Depuis quelques jours, l’appel à tous les démocrates lancé par Fouad Ali Al Himma et un groupe de personnalités d’horizons divers, provoque le débat dans le microcosme politique marocain.
S’il ne fallait retenir qu’un élément positif dans cet appel, je crois que ce serait la volonté affichée de « combler le déficit de mobilisation des élites nationales dans l’encadrement des citoyens et dans la participation de ceux-ci à la construction de leur avenir».
Pour cette raison, cet appel, en dépit de sa charge éventuelle de manipulation politicienne, ne peut en soi être rejeté d’emblée par quiconque se prétend citoyen responsable, préoccupé par le degré de déliquescence que connaît la vie politique dans notre pays.
Un pays dont les partis traditionnels, autrefois mobilisant les foules malgré la répression et les risques, réuinissent à peine entre 10 et 15% des suffrages, avec une abstention de l’ordre de 65%, est un pays qui enregistre pour le moins que l’on puisse dire « un déficit de mobilisation ». Remédier à cette situation n’est pas condamnable en soi !
Maintenant, cherchons les raisons de rejeter cet appel ! Faut-il retenir comme motif de rejet le simple fait que l’instigateur soit un ami ou un proche du souverain ? Est-ce donc une tare que d’être l’ami ou le proche du souverain ? Cette proximité supposée ou réelle serait-elle préjudiciable à l’intelligence, à la compréhension des problèmes nationaux, à la capacité d’analyse ? Pire, serait-elle la preuve d’une mauvaise foi absolue ou d’un manque de patriotisme flagrant? Avancer de telles inepties relève de la méconnaissance des hommes,du système et du pays, du fastasme le plus irrationnel et d’un manque de matutité politique inquiétant.
Fouad Ali El Himma a décidé – ou a été convaincu, personne ne le sait, à part lui-même – d’abandonner le fauteuil de ministre pour aller se frotter à la vox populi. Il a été plébiscité par les électeurs de sa région, qui le connaissent, qui l’apprécient, qui croient en lui. Plébiscité alors que des pontes de certains partis ont été rejetés par leurs électeurs habituels ou élus du bout du bulletin. Avec des scores ridicules.
Fouad Ali El Himma aurait bâti, semble-t-il, sa campagne électorale sur sa royale amitié, les autres l’auraient fait sur leurs réalisations, sur leurs idées, sur leurs projets, sur leur idéologie. Il faut donc croire que les marocains et les marocaines – peuple et élite, car Fouad Ali El Himma a réuni autour de sa personne le petit peuple des Rhamna et les élites intellectuelles – sont plus sensibles aux sirènes royales qu’aux sirènes partisanes.
A propos d’élite, nous pourrions nous interroger sur ce qui a pu attirer autour de Fouad Ali El Himma des personnalités comme :
1/ des ministres actuels :
• Ahmed Khchichine • Aziz Akhannouch
Ce n’est pas l’ambition personnelle. L’un et l’autre n’ont pas besoin de la bénédiction « himmienne » pour exister !
2/ des militants des droits de l’homme, connus et reconnus, que le pays entier respecte :
• Salah El Ouadie El Assafi • Khadija Rouissi • Hakim Benchamach
3/ Un financier de haut vol :
• Mustapha Bakkoury, patron de la CDG, des décisions duquel une grande partie de l’économie nationale est dépendante.
4/ Des anciens ministres :
• Rachid Talbi Alami, ancien ministre RNI. • Mohamed Cheikh Biadillah, ministre sortant de la Santé.
5/ Experts reconnus dans leur domaine :
• Habib Belkouch, directeur du Centre d’Information de formation des droits de l’Homme du Royaume du Maroc. • Hassan Benaddi, journaliste.
D’autres personnalités viendraient rejoindre cette plate-forme qui aurait vocation « regrouper tous ceux qui veulent contribuer à l’élan de démocratisation et de développement que connaît le Maroc », avec un seul objectif : l’intérêt national.
• Nasser Bouazza, titulaire de la chaire communication communautaire de l’UNESCO à l’Institut de Journalisme, • Jamal Eddine Naji, responsable de la Chaire UNESCO en communication publique et communautaire Institut Supérieur de l’Information et de la Communication.- • Bachir Znagui, ancien journaliste de « Libération » • Kamal Lahbib, altermondialiste convaincu et secrétaire génral de Alternatives-Maroc. • Ahmed Herzeni, président du Conseil consultatif des droits de l’Homme.
On a également cité Mohamed Aujar, ancien ministre RNI des droits de l’homme.
Comme l’écrit Taha Balafrej dans son blog à propos du mouvement qui s’amorce :
« La quête de crédibilité est claire : le mouvement des démocrates se drape de légitimité pour éviter l’étiquette makhzen ».
En ce qui concerne le fondement politique de cemouvement, certains comparent l’action menée par Fouad Ali El Himma à ce que le Maroc a connu dans le passé.
Remontant à Ahmed Reda Guedira et au FDIC, dont je défie les jeunes qui en parlent de décrypter les initiales qui forment cet acronyme, ils prétendent voir dans le projet de El Himma un remake du regroupement initié en 1963 pour contrecarrer les formations politiques issues du mouvement national encore présent de manière très significative à travers l’Istiqlal et ses rivaux de l’UNFP.
Grande différence avec 2008 : actuellement tous les partis politiques sont moribonds ou du moins exsangues.
D’autres essaient de faire le lien avec le RNI et Ahmed Osamne. La comparaison n’est pas de mise ici non plus : Ahmed Osmane demandera à quitter la primature dès la fondation du RNI. Cette offense au palais lui coûtera l’animosité royale et pire l’animosité basrienne. Et El himma semble plutôt déterminé à être un homme d’action, attiré par le pouvoir ! On l’imagine mal en gourou occulte ou en théoricien académique d’un groupe de réflexion.
Plus près de nous, l’expérience de l’Union constitutionnelle reste trop spéciale et concerne une période assez trouble de l’histoire de notre pays, pour qu’elle puisse service d’exemple à quiconque. Fouad Ali El Himma est trop fin politicien pour s’en être inspirer.
Pour finir, il n’est pas inutile de replacer la démarche de Fouad Ali El Himma dans un cadre plus général en se posant la question :
« Le champ politique marocain est-il en demande d’une nouvelle formation ? »
Depuis l’indépendance, ce champ été dominé d’une part par le flou le plus total, d’autre part par les alliances les plus abracadabrantes et enfin par l’intervention de l’état.
La Koutla est un non-sens politique absolu ! Tout comme la création du PJD !
Comment peut-on prétendre réunir le P.I. et l’U.S.FP., accolée d’un P.P.S. en mal de reconnaissance ?
Comment peut-on créer un parti dans un pays musulman avec comme seul référentiel, l’islam ?
Comment prétendre fédérer les marocains dans des conditions aussi floues, aussi contradictoires et aussi vagues ?
Sans entrer dans le détail du fonctionnement des partis traditionnels, toutes catégories confondues, le citoyen lambda a vite fait de saisir qu’il n’a aucune chance d’y trouver sa place. Quelque soit sa volonté de militer, son attachement aux valeurs du parti et sa détermination à les défendre. Les places sont prises, les avantages accaparés et les horizons bouchés ! Telle est la véritable situation des partis ces dernières années et elle a conduit le peuple marocain – tellement politisé sous le protectorat, toujours aussi politisé au début de l’indépendance, encore plus politisé dans les années 1970, en dépit des difficultés et de la répression. La dépolitisation est venue avec la démobilisation, avec les déceptions, avec le renoncement.
Si quelqu’un – de quelque bord soit-il – arrive à redonner aux citoyens l’envie de croire en la politique, s’il arrive à recréer la confiance entre citoyens et hommes politiques, s’il arrive à donner une dimension idéologique à la dynamique sociale, économique et intellectuelle que connaît le Maroc actuellement, pourquoi le rejeter ?
A mon âge, je n’ai plus grand espoir de faire de la politique mais je vois tellement de jeunes assoiffés d’écoute, affamés de dialogue, ayant tellement à apporter au pays mais n’y parvenant pas par manque de tribune partisane !
Je n’ai aucune sympathie spéciale pour la personne de Ali Fouad El Himma, mais je me dis qu’il faut laisser le temps au temps et attendre de voir ce que cet appel à tous les démocrates donnera !
L’avenir politique du Maroc mérite que toutes les expériences soient tentées pour le sauver.

“Il a été plébiscité par les électeurs de sa région, qui le connaissent, qui l’apprécient, qui croient en lui”
–> on lit des choses, parfois, on demande si on rêve. La presse a rapporté en long et en large comment le candidat a été perçu par les habitants . Ils voyaient en lui le Candidat de Sidna et sans que cela soit interprété comme péjoratif on sait l’effet des proches dur roi sur certaines populations du Maroc profond. Ils inspirent un mélange de craintes et de respect . Il suffit de voir comment les agents d’autorités, les Caids en particulier sont perçus par les populations labas. On tremble à leur passage. D’ailleurs un photographe a immortialisé le moment par une photo de Si Fouad « tendant royalement » et sans gêne sa main à un vieillard qui l’embrasse.
« Il faut donc croire que les marocains et les marocaines – peuple et élite, car Fouad Ali El Himma a réuni autour de sa personne le petit peuple des Rhamna et les élites intellectuelles – sont plus sensibles aux sirènes royales qu’aux sirènes partisanes. »
—> Ou il faut dire que le roi ayant concentré tous les pouvoirs (même l’inauguration des fontaines) il n a rien laissé aux autres qui passent pour des inutiles. Il était dès lors normal que les populations voient en un ami du roi un candidat plus utile que les autres. Puisque on en est à ce que aucune autre insinuation , même pas le gouvernement n’aient un semblant de pouvoir et de marge de décision.
J’en connais moi des gens qui dès qu’on leur souffle que celui là est proche du roi ils se bousculent pour arriver à le rapprocher.
Vous ne pouvez pas tout faire pour tuer les partis politiques et vous venez enfin de compte sur ce champs de ruines fonder un qui a tout d’un rassemblement pour le roi. C’est mal honnête.
Ceux qui ont jugé cette initiative de mauvais goût venant d’un autre temps l’ont fait pour plusieurs raisons :
1- Dans un système politique ou tout tourne autour de roi , ça serait étouffant que même la politique sera entre les mains du roi.
2- Le parti de EL Himma part, comme dirait l’autre avec « une cuillère en or » . FAEH usera des mêmes moyens que celle de Rhamna pour s’imposer : un candidat pas comme les autres , profitant de délais d’initiés et de proximité avec le pouvoir, et qui entre en concurrence déloyale avec les autres.
3- Hormis le fait que FAEH est le copain du roi on ne lui connaît pas d’autres faits d’armes. Il appelle « tous les démocrates » à se réunir autour de lui mais justement on recherche toujours à quel moment lui même était démocrate puisqu’on ne lui connaît pas des idées et des idéaux démocratiques. A vrai dire on connaît pas ses idées tout court, on sait rien de lui hormis le fait qu’il se balade en voiture en compagnie du roi.
4- Comme tu dis attendons voir. Mais je doute fort que FAEH mobilisera des citoyens ceux du Maroc profond des bidonvilles et des campagnes.
5- Oui pourquoi ne pas le dire en 2008 pas la peine de refaire le film du FDIC, du RNI, de l’UC… a l’époque on disait aussi que c’est parce que les partis ont échoués que ce mouvements sont nécessaires. C’est curieux combien l’historie se répète !
Les partis existants peuvent se relever. Peuvent se consolider et pas besoin d’une OPA pour cela. Il faut commencer déjà pour ne plus leur donner des miettes de pouvoir et les décrédibiliser en les rendant, par un jeu institutionnel, inutiles.
Question pour un champion : qui connaît les idées de Ssi El Hima ? personne. Même dans ce billet j’ai cherché ce qui le caractérise, hormis son copinage avec le roi, j’ai rien trouvé. A ce prix là je préfère de loin le PJD ou l’USFP.
Désolé j’ai pas pu me relire.
@ Larbi
Cinqu questions pour l’as de la blogoma :
1/ QUELLES SONT LES IDEES DE L’USFP (parti historique s’il en est) et du PJD (parti de l’avenir si l’on croit les sondeurs) qui te feraient voter pour l’un ou pour l’autre?
2/Les partis peuvent se relever et se consolider : POURQUOI NE L’ONT-ILS PAS FAIT AVANT LES ELECTIONS DE SEPTEMBRE 2007? Ne me sors pas l’argument que le makhzaen les a inhibés, tétanisés!
3/ Les cas de figure FDIC, RNI et UC sont différents l’un de l’autre comme sera différent le cas de ce nouveau-venu! Le Maroc change, les marocains changent!
4/ Sur les 355 députés, cite-moi un seul qui n’ait pas jouer l’argument d’autorité pour se faire élire : peu importe l’autorité invoquée (makhzanienne, clanique, tribale, religieuse, historique,économique ou financière).
5/ Une dernière pour la route : sur les 355 députés, cite-moi seul qui ait été élu pour son programme politique!
@ LARBI
Tout à fait d’accord toi..
Je te suis à 100 % lorsque tu dis concernant les partis politiques :
“Les partis existants peuvent se relever. Peuvent se consolider et pas besoin d’une OPA pour cela. Il faut commencer déjà pour ne plus leur donner des miettes de pouvoir et les décrédibiliser en les rendant, par un jeu institutionnel, inutiles.”
Sur un billet posté chez Amina, sur le même sujet, j’avais conclu :
“Il ne faut pas se leurrer : notre Société est “politiquement et culturellement sous-développée”.
Par conséquent, sans négliger l’apport de notre “intelligentsia”, nous avons surtout besoin de partis politiques forts, responsables, dynamiques, communicateurs, en permanence à l’écoute des citoyens ….et agissant véritablement dans l’intérêt général.
Or, force est de constater que, dans ce pays, “on” fait tout pour affaiblir nos partis politiques (notamment ceux qui ont une légitimité historique incontestable) et ternir leur image auprés des citoyens et, dans ce but, les “appels à” font partie de la stratégie de ces “on”.
Et dans ce “on” il y a beaucoup de monde (y compris malheureusement les vieux caciques des partis issus du Mouvement National).
Cela dit, je n’ai pas de sympathie particulière pour M. Driss LACHGAR de l’USFP (il m’horripile même) , mais je trouve qu’il n’a pas tout à fait tort lorsqu’il voit dans “l’irruption” de FAEH sur le champ politique marocain un danger réel pour la démocratie dans ce pays.
Quant on voit un aherdane, un osmane un yazghi et autres dynosaures accrochés à ce point à la politique, il ya de quoi être écoeuré de la chose politique pour l’éternité. Cet appel à tous les démocrates est une manière de redonner l’espoir, de redistribuer les donnes et de combler une déficience manifeste d’attractivité pour la politique et ceux qui la font et défont. Ceci dit, par principe, se mettre sous le giron d’El Himma lequel est incontestablement proche du Roi, ne risque t-il pas d’attirer tous les opportunistes (je ne parle pas des premiers adhérents) d’autant qu’on ratisse large. 2/ Si malgré tout, nous ne sommes pas séduit par la démarche d’El Himma, cela fait-il pour autant de nous des non-démocrates?
@Hmida,
Avant propos : FDIC = Front de Défense des Institutions Constitutionnelles.
Com :
Ton raisonnement peut paraitre parfait mais dans un champs politique parfait. Un peuple en mal de mobilisation politique a besoin de quelqu’un, de “mouvement”, … fédératrice et donneuse d’espoir.
Voyons un peu pourquoi, je pense, le raisonnement semble biaisé :
1 – Si les marocains ont perdu confiance en la politique et les politiciens et les partis, … comment un mouvement pourrait leur rendre ce lien?
2 – Si nous critiquons le manque de transparence, l’absence de démocratie interne au parti, la non valeur du militant de base, … comment un mouvement élitiste pourrait résoudre l’affaire?
3 – Si tout le le monde a la conviction que les partis ne servent à rien, que le roi est le seul “faiseur” au Maroc, comment donner à une autre force le crédit?
4 – Si les “tous les démocrates”, je ne juge nullement les intentions, diagnistiquent la situation et se résolvent qu’une des entrées de redonner l’espoir est la réfore constitutionnelle, la séparation de pouvoir, ( après tout, ils se veulent démocrates, non? ), que serait la position de “l’ami du Roi”?
5 – Si un autre ministre aurait démissioné, serait porté candidat à Bengrir et constitué ce mouvement, comment cet appel aurait été perçu?
6 – Comment expliquer la médiatisation ( Map, 2M, SNRT, … ) massive de l’appel?
Pour ne pas revenir aux expériences passées ( que nous reproduisons avec ignorance, Gdira est 1000 fois plus expérimenté, avait 1000 fois plus de pouvoir qu’El himma, mais n’a pas réussi, les autres, vous connaissez l’histoire ), je vais te référer aux Bunkeristes en espagne. Ceux qui ne voulait pas de changement dans notre voisin du nord et que Juan Carlos a discrédité lors de son discours en 1981 après le coup d’état en Esapgne.
Bref, ma version des choses sur la faiblesse des partis ( je sais qu’elle n’est pas très apprécié ) : Alors que le Maroc a entamé un processus dit démocratique en 1996, le Roi a avorté la transition en imposant un premier ministre hors des urnes. Les forces politiques, au lieu de marquer une position ferme, à l’image de cette décision, ont joué le jeu et participé à un gouvernement sans contenu politique. Le résultat : la méritocratie politique tombe à l’eau.
Dans votre commentaire vous avez fait appel au passé pour critiquer la comparaison qui a été faite entre l’initiative de FAEH et celle de ses prédécesseurs. Ce recours que vous faites à l’histoire est dénué de tout argument. Pire, vous l’avez maquillé avec Cha9fa comme on dit à RHAMNA.
1) “A propos d’élite, nous pourrions nous interroger sur ce qui a pu attirer autour de Fouad Ali El Himma des personnalités comme …”
Pour vous c’est la première fois que cela se produit. Ce n’est pas un phénomène exceptionnel ; on a vu des personnes traverser le champ politique pour aller d’un extrème à l’autre par conviction ou opportunisme.
2) Osmane : il y a des disaines d’anecdotes (je n’ose pas dire histoires) qu’on peut évoquer pour expliquer l’animosité royales à son égard.
3) UC : ” … l’expérience de l’Union constitutionnelle reste trop spéciale et concerne une période assez trouble de l’histoire de notre pays … ”
Maati BOUABID nous a sservi un tagine avec ” MIN AYNA LAKA HADA”. Mais que le Tagine, y avait rien dedans. SAYAL LINA R’YOUG O SAFI.
Vous ne trouvez toujours pas de ressemblance ?
La période actuelle n’est pas assez trouble à vos yeux ? Le vide politique, caractérisé par un parlement qui ne représente presque rien et un chef de l’Etat qui monopolise tous ( ce qui doit poser un problème pour vous qui nous chante ici la démocratisation) n’est-t-il pas si dangereux.
4) ” Et El himma … On l’imagine mal en gourou occulte ou en théoricien académique d’un groupe de réflexion. Plus loin : ” [FAEH] est trop fin politicien…”
Le BASRI n’était ni gourou ni fin politicien. Il a attiré aussi beaucoup de monde de son vivant politique. Mais il avait la BATTE magique. Il a gouverné des “siècles” (por moi, vu les dégats qu’il a laissé). A la fin il a dit qu’il exécutait les ordres.
Vous aussi vous pouvez gouverné et attiré beaucoup de monde si vous avez la BATTE ou un attribut ou une enseigne comme FAEH.
Ceci étant, il y a un autre paramètre, celui des clans qui commence à se dessiner. Et je pose aux intervenants cette question : NE VOIT – ON PAS L0 UNE INITITIVE DU PALAIS POUR SE LIBERER DE L EMPRISE D UN LOBY HISTORIQUE ?
@ Tous
Les interventions de quelques exemples la fine fleur de notre société (un ingénieur, un journaliste et un professeur) n’ont pas fait avancer le débat d’un iota, sauf pour dire que le pouvoir est concentreé entre les mains du roi et que la solution sonsterait àle remettre aux partis politiques.
Soit! Sauf que nous nous accordons sur l’incurie de ces partis, leur manque de démocratie interne, l’incopétence de leur dirigeants!
Le champ politique de notre pays est vaiement dans une situation bien délicate!
Vivement que notre Onze national réalise un exploit au Ghana pour que nous ayons une raison valable de croire encore en ce pays!!!!!!
Hmida,
vous n’arretez pas de raconter n’importe quoi.
VOUS DITES SOUVENT LA CHOSE ET SON CONTRAIRE;
ALLEZ VOUS INSCRIRE DANS CETTE LISTE ET BASTA.
Vous allez me répondre liberté d’expression et bla bla.
Oui, mais pour raconter des histoires à dormir debout ..
Tous ces gens qui militent dans ces partis ne valent rien à vos yeux. Pourtant ils ont donné et je vous pas le dessin ici.
C’est honteux, le système inhibe toute veleité démocrate en engloutant ses tetes
Et vous ne dites qu ‘un nouveau parti va régler ce que les autres ne savent pas faire.
Un parti de cadres, de mortaziqa.
Qui a mis les partis politiques dans cette situations? On les a mis à carreau pendant des … et maintenant on leur demande d’être ce qu’on voulait pas , ce qu’on veut pas qu’il soit.
J’ai vu comment ça se passe à l’intérieur d’un parti. C’est la salubrité intellectuel.
Mais en quoi un nouveau parti va apporter quelque chose ? ou encore dans votre esprit à 34 (partis) ça marche et pas à 33.
Qui a réduit les marocains à des karakiz, et plutard à des kamikaz,
Qui a réduit les marocains à des personnes amorphes, qui ont peur de tous et meme réclamer le droit le plus élémentaire et à qui on demande maintenant de prendre l’initiative, de se bouger le cul ?
Vous croyez qu’on change la société comme on change de direction à bord d’une voiture.
Changer mon vieux, c’est s’attaque à Rwina dans la justice, à Rwina dans l’administration …
Je m’en fous de la légitimité, il était au pouvoir avec ses amis. Pourquoi n’ont pas commencer par là. Là où on peut libérer les forces vives du pays.
@ Naim
Je n’ai jamais émis l’intention de me m’inscrire sur cette liste que je sache! Je ne me suis pas embrigadé dans un parti quand les partis étaient légitimes, je ne vais pas me fourvoyer avec un personnage pour lequel j’ai écrit ici même n’avoir aucne sympathie particulière!
En tant que citoyen, je me pose des questions sur ce qui arrive! Je n’apporte ni réponse ni jugement!
Mais la véhémence de ton intervention prouve que ce n’est pas demain la veille que la liberté d’expression et le sens du dialogue seront l’apanage de notre pays.
Je comprends mieux la rwina dont tu parles!
manip pour manip, himma ou quelqu’un d’autre, 33 ou 34 partis, ça ne me dérangerait pas si j’ai la garantie que ça profiterait réellement à quelqu’un, biensûr à part à la nouvelle jeune élite. on voudrait bien y croire: un parti qui ne tmobe pas en ruine, qui n’est pas guindé dans son esprit étriqué, ou qui n’est pas juste un épouvantail ” khayal m2ata”, mais justement les partis ont été pendant longtemps paterenisés, et le mekhzen en a toujours été leur tuteur légal, faut-il croire que aujourd’hui ça pourrait changer? vu le lanceur d’appel, je me pose des questions. on veut bien y croire, mais on n’a pas besoin d’un parti supplémentaire, si cette volonté est sincère, peut être faudrait-il agir sous l’aspect associatif proche des gamins des quartiers ( c’est là où commence le vrai travail). la citoyenneté, n’a rien à avoir avec les diplômes, nos grands pères n’ont pas fait l’ENA, ils étaient au fin fonds de leurs montagnes, et pourtant l’amour du watan c’était inné chez eux, ils étaient capables de faire des analyses politiques très pertinentes. si on veut réellement sauver l’avenir, il faut d’urgence entamer la réforme de l’enseignement et de l’éducation, c’est ça l’avenir. ensuite la réforme de la justice, parce que c’est fondamental pour une quelconque démocratie.
@ hmida :
N’exagérons rien : on n’a pas besoin d’un exploit de nos foot balleurs au Ghana pour croire en notre pays (Le Foot Ball n’est qu’un jeu, rien qu’un jeu).
On y crois tout simplement parce qu’on l’aime.
Cela ne nous empêche de critiquer …ce qu’il y a à critiquer !
La plupart d’entre nous estime que, sur le champ politique, nous vivons actuellement une période qui s’apparente “étrangement” à une période de l’histoire de notre pays que nous croyons révolue à jamais :
1) “Passage en force ” sur la scène politique partisane d’un homme du sérail royal
2) Tentative de remake des films FDIC, RNI, UC.
3) Dénigrement insidieux des partis politiques “historique”
4) Etc..
Ce qui amène certains à se poser légitimement la question de savoir si, au plan politique, le pays a vraiment changé depuis l’avènement du nouveau régime .
@ Alibaba
Analyse biaisée que tu fais là :
1/ Il n’y a pas de pas de “passage en force” : il n’y as d’adversaire en face!
2/ Tentative de remake du FDIC, du RNI, et de l’UC : ce ne sont ni les mêmes conditions politques ni sociales.
3/ Dénigrement sytématique des partis historiques: honnètement, crois-tu que l’USFP se soit conduit en parti resposanble, avant et après le 7 septembre?
Désolé pour le ton utilisé.
Mais ce ton ne te permet pas de juger la liberté d’expression et son avenir dans le pays.
Des raccourcis, mon dieu.
La véhémence de tes réponses dans beaucoup de tes réponses dans certains sujets surclassent la mienne et de loin.
Non tu ne connais pas la RWINA dont je parle. Parce que vous ne l’avez pas vecu, ou vous ne l’avez pas saisie ou elle vous arrange.
Je vous défi de me trouver secteur administratif où les choses se déroulent raisonnablement, ou on peut remrquer une quelconque gestion, organisation sérieuse. Autre bien sûr que celle qui consiste à épier les poches du citoyen pour les vider.
Et La rwina dont vous parlez, toi, et qui me vise, elle est plutot … relisez vous d’abord
A DIEU
@Tous,
Là où je suis d’accord avec Hmida, c’est que le débat n’avance pas!
Franchement, je me résoud personnellement à une conviction ( je n’ai pas de preuves scientifiques qui satfifasse le cartésien que je suis, mais des signes forts ) : le Makhzen se repositionne encore, il se renforce avec beaucoup de mépris. Ce nouveau Makhzen décompléxé ( qui s’est débarassé du fardeau de l’ancienne ère, qui a courageusement tourné la page des années de ploms avec une approche contestable, qui a montré à l’opinion internationale des signes de progrès, … ) va pour un totalitarisme à visage humainste!
l’USFP, la gauche et les partis politiques en général vivent une crise du régime par procuration! imaginons un revers de la part de la France ou des US envers le Maroc, quel sera l’appui du régime? les partis affaiblis, ce “mouvement de tous les démocrates” sans assises populaires, …?
S’il y a eu stabilité, progès et autres avancées macro dans ce pays, c’est un peu grace à un Roi qui a donné des signes de proximité, d’humanisme, mais aussi par un pacte avec les forces politiques qui ont prôné l’avance de bonne volonté et l’intérêt global de la nation. Aujourd’hui, et au lieu que la seconde phase du processus démocratique consacre la démarche démocratique, la répercution des avancées économiques sur le citoyen lambda, … nous voila en train de vaire un revirement déplorable. Deux exemples pour illustrer mon propos : la façon pour le moins tragique de formation d’un gouvernement ( aucun programme, une course aux chaises ) et les cadeaux fiscaux envers le patronat.
C’est pour ces raisons que j’ai été pour le retour de l’USFP à l’opposition, je le défends toujours cette option, j’espère que le conseil national, le cas échéant le congrès saurait le concrétiser. D’un pierre deux coups : réorganiser les forces démocratiques et les forces démocratiques contre l’obscurantisme et exiger du régime un nouveau pacte consacrant une fois pour toute un exercice démocratique du pouvoir.
Mon Dieu, est ce qu’on ne peut pas parler discuter et échanger sans perdre son calme et se balancer des reproches dans la gueule, entre gens intellectuels qui plus est?
Hmida; tu as raison, il n’y'a pas de mal à garder son esprit ouvert, à négocier même avec l’ennemi d’hier, si les résultats peuvent suivre, si cela peut profiter aux enfants de demain. si on s’enferme dans le passé dans les réglements de comptes et dans les reproches, on n’avancera jamais. travailler sur un projet d’avenir bien ficelé, bien étudié, pourquoi pas, peu importe qui le propose franchement. ce qui compte c’est le “Résultat”, s’assurer de la faisabilité de la chose, même si mauvaise foi il y’a, même si manipulation il y’a, après tout la politique c’est un peu la fourbitude, ça n’a jamais été l’enfant légitime de l’honnêteté et de la vertu. bonne journée à toi.
@ Moony
Oh tu sais, j’ai connu des débats bien plus chauds et plus virulents que celui-ci, au sujet de problèmes bien moins importants. Cela fait partie du plaisir intellectueldu bloging!
Ceci dit, rappellons-nous que la politique n’est jamais une activité morale et édifiante :Machiavel l’a bien montré dans “Le prince” qui est toujours d’actualité pour qui veut avoir un regard serein sur la politique.
@ Mounir
Le passage de l’USFP a l’opposition – avec le PPS – aurait en effet permis de former un pôle de gauche très fort, face à un pôle de droite aussi fort.
C’est cette dichotomie claire et nette qui a toujours manqué au Maroc.
Le palais en a joué, c’est de bonne guerre : il défend sa position! Aux autres de jouer les pièces qu’il faut quand il le faut!
Un dicton bien de chez nous dit : “Elmakhzen 3aoud, gaoudou, la terkeb 3lih”. Nos partis politiques ont toujours préféré profiter des avantages que le Mkhzen leur offrait plutôt que de l’utiliser pour arriver à leur fin.
Tout le problème est là!
L’illusion du pouvoir a tué en nos politiciens le désir du pouvoir!
Malgré les avancées réalisés dans certains domaines…..le Maroc fait face encore a des problèmes très importants: pauvreté croissante (des mendiants partout), chômage des jeunes, éducation publique, défaillante, circulation chaotique et meurtrière, insécurité croissante dans les villes, salete et détérioration des conditions de vie (au moins a casa!), incivilité, corruption galopante, système hospitalier en faillite (ou on vole mm des bébés), injustice sociale, fiscale (IR a 40%), détournements des fonds publiques (e.g. gasoil port d Agadir) non sanctionnes, des dépenses de l état (pour une armée de fonctionnaire) en augmentation, déficit commerciale k explose (tx de 40%)…..etc sans parler des ravages de la drogue ….
Pour remettre les choses dans leur contexte et a leur place on doit chq jour rappeler a nos dirigeants (une sorte de moto sociale) que le Maroc est classe 126 pour l indice développement humain, 74e pour l indice de corruption, presque 20% de nos concitoyens vivotent avec 10 DH/jour …etc
Si un nouveau (33e) parti peu aider a résoudre qq uns des problèmes ci dessus….pourquoi pas…….moi je ne le crois pas….mais j’ espère k je me trompe.
@ à ceux qui croient encore dans les partis historiques :
Je vous conseille l’édidorial de A.R.B. dans le n° 307 de TEL QUEL du 19 au 23 Janvier 2007 intitulé “LAMANTABLE!”.
http://www.telquel-online.com/307/edito_307.shtml
Tu nous conseilles, alors, de rejoindre cette “dream team” au lieu de militer au sein des parties !
On ne peut pas en aucun cas dire que s’est finit avec les parties,
Et qu’ils ne servent à rien, c’est vraiment injuste et insensé.
On ne peut pas ignorer qu’elles vivent une crise due essentiellement à l’intégration des opportunistes dans leurs rangs qui ne cherchent que leurs intérêts.
Le problème n’est pas dans les idéologies des parties mais il est dans un nombre limité de gens. si les partisans ont pu les mettre ailleurs comme il est le cas avec el yazghi et radi , et d’établir une démocratie au sein de la partie avec un programme de formation,d’insertion et d’encadrement des jeunes . Je crois que les choses vont être changé rapidement.
Le pdj actuellement est en forme ces localités s’ouvrent quotidiennement fréquentés par les femmes, jeunes etc…..
Concernant Fouad el hima je ne crois pas qu’une seule personne est capable de réformer la scène politique, quoi que ce soit sa personnalité et ses capacités intellectuelles
@ Mohamed
Je ne conseille rien du tout, d’autant que je reconnais n’avoir aucune sympatihe pour M. El Himma. Ne me fais pas ire ce que je n’ai pas dit! Et si tu trouves ta place au sein d’un parti, vas-y allah y 3aounak!
@ bouanezi
Les partis de gauche de tous les pays vivent une crise d’idéologie et de méthodologie. Du PS français en panne au Parti travailliste anglais en rupture avec ses fondamentaux! Du PS italien complètement liquéfié au PSOE espagnol qui a renié tant d’idées de Gonzalez!
L’USFP et les partis de gauche nationaux n’échappent pas à cette règle, mais son problème est multiplié par les questions de personnes.
Et le pire est que ces problèmes de personnes se retrouvent dans tous les autres partis,PJD inclus!
Très joli billet dont je partage volontiers l’analyse sur le fond mais les faits sont tétus… je ne pense pas qu’EL Himma soit un démocrate forcené.
Mais bon je me sius tellement trompé dans mes analyses politique de ce Maroc qui bouge partout mais fait du sur place sur le plan politique que je ne suis pas à une erreur près.
El Himma, un démocrate ?
Soyons sérieux !
@ Farid
En fait, le vraie question que le paysage politique marocain doit affronter est celle de savoir QUI et COMMENT va se produire l’étincelle qui fera (re)démarrer la vie politique nationale!
L’USFP s’est sabordée, l’Istiqlal s’est descrité avec Abbas El Fassi, le MP se ridiculise avec le viel amghar qui ne veut rien lâcher, le PJD a montré ses limites, la gauche s’est auto-détruite, les partis dits de l’administration sont liquéfiés?
Nous n’avons plus d’hommes politiques, plus de leaders, plus de zaims ! Et la vie politique n’est que le reflet de ce vide sidéral!
Qui le remplira?
Si Fouad Ali El Himma s’y attèle, c’est qu’il sait que le coup est jouable?
Qu’il soit ou pas un démocrate est juste un détail maleuresuement!
Je soutiens l’appel d’El Himma, car ceux qui essaient de le combattre jusqu’à maintenant n’ont aucun argument solide, sauf qu’il est “ami avec le Roi” ! et alors, il est préférable d’être l’ami du Roi que d’être l’ami d’Aherdane ou El YZGHI, qui ne sont là que pour placer leur tribu et leurs rejetons; comme si, en dehors de leur famille, tous les autres sont des incompétents!
Heureusement qu’El Himma a investi le champs politique et même le parlement, pour montrer aux partis, comment il faut travailler et gagner la confiance des citoyens par des propositions et des réalisations concrètes!!
[...] l’Appel à tous les démocrates, un manifeste signé par un gotha, qui sont pour reprendre la classification de citoyenhmida : 1/ des ministres [...]