Que dire d’un livre de Amine Maalouf, édité il y a cinq ans déjà, qui ne soit déjà dit et redit !
Je viens de découvrir ORIGINES, dans l’édition “Livres de poche” et je l’ai lu comme j’ai lu tous les autres ouvrages de Amine MAALOUF, d’une traite !

Encore une fois, je me suis laissé emporté par l’ampleur du récit, par la perfection du style, par la psychologie des personnages, par la précision des sources !
Mais « ORIGINES » n’est pas une fiction : l’ouvrage retrace la saga véritable et authentique des MAALOUF, dans le XXème siècle en construction, en marge de l’ empire ottoman déclinant et à travers le monde.
Amine MAALOUF, l’historien, le documentaliste et le romancier, met son art au service de ce récit.
Dans l’introduction, l’auteur apporte une précision essentielle pour justifier le titre de son ouvrage:
« …..Je n’aime pas le mot « racines »….Elles retiennent l’arbre captif …..au prix d’un chantage : « tu te libères, tu meurs ! ».
« ORIGINES » est à la fois le livre de l’exil et du retour, axé sur une famille. Du Liban à Cuba, de l’Australie à la France, des Etats-Unis au Liban, Amine MAALOUF nous guide sur les traces des MAALOUF.
La lecture de « ORIGINES », outre qu’elle apporte un éclairage sur l’auteur et sa personnalité multiple et complexe, nous aide à comprendre le Liban actuel, ses difficultés, ses contradictions et ses espoirs !
Le livre commence avec la mort du père de Amine MAALOUF et se termine avec cette mort, sans que l’on apprenne grand-chose sur ce père ! Les véritables héros sont BOTROS, le grand-père de l’auteur et GEBRAYEL, son oncle paternel.
Espérons – Amine Maalouf l’a laissé entendre – qu’une suite à ORIGINES consacrée au géniteur de l’auteur sera bientôt publiée.
Pour mieux appréhender la portée réelle de « ORIGINES », il est intéressant de lire cet interview de Amine MAALOUF.

Joli titre de billet. L’homme-arbre ayant la terre pour patrie tient à ses racines, pardon, à ses origines pour respecter le désir de MAALOUF.
Hmida, qui aime partager, continue sa voie dans l’exploration de la littérature.
Quel beau chemin que celui que l’on ouvre pour les autres!
@ Le jardinier des mots
Je n’ai aucun mérite dans le choix des mots qui composent le titre de ce billet! Je n’ai fait que reprendre ceux utilisés par Amine Maalouf dans l’introduction de son livre : “Pour patrie, un patronyme? Oui, c’est ainsi! Et pour foi, une antique fidélité”.
Dans ma quête littéraire, j’éprouve bien sûr le plaisir égoïste de la découverte. Mais en le partageant et en donnant éventuellement le goût de lire à d’autres, ce plaisir est multiplié.
La lecture des œuvres d’Amine Maalouf nous transporte avec passion dans les dédales de l’histoire de l’Orient en général et du Liban en particulier. Je pourrai qualifier cet écrivain de talent comme un écrivain orientaliste-à l’instar des peintres orientalistes- Son parcours ressemble en tout point de vue à celui du prix Nobel JMG le Clésio et il faudra s’attendre à le voir couronné du même mérite.
@ MG
Maalouf orientaliste? Je ne partage pas ton idée : il est lui même oriental, nourri de culture orientale! Il ne regarde pas l’orient de l’extérieur, mais mais de l’intime intérieur qu’il a vécu et qu’il connait parfaitement!
hmida, l’orientalisme est un courant artistique et littéraire qui ne concerne pas seulement les occidentaux,d’ailleurs des artistes maghrébins dont des algériens et marocains sont catalogués orientalistes! voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Orientaliste
@ MG
Je tiens à signaler d’emblée que je ne fais aucune confiance à Wikipéia, en tant que référence : n’importe qui peut y mettre n’importe quoi.
Un peintre marocain qui peindrait des scènes de la vie marocaine serait un orientaliste? Un romancier algérien qui décrirait la vie de la société algérienne serait un orientaliste?
Non, je refuse cette acception!
Pour ce qui est des peintres orientalistes, je te renvoie à ce site
http://orientaliste.free.fr/
Sur les 1365 peintres orientalistes recensés, on trouve une poignée de peintres “orientaux” : algériens d’avant l’indépendance et turcs de culture occidentale.
Pour les auteurs orientalistes, “Le Dictionnaire ds orientalistes de langue française” de François Pouillon publié chez Karthala en 2008, en répertorie un bon millier, dont effectivement quelques uns d’origine “orientale”.
Mais l’orentalisme reste une affaire d’occidentaux, je pense!
Mon héros c’est qui ? Amin Maalouf, Pardi !
L’orientalisme est un impérialisme…
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Hmida, je ne pense pas que l’on puisse minimiser ou dénigrer les apports de cette encyclopédie originale-Wikipédia- où les articles sont référencés, modifiés et révisés continuellement. Si la vérité est une subjectivité, une entité inaccessible, elle n’en demeure pas moins un point de mire auquel la pensée humaine tend à s’en approcher. Le mécanisme du langage pour fonctionner, se base sur l’empirisme puis sur des définitions en perpétuel remaniement en fonction de l’évolution des connaissances. Il en est de même pour les sciences, les arts et la philosophie -exceptés bien entendu les dogmes qui se veulent rapporteur de la vérité absolue- Wikipédia tire son originalité de ce constat et reste redevable de respect et mérite…
A propos de wirikikipédia, je vous signale le billet que j’ai consacré à M. Jimmy Wales – cet amerloque pavé de bonnes intentions qui s’est pris à la fois pour Diderot et d’Alembert en fondant Wikipédia – sous le titre “Méfiez vous de Jimbo”, Jimbo étant le surnom de M. Wales.
J’ai d’ailleurs appris qu’à l’origine, son projet était d’ordre pornographique mais que cela n’ayant pas marché, il a changé son fusil d’épaule et la suite, vous la connaissez.
Cela dit et malgré mes sarcasmes, je reconnais qu’il m’arrive parfois, surtout lorsque mes recherches via google aboutissent en premier lieu à ce que les rédacteurs de cette “encyclopédie” pondent sur tout et n’importe quoi, de commencer par défricher mon sujet en me servant de cet outil-là. Mais je ne m’en contente jamais, sauf lorsqu’il me semble que la bibliographie fournie est suffisamment rigoureuse. Par exemple, l’article consacré au calendrier lunaire est remarquablement référencée…
Mais je comprends tout à fait la réticence de hmida par exemple, qui a raison de déplorer que pour beaucoup d’internautes, Wikipédia soit devenu la bible du savoir moderne et que ces gens-là, qui n’ont probablement jamais mis les pieds dans une vraie bibliothèque, ne sauront jamais ce qu’est une recherche livresque ou documentaire digne de ce nom.
Wiki wiki signifie parait-il “vite” en Hawaïen.
Or c’est bien là il me semble le principal défaut de la philosophie de cette encyclopédie des temps hyper modernes : l’obsession d’accéder vite à tout, sans réaliser que le temps a horreur des choses qui se font sans lui…
D’un autre côté, en matière d’information comme de beaucoup d’autres choses, il y aura toujours ceux qui produisent et ceux qui consomment. A charge pour les seconds, infiniment plus nombreux que les premiers, de ne pas consommer idiot ! Ou alors de devenir producteurs, en se donnant la peine de respecter les consommateurs.
Mais pour ne pas verser dans le hors sujet, je m’en vais de ce pas voir ce que Wikipédia raconte sur Amine Maalouf…
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