Pour rester dans l’esprit de mon post du 5 janvier dernier sur la possible évaluation de nos ministres, et pour éventuellement élargir le débat, en l’éloignant des considérations chiffrées qui finalement n’entrent pas dans la compétence des citoyens lambda que nous sommes, je vous propose de nous intéresser à nos gouvernants sous un angle un peu moins technique, voire dans une approche plus qualitative.

A cet effet, je me suis inspiré d’un dossier ^parue dans le numéro 1842 du magazine « LE POINT » paru le 3 janvier 2008 intitulé « Le palmarès des ministres » qui reprend l’appréciation de onze personnalités sur les membres du gouvernement français.

Peu nous importe cette appréciation, mais les critères retenus pour ce faire me semblent intéressants et je crois qu’ils peuvent être aisément applicables pour juger nos ministres et surtout appréhendés par l’ensemble des citoyens.

Voici donc ces différents critères :

LA VISION : Nos ministres ont-ils réellement une vision claire et nette de la mission qui leur est confiée ? Je prends le cas du ministre français du Travail Xavier Bertrand : voilà un ministre qui sait ce qu’il veut, qui sait où il va et qui sait comment y arriver ? Quel ministre de chez nous peut en dire autant ? Juste un exemple touchant un ministère sensible confié à une personnalité à prime abord compétente : celui de la jeunesse et des sports.

LA PEDAGOGIE : Nos ministres savent-ils nous parler, nous expliquer ce qu’ils ont l’intention d’entreprendre, de nous exposer les moyens à mettre en œuvre pour cela ? Le ministre actuel des finances semble bien parti pour cela, mais ses collègues restent par contre d’une discrétion à la limite coupable. Mais pour pouvoir expliquer, il faudrait avoir un sujet à traiter, je crois.

LE COURAGE : Nos ministres ont-ils jamais le courage de s’approprier les décisions difficiles qu’ils auront à prendre, sans se référer systématiquement aux « hautes instructions royales » ?

LA VOLONTE DE REFORMER : Devant l’énormité des réformes nécessaires à la mise à notre pays, il serait intéressant de connaître la VERITABLE volonté d’entreprendre ces réformes absolument indispensables. Je pense par exemple à la justice, qui est le secteur qui a le plus besoin d’être revu : quelle est en fait la volonté de Monsieur Abdelwahed Radi de le réformer? Sera-t-elle aussi déterminée que celle de sa collègue française Rachida Dati ?

LE TALENT MEDIATIQUE : les passages à la télévision de nos ministres sont de bien tristes moments. La langue de bois, même chez le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, est de mise. Les mauvaises habitudes prises en d’autres temps sont toujours d’actualité.

LA CAPACITE A REFORMER : Même si un ministre fait preuve d’une volonté certaine de réformer, l’inertie de l’administration et le frein que les services peuvent opposer à la réforme restent très forts. Cette capacité de réformer peut aussi être mise en échec par les structures même de l’état, comme le Secrétariat Général du Gouvernement qui peut retarder sinon bloquer toute nouveau texte pour des raisons que l’on peut diversement apprécier. L’insistance d’un ministre à vaincre ces résistances peut lui coûter assez cher en terme d’efficacité et même de longévité. Nos honorables responsables se mesurent-ils à ces forces obscures ?

Les critères cités me semblent être suffisamment intéressants pour permettre une évaluation sereine et objective l’action de nos ministres, sans entrer dans de fausses polémiques démagogiques ou populistes. Il serait en effet temps que les citoyens portent sur les responsables de ce pays un regard qui, tout en étant critique, soit constructif et aboutisse à un jugement sain et provoque des réactions constructives.

23 Responses to “UNE AUTRE MANIERE D’EVALUER NOS MINISTRES”

  1. Hassan says:

    Lu dans dans le journal Hebdo n°332 (resumé):
    “La ministre de la santé Yasmina Badou a volu changer l’inamovible secretaire general de son departement. Ce dernier est aller se plaindre auprès de Zoulikha Nasri qui l a assuré de son maintien. Ensuite la ministre a proposé une reforme des statuts de l hopital cheijh zayed, cette fois elle a eu afaire a Moinir Majidi qui l’a rappelée a l ordre. Aprés elle est allé se plaindre au 1er ministre qui lui a conseillé de se calmer un peu”

    D’ aprés les criteres definis Yasmina (k j’aime bien) sera peut etre bien noté…mm si rien n’a bougé.

    A mon avis, avant l’ évaluation des ministres il faut une definition claire des roles et responsabilites et des bases saines de governance (integrites, ethique, absence de conflit d’interet, des objectifs clairs..etc).

  2. elle voulait placer un PI probablement !

  3. Reda says:

    En voyant le titre de ton billet, je pensais que tu allais commenter la nouvelle concernant l’évaluation de nos ministres mais seulement en ce qui concerne les projets lançés par le chef de l’état

  4. hmida says:

    @ Hassan

    L’exemple de Yasmina Badou est révélateur justement des freins que la volonté de réforme exrpimée par un ministre peut renccontrer: ne sachant pas contourner ces freins, Yasmina Badou monter les limites de sa capacité à réformer.

    Maintenant qu’elle soit maintenue à son poste ou pas cela est un autre problème .

    @ Reda

    Pourquoi limiter l’évaluation des ministres à tels ou tels projets.
    Sais-tu que l’inertie administrative par exemple peut s’opposer même à la volonté royale : rappele-toi l’échec du projet de Hassan II de faire particper les salariés et les fournisseurs au profit des sucreries; regarde les difficultés d’appliquer la moudawa face aux résistances des juges!

  5. Mounir says:

    des exemples :
    1/à lire aujourd’hui dans l’Economiste, Aghmani n’est pas soutenu par les finances pour la création d’emploi.
    2/ A-t-on créé le débat pour le TGV, la frégate, … et a-t-on expliqué l’opportunité? ( une question écrite de Hariri a poussé à la convocation du DG de l’ONCF et de Ghellab concernant le TGV, à suivre ).
    3/ A-t-on expliqué la giffle à Abbas concernant les agences de développement?.
    ….
    Merci hmida pour ces critères pour le moins objectifs eu égard à notre conjoncture actuelle, les 100 jours c’est pour la fin du mois et l’on pourra juger cette équipe.

  6. hmida says:

    @ Mounir

    La gifle infligée à Abbas entre justement dans la façon de recadrer l’action du gouvernement quand le parlement ne le fait pas.

    quel est ce parlementaire qui a soulevé leproblème du hold-up régelmentaire tenté par Abbas sur les agences, qui par vocation sont “indépendantes et autonomes”? Aucun! Il a fallu que le cabinet royel réagisse!

    Pour la frégate, a-t-on une commission parlementaire chargée des problèmes de défense nationale?

    Pour le TGV, doit-il forcément donner leu à débat? Le nord devant être ancré au sud, nous avons mis en place des autoroutes. Le TGV viendra renforcer cet ancrage! Pourquoi faut-il rejeter le progrès?

  7. Mounir says:

    @hmida
    Désolé chef, je suis pas d’accord sur ton point de vue.
    Les agences sont des administrations publiques soumises au chef de l’exécutif. Le Roi n’a, dans la théorie, qu’un rôle de régulateur, pas de distribution de prérogatives. Sinon, et comme c’est le cas actuellement, Abbas travaille avec le programme du Roi ( selon ses dires ), les choix du roi, les hommes du roi, l’architectures du roi, … il est quoi alors, un super directeur à la primature?
    Concernant la frégate, peut tu nous éclairer sur cet achat stratégique? Abbas était il au courant?…
    Pour le TGV, j’ai été un grand défenseur ( voir mes billets sur le sujet puisque je travaille dans le projet ) mais politiquement, a-t-on expliqué au marocains l’intérêt de l’opportunité?
    Désolé Hmida, là tu me déçois. Si le Roi doit tout faire, et si on en est convaincu, c’est dommage pour tout … le pire c’est qu’après tu demandes des comptes à des ministres. pourquoi ne pas en demander au Roi? Le prix de la frégate ne fera pas embaucher tant de nos compatriotes chomeurs?
    “Pourquoi faut-il rejeter le progrès?” mais de quel progrès tu parles à Hmida, si les marocains cassent les vitres des trains, c’est parce qu’il y a des gens qui ont la rancueur. Ils ne pourront jamais emprunter un train. Je suis pour le progrès certes, mais un progrès où nous allons tous l’emprunter, pas seulement des chanceux.
    On ose parler de progrès, comment expliquer la vente des actions CGI ( étatique ) à 600 DH sachant que le prix réel est de 4000 Dh? sinon si ce n’est pas enrichir ceux qui vont gouverner?
    C’est dommage, demander des comptes oui, mais à tous ceux qui gouvernent alors!

  8. Hassan says:

    Penser k depenser de l’argent est un signe de progres et de developement est une illusion. Il faut d’abord reformer et mieux organiser les organismes existants (Oncf, onda, onep …etc) . Faisant d’abord marcher correctement ce qui existe avant d’engager des depenses enormes. Car les TGV il faut savoir les gerer. A quoi sert un TGV si tous les trains partent avec 2 heures de retard! si on arrive a casa et rester bloquer dans les embouteillages idiots? on ne developpe pas un pays avec 5% utilsent le TGV est 80% utilisent les taxis blancs!! Si on fait un calcul couts/benefices, ce projet est une failite.
    Autres example sont les radars fixes installes dans les villes, on depenses d’abord pour se rendre compte apres k cela ne marchera pas.

    Dans le privé, il faut d abord demontrer qu’on sait bien gerer ce qui existe (de façon optimale) avant d’engager des budgets supplementaires…..etc

  9. hmida says:

    @ Mounir

    1/ Sans nous lancer dans un débat juridique, je te rappelle que par exemple l’Agence du nord est « un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’agence est placée sous la tutelle du Premier ministre » selon le dahir n° 1-95-155 (18 rabii I 1416) portant promulgation de la loi n° 6-95 portant création de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du nord du Royaume (B.O. 6 septembre 1995).

    Cela signifie que le Premier Ministre ne peut se dessaisir de cette tutelle et la confier à quelqu’un d’autre. Seule la loi peut procéder à ce transfert.

    Prenant l’initiative de confier à un de ses ministres le soin de coiffer ou de contrôler ou de piloter cette agence, le Premier ministre a outrepassé ses pouvoirs.

    Que le Roi, garant de la constitution, ait remis les choses en place ne me semble pas critiquable.

    Le même raisonnement juridique peut être tenu pour les autres agences dont Abbas El Fassi a voulu se « débarrasser ».

    2/ Pour la frégate, j’avoue que je peux juger de l’opportunité de son achat mais je trouve que lier son prix à la possibilité de recruter des chomeurs, je trouve que le raisonnement un peu biaisé, spécieux pour ne pas dire complètement faux.

    3/ En ce qui concerne les comptes à demander au chef de l’état, tu dois savoir que TOUS LES CHEFS D ETAT DU MONDE ne sont pas responsables de leurs actes, devant qui que soit, sauf en cas de haute trahison. Sinon, Bush serait déjà pendu pour crimes contre l’humanité et Chirac déjà en prison pour des délits moins importants. Restons sérieux quand on parle de choses sérieuses.

    P.S. : Je n’ai pas à te décevoir ni à ne pas de te décevoir, que je sache, ami Mounir. Nous sommes d’accord parfois, nous serons en désaccord d’autres fois, cela s’appelle le dialogue, l’échange, le repect.

    @ Hassan

    Ok, alors attendons que tout aille bien pour que cela aille mieux. C’est un point de vue fort respectable!

  10. Hassan says:

    @ Hmida:

    Ce k je dis: Il ne faut pas attendre, il faut travailler dur pour faire marcher correctement ce qui existe (et de façon professionnelle) …..et arreter la fuite en avant en gaspillant des ressources …..dont le Maroc a fort besoin ailleur.

    Les choses peuvent aller mieux en optimisant l’utilisation des ressources disponibles.

    Salutations

  11. bouanezi says:

    Le commentaire n :1 de Hassan il répond très bien au sujet de notation de nos ministres, on touche de près comment il est difficile de juger un ministre sur son rendement, vu qu’il existe des lignes rouges indépassable . La preuve l’exemple cité par Hassan la ministre Badou veut se lancer dans les réformes de la santé.
    Par le changement du secrétaire d’état cela ne peut pas être intuitivement .puis elle a voulu changer le statut de l’hôpital ibn zaid mais la pauvre chaque fois elle trouve qu’elle est devant un panneau de stop et des haies qui sont à des hauteurs qu’elle ne peut pas les franchir. Même plus on peut penser s’elle gardera son poste ?ce que nous allons voir dans les jours avenir.
    Pour cela on ne doit pas faire de comparaison avec la France et d’autres pays développé.
    Est-ce qu’on peut avoir un ministre français qui procède à des simples réformes et il aperçoit qu’il est obligé d’interrompre ces activités grâce à l’intervention de tels ou tels personnalités ?
    Donc au lieu de faire noter nos ministres on doit d’abord noter notre démocratie, le respect des institutions et leurs indépendance,la liberté d’expression,avant d’arriver à nos ministres.

  12. moul says:

    À te lire Hmida, on se demande pourquoi les canadiens (et autres occidentaux) ne font pas des demandes massives d’immigration au Maroc. Ce pays, si bien géré par le Roi, autorité supérieure, qu’il est classé 126éme pour le développement humain.. L’aveuglement peut être plus destructeur que le “nihilisme”..

  13. hmida says:

    @ moul

    s’il y a quelquechose à laquelle je n’ai jamais cédé de ma vie, c’est bien le suivisme, le mimétisme.

    Il est très chic de dénigrer la royauté, ok …chacun sa tasse de thé!

    Moi, je me contente de regarder et de commenter ce qui se passe autour de moi : et je trouve que ce pays n’est pas si mal géré que cela!

    J’avoue qu’il y a encore mille millions de réglage à faire : ils ne peuvent pas être faits en une seule fois. Les révoilutions sont passées de mode, je crois et en plus elles n’ont rien donné de si formidable….Celle d’octobre 1917, qui s’en souvient? et surtout qu’en reste-t-il?

    Le Maroc est classé 126 ème….Oui et alors? Crois-tu que les marocains s’occupent de ce classement? Ils pensent plus à bouclé leur fin de mois et crois-moi ils y arrivent malgré tous les nihilites et tous les négativistes, et tous les aveugles comme moi.

  14. Mounir says:

    @ Hmida,
    Avant propos : Que tu me déçoives Hmida fait partie du dialogue. Il n’est nullement un manquement de respect. je n’ai signifié que ma réaction par rapport à ton propos qui m’a semblé différent des tes autres points de vue que tu as développés. De toute manière, je retire “tu me décois”.
    texte :
    1/ En ce qui concerne les agences, et ton point de vue est juste, mais je vais aller plus loin, comment ces mêmes agences ont été créées? Ont-ils été créé par l’exécutif? je ne suis pas en train de défendre Abbas, mais à mon sens, le Roi aurait pu réagir autrement, car je conçois mal que Abbas aurait pris sa décision sans avoir recours aux conseillers royaux.
    2/ Je me taxerai de populiste si je dis que je ne comprends pas pourquoi on achète une frégate alors que des gens mourrait de froid à Anefgou l’n passé. Mais bon, je ne suis pas spécialiste du domaine militaire et géostratégique, et ce que je demande, c’est tout simplement que lorsqu’on décide d’acheter avec l’argent du peuple un équipement quelconque, au moins, qu’on explique à ses représentants les motivations et l’opportunité de l’investissement.
    3/ “TOUS LES CHEFS D ETAT DU MONDE ne sont pas responsables de leurs actes” : bein je suis désolé. Quand un certain chef d’état démocratique qui gouverne échoue dans sa mission, l’électeur le sanctionne. il est responsables de ses actes devant le contribuable-électeur. Maintenant, dans notre configuration, nous souhaitons effectivement que le Roi “garant de la constitution” joue un role de régulateur et non pas de gouvernant. Dans ce cas là, et c’est à quoi j’appelle, il est l’arbitre du jeu politique.
    Je reviens à nos ministres et à leur évaluation. Mon idée, puisque dans la configuration actuelle, un directeur d’office public, ou un conseiller du roi, ou … un haut dignitaire exerce un pouvoir qui échappe et à la tutelle des ministres et à au parlement. N’est pas judicieux de demander des comptes à eux aussi? Par exemple, un wali, ou un Directeur de la RAM, ne doit-il pas être en mesure soit d’être sous la tutelle du département ministériel concerné, soit présenter des comptes devant le peuple?

  15. hmida says:

    @ mounir

    1/ tu touches là un point très sensible : nous sommes tous là entrain d’ergoter à propos de la décision de ce pauvre Abbas, de la gifle qu’il aurait réçu, etc..etc..Mais au fond, sait-on exactement ce qui s’estpassé? L’un des mystères des arcanes du pouvoir politique au Maroc réside dans le PROCESSUS DE PRISE DE DECISION.

    2/ Lors d’une vague de froid imprévisible, des gens meurent malheureusement, à Anefgou comme sous les ponts de la Moscowa ou dans les plaines du centre des USA. L’argent d’une frégate n’aurait pas sauvé nos compatriotes montagnards isolés, tu le sais bien, sans populisme, sans démagogie!

    3/ Le roi n’est pas un arbitre, pas plus que Busch n’est l’arbitre de son gouvernment, ni Sarkozy. Eux sont élus , certes; le roi du Maroc bénéficie d’une autre légitimité – historique, religieuse, sociale, politique – que personnellement je ne remets pas en cause, pour le simple raison que je n’en vois pas lé nécessité. Je reconnais que ce point de vue semble “ringard” et passéiste mais il a l’avantage d’être sincère et fondé, et qu’il me permet de pouvoir dialoguer avec des personnes qui n’ont pas la même vision plotique que moi.

    4/ Il ne faut pas confondre les ministres et les hauts responsables du genre du DG de la RAM ou de l’ex-RTM. Pour revenir à l’exemple de la France, personne ne demande à ce que le directeur de AIR FRANCE soit évalué pas plus que celui de France-Télévision. Ilexiste d’autres moyens de contrôle de ce genre de responsables.

    P.S. : Un dialogue qui déçoit est un dialogue qui a vocation à s’arrêter: il peut décevoir parce que l’on chante le même air ou parce que l’on est sur deux orbitres totalement différentes. Dans les deux cas, l’échange s’avère imposible. Ce qui ne semble pas être le cas entre nous, j’espère?

  16. ahmed says:

    Quand on veut noter les ministres faut fixer des objectifs
    Une honte à Rabat c comment on va au travail entre marcher ou risquer sa vie en grand taxi ou conter sur un bus avec un kamikase au volant,
    parler de TGV pour les touristes c de la poudre aux yeux
    le ministre de l’intérieur ou la willaya devraient faire comme à Casa et redonner les bus à la RATR avec du flouze
    Un tramway pour les riches, le reste c misère et compagnie et on s’en moque

  17. lma3ti says:

    @hmida
    L’appréciation ou l’évaluation du travail accompli par un ministre ou même haut fonctionnaire ou Dg d’un office devrait effectivement se faire selon les critères énoncés que je commenterais ci-après. Il me semble utile de préciser qu’il est facile de trouver des raisons de son échec ailleurs et qu’un responsable (quelqu’un qui répond de ses actes) doit assumer pleinement sa mission y compris les difficultés ou les blocages liés à l’environnement dans lequel il agit !

    Revenons aux aspects ou critères les plus importants de l’évaluation ou appréciation qui peut être faite par tout citoyen, par les médias ou le parlement ou par le supérieur hiérarchique ou l’autorité de tutelle (pour ce qui concerne les DG d’office ou les hauts fonctionnaires)

    VISION : le responsable doit absolument développer une vision, indiquer la direction. Dans un livre de management on fait la différence entre le directeur qui montre la direction et le gestionnaire qui fournit les moyens pour aller dans cette direction en donnant l’exemple suivant : une troupe entre dans une forêt vierge où tous les arbres se ressemblent et où il est difficile de se repérer. Un gestionnaire se préoccupera de vérifier qu’il dispose de suffisamment d’hommes pour s’ouvrir un chemin, que les machettes sont bien aiguisées, etc et pourrait partir dans une direction donnée en occupant parfaitement ses troupes et ses journées. Cet effort serait sans effet sans la vision. Ce rôle joué dans cet exemple par le directeur qui, de temps à autre, prend son temps pour repérer l’arbre le plus haut puis grimpe à son sommet pour scruter l’horizon et indiquer la direction à ses troupes. Je crois que contrairement à ce qui était la règle auparavant, certains ministres ou autres responsables ont réussi à installer une vision. Retenons pour l’exemple Adil Douiri avec le Plan Azur ou la vision 2015 pour le tourisme. La vision donne du sens au travail à accomplir aux missions à réaliser.

    LE COURAGE (ET LA VOLONTE DE REFORMER) : la vision est essentielle mais sans courage politique pour assumer pleinement des choix et s’atteler aux priorités, on ne récoltera que du saupoudrage et du manque de lisibilité. la vision se déclinant en stratégie, il est nécessaire de fixer des priorités (la ressource humaine, matérielle étant par définition rare) et de s’y tenir avec courage pour résister aux lobbies de toute sorte qui veulent une part du gâteau. Je crois que là aussi de bonnes choses commencent à se réaliser ici ou là (tourisme, mais également émergence, ciblage des communes les plus pauvres dans l’INDH, etc.

    La COMMUNICATION, la pédagogie : Disposer d’une vision et d’une stratégie sans être en mesure de la partager avec ses troupes pour qu’ils se l’approprient et démultiplient le discours et la dissémination de cette vision serait sans intérêt. Ne pas communiquer avec la pédagogie nécessaire (en fonction de l’auditoire) rendrait vain tout effort de mise en oeuvre ou d’adhésion à cette vision ou stratégie. Là aussi rendrons à César ce qui est à César : Adil Douiri, Salaheddine Mezouar ont réussi cet exercice

    LA CAPACITE A REFORMER : Là est le noeud du problème, que de bonnes visions ou de stratégies formidables sont restées lettre morte faute de capacité à transformer l’essai, à concrétiser la vision, à mettre en oeuvre la stratégie. Il s’agit là d’une qualité essentielle du responsable. Il ne doit pas se satisfaire de la vision ou de la stratégie, il doit s’impliquer dans sa mise en oeuvre, mettre les mains dans le cambouis, avoir le sens du détail, se confronter aux réalités et aux écueils de l’environnement pour veiller à ce que la mise en oeuvre non seulement se déroule selon le planning établi et que la vision ou la stratégie ne soit pas au fur et à mesure de sa confrontation avec les réalités du terrain vidée de son sens originel.
    il a besoin d’un outil à sa disposition capable d’assurer cette mise en oeuvre. d’où la nécessité pour ce responsable d’avoir la capacité de rassembler, motiver, former et de bâtir une équipe performante.

  18. hmida says:

    @ lma3ti

    En reprenant les différents cirtères – retenus par une équipe de personnalités pour lecompte du magazine français LE POINT – je voulais justement que nous arivions à juger, à jauger, à estimer l’action de nos resposables. Pas forcément démontrer leur incurie.

    Et l’utilisation que tu fais de ces critères va exactement dans l’esprit de mon post.

    Il est en effet facile de retenir contre un responsable un événement bien précis, qui peut au fond relever du fait divers, même dramatique, alors que ce responsable est par ailleurs un visionaire doté d’une volonté de réforme affirmée et qu’une capacité d’explication certaine.

    L’action politique n’est pas simple en effet.

  19. NAIM says:

    Salam

    L’action publique ne peut être assimilée à une action privée.
    Cette idée de notation de ministres sorti de la bouche d’un sarko qui dit la chose et son contraire en changeant de place ou de tasse ou de …. a trouvé un large écho chez nous. PourKoi ?

    Sarko s’amuse , les marocains abusent

    Sérieusement

    1) L’action publique est difficilement mesurable. C’est pourquoi en économie publique on parle de l’IMPACT et non pas de résultat.

    2) notre soif de juger, à juste titre, nous laisse aller dans des Holm al ya9ada.

    Rwina nayda Flblad et nous on pense noter une action.

    Baaaz 3likom et Bon courage

  20. hmida says:

    @ Naim

    Sarkozy a la culture du résultat, mis à part une certaine mégalomanie et un sens aigu de la formule.

    Il a décidé de noter ses ministres, il le fera et je trouve que ce nest ni une utopie ni une hérérsie poilitique .

    En effet, ce n’st pas les quleques questions orales ou écrites des parlementaires, ni encore moins les commissions parlementaires, lourdes et lentes, qui permettront un contrôle immédiat de l’ation des ministres.

    En ce qui concerne le Maroc, ilne serait pas vain de tenter d’arriver à cette forme de contrôle.

    Je n’irai pas jusqu’à dire que “Rwina nayda Flblad” mais justeùent pour éviter à ce que cela advienne effectivement, un contrôle plus strict de l’action publique ne serait de trop.

  21. NAIM says:

    Salam,

    Si vous ne voyez pas RWINa, alors qu’est ce que c’est ?

    N’oublions pas que certains veulent recourrir à ces pratiques de notation par démagogie ou par idéologie.

    Il existe, Certes, certains domaines de l’action publique qui peuvent etre mesurée.

    Pour l’action publique on utilise les termes comme Impact, Evaluation, …
    Les impacts attendus sont difficilement quantifiables et, de ce fait, peuvent faire l’objet d interprétations contradictoires.

    Comment les noter ??

    Pour l’action privée on utilise : Résultat(s), analyse des écarts par rapport au(x) résultat(s) pour des activités à 95 % quantifiables.

    Tenez par exemple les recommandations du PAS (Plan d’ajustement structurel) qui propose des mesures pour l’essentiel quantifiables mais aussi pour l’essentiel destructrice jusqu’au sens meme de l’action politque, publique.

    Si vous avez :
    - un parlement élu démocratiquement
    - des partis politiques responsables et/ou à la hauteur des responsablités et qui tant
    soit peu de fierté de LGHIRA 3la Lblad,
    - une administration organisée et structurée en fonction de la réalité économique et
    sociale du pays
    - des gens compétents
    - des institutions de contrôle indépendantes comme la justice
    - . . . .

    Que vaut la notation sans cela ??????!!!!!!

    Ces notations voileraient plus les faits qu’autre chose.

    Comme l’a bien dit un intervenant, vos notations metteraient la majorité écrasante des agents de l’administration marocaine à la porte. Pensez au Roi le “pauvre”. Si vous lui posez la question à ce sujet, il pourrait vous répondre : “KHALI HADAK JMEL BAREK 3LA ZBELTO” (Washington post de 2001- je n’ai plus la date exact)
    J’ajoute sans soldes ou avec des condamnations fermes pour noter juste, pour les dégats qu’on constateraient

    Alors Rwina existe et dans tous les domaines. Sauf si vous voyez le Maroc depuis C.O.R.A.M.

  22. hmida says:

    @ Naim

    Il est très simple d’exiger que tout aille bien avant de commencer à réfléchir sur les moyens de faire avancer les choses.

    J’ai essayé, à partir de l’expérience française – dont on se encore rien en fait – de réfléchir sur les moyens de mieux contrôler l’action de nos gouvernants.

    J’avoue de ma réflexion n’a ni la profndeur voulue ni la compétence requise, mais elle a le crois le mérite d’avoir posé le problème.

    Aucun média écrit n’a que je sache abordé cet aspect des choses, certains préférant la louange servile d’autres la critique destructrice.

    Mais, toi et moi, en tant que citoyens ayant juste le droit de vote comme arme de sanction, pouvons nous “amuser” – oui cela reste du domaine du ludique parce totalement inéfficace, je le reconnais – à noter ou à évaluer nos responsables.

    Cela permttra de ne pas lesmettre dans le même : ils n’ont pas tous les mêmes défauts ni les mêmes qualités, les mêmes ambitions ni les mêmes compétences.

    Et comme tu crois que nous vivons en pleine “rwina”, ce serait peut-être un moyen de tenter de nous en sortir?

    P.S. Juste par curiosité, C.O.R.A.M. c’est quoi exactement?

  23. NAIM says:

    Salam
    hmida
    Si votre reflexionne nous interessait pas on l’aurait pas lu et on aurait doncpas répondu.

    Donc, vos commentaires sont toujours lu avec interet.

    On est de simples citoyens qui veulent que ce bled sort des grifes des vautours. Qu’on ait un peu de dignité. Une dignité à tirer du travail et le résulta de ce travail.

    Vous avez écrit : “Et comme tu crois que nous vivons en pleine “rwina” ”
    Je ne crois pas on la vit au quotidien et pour longtemps.

    Par contre vous vous ne la voyez pas mais, bizarre, il est bien décrite dans certains de vos commentaires.

    Je ne saisi pas.

    Je vous propose de faire un commentaire sur la question pour énumérer, avec les témoignages de tous les intervenants, les situations qui expriment cette rwina. Vous verrez que les wali ou les ministres les partis non seulemnt ils font pas grand chose pour que ça avance mais, pire, ils n’en ont rien à cirer.

    Je ne vois pas le noir, je ne suis pas pessimiste.

    NB. Mon propos n’est pas DU TOUT de jeter l’opprobre sur toute la classe politique ou sur tous les agents de l’administration. Chacun a rencontré dans sa vie des hommes chorafae avec compétences et responsabilité qui vivent de leur salaire.