Contenir ma colère (toute relative) et mon exaspération (très profonde) est difficile face au martelage! Débattre doit permettre de faire avancer les choses ! Faire de la propagande ne sert qu’à les enliser!
@ hmida
je comprends ton exaspération du martelage comme tu dis nettement, mais je constate que le plaidoyer d’Abdel était aussi mesuré que les circonstances l’exigent…
d’ailleurs je m’en réjouis ! il me permet de constater, de mon point de vue, la prise de conscience d’un irréalisme qu’il aborde pour la première fois en valeur absolue, permettant de garder une approche froide, je dirais intellectuelle, de la question.
mais il ne fallait pas moins que ce commentaire-là d’Abdel pour susciter l’anecdote du Penseur… cruelle, le conclusion du comportement prétendu instinctif des Marocains malgré leur libre arbitre raisonnablement islamique…
dur aussi d’admettre qu’il n’y aurait pas de véritable vie culturelle dans ce pays, sachant que que nos ministres n’écrivent pas de livres et nos politiciens encore moins, etc.
mais gardons le moral ! c’est quand le prochain Salon du Livre de Khmiss Zmamra ?
@Amar: “Le pouvoir politique qui se transmet” : cela existe dans maintes contrées à travers le monde”
Ou veux tu en venir? L’existence d’un système dans d’autres contrées n’a absolument rien a voir avec l’immoralité du dit système.
Ceci mis a part, il faudrait rappeler que la popularité de la monarchie est en déclin partout ou ce genre de sondage n’est pas interdit.
@Abdel: “Maintenant que faire ? Je n’en sais rien. Mais je sais que ce que tu dénonces ce n’est pas ce qu’il faut faire maintenant.”
Je ne suis pas d’accord. Il y a une relation de cause a effet entre la responsabilisation politique d’un peuple et son émancipation intellectuelle.
Les Britanniques étaient tout aussi croyants et fataliste au 17eme siècle. Tout comme les Danois lorsqu’ils décidèrent de retirer les pouvoirs de la monarchie et les donner aux élus qui rendent des comptes au peuple.
La souveraineté populaire est une finalité en soit, et c’est la base sur laquelle se battissent les autres droits de l’homme. Je remarque que tu dénonces souvent la corruption. Permets moi de te dire que l’égalité des chances est une condition nécessaire pour l’établissement d’un état de droit. Et dans ce sens, il est absurde d’espérer que les marocains abandonnent cette pratique alors qu’ils voient toutes les prérogatives et passe-droit dont jouissent les membres d’une certaine famille exclusivement par vertu de sang.
La mentalité ambiante ne changera pas tant que le système n’évoluera pas vers une démocratie libérale. M’enfin…ce n’est que mon avis…
@Salvadorali
« … cruelle, la conclusion du comportement prétendu instinctif des Marocains malgré leur libre arbitre raisonnablement islamique… »
Ce n’est pas par instinct que j’ai qualifié ce comportement d’instinctif, j’ai voulu insister sur le manque de raisonnement lors de tels comportements.
Quant au « libre arbitre raisonnablement islamique des marocains », je parlerais plutôt de tradition islamique, tout en pensant que sans la religion, les choses seraient encore pires chez les classes défavorisées qui manquent d’instruction, elles seraient livrées à elles mêmes sans repère ni système de valeur.
En revanche, la religion est inconsciemment exploitée par la classe bourgeoise (ou classe moyenne si vous préférez, et dont fait partie notre fonctionnaire des impôts) ; car chez ces gens là, le respect de quelques rituels et traditions suffisent pour se déculpabiliser, et là ca devient grave, car on obtient l’effet inverse de l’effet que la religion est sensée induire.
@Salvadorali
« … cruelle, la conclusion du comportement prétendu instinctif des Marocains malgré leur libre arbitre raisonnablement islamique… »
Ce n’est pas par instinct que j’ai qualifié ce comportement d’instinctif, j’ai voulu insister sur le manque de raisonnement lors de tels comportements.
Quant au « libre arbitre raisonnablement islamique des marocains », je parlerais plutôt de tradition islamique, tout en pensant que sans la religion, les choses seraient encore pires chez les classes défavorisées qui manquent d’instruction, elles seraient livrées à elles mêmes sans repère ni système de valeur.
En revanche, la religion est inconsciemment exploitée par la classe bourgeoise (ou classe moyenne si vous préférez, et dont fait partie notre fonctionnaire des impôts) ; car chez ces gens là, le respect de quelques rituels et traditions suffisent pour se déculpabiliser, et là ca devient grave, car on obtient l’effet inverse de l’effet que la religion est sensée induire.
Prenez des notes, je ne répèterais pas une 3ème fois.
@ Lixy
Tu fais un trop rapide raccourci historique et sociologique pour étayer ton argumentation :
“Les Britanniques étaient tout aussi croyants et fataliste au 17eme siècle. Tout comme les Danois lorsqu’ils décidèrent de retirer les pouvoirs de la monarchie et les donner aux élus qui rendent des comptes au peuple.”
Ni les britanniques ni les danois, ni aucun peuple ayant vécu sous la royauté, ne se sont réveillés un matin en se disant: “allez, hop, aujourd’hui nous décidons de retirer les plus pouvoirs au roi et nous les donnons au peuple”
L’histoire politique des états est un peu plus sérieuse que cela!
salvadorali “…il me permet de constater, de mon point de vue, la prise de conscience d’un irréalisme qu’il aborde pour la première fois en valeur absolue, permettant de garder une approche froide…”
Relis moi, j’ai tjs eu une approche “réaliste” car se rapporte toujours aux données. Il n’y a pas mieux que les données à condition d’en payer le prix : une lucidité “lumineuse”. (même mes expériences douloureuses au Maroc n’arrivent pas à m’en défaire! Sans doute une déformation professionnelle !) .
Dans les faits , il y a les données, et des données on obtient des choses – pas toujours vraies à 100%, mais sincères. Ma présence ici c’est de les confronter à d’autres, également sincères – . Il se trouve que le données et avis évoqués dans le commentaire auquel tu fais allusion sont le fruit d’observations. Les autres commentaires que tu trouves pas réalistes, sont également le résultat d’expérience “empiriques”.
Je t’ai tjs invité à discuter des faits, tu ne le fais pas !
Hélas pas le temps de développer. Tu verrais que même l’anecdote racontée par “le penseur” je l’ai vécue.
lixy : “Je ne suis pas d’accord. Il y a une relation de cause a effet entre la responsabilisation politique d’un peuple et son émancipation intellectuelle.”
Oui, dans l’absolu. Je suis partagé cependant. Davantage septique que partagé!
lixy : “Les Britanniques étaient tout aussi croyants et fataliste au 17eme siècle. Tout comme les Danois …”
le mot croyant me pose problème. Je ne sais si on est croyant nous! Je n’ai jamais rencontré un type de chez nous, croyant ( je n’ai peut-être pas un gros carnet d’adresse ! ).
De plus j’ai le sentiment qu’on est davantage attaché à la religion par peur de l’enfer que par amour de dieu ! Il y a une différence, non ?
Je vais en rester là!
Je suis entrain de finir triste tropiques de Levy strauss, c’est troublant si on s’ouvre la réflexion!
@le penseur
“sans la religion,les choses seraient encore pires chez les classes défavorisées qui manquent d’instruction,elles seraient livrées à elles mêmes sans repère ni système de valeur”.
tu as raison,car la classe dominante qui tient les rênes du pouvoir et de la richesse a déjà bien démontré ça,elle s’est prouvée comme des réseaux sans foi ni loi,l’instruction lui fait défaut et n’a aucun système de valeur.elle dans la jungle où elle a grandi.
@salvadorali
“un de ses clients avait besoin d’une attestation des impôts à laquelle il n’avait pas droit ; mais un brave fonctionnaire des impôts s’est proposé à la délivrer en échange d’une somme d’argent, et le comptable a été chargé de la lui remettre.
A l’heure du rendez vous, le comptable a rencontré le fonctionnaire dans les escaliers de l’administration, car ce dernier se dirigeait vers la salle de prière ; et en bon musulman, notre brave fonctionnaire a invité le comptable à l’accompagner pour effectuer la prière ensemble, tout en prenant soin de ranger l’enveloppe dans sa poche.
Et durant toute la prière, notre ami comptable était perturbé en pensant à l’enveloppe dans la poche de son voisin de prière ; car cela faisait un peu brouillon.
Voilà donc un échantillon représentatif de la société marocaine, il agit tout simplement par instinct.”
c’est ton complice le penseur qui a écrit ça,il parle du système dont il fait l’éloge.j’ajoute rien.
@ hmida
j’aimerais un peu savoir pourquoi cet amilanihoum s’obstine à nous qualifier de complices, le penseur, moi-même et toi aussi parfois ? de quoi serions nous donc complices au sens péjoratif du terme d’après cette personne ? ou alors, cette personne manque de vocabulaire et elle veut dire en réalité : allié… dans ce cas-là, ok, je me sens nettement plus proche d’une alliance amicale avec vous qu’avec lui (ou elle), c’est clair
bonne continuation !
@ salvadorali
Je mettrais l’utilisation par notre “ami” alimanihoum de ce mot “complice” sur son manque de maitrise de la langue française!
“Complice” ayant une connotation “pénale”, je ne sens aucunement concerné par ce qualificatif, pas plus que je ne te vois concerné par ce vocable, ni le penseur!
A moins que, avoir des idées convergentes mais différentes de celle de notre “ami” alimanihoum fasse de nous des “complices” d’un je ne sais quel complot ou pire quel crime!
Cela ne m’empêchera pas de continuer à présenter et à défendre mes idées et mes convictions, surtout de les partager et en plus de les débattre avec ceux qui veulent bien le faire, qui le font de façon intelligente, élégante et constructive!
Et c’est une très belle complicité!
Alimanihoum a la qualité s’être binaire, pour lui c’est 0 ou 1, c’est noir ou blanc.
Il ne peut pas concevoir que l’on puisse pour un même sujet, partager la même vision avec autrui et diverger ensuite quelque part, pour converger ailleurs, tout en ayant le même objectif : essayer de comprendre et de s’expliquer des choses qui nous paressent complexes et pas évidentes.
Cela dit, le raisonnement binaire reste toutefois utile.
Si les ordinateurs n’existaient pas, notre ami Alimanihoum on aurait pu en faire une calculatrice.
parfois pour persévérer dans l’erreur on cherche dan s ses marges ce qui sert à attaquer pour marquer, en vain, des points.je maitrise pas du tout la langue française,juste comme hmida et ses complices, qui ne la maitisent pas non plus, mais moi au moins je maitrise mes nerfs et mes caprices.
je parlais dans mes commentaires de la classe dominante au maroc,on a usé de l’occasion de la publication de mr de villepin de son livre pour tenter de faire savoir que la classe dominante au maroc est idéal, moi j’ai fait le contraire, j’ai avancé des arguments pour démontrer comment elle est inculte et nulle!
@alimanihoum
OK, reprenons depuis le début :
“hmida et ses complices”
De quoi sont-ils sont complices ?
@Le penseur: “De quoi sont-ils sont complices ?”
Défendre une dictature.
@ lixy
Juste deux mots : “pauvre garçon!”
@lixy
Je trouve que tu as un raisonnement trop basique et un peu trop naïf à mon goût.
toujours la même tactique vieille et usée de “lixy-alimanihoum” deux pseudos pour un même malfrat pour encercler à la fois le débat et ses interlocoteurs…
VIVE la DICTATURE !!! si c’est pour clouer le bec tordu de tous les “lixies” et autres pseudos, revanchards et obsédés du monde…
signé: un autre complice volontaire…
@Le Penseur: “Je trouve que tu as un raisonnement trop basique et un peu trop naïf à mon goût.”
Mon dernier commentaire n’était sérieux qu’a moitié.
@lixy
C’est de la moitié sérieuse que je parle, car paradoxalement, ce que tu qualifies de dictature est un garant de libertés.
L’avantage qu’il y a à polémiquer avec certaines personnes, c’est que leurs arguments sont en général faibles ou alors spécieux…
L’hypothèse d’un “régime dictatorial” au Maroc est nulle et non avenue, du fait que la Constitution prévoit expressément la proclamation de l’État d’exception, qui est, elle, une dictature consentie car légale et même constitutionnelle. Dans une Dictature, pas besoin de lois pour pouvoir la proclamer alors que dans une Démocratie, oui. CQFD.
Cela dit, la dictature à laquelle renvoie notamment Lixy relève en fait d’une perception altérée de la chose politique, fruit d’une sorte de crise de nerfs psychopolitique, dont on ne saura sans doute jamais si elle est de bonne ou de mauvaise foi…
Quant à dictature qu’il prétend nous faire subir, lui, ça serait celle de l’inintelligence et de l’animosité. Tant que les commentaires seront libres sur certains blogs, il pourra toujours essayer…
@ salvadorali
“Tant que les commentaires seront libres sur certains blogs” : il faut que les commentaires soient libres sur les blogs, sinon plus aucun intérêt à bloguer !
Filtrer ce genre de commentaires reviendrait à participer d’une part à la dictature qu’ils prétendent dénoncer et d’autre part à la dictature qu’ils essaient d’instituer!
Équilibre délicat mais qui vaut le coup de tenter!
@l’autiste:
“VIVE la DICTATURE !!!”
la dictature,comme elle est défini par les romains,c’est le gouvernement de la crise,elle est la voie vers la vie publique normale,mais tu es pas du tout dans la dictature,tu serais heureux,moi aussi,s’il y en avait.
au moins toi,par rapport à tes complices,tu est volontaire comme tu le dis!et eux?
un complice sur ce blog c’est le faux témoins.c’est aussi un délit punissable.
@Le Penseur: “C’est de la moitié sérieuse que je parle, car paradoxalement, ce que tu qualifies de dictature est un garant de libertés.”
Justement, ce que je qualifie de dictature me prive de libertés. Je ne peux dire ce que je pense du roi. Je ne peux boire un verre d’eau en publique durant le Ramadan. Je ne peux proclamer que dieu n’existe pas. Etc.
De plus, la concentration de pouvoirs et l’absence de responsabilité politique du palais fait que je suis privé de représentation politique.
Est ce que le régime au Maroc s’apparente plus a la dictature ou a la démocratie? Nous avons des avis opposés sur cette question, et je pense que nous en avons assez débattu pour savoir que les définitions de “dictature” et “démocratie” peuvent être subjective. La dictature, pour toi, se résume a Lenin, Hitler, et Louis XIV. Pour moi, ça s’applique a tout pays ou le chef d’état DICTE et ne rends pas de compte. Nous n’allons donc pas nous mettre d’accord sur ce sujet.
Mais tu pourras concéder que le système souffre de problèmes. Et que plus vite nous les réglerons, mieux on se portera. A moins que tu ne soit un de ceux qui pensent que le Maroc ne peux être gouverné que d’une main de fer et que la démocratie risque de nous nuire…
@lixy
Le Maroc n’est pas gouverné par une main de fer, il est gouverné de façon à éviter d’éventuels dérapages nuisibles.
Puisque nous somme le 8 mars, je voudrais citer en exemple la reforme du statut de la femme « la Moudawana ».
Le 12 mars 2000, une gigantesque manifestation avait été organisée par les islamistes à Casablanca, pour exprimer leur opposition au projet en question ; ce fut pour eux l’occasion d’une vraie démonstration de force. Le pouvoir, aussi puissant qu’on l’imagine, s’est résolu à geler le projet.
Il a fallu attendre les malheureux événéments du 16 mai 2003 et profiter de leur impact psychologique, et de la faiblesse du PJD à cette époque pour relancer le projet.
Voilà un exemple où un projet de modernité et de liberté proposé par l’Etat est tout simplement freiné par la vulnérabilité de la population, de son ignorance et de l’influence du camp réactionnaire.
La démocratie complète, et non partielle, aura un sens lorsque la population sera apte à la manipuler sans danger ; mais en attendant, il est nécessaire que le destin du pays soit contrôlé et maîtrisé pour éviter tout dérapage.
Tel est mon humble avis.
@le penseur
“La démocratie complète, et non partielle, aura un sens lorsque la population sera apte à la manipuler sans danger ; mais en attendant, il est nécessaire que le destin du pays soit contrôlé et maîtrisé pour éviter tout dérapage.”
on est à l’abri du dérapage et du danger,merci le makhze(makhzen)!
c’est vrai le sous développement hérité des décennies et qui s’accroit est un acquis,on a évité le danger pour étre là dans ce rang mérité à l’échelle mondiale!