Certains livres imposent tout naturellement leur place dans une bibliothèque.
Je tiens à signaler un ouvrage pour les francophones qui n’ont pas une connaissance suffisante de la littérature arabe et qui s’y intéresseraient sans avoir la disponibilité pour lire les œuvres les plus marquantes.
Il s’agit de :
LE RENOM ARABE (1834-2004) de Kadhim Jihad Hassan , paru en mars 2006, chez les Éditions SINDBAD-ACTES SUD.
L’auteur a tenté de présenter au grand public ce genre littéraire, assez peu exploré, en se donnant une double limite : éviter l’exhaustivité sans oublier les auteurs injustement négligés.
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Les oeuvres retenues sont replacées dans leur contexte qui les situe non seulement du point de vue social, historique et politique mais aussi vis-à-vis de l’intégralité de la production des auteurs.
La consultation de « LE ROMAN ARABE » est facilitée par le regroupement des auteurs par sphère d’influence intellectuelle plus que géographique. Kadhim Jihad Hassan articule son ouvrage de façon originale faisant bien sûr la part belle au roman égyptien et réservant un chapitre à Najib Mahfoud.
Il a laissé la place aux particularismes qui marquent la littérature romanesque arabe en signalant les auteurs palestiniens, jordaniens, yéménites, et en insistant sur les spécificités des auteurs soudanais ou ceux des pays du Golfe.
Bien sûr, les autres pays qui ont construit la littérature romanesque ne sont pas en reste, comme le Liban ou l’Irak ainsi que les pays du Maghreb.
J’ai apprécié particulièrement la manière de résumer les œuvres qui permet d’avoir une idée sur la genèse des romans, sur les principaux personnages et sur l’intrigue.
Une petite critique cependant, d’ordre purement technique : si l’index des romans cités signale les ouvrages traduits en français avec les références nécessaires, il omet de préciser le nom des maisons arabes d’édition.
Ouvrage à avoir sous la main, pour se plonger ou se replonger dans le monde romanesque arabe, sans effort !


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Oui, oui, l’arabe, c’est tout un roman !! Je vais aller voir si je peux mettre la main dessus!
Merci pour l’info!
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Le roman moderne et l´ancien héritage de Hammad Rawya !
Quand on parle du roman arabe, on devrait se reporter à l´origine de sa grande production littéraire orale, datant depuis la Jahilya et les époques qui l´ont suivie, selon l´ordre suivant:
1- la littérature pré – islamique,
2- l´époque omayya,
3- Béni Al Abbas,
4- Le moyen âge,
5- Les temps modernes !
Concernant l´époque préislamique, lorsque les byzantins et les perses se disputèrent leur influence sur la péninsule arabique, la production a été uniquement poétique et les auteurs ne furent que des rivaux, décrivant oralement leur environnement, les soirées conviviales, la bien-aimée, l´éloge du puissant et les champs de batailles. De cette belle effervescence, il ne reste rien écrit. Il fallait attendre la fin du VIème siècle pour voir se développer l´écrit. Al Mouaallaqat de Hammad Rawya ne trouvèrent leur temps qu´au VIIIème siècle. Leur contenu atteste que les érudits de l´époque n´avaient choisi que les pièces poétiques les plus belles. Leur nombre varie entre 6 et 10 et les plus fréquentes appartiennent à l´ordre des 7. Les odes furent longtemps exposées suspendues sur les murs d´Al Qaaba, sous forme de parchemins dorés.
(À suivre : le roman moderne et l´époque littéraire de Béni Omayya)
Mes salutations
Le Saint coran et la littérature arabe
La littérature arabe concerne tous les écrits rédigés en langue arabe. Cela ne comprend pas les œuvres écrites avec l’alphabet arabe utilisé pour transcrire une autre langue comme c’est le cas avec le persan ou l’ourdou. Le terme arabe utilisé pour désigner la littérature est »adab«, terme polysémique signifiant “inviter quelqu’un à un repas”, mais aussi veut dire : politesse, courtoisie et culture en général et bonne éducation.
La littérature arabe a émergé au VIe siècle. C’est le Coran au VIIe siècle qui a eu l’influence la plus durable sur la culture arabe et sur sa grande littérature. Il a été la première œuvre majeure et la plus influente. Il constitue le socle sur lequel allait être bâtie l’une des civilisations les plus brillantes du monde. La langue utilisée dans le Coran a donné naissance à ce que l’on appelle aujourd’hui l’arabe classique, le socle fondamental qui détermine de nos jours l’évolution de cette merveilleuse langue. En effet, la langue arabe a acquis le caractère sacré du texte qu’elle véhicule. Elle est censée être tout comme le logo divin, immuable, inaltérable. L’arabe moderne marque une évolution évidente par rapport à la langue liturgique.
Non seulement le Coran est la première œuvre de longueur significative écrite en arabe, mais il présente également une structure bien plus complexe que les travaux littéraires précédents avec son organisation en 114 sourates (chapitres) qui contiennent 6536 ayats (versets), et il présente de nombreuses figures littéraires : injonctions, narrations, homélies, paraboles ainsi que des instructions et même des commentaires sur le Coran lui-même et la manière dont il sera reçu et compris. Paradoxalement, il est autant admiré pour ses multiples métaphores complexes que pour la clarté de son texte, une caractéristique qu’il mentionne lui-même dans la sourate 16:103.
Bien qu’il contienne des éléments à la fois de prose et de poésie (ce genre littéraire s’appelle saj’ ou prose rythmique et rimée), le Coran est considéré comme une œuvre unique et singulière qui n’entre pas dans ces classifications littéraires. Le texte est perçu comme une révélation divine et il est considéré comme éternel et incréé. Cette approche particulière a conduit à l’apparition de la doctrine du i’jâz ou “inimitabilité du Coran”, qui affirme que personne ne peut copier son style littéraire. En proscrivant les écrits d’inspiration coranique, cette doctrine du i’jaz a peut- être un peu limité l’impact du Coran sur la littérature arabe. Le Coran lui-même critique les poètes dans sa 26ème sourate, appelée »Ash-Shu’3ra« ou les Poètes. Ex. :
Et quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent. 16:224
Ceci a probablement exercé une pression sur les poètes préislamiques du VIe siècle, dont la popularité parmi le peuple les mettait en concurrence avec le Coran. En effet, on constate par la suite une baisse significative de l’activité poétique et du nombre de poètes dignes de ce nom jusqu’au VIIIe siècle. Une exception notable est à relever. Il s’agit d’Hassan ibn Thabit seul autorisé à composer des poèmes à la gloire du Messager de l´islam et fut connu comme le poète du prophète.
(À suivre : L litterature chez Béni Omayya et Beni Al Abbas)
La littérature arabe sous les 6 Khalifes Omayya
Parallèlement à la circulation et la diffusion à large échelle de la vulgate coranique désormais fixée par écrit, la poésie continua à se développer sous le califat omeyyade dont la capitale s’était installée à Damas. Mais les contenus prirent un tour plus politique, religieux et mystique. Cependant le thème dominant restait l’amour, qu’il soit abordé dans sa veine courtoise ou paillarde. ‘Umar Ibn Abî Rabi3a (644 – 719) composa des poèmes érotiques et galants qui furent désapprouvés par les religieux. Les poètes les plus célèbres de l’époque furent le satiriste al-Farazdaq (640 – 728) et son rival Jarîr (mort en 728) dont les joutes politiques sont restées célèbres.
Confinée à sa péninsule, l’arabe s’expatrie sur un empire immense, s’étendant de l’Indus jusqu´á l’Espagne. Cette extension géographique permet de prolonger les habitudes et la vieille poésie péninsulaire dont les thèmes, à peine modifiés, dominent de façon quasi-exclusive la production profane.
Il y a trois grandes ” régions de poésie ” pendant le califat omeyyade :
- Al Hijâz. Malgré le déplacement du centre du pouvoir, Al Madina reste une ville riche, vouée aux plaisirs de l’art. C’est la poésie d’amour qui domine. Elle est platonique avec Majnûn Layla (Qays mort en 688) et Jamil Buthayna (mort en 701) ; plus hédoniste avec `Umar Ibn Abî Rabi3a (mort aussi en 711) et le poète calife Al Walid II.
- Les villes nouvelles de Kûfa et Basra en Iraq, constituées à partir de camps militaires, où le système tribal domine, sont en rupture avec le pouvoir central. La production poétique est importante, de style laudatif. La poésie se met au service d’une cause politico-religieuse.
- A Damas, la poésie est attachée aux califes, ne faisant que les glorifier ! On y vante le pouvoir central. Le vocabulaire du panégyrique: les califes, les protecteurs et autres mécènes sont célébrés pour un idéal hérité de la Jahilyya et non pour des qualités réelles.
Les six premiers califes omeyyades en Orient:
1. Mu’âwiyya 1er (41hégir)
2. Yazîd 1er (60 hégir)
3. Mu’âwiyya 2d (64 hégire)
4. Marwân 1er (64 hégire)
5. Abd al-Malik (65 hégir)
6. Al-Walîd (76 hégir)__
La chute d´une dynastie et sa littérature en Orient!
Les premiers califes (Compagnons du prophète), puis leurs successeurs omeyyas ont permis de finaliser les conquêtes et d’asseoir le socle définitif sur lequel allait s’épanouir définitivement ce que l’on appelle aujourd’hui la culture arabo-musulmane, grâce notamment à l’émergence d’une nouvelle dynastie – les abbassides- qui allaient régner de 749 à 1242. C’est sous leur règne que la culture en général et la littérature arabes ont gagné leurs lettres de noblesse et un niveau de raffinement jamais égalé.
Les Omeyyas (661-750), qui ont remplacé le califat électif des premiers temps de l’islam (632-661) par une monarchie héréditaire et qui ont fixé leur capitale à Damas, ont éveillé beaucoup de mécontentement tant parmi les musulmans que dans la masse des peuples soumis aux Arabes, et au premier chef celui de la famille du Prophète qui affirme que le pouvoir doit lui revenir. Celle-ci comprend les petits- enfants de Mahomed (SWS, issus de sa fille et d’Ali, vaincus naguère à Kerbela (680) et les descendants d’un oncle du Prophète (Abbas), qui agissent dans l’ombre. Ayant déjà l’oreille de quelques Arabes, ces derniers envoient, dès 718, des émissaires en Iran oriental, au Khorasan, en Transoxiane, où ils pensent à juste titre être mieux accueillis qu’ailleurs. Cette agitation souterraine porte ses fruits. Chrétiens, juifs, mazdéens et musulmans convertis de fraîche date apportent leur soutien aux rebelles ! Enfin Abu Muslim les réunit en une armée et marche sur Damas. Les Omeyyas sont massacrés et remplacés par les descendants d’Al Abbas.
Que va-t-il passé dans l´Empire musulman? Quel rôle restera à la littérature, au charme du verbe et à l´amour, face à la cruelle épée ? Partout plusieurs siècles, il n´y aura que du baroud!
(À suivre: la renaissance de la litterature de Béni Omayya à Cordoba)
L´absence de la Fiction en littérature arabe!
L’aspect le plus frappant dans la littérature arabe médiévale est l’absence quasi d’œuvres de fiction. Le roman et la nouvelle ne sont rentrés comme genres littéraires dans les habitudes que très tardivement, avec la Nahda, empruntés directement à l’Occident.
Globalement, Kalila et Dimna, le genre appelé maqâmât (séances) et les Mille et une Nuits, sont les seules oeuvres qu’on pourrait désigner de ” fiction “. Néanmoins, l’immense littérature médiévale est riche du point de vue des sujets abordés souvent sans censure.
Kitab-al-Fihrist, oeuvre d’Ibn al-Nadim est un catalogue de tous les livres disponibles à la vente à Bagdad; il donne une fascinante vision d’ensemble de l’état de la littérature de cette époque. Une des formes de littérature les plus fréquentes durant la période des Abbassides fut la compilation. Il s’agissait de collections de faits, d’idées, de poèmes et d’histoires instructives traitant d’un seul thème à la fois et recouvrant des sujets aussi divers que la maison et le jardin, les femmes, les resquilleurs, les aveugles, la jalousie, les animaux et l’avarice. Les trois dernières de ces compilations furent écrites par Al Jahiz.
Ces collections furent très utiles aux Nadims (compagnon d’un chef ou d’un noble), dont le rôle était souvent de régaler leur maître avec des histoires et des nouvelles utilisées pour distraire ou pour conseiller son Maitre. Un autre type d’œuvre fut associé de près aux collections. Il s’agit du manuel, dans lequel les écrivains comme ibn Qutaybah donnèrent des instructions sur des sujets comme l’étique, la manière de gouverner, d’être un bon bureaucrate et même d’écrire. Ibn Qutaybah écrivit également l’une des toutes premières histoires du peuple arabe en puisant à la fois dans les histoires bibliques et dans les contes populaires, mais aussi et surtout en se référant aux événements historiques.
Le thème de la sexualité fut fréquemment exploré dans la littérature arabe. Le ghazal ou poème d’amour ont une longue histoire parfois tendre et pur, et en d’autres moments, beaucoup plus explicite. Dans la tradition soufie, les poèmes d’amour connaîtront une large portée mystique. Des guides sexuels furent également rédigés, comme ” Le jardin parfumé “, le Tawq al-hamamah (Collier de la colombe) d iIbn Hazm et le Nuzhat al-albab fi-ma la yujad fi kitab (Jubilation des cœurs concernant ce qui ne sera jamais trouvé dans un livre), d´Ahmad Al Tifachi. D’autres ouvrages s’opposeront à de telles œuvres, comme le Rawdat al-muhibbin wa-nuzhat al-mushtaqin (La prairie des amoureux et la distraction des amoureux éperdus), d´Ibn Qayyim al-Jawziyyah qui donne des conseils sur la manière de séparer l’amour et la luxure et ainsi d’éviter le péché__
@Hmida
Vous remerciant d´avoir proposé un sujet qui nous permet de reprendre contacte avec notre belle culture arabo musulmane, je ne vois pas nécessaire parler des temps modernes, laissant l´occasion au jeunes intellectuels maghrébins de chercher à leur tour et faire le point.
Mes salutations à vous et à tous les lecteurs
…cla clac clac clac clac clac clac clac clac ….applaudissements à tout rompre pour un “littéraire” emphasé
à défaut de
…claque claque claque claque claque…gifles à tout rompre pour un déboulonné déphasé
je prends juste un court instant pour te “remercier” pour cette plongée en apnée à haut risque dans notre passé composé que tu as si maladroitement “décomposé”jusqu”au pourrissement nauséeux comme tout ce qui sort de tes entrailles malodorantes et de ta cervelle avachie…
n’entends-tu pas les ronflements sonores des très improbables lecteurs ou lectrices ???
ya 7ayawane rah il suffit de revenir à des références beaucoup plus crédibles et à disposition pour être informé sur tout ce qui tu viens de nous pondre et de parodier…
wah!! il suffit de te déclencher pour que tu ne t’arrêtes plus…
tgoul wach rak sare6 (wakel) sejjala…
walakine 3andek assa7 tbord lia m3a rassek 3and Ssi Hmida ma demti rami 3lih l3ar…
@Doukkali, Ibn al Akademya al israelia!
Ragol magnoun wa gharib attassarrouf, la ya3ref massar al keir! Haltou annafssiya khaterah, iheb noukran al gamil!
Taheyati li saheb maqal: (Roman arabe – Touhfat al mo3allaqat assab3)
Massri behib al maghariba wa al maghreb al kabir.
@ Lautiste
If you don´t understand my egyptien language, please only you should report yourself to Google, typing: ahmed addoukkali (in two words). In this window, you will finde all references and responses regarding what generally we think about your surprising great person !