Avant de vous parler d’une asociation, il me faut absolument évacuer le stress provoqué par deux nouvelles tombées comme par hasard ce même jour : 1/ les universités et grandes écoles du Maroc figurent dans le classement mondiale aux environs des 5.000 et 6.000èmes rangs. Mais pire encore, elles se situent entre les 30 et 40 èmes places au niveau africain. Même notre fameuse Ecole Marocaine des Ingénieurs, dont les lauréats se croient nés de la cuisse de Jupiter, même la snobinissime Al Akhawane, dont les MBA ouvrent presqu’automatiquement la voie aux postes les plus enviés. 2/ La ville de Khénifra va être dotée d’une université. Après Nador, capitale de trafic et de la contrebande, pourqoui pas Khénifra, capitale du “nachat” et des soirées bien arrosées. Ces deux nouvelles finalement ne sont pas tellement contradictoires. Le nombre ne fait pas la qualité. Quand Al Qaraouine était le SEULE université du pays, elle était le meilleure de son temps de Courdoue au Caire et de Londres à Kiev. A cette époque, la Sorbonne produisait des “clercs” et les indiens d’Amérique ne maitrisaient pas encore l’écriture. Mais c’était une autre vie, une autre histoire……… Et je reviens à l’asociation dont je voulais vous parler : “les enfants de l’Ovale”. Le concept qui fédére ses membres est très simple : essayer à travers le rugby de réunir les jeunes d’une localité rurale des environs de Témara. Ainsi grâce au sérieux et à la détermination de la dizaines de bénévoles qui travaillent sous l’égide d’une association française (les 111 dirigée par un ancien international de rugby français), les Enfants de l’Ovale ont pu obtenir de la commune de Mers El Kheir (Témara) une parcelle qui a été amménagée enterain de rugby, avec sanitaires, douches, gradins, salle de cours de soutien….Cela fait terriblement chaud au coeur de voir des dizaines de gosses, garçons et filles (extraordinnaire : des petites marocaines qui jouent au rugby, je vous jure), courir, se passer le fameux ballon ovale, organiser des minis-matchs, s’entainer à faire des passes, et encore des passes, taper dans le ballon qui en tombant rebondit on ne sait jamais où! Voir ces enfants issus d’un milieu populaire, certes, mais pas du tout misérabiliste, obéir à la stricte mais bienveillante discipline imposée par leurs encadrants bénavoles! Voir ces enfants répéter le spectacle qu’ils présenteront lors de la prochaine soirée orgaisée par leur association : un spectacle où il est question de problèmes de tous les jours, de difficultés de tous les jours, mais où ne filtre ni rancoeur ni amertume, mais de l’espoir….C’est dans cette ambiance que je vais me plonger dorénavant. Finalement, je me demande si le Maroc ne ferait pas mieux de s’ocuper d’associations et de laisser les universités à d’autres. Je plaisante, bien sûr…..
