Il est toujours frustrant d’apprendre certains éléments sur son propre pays et sa propre société par l’entremise d’écrits ou de témoignages d’étrangers.
Pourtant, la lecture de « DANS LA PEAU D’UN AUTRE – Pèlerinage insolite au Maroc avec les mages Regraga », paru en février 2007 chez “Les Presse de la Renaissance”, ne laisse pas cette impression de frustration.
Bien au contraire !
L’auteur Manoël PENICAUD, dans son humilité de scientifique habitué à manier le style documentaire, a su décrire avec précision et sans concession le pèlerinage traditionnel, le Daour, qu’entreprennent au printemps de chaque année les Regrara, menés par leur moquaddem durant six semaines, sur les traces d’une quarantaine de marabouts de la région des Chiadma, selon un itinéraire immuable depuis des siècles.
Grâce à la bienveillance du moqqadem des Regraga, auquel il a été recommandé par l’ethnologue et journaliste Abdelkader MANA, lui-même originaire des Chiadma, l’auteur va se fondre dans la foule des pèlerins. Il notera au jour le jour, sans concession mais avec précision et fidélité la vie de cette caravane, qui va à la rencontre d’hommes et de femmes, pour leur apporter la « baraka » contre l’hospitalité et un éventuel tribut.
L’auteur n’a rien négligé dans son « carnet de voyage » : rites, moussems, prières, séances de dikr, repas collectifs, moments de hal ou de jedba, promiscuité, générosité, soirée de chéikhates, personnages pittoresques, inquiétants parfois et souvent fort attachants, sacrifices, etc…..
Manoël PENICAUD nous raconte ce pèlerinage, de l’intérieur, comme il l’a vécu, comme il l’a vu, sans jugement.
Pour vous donner envie de plonger dans ce voyage initiatique, je me permets de reprendre quelques unes des photographies que l’auteur a insérées dans son livre……
Pour ce qui est de l’aspect théorique, c’est à peine si Manoël PENICAUD ose rapporter de la bouche des moqadem des Ragraga une version fort savoureuse mais très originale de l’islamisation du Magrheb ainsi que la légende relative à la pérennité des Sept Saints, « emblématiques et salvateurs », que je vous laisse découvrir à la lecture du livre.
Bonne lecture, et bon voyage aussi !





Avant lui, Abdelkader Mana que tu cites à juste titre a produit un magnifique ouvrage “initiatique” racontant l’itinéraire du Daour, sous le titre “Les Regraga” où cette fameuse légende est détaillée.
Il y a un moment que je l’ai eu entre les mains après l’avoir emprunté à une médiathèque. Lecture intéressante sur le coup mais je ne m’en rappelle plus! Est-ce l’âge ?
Bonne journée lumineuse!
Mes parents sont nés à moins de 3 kilomètres de Sidi Ali Mbouêli, là où démare le daour. C’est sans surprise donc que j’ai situé mon roman dans cette région. Voir mon URL.
@ Mohamed Ali
Je ne manquerai de visiter ton site …..
Merci infiniment, cher frère!
C’est toujours un grand plaisir pour un marocain d’être apprécié par un autre marocain. Comme tu vois ici
http://www.islamonline.net/dis.....8;start=45
mon roman a été vu en anglais pas moins de 3000 fois, et je suis en train de le traduire en français. J’espère que tu ne seras pas déçu en le lisant en français. Je suis vraiment fier de ton commentaire sur mon blog, et en guise de remerciment, je te dédie ce poème (même s’il s’adresse à une bien-aimée, car je n’ai pas de poèmes pour un homme, Lol):
J’aurais aimé,
Ma chérie bien-aimée,
Te faire construire
Un Taj Mahal
J’aurais aimé,
Ma chérie bien-aimée,
T’offrir des jardins Agdal
Ou un Buckingham Palace
Ou encore une tente dans les étoiles
Ou un château à Dallas
Mais, tu sais,
Ma chérie bien-aimée,
Je n’ai ni or ni argent
Je n’ai que ce Français
Qui vole mes pensées
A l’oubli
Et en fait des vers
Bien jolis
Oui, chérie,
Je n’ai ni or ni argent
Je n’ai que des mots,
Des mots qu’aucun argent
Ne peut acheter!
Des mots que seule toi
Peut entendre de moi,
Des mots qui feront de toi
Une reine gâtée.
Toute la France entrerait en danse
-Et même en transe!-
Si jamais je disais ces mots
A toi, à haute voix!
Des mots qui valent de l’or
Et même plus!
Des mots que je te dirai encore et encore
Ne fût-ce
Que pour ces années éphémères!
Des mots tous ronds
Qui te rappèleront
I’Odyssée de l’Amour
Depuis toujours
Je te parlerai de ces rois
Qui ont subitement tout quitté
Dans leurs châteaux
Pour aller vivre dans les prairies
Avec leurs amours chéris.
Je te parlerai d’Alexandre et Roxane
Je te parlerai d’Abla et Antar,
De ces paysans et paysannes
Dont l’amour était art,
Et que les jeunes du désert
Chantent à la flûte sur la route
Des caravanes!
Je te parlerai de tes bijoux
Je te parlerai de tes cheveux
Je te parlerai de ton parfum préféré
Je te parlerai de ton peigne
Et de ton chapelet
Je te parlerai de tout
Ce qui te plaît
Je te parlerai de ton sac à main
Et de ton prie-Dieu.
Je te parlerai des lueurs de bonheur
Dans tes yeux
Je te parlerai de ton sourire
Je te parlerai de ton soupir
Je te parlerai de ton enfance
Que je ne connais pas
Je te parlerai de tes rêves
Que tu n’oublies pas.
Je te parlerai de tes larmes
Que je ne vois pas
Je te parlerai de tes mains
Qui ne me touchent pas
Je te parlerai du bébé
Dont tu rêves encore et encore.
Je ferai parler de toi
Tous les chanteurs
Et tous les rois
Je rendrai toutes les femmes
Jalouses de toi!
Je te dirai des mots encore et encore
Avant de te dire:
Maintenant, chérie,
Dors, je t’aime!
Un commentaire du poète marocain Mohamed El jerroudi sur ma poésie:
http://mohamed.ali.over-blog.c.....horComment