UN ROMAN N ‘EST PAS QU’UNE SUITE D’OBSCÉNITÉS.

La découverte d’auteurs marocains francophones que je ne connais pas a toujours était pour moi un plaisir ; j’aime saluer leur travail quand, à mon humble avis de lecteur lambda, il le mérite. Mais je n’hésite à dire crûment ma éception quand elle doit être exprimée.

Je ne connaissais pas Karim NASSSERI, je ne connaissais pas son roman “LE MARIN DE MOGADOR” publié en 2008 aux Editions LE MANUNISCRIT que je connaissais pas non plus.

MOGADOR

C’est donc avec une curiosité certaine et même bienveillante que j’ai ouvert ce livre.

Mais dès la première phrase j’ai été choqué par la crudité de l’expression : “j’ai longtemps rêvé de me faire baiser dans le lit conjigal de mes parents“!

Après tout, pourquoi pas! Chacun son trip et chacun ses fantasmes! Mais moi, lecteur lambda, je tiens à ce que un roman m’embarque dans un voyage intéressant, inédit, qui me fasse rêver, qui chatouille mon émotion ou ma curiosité.

Les pages qui suivent s’inscrivent dans le même registre de langue et le même champ sémantique : Karim NASSERI y évoque des putains, les cuisses de sa mère, les dérives sexuelles de son père; il parle de ses “jolies fesses fermes.

Honnêtement, ce n’est pas ce que je recherche dans un roman, surtout que ce genre de “littérature” n’apporte aucun éclairage spécial sur les personnages, ni sur l’intrigue ni sur les dialogues.

On a l’impression de Kaim NASSERI est frappé par le syndrome de Gilles de La Tourette et qu’il ne peut se retenir d’écrire de mots choquants, crus, sans raison, juste pour se défouler.

Dommage parce ce que l’auteur a une aisance et une fluidité dans son écriture assez remarquables. Normal pour quelqu’un qui a choisi de vivre depuis une quarantaine d’année.

Dommage par ailleurs que l’éditeur ait laissé passé des dizaines de coquilles qui ne sont surement pas dues à l’auteur mais à des correcteurs négligents : comme une troisième personne du verbe “rire” au pasé simple qui donne un lamentable : “L’amiral ria au nez du vieux” ou un “feignant” qui sonne comme “fainéant” mais qui n’est qu’un affreux barbarisme ; sans parler de “une cordeS” qui se serait biuen passée de cet “s” inutile.

Karim NASSERI, comme un certain nombre d’écrivains francophones marocains, semble écrire pour le lecteur français, friand de sexe et d’exotisme et lui vend donc un Maroc miséreux et des marocains et des marocaines misérables, baignant dans la misère, mais pratiquant allègrement le sexe et s’adonnant aux drogues.

Très peu pour moi!

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