Un nouveau titre vient agrémenter les kiosques de journaux dans notre pays : une revue littéraire trimestrielle.
« Le Magazine Littéraire du Maroc », que l’on va vite s’habituer à nommer « MLM », ambitionne d’être un lieu de rencontre, de débat, d’information et d’échange dans tout ce qui touche la littérature marocaine, dans toutes ses composantes.
Dans ce premier numéro, MLM annonce la couleur en choisissant comme exergue à son éditorial cette phrase de Roland BARTHES :
« Faire une revue littéraire n’est pas un acte littéraire, mais un acte entièrement social ».
Avant d’évoquer MLM, je voudrais avoir une pensée pour le dernier magazine littéraire qui a nourri un long moment de notre jeunesse : « SOUFFLES », disparu en 1971 ! Depuis, quelques autres tentatives ont été lancées, sans grand succès !
Que nous offre donc MLM dans ce premier numéro ?
Pour la modique somme de 30 dirhams, sur 106 pages pratiquement vierges de publicité, vous pouvez choisir entre :
· un long entretien avec Abelfattah KILITO.
· un dossier sur la littérature.
· une série de critiques d’œuvres plus ou moins récentes, romans ou essais.
· des créations en différentes langues (arabe, anglais, français).
· des études et articles divers.
Une galerie de photographie et des pages d’informations culturelles complètent l’ensemble..
De la lecture utile, agréable, saine et intelligente, présentée par ce que le Maroc compte de plus fines plumes ruénies autour de Abdeslam CHEDDADI : universitaires (Abderrhaman LAKHASSASSI), écrivains connus (Fouad LAROUI, Siham BENCHEKROUN), poètes reconnus (Touria MAJDOULINE) !
Bref, de la belle ouvrage !
Souhaitons longue vie au nouveau venu !
P.S. : On peut regretter que la langue arabe soit peu présente dans ce numéro, mais une version arabe est en cours de préparation ! Un intérêt particulier pour la production littéraire amazighophone est également prévu.


Pour un magazine littéraire, j’aurai souhaité une mise en page plus “artistique” et un contenu moins “classique” pour séduire un plus large publique.
Ceci dit, l’entreprise est louable dans un marché qui regorge de magazines de déco, de mode, de politique, d’économie…mais où la littérature reste, conformément à la réalité, le parent pauvre.
Espérons que Abdeslam Cheddadi saura sortir du conformisme académique pour approcher la littérature des bases et des élites.
@ aicha q.
C’est pour cela que j’ai eu une pensée pour SOUFFLES qui avait su apporté une âme à la vie littéraire nationale!
MLM pourra-t-il jouer ce rôle? Oui, s’il sait s’en donner les moyens!
Cher Hmida, je n’ai ni ton âge ni ta sagesse, j’ai bien peur toutefois de cultiver la nostalgie du temps jadis. La réalité me prouve que des plumes comme celle de Khaïr eddine ou de Driss Chraïbi ne sont plus de ce monde, celle de Laâbi mérite tous les Goncourts mais elle est quasiment une voix du passé davantage que celle de la jeunesse, tandis qu’un Benjelloun a vendu depuis un moment son âme…
Qui saura prendre la relève de la gérération “Souffles”?
Bonjour hmida,
l’idée est en effet très intéressante.
Abdelfettah kilito est certes bien connu mais je n’ai pas apprécié le seul roman que j’ai lu de lui , et dont je ne me rappelle plus le nom (parle d’une esclave qui a fini par tuer son bébé pour ne pas s’en séparer ..).
Aisha q : j’ai vraiment apprécié “tout ce que le jour doit à la nuit” de Yasmina khadra , et ce n’est pas une plume du passé ..
M/// je ne parlais que des plumes maroco-marocaines. Mais vive le Maghreb uni!
Ça c’est une bonne nouvelle…. je cours chercher un exemplaire pour en juger de plus prêt. …
Et j’espère que le nouveau support mettra de la lumière sur une vie littéraire marocaine en profonde hibernation.
@ aicha q.
Chaque génération a ses propres spécificités : celle de SOUFFLES connaissait les difficultés du début des années de plomb! Elle avait d’autres douleurs à exprimer, d’autres espoirs à attendre!
La génération actuelle peut servir de témoin d’une certaine évolution, pour peu qu’elle ne renie pas le passé!
Nous sommes tous les enfants de quelque chose; nous ne venons pas nulle part et nous n’allons pas nulle part!
Un certain nombre d’auteurs actuels, sans avoir le “souffle” de la génération précédente, essaie de faire avec ce qu’ils ont reçu! Il ne faut pas les décourager!
Qui suis-je pour encourager ou décourager qui que ce soit?! Le paysage culturel est moribond, mais tous les miracles sont permis!!
@ cher ami hmida
pertmets-moi ce hors-sujet,
n’ayant pas encore de “twitter”, je te prie de dire à “Larbi” ( fiévreux) que “chez lui”, c’est au Maroc, plus précisément à OUED ZEM et où il n’y a pas beaucoup de risque concernant les “khanazir” de toute espèce…
dans tous les cas je lui souhaite prompt rétablissement et je ne fais que plaisanter pour lui remonter un tant soit peu le moral…
la fièvre la plus saine est celle qu’on a pour son pays, le vrai, et “larbi” l’a affirmé, bien qu’indirectement sur ses échanges publiés sur son “twitter”et que je lis à travers les tiens…
excuses mon ami pour cette intrusion sans crier gare…
@ ahmedaddoukkali dit “lautiste”
J’ai fait la commission à “LARBI”!
Souffles( Anfass) : C’était une belle époque un beau Maroc : Abdellatif laâbi, mostafa nissaboury.
En évoquant les années soixante dix, je ne peu m’empêcher de me souvenir de la mort d’une jeune femme.
C’était comme hier. Un collègue de fac m’avait demande de prendre des nouvelles d’une amie hospitalisé dans un état grave à la réanimation de l’hôpital Averroès. Ce que je fis.
J’eu ce triste privilège d’être parmi les derniers à la voir s’éteindre.
Cette femme s’appelait Saida el Menebhi
Mon dieu comme ce souvenir est pesant.
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Ah Bravo Professseur Abdessalam Cheddadi je vais acheter la revue qu’il faut encourager.Je respecte beaucoup ce grand intellectuel. Mais celui ou celle qui dit n’a pas aimé le roman de kilitou mais jamais A.Kilitou n’a écrit un roman!! c’est un critique littéraire qui écrit en français et en arabe avec quelques nouvelles .Si vous me lisez je vous conseille de lire A.Kilitou et de ne pas le mal juger…azzam1952@hotmail.fr
@ Hakim
Ton commentaire me laisse sans voix!
Les années 70 ont été dures, très dures pour une partie de notre jeunesse, sacrifiée sur l’autel des idéaux de gauche!
Nous devons à ces martyres ce que nous sommes actuellement: rendons-leur hommage et respect!
Azzzam,
en effet ce n’est pas de A.Kilito qu’il s’agit mais de mahi binebine , le livre s’intitule “le sommeil de l’esclave”,
et je n’ai pas vraiment aimé l’image qu’il donne d’un maroc obscure et fictif.
Toutes mes excuses à M. Kilito
M/// Le Maroc “obscur et fictif” est toujours à la mode chez les éditeurs d’ici et d’ailleurs.
Effectivement c’était des années très dures. Le pouvoir de l’époque frappait les corps et les esprits. Et de quelle manière !!
Bien des années plus tard on se rendra compte que les pouvoirs en fait, n’ont jamais su briser l’esprit qui s’élève fier au dessus des pauvretés.
Les années soixante dix sont aussi les témoins de l’intolérance du Maroc envers les étrangers : français, portugais espagnoles qui furent obligés de le quitter dans des conditions qui ne grandissent pas notre pays.
Les années soixante dix c’était aussi la culture. Qui ce souvient des cinés clubs ? :
Cria Cuervos, l’enfant aux cheveux verts.
Adieu Saida Menebhi tu aurais eu exactement mon âge.