J’avais découvert Chahddortt DJAVANN, il a quelques années, dans une émission de Thierry ARDISSON.
Pas de souvenir spécial de cette émission, sinon celui d’une iranienne exilée en France, qui tape fort et dur sur la société iranienne et le régime des mollahs !
Chahdortt DJAVANN, dans une autre émission cette fois chez Laurent ROUQUIER, m’avait, cette fois-ci, plus intéressé en s’opposant à un chroniqueur qui affirmait que « parler français c’était être français ». Elle avait soutenu avec raison que « la langue française n’appartient pas aux français, mais à ceux qui la parlent ».
Cette phrase m’avait interpellé, ayant été dans ma vie professionnelle un utilisateur assidu de la langue française. Je continue à l’être pour mon plaisir intellectuel sans que cela fasse de moi un « français ».
Ceci dit, la bibliographie, assez fournie, de Chaddortt DJAVANN, ne m’a jamais particulièrement intéressé.
· Je viens d’ailleurs (2002)
· Bas les voiles ! éd. Gallimard (2003)
· Que pense Allah de l’Europe ? (2004)
· Autoportrait de l’autre (2004)
· A mon corps défendant, l’Occident, éd. Flammarion (2007)
· La Muette (2008)
D’après les titres, et c’est un jugement absolument suggestif sans aucune base sérieuse, je le reconnais, ses livres semblent être destinés à un public occidental. Personnellement, je n’apprécie pas à priori ce genre de livres.
Cependant, l’un de ses ouvrages m’a justement fait un clin d’œil, à cause de son titre :
Comment peut-on être français ?
Roman.
(chez FLAMARION – 2006).
Je me suis dit si cette iranienne a repris à son compte la fameuse phrase de Charles de Montesquieu, tirée des « LETTRES PERSANNES », c’est qu’elle va nous offrir une belle satire de la société française au sein de laquelle elle a choisi de vivre.
Or non ! Déception totale !
Le livre, présenté comme un roman, n’en est pas en en fait. Ce serait plutôt une autobiographie, assez intelligemment présentée, bien écrite sûrement !
La première partie, qui décrit la difficulté de Mme DJAVANN à assimiler puis à dominer les difficultés de la langue de Molière, est bien réussie. J’ai apprécié la manière dont elle décrit elle a pris à bras le corps la langue française pour la maîtriser et se l’approprier.
Le résultat est en fait assez spectaculaire : le livre est écrit dans une langue française impeccable ! Quand on pense que l’auteur n’en connaissait un mot quand elle est arrivée en France en 1993, à l’âge de 23 ans, il faut saluer l’exploit !
La seconde partie du livre est plus confuse, peut-être assez prétentieuse, quand Chaddortt DJAVANN se lance dans une espèce d’autobiographie, en adressant des lettres à Montesquieu. La méthode et le contenu ne sont pas du tout convaincants, mais m’ont donné envie de relire Montesquieu dans le texte.
Ce livre aurait pu devenir un classique de la cause de la francophonie ou plus exactement de la francophilie. Mais l’égo de l’auteur semble avoir dépasser son idée initiale. Dommage!


J’ai résisté jusqu’à aujourd’hui pour ne pas commenter. Mais là, j’ai vraiment trop de peine de trouver ce blog que j’aime tant lire “mis à sac” par des énergumènes de peu de foi…..honte à vous
Etonnant spectacle que vous nous donnez à voir….
Citoyenhmida a laissé son blog ouvert tandis que lui même avait besoin d’être “en apnée” comme il dit ….Vous avez, avec un sans gène et irrespect profond, sali cet espace en venant y déverser votre fiel…..Cela vous honore peu.
@Hmida
Désolée de me mêler de ce qui ne me regarde peut être pas …… mais j’apprécie trop la finesse tant au niveau de l’écriture que de la pensée de ton blog pour ne pas leur dire et te dire combien je suis outrée de ce qu’ils sont entrain d’en faire .